Il ne doit pas y avoir d’angle mort dans notre approche. C’est une dimension à laquelle je suis très attaché et qui rejoint ce que j’avais mis en place autrefois avec la Mallette des parents car, dans ce domaine en particulier, une meilleure implication des familles est décisive. Il y a donc une méthode qui s’applique établissement par établissement, avec des équipes formées à cet effet et un traitement de l’ensemble des situations : le dispositif est massif. L’objectif est simple : pas un seul cas de harcèlement ne doit rester sans réponse. Nous devons sortir d’une logique exclusivement défensive pour passer à l’offensive. Avec le Conseil d’évaluation de l’école, nous sommes désormais en mesure d’évaluer le climat scolaire dans chaque établissement, afin de disposer d’un état des lieux et, le cas échéant, de prendre les mesures adéquates. Il nous faut également chercher à promouvoir l’engagement des élèves, leur sens de l’intérêt général, du civisme et de l’empathie, ces compétences qu’on appelle douces et qui sont si essentielles. C’est ce que nous faisons à travers notre travail sur les compétences psychosociales en maternelle. Ce que j’appelle le « respecter autrui », en plus de lire, écrire, compter, englobe la lutte contre le harcèlement. Nous l’élevons au rang de savoir fondamental, de compétence fondamentale de l’école primaire et de la suite du parcours scolaire. Il s’agit de renforcer l’enseignement moral et civique de chaque élève ainsi que l’éducation aux médias et à l’information. C’est ce que nous faisons aussi à travers le prix « Non au harcèlement », que nous avons étoffé avec un prix spécifique au cyberharcèlement et un autre pour l’école élémentaire, qui donnent lieu chaque année à des travaux remarquables dans les classes. Je vous invite à aller voir la dernière vidéo réalisée dans ce contexte par des élèves français : elle a fait le tour du monde, avec 48 millions de vues. Enfin et surtout, nous avons cherché durant tout ce quinquennat à promouvoir l’engagement des jeunes sous toutes ses formes. Encore une fois, et c’est ce que j’entends quand je dis que nous devons être à l’offensive et non sur la défensive, c’est en créant un bon climat scolaire, en plaçant le principe de fraternité au cœur de la vie de tous les jours que nous pourrons lutter au mieux. Je pense bien sûr, à cet égard, aux ambassadeurs « Non au harcèlement », dont la création nous apparaissait, en 2017, comme la première mesure efficace. Aujourd’hui, ils sont 23 000. En 2017, il n’y avait pas non plus d’écodélégués ; en 2022, ils sont 250 000. Eux aussi contribuent au bon climat scolaire. En 2017, il n’y avait pas de jeunes engagés dans le service national universel (SNU) ; en 2022, ils seront 50 000. Ce sont eux aussi de véritables ambassadeurs. N’oublions pas non plus les services civiques, qui sont mobilisés sur ce sujet. En 2017, il y avait 123 000 volontaires ; en 2022, ils seront 200 000. Et parce que l’engagement de ces jeunes doit servir d’exemple, j’ai souhaité que de jeunes services civiques puissent être mobilisés pour participer à la mise en œuvre du programme PHARE dans les écoles et les établissements. Le texte qu’il vous est proposé d’adopter définitivement s’inscrit dans cette dynamique. Il apporte une nouvelle pierre à l’édifice en élargissant la base légale du harcèlement scolaire et en créant un délit spécifique de harcèlement à l’école. Sur plusieurs autres points, il complète et fortifie l’action engagée, à travers le programme PHARE notamment : je pense en particulier au rôle des associations, dont certaines ont participé activement à l’élaboration de ce dispositif partenarial, qui sera renforcé par la loi. Cette proposition de loi permet, comme je l’ai dit, d’envoyer un message à la nation tout entière : non, le harcèlement n’a pas sa place dans nos établissements. Durant ces cinq ans, nous avons beaucoup fait pour l’égalité : classes dédoublées, école à trois ans ou dispositifs tels que Devoirs faits et Vacances apprenantes, avec les cités éducatives, les internats d’excellence et les petits-déjeuners gratuits. Nous avons beaucoup fait aussi pour la liberté : personnalisation des parcours à travers la réforme des lycées, qui offre plus de choix, refonte de l’orientation pour ouvrir le champ des possibles, autonomie accrue des établissements, avec le plan Marseille ou la création d’une fonction de directeur d’école, et bien d’autres choses encore. L’examen de cette proposition de loi visant à combattre le harcèlement scolaire nous donne l’occasion de conclure ce quinquennat, sur le plan législatif, en faisant tout pour cet autre grand principe fondamental, cher à notre école, cher à notre République, qui est au cœur de l’humanisme et sans lequel la liberté et l’égalité ne peuvent être entières : je veux parler, vous l’aurez compris, de la fraternité. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem, Agir ens et UDI-I.)
