💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2022 Feb 22 17:12:52
Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Yaël Braun-Pivet, j’éprouve autant d’émotion à répondre à cette dernière question que le jour où je suis entrée pour la première fois dans cet hémicycle. Je vous remercie de m’offrir l’occasion de rendre hommage au travail parfois complexe de la représentation nationale. La lutte contre les discriminations, les inégalités, le refus d’une citoyenneté de seconde zone et de l’assignation à résidence qui gâchent tant de vies, ont été au cœur de nos actions, et les nombreuses lois que vous avez votées pour mieux protéger et accompagner les victimes de violences conjugales et leurs enfants démontrent que vous avez été à la hauteur de cette grande cause du quinquennat. Parce que sans égalité économique, l’égalité réelle ne saurait advenir, nous avons redoublé d’efforts pour briser les plafonds de verre qui empêchent encore trop de femmes de s’accomplir professionnellement. Ce quinquennat est aussi celui de nombreuses actions qui ont permis de lutter contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, la transphobie, la xénophobie, qui sévissent encore dans notre pays. La plateforme de lutte contre les discriminations : nous l’avons faite. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – M. Erwan Balanant applaudit également.) L’index de l’égalité professionnelle : nous l’avons fait. Imposer les femmes dans les instances de direction : nous l’avons fait. La PMA – procréation médicalement assistée – pour toutes les femmes, certains l’ont ardemment combattu, d’autres l’ont fait miroiter ; nous l’avons faite. Doubler le congé paternité, rendre la contraception gratuite pour les jeunes femmes de 18 à 25 ans, mais aussi lutter contre la précarité menstruelle, impulser des mesures sans précédent pour lutter contre l’endométriose, nous l’avons fait, vous l’avez fait, mesdames et messieurs les députés. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Permettre aux femmes et aux hommes d’être recrutés pour leurs compétences et leurs talents, indépendamment de leur origine sociale ou culturelle : nous l’avons engagé. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.) Agir pour l’égalité des droits humains est une tâche immense qui nous honore et nous oblige, indépendamment de nos familles politiques. J’ai rencontré dans cet hémicycle des députés et des parlementaires pleinement engagés. Je vous en remercie et je ne l’oublierai jamais. (De nombreux députés du groupe LaREM et quelques députés du groupe Dem se lèvent et applaudissent.)
Avec le Président de la République, le Premier ministre et la majorité, je me bats à présent pour que… (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)
Une action devant le Conseil d’État est d’ailleurs en cours. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) En tant que membre du Gouvernement, il ne m’appartient pas de dire si je suis pour ou contre une action en justice : il y va de la séparation des pouvoirs, si chère à la représentation nationale.
La loi confortant le respect des principes républicains est très claire : elle oblige les fédérations sportives à signer des contrats d’engagement républicain. De cette manière, nous faisons concrètement tout ce qu’il faut pour lutter contre toute forme de prosélytisme et nous défendons partout les valeurs de la République.
Je ne suis pas pour le voile mais pour l’État de droit. Oui, dans le respect de notre Constitution, la loi garantit l’application du principe de laïcité dans le sport. Oui, je crois en la liberté de conscience de chaque individu.
…je vis une violence que seule la politique peut faire vivre. C’est une personne issue de la société civile qui vous le dit. Cette énième attaque montre bien qu’il est nécessaire de remettre l’État au milieu du village (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM), le droit au milieu de nos discussions et la vérité au cœur de nos échanges.
