Mesdames, Messieurs,
La volonté du groupe Rassemblement national est de « faire de tous les citoyens français des privilégiés dans leur propre pays » (Marine Le Pen, 2022).
Or, l’attribution des habitations à loyer modéré est pour l’heure uniquement ciblée autour de critères de ressources, ne permettant pas de garantir que ces logements soient en priorité accessibles à nos concitoyens.
La loi identifie déjà des ménages prioritaires pour l’obtention d’un logement locatif social (article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles). Il s’agit des personnes en situation de handicap, sortant d’un appartement de coordination thérapeutiques, mal logées notamment si elles ont à leur charge un enfant mineur, en logement de transition, reprenant une activité après une longue période de chômage, exposées à des situations d’habitat indigne, victimes de viol ou agression sexuelle à leur domicile, victimes de traite d’êtres humains, en parcours de sortie de la prostitution, dépourvues de logement, mineures et émancipées ou majeures de moins de vingt ans prises en charge récemment par le service de l’aide sociale à l’enfance.
Comme le disait M. Jordan Bardella en janvier 2022 : « Le logement social est une aide sociale et il est bien normal qu’il aille en priorité à ceux qui cotisent et qui le paient ». Ainsi la souveraineté de chaque Nation doit permettre la primauté de ses nationaux sur les autres personnes constituant sa population.
À l’heure où 2,42 millions de Français sont en attente d’un logement social, parfois pendant dix ans, il est indispensable d’assurer aux Français que les nouveaux arrivants, et les personnes ne séjournant pas de manière stable sur notre territoire, n’obtiendront pas une habitation à loyer modéré avant eux.
Le 5 janvier dernier, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Bordeaux‑Aquitaine créait la polémique en annonçant réserver « des places prioritaires sur son parc de logement pour les étudiants sénégalais ». Même s’il s’agissait de logements étudiants et non de logements sociaux, cette instauration locale d’une préférence étrangère a été vivement dénoncée. Non seulement la préférence étrangère ne devrait pas avoir sa place au sein d’un parc immobilier victime d’une pénurie locative, mais il devrait au contraire être instaurée une préférence nationale bénéficiant aux Français.
La présente proposition de loi suggère que l’attribution des logements locatifs sociaux fasse l’objet d’une priorité nationale, grâce à une modification des articles L. 441 et L. 441‑1 du code de la construction et de l’habitation. Par l’instauration d’une priorité nationale, les Français deviendraient, de droit, les premiers bénéficiaires des logements locatifs sociaux dans leur propre pays. Le critère de nationalité serait alors le premier critère étudié par les personnes chargées de l’attribution de ces logements.
L’article unique impose une priorité nationale dans l’attribution des logements locatifs sociaux, pour que ceux‑ci bénéficient en premier lieu aux foyers composés d’au moins une personne de nationalité française.
La section 1 du chapitre Ier du titre IV du livre IV du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifiée :
1° Le premier alinéa de l’article L. 441 est complété par les mots : « , en privilégiant les foyers composés d’au moins une personne de nationalité française » ;
2° À la deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 441‑1, après le mot : « ménage », sont insérés les mots : « et de la nationalité des personnes le composant ».