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Feb 24 16:20:53
Je commencerai en exprimant évidemment toute ma solidarité avec l’Ukraine et avec les Ukrainiens dans ce moment si grave, alors que nous entamons l’examen définitif d’un texte qui nous rappelle que la paix et la fraternité se construisent dès l’école. Et ce qui est vrai pour la France l’est bien sûr, en l’occurrence, pour le monde entier, pour le genre humain, dans une période où l’enjeu de l’école est plus important que jamais. Je suis heureux, une dernière fois avant la fin de cette session parlementaire, de m’exprimer devant vous, sur un sujet qui nous rappelle le travail et l’engagement des députés sur les questions d’éducation tout au long de cette législature. Cette proposition de loi témoigne à nouveau de l’attachement des représentants de la nation à notre école, aux valeurs qu’elle véhicule, en particulier celle de fraternité, dont le harcèlement est l’antithèse. Je remercie plus particulièrement le député Erwan Balanant pour son engagement de longue date sur ce sujet, notamment avec le rapport qu’il a écrit sur la question. Sa proposition de loi est à l’image du travail conjoint du Parlement et du Gouvernement sur de nombreux sujets. Pendant cinq ans, j’ai fait de la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire l’une de mes grandes priorités. Si les actions menées depuis 2017 ont permis de contenir le harcèlement physique entre élèves, la progression rapide et exponentielle du cyberharcèlement nous appelle toutefois à redoubler d’efforts et de vigilance. La lutte contre le harcèlement est un enjeu de société, qui dépasse largement le cadre scolaire. Je me félicite que, par le biais de cette proposition de loi, les représentants de la nation aient décidé de s’en saisir à leur tour. Non, nous ne nous habituerons jamais à ce que de jeunes vies soient brisées par ce fléau. Oui, nous devons lutter sans relâche et avec la dernière énergie pour éradiquer ce phénomène, partout où il se trouve. Comme je l’ai souvent dit, il ne s’agit pas d’être dans une logique seulement défensive, de lutter contre le harcèlement, mais d’être aussi dans une logique offensive et de lutter pour un bon climat scolaire. Fixons-nous ensemble – et un pas de plus sera fait avec ce texte – un objectif de zéro harcèlement à l’école. C’est possible : certains établissements, certains professeurs y arrivent dans certains lieux de France, voire à l’échelle de certains pays. Cette proposition de loi constitue un pas de plus dans le sens de cet idéal qui n’est pas une utopie mais une possibilité. Du plan de lutte contre le harcèlement à l’école, en 2018, à la généralisation du programme du même nom, dit PHARE, en 2022, nous n’avons pas attendu pour prendre ce phénomène à bras-le-corps. Dès 2018, nous avons engagé un plan volontariste et ambitieux pour combattre le harcèlement à l’école autour de trois grands axes : prévenir, intervenir, former. Le meilleur moyen d’endiguer le phénomène, c’est la prévention. C’est pourquoi nous avons pris un certain nombre de mesures : interdiction du téléphone portable au collège, dialogue avec les plateformes de réseaux sociaux, lancement de cinq campagnes de prévention, dont je rappelle les thèmes : revenge porn, rôle des témoins, dynamiques de groupe, premier degré, cyberharcèlement. J’ai mené ces campagnes avec Brigitte Macron, avec qui nous sommes allés très souvent dans les établissements pour en parler. Il faut aussi veiller à ce qu’aucun élève, aucun parent, aucun enseignant ne soit laissé seul pour faire face à ce genre de situation. C’est pourquoi nous avons créé des équipes mobiles qui interviennent dans les établissements, comme nous l’avons fait pour les valeurs républicaines, sur quatre sujets parmi lesquels la lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement. Grâce au « carré régalien » – comme nous l’appelons désormais –, placé auprès de chaque recteur, les établissements ont des équipes d’intervention à leur service. Je le redis, mais il faut le dire et le répéter sans cesse pour que cela soit encore mieux