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2022 Feb 15 15:13:24
Depuis quatre jours, (Exclamations sur les bancs du groupe LR)…
💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2022 Jan 25 17:20:30
Quarante ans après la dépénalisation de l’homosexualité, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres restent trop souvent, dans notre pays, la proie de moqueries, d’insultes, de discriminations, voire de violences physiques et psychologiques. Pourtant, l’homosexualité n’est ni un choix ni un crime. Pour reprendre les mots de Gisèle Halimi prononcés dans cet hémicycle le 20 décembre 1981 : « La norme sexuelle ne se définit pas. » Autrement dit, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle doivent être synonymes de liberté. Liberté d’être soi, liberté d’aimer qui l’on veut, liberté d’être aimé par qui l’on veut. Le combat pour l’égalité des personnes LGBT+ est un combat contemporain, un combat qui a notamment progressé ici, à l’Assemblée nationale. Mais les avancées notables de ces dernières décennies n’ont pas totalement aboli les LGBTphobies du quotidien ni les violences que subissent les personnes LGBT+. Atteinte à la dignité humaine, les thérapies dites de conversion en sont l’une des pires illustrations. La prise de conscience de la souffrance engendrée par ces pratiques barbares a transformé l’indifférence générale et le silence collectif en impérieuse nécessité d’action, une action sans concession. C’est cette volonté d’agir, cette volonté de ne rien laisser passer, qui a animé Laurence Vanceunebrock, soutenue par Christophe Castaner, Raphaël Gérard, Caroline Abadie et bien d’autres dans cet hémicycle, ainsi que par des associations telles que Rien à guérir, dont je tiens à saluer le président, M. Benoit Berthe, en ce moment-même dans les tribunes du public. Comme vous le savez, la semaine dernière, le Sénat a approuvé à l’unanimité les conclusions de la commission mixte paritaire. Je me réjouis que le Parlement soit parvenu à un accord rapide sur un texte qui vient renforcer un peu plus l’égalité des droits et la protection des personnes LGBT+ car les souffrances engendrées par les thérapies de conversion laissent dans les corps comme dans les esprits une trace très souvent indélébile. Si d’aucuns doutaient de leur existence, l’actualité nous rappelle malheureusement qu’il ne s’agit pas d’une fable ni d’une chimère, mais bien d’une réalité qui n’a pas sa place dans notre pays au XXIe siècle. Si elles pouvaient déjà être sanctionnées par un ensemble d’infractions réprimant les atteintes à l’intégrité physique, psychique et psychologique, nous devions néanmoins aller plus loin car force est de constater qu’aucune décision de justice n’avait jusqu’alors condamné ces faits précisément. Comme vous le savez, une circulaire relative à la lutte contre les infractions commises à raison de l’orientation sexuelle avait été émise par le garde des sceaux, le 17 mai 2021, à l’attention des magistrats, afin de rappeler les pratiques visées et les instruments juridiques pour y répondre, en fonction des cas concernés. Cette circulaire rappelait de manière urgente aux victimes qu’elles pouvaient et devaient déposer plainte, à un moment où nous ne pouvions pas encore nous avancer sur une date d’examen de la proposition de loi de Laurence Vanceunebrock, le calendrier législatif étant particulièrement chargé. Cela dit, il est indéniable qu’en l’absence d’infraction spécifique, le dépôt de plainte est beaucoup plus difficile pour les victimes, souvent perdues face à ces notions juridiques. C’est pourquoi je me réjouis qu’avec le soutien résolu de la majorité parlementaire, nous ayons finalement pu inscrire ce texte important à l’ordre du jour. Il a permis d’introduire dans le débat public un sujet tabou et permettra aux victimes de franchir plus facilement la porte des commissariats pour briser l’omerta mais aussi aux forces de l’ordre et aux magistrats de mieux appréhender les faits visés pour mieux les condamner. Il envoie un signal clair à celles et ceux qui cherchent à contraindre une personne à renier ce qu’elle est. En raison de la distorsion entre les droits affichés et les droits vécus au quotidien, les personnes LGBT+ se sentent encore trop souvent à la marge de notre société, voire invisibilisées. Or l’invisibilisation est la sœur jumelle de l’exclusion. Parce qu’elle en déchire la