La réalité, c’est que le marché ne crée pas assez d’emplois pérennes, malgré l’argent public dont vous arrosez généreusement les véritables assistés de ce pays, les riches et les grandes entreprises. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Vous ne cessez de répéter que le travail doit mieux payer que l’inactivité. Mais, avec vos nouveaux amis de l’extrême droite, comme vous refusez l’augmentation des salaires pour creuser l’écart entre ceux qui sont en emploi et les autres, vous appauvrissez ceux qui sont le plus en difficulté. Foutez donc la paix aux plus démunis et rendez l’argent que vous avez donné sans résultat à vos amis ! (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Je veux rappeler que la perte d’un emploi est une souffrance, que le chômage tue directement 14 000 personnes par an. Je veux rappeler aussi que l’indemnisation du chômage n’est pas la charité mais une assurance pour laquelle les travailleurs cotisent. (Applaudissementssur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Avec vos précédentes réformes, nous sommes passés de 70 % de chômeurs indemnisés en 2008 à moins de 40 % désormais. La seconde bonne réponse était non : il n’y a pas assez d’emplois pérennes non pourvus pour le nombre de demandeurs d’emploi en France. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – Exclamations sur les bancs du groupe RE.) Il y a environ un emploi non pourvu pour vingt-deux demandeurs d’emploi disponibles. Vous pourrez donc obtenir des statistiques du chômage alléchantes, à coups de radiation, de contrats d’apprentissage, de subventions, d’explosion des contrats de courte durée.
La bonne réponse était non : il n’y a pas de lien entre le niveau d’indemnisation du chômage et le niveau du chômage lui-même. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Vous avez annoncé une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Avec l’espoir que la séance de questions au Premier ministre soit, contrairement à la séance de questions au Gouvernement, une véritable séance de réponses aux députés, je poserai deux questions directes. Selon vous, y a-t-il un lien entre le niveau d’indemnisation du chômage et le niveau du chômage lui-même ? Ensuite, y a-t-il assez d’emplois pérennes non pourvus pour le nombre de demandeurs d’emploi en France ?
Monsieur le ministre délégué, vous avez récemment lancé aux syndicats qu’on ne gagnait pas tous les combats. Mais encore faut-il les mener ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – M. le ministre délégué s’exclame.)
Monsieur le ministre délégué chargé de l’industrie, MG-Valdunes, anciennement Usinor, est la seule entreprise implantée en France produisant des roues et des essieux ferroviaires, ainsi que des galets utilisés pour la maintenance des écluses. Reprise en 2014 par le groupe chinois MA Steel, l’entreprise a vu ses effectifs chuter de 500 à 340 salariés, répartis entre l’usine de Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes, et celle de Leffrinckoucke, près de Dunkerque. Depuis la reprise, les pertes s’enchaînent – elles se sont établies à 16 millions d’euros rien qu’en 2022 ! Sont en cause le manque d’investissement du repreneur, contrairement à ses engagements, et l’abandon programmé de l’outil industriel, entraînant retards et pénalités. Des salariés m’ont même indiqué que, dès la reprise, le repreneur avait filmé les procédés de production et copié les brevets afin de les transférer vers des sites de production chinois. Une fois sa mauvaise besogne réalisée, l’actionnaire majoritaire a annoncé se retirer du capital de l’entreprise. Nous sommes confrontés à une prédation industrielle bien connue, face à laquelle les pouvoirs publics restent trop souvent immobiles. Les salariés, par la voix de la CGT, défendent quant à eux un projet chiffré pour sauver MG-Valdunes, qui s’appuie sur une logique de filière réunissant l’ensemble des acteurs du ferroviaire, de la SNCF à Alstom, en passant par les collectivités. Une table ronde pour l’avenir de l’entreprise, associant acteurs privés et collectivités, sera organisée ce jeudi à Bercy avec le ministre délégué, qui y représentera l’État. On ne peut pas parler de planification écologique – ni davantage de souveraineté industrielle – et, dans le même temps, laisser couler cette entreprise. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Monsieur le ministre délégué, quels engagements comptez-vous prendre afin d’accompagner efficacement le projet de la CGT pour MG-Valdunes et ses 340 salariés ? (Mêmes mouvements.)
…un parti dont un ancien candidat aux élections municipales a négocié avec les terroristes de Daesh en Syrie pour assurer le maintien de l’activité du cimentier Lafarge.
…un parti dont le service d’ordre a été assuré par celui qui a fourni leurs armes aux terroristes islamistes antisémites de l’attentat de l’Hyper Cacher ;…