connu et plus utilisé, deux numéros d’écoute existent désormais, le 3020 et le 3018, et une application a été lancée il y a quinze jours, permettant, pour le 3018, des échanges par courriel, chat ou WhatsApp, de façon à permettre des signalements et réactions immédiats en cas de cyberharcèlement. Il paraît enfin nécessaire d’avoir un réseau d’acteurs dont la prise en charge du harcèlement est le métier. C’est pourquoi nous avons travaillé à améliorer la prise en charge des situations de harcèlement en renforçant la formation initiale et continue des professeurs – chose désormais systématique – et en développant le dispositif des « élèves ambassadeurs », lequel permet la sensibilisation entre pairs, mais aussi en publiant des ressources et des guides à destination des personnels, des élèves et de leurs familles. Le carré régalien complète ce dispositif depuis la rentrée 2021. Nous avons avec le programme PHARE, depuis cette rentrée 2021, après une expérimentation et avant une généralisation à tous les collèges et écoles à partir de la rentrée 2022, quelque chose de très fort. Dans chaque école ou établissement, il y aura désormais un référent harcèlement, des personnels formés à la détection et au traitement de chaque situation, et des élèves ambassadeurs. Les familles sont associées à cet effort collectif et ce point est fondamental. On peut être parent d’enfant harcelé mais aussi parent d’enfant harceleur, ne l’oublions pas.
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Feb 15 16:21:03
Je vous remercie pour votre question et pour votre rapport. Je l’ai lu : en faisant des propositions constructives, il répond exactement à mes yeux au genre de démarche que l’on doit adopter face à une situation spécifique. Oui, il faut prendre en considération les propositions de votre rapport car il y a un problème bien réel, qui existe depuis longtemps, en particulier celui de l’amplitude horaire de l’activité scolaire des enfants. Certains se lèvent à quatre heures et demie du matin et certains ne rentrent chez eux qu’à vingt heures. Vos propositions vont dans le bon sens, qu’elles concernent les internats, les transports ou les expérimentations qui ont eu lieu dans tel ou tel collège de Fort-de-France. Bref, il y a de quoi nous nourrir dans votre rapport. Il coïncide avec le fait que l’académie de Martinique élabore actuellement son projet académique 2022-2026, et plusieurs de ses propositions devront sans doute être retenues – j’évoquerai bien entendu ce sujet avec le recteur. Je veux vous assurer de toute mon ouverture sur cette question. Il faut reconnaître les difficultés que l’académie a rencontrées depuis deux ans, s’agissant non tant des moyens qui sont les siens – vous le savez, ils sont importants –, que des difficultés traversées du fait de la crise sanitaire et de conflits sociaux. Dans ce contexte, votre démarche constructive participe de ce dont on a besoin à l’avenir : se mettre autour de la table pour trouver des solutions. S’agissant du droit à la connexion pour les élèves, je reçois avec intérêt l’idée que vous formulez. Elle suppose évidemment un dialogue avec les collectivités locales – chacun doit exercer ses compétences, concernant notamment les dotations numériques. Quoi qu’il en soit, je veux vous dire aussi tout mon intérêt pour cette proposition. Le dialogue doit se faire sur le terrain pour déterminer les mesures qui pourront être retenues. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
Nous l’avons créée grâce à la réforme du lycée, afin d’introduire l’apprentissage de l’informatique. Certes, la route est longue pour attirer les filles dans la filière informatique, tant nous partons de loin, mais, grâce à nos initiatives, le progrès est en marche. Il est donc inutile de déguiser la réalité, monsieur le député. Si la réforme du lycée est populaire parmi les lycéens, ce n’est d’ailleurs pas pour rien : ils savent qu’elle leur offre davantage de liberté et qu’elle est un meilleur gage pour leur avenir. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM. – M. Benoit Potterie applaudit également.)