devise, parce qu’elle en abîme l’idéal, cette réalité érode notre pacte républicain. L’égalité ne doit pas être un ailleurs pour certains ou certaines d’entre nous, ni un lieu d’utopie. Elle doit au contraire constituer un fondement concret de notre destin commun, pour toutes et pour tous. C’est cette ambition qui a nourri l’esprit de ce texte. Les acteurs du terrain, magistrats et policiers, doivent s’en saisir, pour ne rien laisser passer. C’est cette ambition qui anime le plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2020-2023, que j’ai lancé le 14 octobre 2020. À travers ce plan ambitieux, nous avons notamment ouvert la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. (M. Maxime Minot applaudit.) Nous avons également généralisé l’accès à la PREP – prophylaxie pré-exposition –, cet outil préventif contre le VIH, aux médecins de ville. Le ministère de l’éducation nationale a publié une circulaire en septembre dernier pour mieux accueillir les élèves transgenres et mieux appréhender la transidentité. Nous avons également renforcé la formation des forces de l’ordre et désigné des référents en matière de discrimination au sein du ministère des armées. La présente proposition de loi enrichira résolument toutes ces mesures. Nous pouvons collectivement nous en réjouir. Si les discriminations et les violences à l’égard des personnes LGBT+ causent des injustices individuelles inacceptables, elles nuisent également à la cohésion sociale. Au sein de la France plurielle dans laquelle nous vivons, ce texte constitue dès lors une étape supplémentaire vers l’édification d’une société et d’une République plus unies et plus respectueuses de la dignité de chaque citoyen et de chaque citoyenne. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem, SOC, Agir ens, UDI-I, LT et GDR. – M. Maxime Minot applaudit également.)
Grâce à cette loi, les conseils d’administration des entreprises du CAC40 se sont spectaculairement féminisés, passant d’à peine 10 % en 2009 à près de 45 % aujourd’hui et la hissant ainsi sur la première marche du podium européen et deuxième au niveau mondial, derrière l’Islande. Mais les progrès accomplis ces dernières décennies ne doivent évidemment pas nous éblouir. Si la loi Copé-Zimmermann nous a permis de faire un bond spectaculaire concernant les conseils d’administration, les enjeux résident désormais au sein des instances de direction. Soyons en effet lucides : l’effet ricochet tant espéré n’a pas eu lieu. Le plafond de verre entre les instances dirigeantes des entreprises et les conseils d’administration est resté parfaitement hermétique et les inégalités salariales demeurent persistantes, presque quarante ans après le vote de la loi Roudy. Nous devions dès lors y remédier et cela pour toute la chaîne managériale, là où sont réellement prises les décisions de l’entreprise. C’est l’ambition de la présente proposition de loi. Grâce aux mesures très concrètes qu’il comporte, ce texte constitue, j’en ai l’intime conviction, une avancée des plus significatives pour les femmes et pour l’égalité professionnelle. Les concertations constructives menées par les deux rapporteures, en commission mixte paritaire, ont permis de trouver un accord sur un texte à la fois équilibré, réaliste et exigeant. Comme vient de l’expliquer Marie-Pierre Rixain, l’article 7 a fait l’objet de toutes les attentions et a été sans nul doute le plus discuté par les deux assemblées. Cet article fixe de nouvelles obligations pour les entreprises de plus de 1 000 salariés. Il leur impose en effet de publier chaque année, sur le site du ministère chargé du travail, les écarts éventuels de représentation entre les femmes et les hommes parmi leurs cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes. Sur ce point, je me réjouis qu’un accord ait été trouvé en commission mixte paritaire sur les délais de cette publication. Il s’agit d’une avancée significative dans le processus d’accompagnement des entreprises pour atteindre les objectifs qu’assigne ce texte. C’est en effet en incitant les entreprises à un devoir de transparence qu’on fait réellement bouger les lignes. La commission mixte paritaire a également trouvé un accord sur le périmètre de cet article, en précisant clairement que les quotas définis s’appliqueront non seulement aux cadres dirigeants mais aussi aux membres des instances dirigeantes. L’objectif est ainsi