La réalité est l’exact contraire de l’image de verticalité que vous essayez de donner : nous effectuons des ajustements – mais, chaque fois, vous dénoncez un recul ou un virage plutôt que de reconnaître que nous travaillons dans la concertation. S’agissant de l’enseignement scientifique, vous semblez ignorer que nous avons appliqué vos préconisations – Mme Bannier, elle, le sait pertinemment : il y a des mathématiques au lycée, et je propose d’en ajouter un peu plus, éventuellement. Ne faites pas comme s’il n’y en avait pas ! J’en viens à notre deuxième objectif, préparer une élite scientifique. Oui, les programmes de mathématiques, de physique, de chimie et de sciences de la vie et de la terre (SVT) sont plus exigeants. Vous regrettez que seules 13 % des filles aient choisi la spécialité NSI, mais auparavant, cette spécialité n’existait même pas !
Pour l’instant, c’est malheureusement un vœu pieux. Permettez-moi de récapituler sérieusement ce sujet sérieux. Nous visons deux objectifs : assurer un socle commun de compétences solides en mathématiques ; développer une exigence forte pour ceux qui se destinent à des carrières scientifiques. Concernant le socle commun, nous progressons depuis 2017, et ce dès l’école primaire – les évaluations en témoignent : le plan Mathématiques et l’ensemble de nos mesures relatives aux savoirs fondamentaux fonctionnent ; vous pourriez le reconnaître. Pour ce qui est du lycée, vous prétendez que je suis resté sourd à vos propositions. Je rappelle toutefois que depuis le début, un comité d’évaluation du baccalauréat fait le point très régulièrement sur nos avancées.
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Feb 08 16:25:50
Je fais un rêve, monsieur le député, celui que vous ne mêliez pas la politique politicienne aux sujets sérieux. (« Oh ! » sur plusieurs bancs du groupe SOC.)
Huit heures, contre neuf pour ceux qui choisissent désormais l’option ! Vous dites que moins d’élèves font des mathématiques : ce n’est pas exact. Ils étaient 49 000 à bénéficier des huit heures que je viens d’évoquer ; ils sont 51 000 à suivre les cours d’option. Vous dites qu’il y a moins de filles parmi eux : ce n’est pas vrai, il y en a plus, et la nouvelle structure va nous permettre de les y inciter, afin d’opérer une compensation. Nous enregistrons nos premières réussites, en particulier la démonstration par l’étude de Parcoursup parue la semaine dernière que, parmi les élèves ayant fait des études scientifiques au lycée, davantage les poursuivent dans l’enseignement supérieur. Vous faites des commentaires sur des basses-fosses ; nous, nous préparons l’avenir de notre pays ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – M. Erwan Balanant applaudit également.)
…ce qui leur permet de cultiver leurs passions ! Vous prônez l’exigence : nous avons changé tous les programmes du lycée, de A à Z, et tous sont devenus plus exigeants (MM. Marc Le Fur et Fabien Di Filippo s’exclament), qu’il s’agisse des mathématiques, de la physique-chimie, des sciences de la vie et de la terre. Interrogez les spécialistes ! En effet, puisque les élèves choisissent, ils peuvent approfondir. Savez-vous combien les élèves de terminale S avaient au maximum d’heures de mathématiques par semaine ?
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Feb 08 15:59:07
Monsieur le député, j’aurais tant de vérités à rétablir que deux minutes ne me suffiront pas ! Tout d’abord, la réforme du lycée n’a pas été décrétée du jour au lendemain, mais après plusieurs mois d’une très vaste concertation à laquelle ont participé 80 000 lycéens, ainsi que l’ensemble des organisations syndicales. Beaucoup ont inspiré ce travail d’intelligence collective, que l’on ne peut certainement pas ramener à une décision unilatérale ! Ensuite, cette réforme demeure populaire auprès des lycéens, dont une large majorité l’approuve. Ils savent très bien ce qu’ils y ont gagné : plus de liberté, beaucoup plus de choix et, alors que les anciennes filières S, ES et L étaient à bout de souffle, la possibilité de nombreuses combinaisons,…
Il n’y a pas de diminution relative de ses moyens, il y a tout simplement une prise en compte de données démographiques. Dans le département des Hauts-de-Seine, que vous avez cité et dont vous êtes l’élue, on compte vingt-trois créations de postes pour les lycées. Elles tiennent compte, c’est vrai, d’une augmentation des effectifs de 449 élèves. Au total, la croissance du nombre de postes est donc assez équitable. La marge des établissements tient compte de l’indice de positionnement social (IPS) ; c’est notamment le cas pour les vingt établissements de votre département qui se trouvent en REP. Au total, l’éducation prioritaire concerne 19 % des effectifs de votre département et représente 23 % de la dotation. Les établissements d’éducation prioritaire y bénéficient aussi, à hauteur de 42 %, de l’opération « Devoirs faits » – une autre opération d’éducation prioritaire très importante à l’échelle du quinquennat. Ne dites pas que le collège a été délaissé : un tiers des collégiens de France bénéficient de ce dispositif. Dans les Hauts-de-Seine, l’éducation prioritaire c’est encore 32 % des postes de conseiller principal d’éducation (CPE) et 36 % des postes d’assistants d’éducation. S’agissant du lycée Michel-Ange de Villeneuve-la-Garenne, que vous avez cité, nous avons fixé la DHG de telle sorte que les effectifs soient de vingt-six élèves par classe. Il ne faut pas présenter l’éducation prioritaire comme étant sacrifiée, madame Faucillon. Certains députés ont fait semblant de croire que des collèges allaient sortir des réseaux d’éducation prioritaire : ce n’est pas exact ! Nous avons une politique en faveur de l’éducation prioritaire, qui se voit dans notre budget. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)
Enfin, l’augmentation budgétaire de 13 % sur la durée du quinquennat a vocation, bien sûr, à être d’abord consacrée à l’éducation prioritaire.
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Feb 08 15:42:13
Les chiffres sont têtus et je vais vous les donner. Sachez d’abord qu’il n’y a jamais eu d’augmentation budgétaire aussi importante pour l’éducation nationale que durant ce quinquennat – beaucoup plus forte que durant le précédent, et encore plus que durant celui d’avant. Vous n’aimez pas l’entendre, mais c’est la vérité. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Deuxième élément : oui, ce que nous avons fait pour l’école primaire est très important ! C’est la première fois qu’une vraie politique d’éducation prioritaire y est menée, et vous ne nous en ferez pas rougir ! 350 000 enfants en bénéficient chaque année.