d’atteindre une proportion minimale de représentation de chaque sexe, pour ces postes, de 30 % d’ici à 2027, et de 40 % d’ici à 2030. En parallèle, il nous fallait traiter à la racine les mécanismes qui reproduisent les inégalités. À travers son article 5, en publiant des statistiques sur l’égalité dans l’enseignement supérieur ainsi qu’en favorisant une représentation équilibrée des femmes dans les jurys des concours d’entrée aux grandes écoles, nous préparons les viviers de talents de demain en luttant contre les stéréotypes qui assignent. Nous favorisons ainsi l’égalité avant l’entrée dans le monde professionnel. Par ailleurs, parce que je l’ai observé au cours de ma vie antérieure dans le monde de l’entreprise, je sais que l’un des obstacles majeurs à la progression des carrières des parents, notamment des mères, est l’accès à une solution de garde pour les enfants. C’est un fait établi, en particulier pour les familles monoparentales qui sont à 85 % composées d’une femme avec enfants. Aussi l’article 4 soutient-il clairement les familles monoparentales en leur réservant des places en crèche afin de leur permettre de trouver un emploi, de créer une activité ou de participer aux actions d’accompagnement professionnel. De même, l’article 3 améliore utilement l’accès aux bénéficiaires de la prestation partagée d’éducation de l’enfant aux dispositifs de formation professionnelle. Ces dispositions sont importantes, car elles permettent d’accompagner les femmes éloignées de l’emploi à la suite de leur maternité et de les aider à se réinsérer dans le monde professionnel. De la même manière, je me réjouis qu’on se soit emparé de la lutte contre les violences économiques que les femmes peuvent parfois subir au sein du couple. L’obligation de verser les salaires ainsi que les prestations sociales sur le compte bancaire de la personne titulaire des droits est aussi une mesure concrète qui aura une incidence dans la vie de nombreuses femmes. Je terminerai par un point qui me tient particulièrement à cœur : l’entrepreneuriat des femmes. Il est indispensable que les femmes qui souhaitent entreprendre ne soient pas bloquées par des préjugés sexistes et que leur liberté d’entreprendre ne soit pas entravée par les stéréotypes de genre d’un autre temps. Des biais gênent les femmes qui souhaitent accéder au financement pour créer et faire grandir leur entreprise, si bien que les entrepreneuses ont 30 % de chances de moins que les hommes de voir leurs demandes de financement aboutir. L’article 8 a vocation à réduire ces inégalités. Il prévoit des objectifs de mixité dans la politique de BPIFrance de soutien à la création et au développement d’entreprises. La composition des comités de sélection des projets sera davantage féminisée, ainsi que celle des équipes dirigeantes des projets bénéficiaires. Là encore, le travail de la commission mixte paritaire a permis de trouver un équilibre pertinent sur les délais d’application de ce dispositif. Ce même article introduit également la notion d’« éga-conditionnalité » dans l’octroi de financements en prêts ou en fonds propres par BPIFrance. Les nouvelles générations sont très sensibles aux questions d’égalité. Marie-Pierre Rixain, Christophe Castaner et chacun d’entre vous dans cet hémicycle avez bien compris cet enjeu. Les débats, toujours nourris et constructifs, parfois jonchés d’obstacles, ont finalement abouti à un accord ambitieux – fruit de votre détermination, chère Marie-Pierre Rixain. Cette proposition de loi est sans nul doute un grand texte pour l’égalité économique et professionnelle entre les femmes et les hommes. Je sais déjà qu’il sera une source d’inspiration pour beaucoup d’autres pays en Europe et dans le monde. L’égalité est une passion française que nous faisons vivre à nouveau ce soir. Nous pouvons dès lors, toutes et tous, nous réjouir que ce texte aboutisse. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes LaREM et Dem.)
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2021 déc. 13
En 1983, la loi défendue par Yvette Roudy fut la première à inscrire le principe d’égalité professionnelle dans le code du travail. Depuis lors, l’arsenal législatif en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde professionnel s’est considérablement étoffé, par étapes successives. Il y a dix ans, la loi Copé-Zimmermann a ainsi constitué une avancée très importante.