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Jan 25 17:06:41
Le programme Erasmus est emblématique de l’action de l’Union européenne. C’est son programme le plus populaire et, en effet, nous fêtons cette année son trente-cinquième anniversaire. Cet anniversaire est d’autant plus beau, d’ailleurs, que nous accomplissons en ce moment même, nous, les Européens, le fameux doublement d’Erasmus que le Président de la République avait souhaité, lors de son discours de la Sorbonne, en 2017. Il survient dans un contexte très favorable, qui voit Erasmus doté de 28 milliards d’euros. Erasmus est souvent assimilé à l’université et à l’enseignement supérieur, mais il est vrai qu’il doit concerner l’enseignement scolaire dans toute sa diversité, y compris sociale. Nous devons être volontaristes en la matière. C’est pourquoi nous avons commencé par l’ouvrir aux lycéens professionnels – 9 000 en ont déjà bénéficié. Nous allons poursuivre en ce sens avec les lycéens des filières générales et technologiques. Désormais, nous consacrerons 15 % du budget d’Erasmus à l’enseignement scolaire, c’est-à-dire aux collégiens et aux lycéens, mais aussi aux professeurs et au personnel qui les accompagnent. Concrètement, cela signifie une mobilité accrue pour tous les milieux sociaux, en mettant l’accent sur les lycéens ruraux, sur ceux des quartiers défavorisés ou encore sur les lycéens en situation de handicap, afin d’avoir une vision complète du bénéfice que nos jeunes peuvent tirer d’Erasmus. Il faut ajouter à cela notre action volontariste concernant le couplage d’établissements français avec des établissements européens, avec pour objectif de systématiser cette pratique ; des campus franco-allemands, franco-italiens et franco-espagnols ont déjà commencé à voir le jour, y compris dans l’enseignement professionnel. Il y a donc une véritable dynamique. Cette dynamique enclenchée en France, nous voulons l’étendre en Europe dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne. C’est ce que je dirai dès demain à Strasbourg. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LaREM et Dem.)
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Jan 25 17:02:59
Madame la députée, votre question est évidemment importante à l’heure de la rentrée des classes à La Réunion – je fais observer au passage que l’explosion des cas est, une fois de plus, consécutive aux vacances : il est établi que les vacances sont un moment très propice à la contamination et que la fermeture des écoles n’est certainement pas la solution au problème. D’ailleurs, La Réunion nous sert souvent de référence, puisque la rentrée s’y effectue en août, avant celle de la métropole, et que nous pouvons en tirer certaines leçons concernant la capacité de l’académie à faire face aux difficultés, et je veux saluer ici, d’abord et avant tout, le travail accompli par le rectorat de La Réunion, l’ensemble des professeurs et des personnels, les collectivités locales, dans un esprit de coconstruction des solutions. Vous l’avez souligné, nous avons ouvert les listes complémentaires, ainsi que vous l’aviez demandé, à l’occasion d’une précédente question au Gouvernement – vous devez donc être satisfaite. Avec la nomination de ces trente-six nouveaux titulaires, nous avons épuisé ce que nous pouvions faire en la matière. Pourtant, il nous faut faire face, et nous allons faire face. Nous allons le faire avec les moyens que le Premier ministre a dégagés pour que nous puissions recruter de nouveaux remplaçants, en particulier dans le premier degré car, dans le second degré, le taux de remplacement à La Réunion est en réalité assez bon, puisqu’il se situe autour de 97 %. En revanche il est insuffisant à l’école primaire où il n’atteint que 70 %. Nous devons donc recruter de nouveaux contractuels. Cette mission échoit à la rectrice, qui y consacrera les nouveaux moyens que nous avons dégagés. Elle agira en concertation avec les collectivités locales, pour voir comment résoudre les différents problèmes que pose l’accélération de l’épidémie. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Jan 25 16:24:28