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2021 déc. 13
Je salue la décision de Mme la procureure de demander une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
Vous évoquez très régulièrement les bracelets antirapprochement. Depuis décembre 2020, 1 000 bracelets ont été mis à la disposition des juridictions. Les tribunaux ont prononcé 676 mesures imposant le port de l’un d’eux. Je vous assure, madame la députée, que le garde des sceaux et l’ensemble des services judiciaires et pénitentiaires font preuve d’une mobilisation constante pour protéger les victimes de violences. Le 19 mai dernier, une circulaire a été diffusée pour demander aux juridictions d’informer systématiquement la victime de la date de libération de l’auteur des violences, et de réévaluer régulièrement la situation et la gravité du danger auquel les victimes sont exposées, afin d’adapter les dispositifs visant à les protéger.
Je n’ai pas dit que tout allait bien, j’ai dit que beaucoup avait été fait. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.) Je pense notamment à l’augmentation de 80 %, depuis 2017, du nombre de places d’hébergement pour les victimes, aux trente centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales, au déploiement des téléphones grave danger, qui seront au nombre de 5 000 d’ici à la fin de l’année 2022. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2021 nov. 30
Les faits à propos desquels vous m’interpellez sont évidemment très graves. Si vous me le permettez, j’aimerais préciser que ce ne sont pas les violences conjugales qui ont augmenté de 10 %, mais les signalements déposés par les victimes. Madame la députée, vous savez que l’engagement de ce gouvernement, aux côtés de la majorité et du Parlement dans son ensemble, est absolument total pour lutter contre les violences faites aux femmes. Depuis 2017, quatre lois ont été votées et plus d’une cinquantaine de mesures prises pour renforcer la prévention et la protection des victimes. Ce gouvernement et cette majorité – ce Parlement – ont beaucoup fait pour combattre ce fléau.
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2021 nov. 30
L’hommage que vous rendez à Joséphine Baker est magnifique, et je vous remercie pour cette intervention qui fait résonner dans l’hémicycle les combats de Joséphine Baker. Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Ce soir, Joséphine Baker entrera au Panthéon ; elle y rejoindra notamment Simone Veil, Jean Moulin, Marie Curie, Félix Eboué et Germaine Tillion. Elle sera la sixième femme à intégrer le mausolée des héros républicains. Joséphine Baker avait choisi la France ; aujourd’hui, c’est la France qui la choisit. C’est la France qui rend hommage à la résistante, celle qui a tout risqué pour elle durant la seconde guerre mondiale. C’est la France qui rend hommage à la militante infatigable de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. C’est encore la France qui rend hommage à cette icône de l’émancipation qui a porté haut la flamme de la liberté. La décision du Président de la République de la faire entrer au Panthéon est un signal fort, dans un pays en proie au repli sur soi. Les multiples combats qu’elle a incarnés font écho aux enjeux de la société d’aujourd’hui. Plus que nulle autre, Joséphine Baker incarne le triptyque républicain ; plus que nulle autre, elle incarne la France plurielle, cette France éprise de liberté qui n’a pas peur du métissage ni de l’ouverture à l’autre, cette France si généreuse. Raconter son histoire, c’est parler d’humanisme, c’est parler d’universalisme et, en toile de fond, c’est parler de la France. Avec elle, c’est tout notre pays dans sa pluralité qui entre au Panthéon, et c’est notre passé qui se raccroche au présent. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem et SOC.)
…à la demande du Premier ministre, à l’élaboration d’un fichier destiné à suivre les auteurs de violences car, au-delà de saisir les armes ou de s’assurer que tout est fait sur le terrain pour protéger les victimes, nous souhaitons fermement contrôler les auteurs de ces faits.
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2021 nov. 23
Je saisis cette occasion pour vous remercier pour votre engagement sur cette question, qui se manifeste depuis de nombreux mois au sein de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes. Il convient, peut-être, de rappeler en préambule que la question des violences faites aux femmes existe depuis si longtemps qu’il serait illusoire d’imaginer résoudre tous les problèmes en cinq ans, même si le Président de la République en a fait la grande cause du quinquennat. Le garde des sceaux, le ministre de l’intérieur, mais aussi Emmanuelle Wargon et Adrien Taquet se sont impliqués dans ce domaine, tout comme l’a fait Olivier Véran en permettant aux femmes de déposer plainte au sein des hôpitaux. Toutes les mesures concrètes et pratiques qu’ils ont prises permettent de lutter contre ce fléau et d’accompagner les femmes qui parlent, de les écouter et de les croire, et d’avancer avec elles pas à pas. Vous avez mentionné la tribune signée il y a quelques jours par près de 300 femmes qui dénoncent les violences qui sévissent dans le monde politique. Ces violences constituent une réalité, que nous ne saurions nier. Parce que les femmes et les hommes politiques ont, encore plus que d’autres, la responsabilité de donner l’exemple à la nation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, j’estime que cette tribune constitue une bonne initiative ; en revanche, je ne comprends pas le refus de reconnaître toutes les actions concrètes menées ces dernières années. Je conclurai par le suivi des auteurs de violences. Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti ont activement travaillé,…
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💬 • Elisabeth Moreno, Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances • 2021 nov. 23
Je veux vous remercier pour votre question et j’espère que tout le monde écoutera ma réponse, car il s’agit d’un sujet essentiel. Les violences faites aux femmes viennent de loin, elles ont profondément marqué notre société depuis des décennies et nous avons le devoir impérieux de conjurer ce fléau. Vous avez évoqué 101 féminicides : ce sont 101 féminicides de trop. C’est pour cela que notre Gouvernement s’est employé depuis 2017, avec le concours des parlementaires et de la majorité présidentielle. Le résultat de ce combat, c’est le grenelle des violences conjugales et les quarante-six mesures qui en sont issues, ainsi que les quatre lois votées en quatre années pour toujours mieux protéger les victimes. Ce sont aussi les six nouvelles mesures que le Premier ministre a prises le 9 juin dernier. Parmi toutes les mesures engagées, je sais, madame la députée, que vous êtes particulièrement impliquée dans la prise en charge des auteurs de violences, pour lutter contre la récidive. Nous avons décidé de créer trente centres de prise en charge des auteurs, dont vingt-sept existent déjà aujourd’hui. Vous serez présente jeudi prochain pour l’ouverture du centre de Bordeaux, et je veux vous remercier pour votre engagement. Comme vous l’avez évoqué, la mise à l’abri et le relogement des victimes sont des questions capitales. Lundi, avec Emmanuelle Wargon, nous avons réuni le deuxième comité de suivi des mesures sur l’hébergement et le logement. Depuis 2020, nous avons créé 2 000 places d’hébergement supplémentaires dédiées aux victimes. À la fin de cette année, nous aurons créé 7 800 places dédiées aux victimes de violences, ce qui représente une hausse de 60 %. En 2021, nous avons également revalorisé le coût de ces places d’hébergement pour mieux accompagner les victimes et leurs enfants. Depuis 2019, 20 000 logements sociaux ont été attribués aux victimes de violences conjugales. Mesdames et messieurs les députés, aucun gouvernement ne s’est autant saisi de cette cause, et nous continuerons. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
…pour permettre aux victimes d’être entendues, crues et accompagnées, ainsi que leurs enfants. Nous avons ouvert trente centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA) – vingt-sept sont d’ores et déjà opérationnels et trois sont en cours d’ouverture – pour lutter contre la récidive. Le 3 septembre dernier, le Premier ministre, estimant que ces mesures devaient être approfondies suite aux féminicides de Mérignac et de Hayange, en a ajouté six pour mieux suivre et contrôler les auteurs, pour saisir leurs armes et pour s’assurer que lesdites mesures soient exécutées sur le terrain, au plus près des victimes. Je crois vraiment, madame la députée, que cette cause est tellement grave qu’elle doit nous rassembler plutôt que nous diviser ; nous avons besoin de tout le monde pour y parvenir. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)