Les problèmes que vous évoquez existent ; ils font partie des lourds inconvénients que nous subissons du fait de la crise sanitaire. La politique de l’école ouverte, que je mets souvent en avant, nous oblige à nous concentrer sur l’essentiel : les classes doivent rester ouvertes et les élèves, avoir accès aux activités scolaires. Il n’est pas illogique que le périscolaire et l’extrascolaire pâtissent davantage que le scolaire des mesures sanitaires qui pèsent également sur le reste de la population. Il n’en demeure pas moins que nous devons essayer de faire en sorte que les sorties scolaires restent, malgré les difficultés, le plus fréquentes possible. Comme vous, je souhaite qu’avec l’allégement des contraintes lié à la baisse de la circulation du virus, nous puissions bientôt aller dans ce sens. Aujourd’hui, les sorties scolaires ne sont pas interdites. On recommande simplement aux organisateurs d’être attentifs aux situations locales. Les règles diffèrent également selon les catégories d’élèves : les 12-17 ans n’ont besoin du passe que pour les activités ponctuelles, en cas de brassage avec d’autres populations. Avec les autres ministres concernés, nous faisons tout pour pouvoir libérer ces activités très prochainement, d’autant plus qu’avec Roselyne Bachelot, nous avons créé la dimension collective du pass culture, qui permettra de multiplier les sorties scolaires à partir de la classe de quatrième. C’est lorsque le contexte aura changé que nous pourrons pleinement profiter de cette nouvelle mesure. Avec Jean-Baptiste Lemoyne et Bruno Le Maire, nous soutenons les structures d’accueil, pour éviter qu’elles ne pâtissent trop de la situation difficile qu’elles traversent. En résumé, l’objectif est de soutenir les structures et de revenir le plus vite possible au rythme habituel de sorties scolaires. Dès maintenant, nous encourageons les organisateurs à les maintenir chaque fois que c’est possible. J’espère que d’ici quelques semaines, nous retrouverons une situation tout à fait normale.
Oui, monsieur Diard, des problèmes anciens subsistent, mais nous sommes en voie de les résoudre. L’apprentissage du français est une priorité et nous avons indiscutablement progressé dans ce domaine ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
Dans ces deux villes, nous agissons pour favoriser l’intégration. Le dédoublement des classes porte ses fruits et la maîtrise du français progresse chez les enfants.
S’il est évidemment souhaitable de favoriser l’apprentissage de différentes langues par les élèves, notre priorité doit être, en effet, de renforcer la maîtrise du français. Il se trouve que j’étais hier en déplacement à Tourcoing, non loin de Roubaix.
…et nous nous assurons qu’ils ont lieu pendant le temps périscolaire et non au détriment de l’apprentissage du français.
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💬 • Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports • 2022 Jan 25 15:22:16
Votre question est évidemment très importante. Vous avez fait référence à ce reportage sur Roubaix qui a beaucoup ému dimanche soir. Vous vous rappelez sans doute que j’avais parlé de Roubaix il y a deux ans sur ces questions et que nous avons agi sur un certain nombre de sujets depuis lors. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Il ne m’appartient pas d’insister sur tous, par exemple le développement économique à Roubaix ou les mesures prises par les ministères de l’intérieur et de l’éducation nationale, mais nous serons tous deux d’accord pour considérer qu’il y a beaucoup de travail à faire, même si beaucoup est fait. Vous m’interrogez sur le sujet précis des cours en langues d’origine pour nos élèves. Vous l’avez rappelé, ces cours sont très anciens. On peut donc regretter qu’aucun gouvernement n’ait tenté de mettre fin à de telles dérives dans le passé. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Pour notre part, nous avons agi – vous l’avez vous-même souligné et je vous en remercie : nous avons transformé les ELCO en EILE, ce qui change tout car la France retrouve la maîtrise de ces enseignements. Il est hors de question, je vous donne raison sur ce point, qu’une puissance étrangère contrôle des enseignements dispensés par la République française. Le changement que nous avons engagé porte précisément sur ce point. Nous contrôlons désormais la nomination des professeurs, nous menons autant d’inspections que nous le voulons, nous avons réduit le nombre d’heures dédiées aux EILE…