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Mireille Robert
2021 déc. 2
Le CESP est un dispositif incitatif qui a été considérablement renforcé par la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. Il a été modernisé et son champ a été étendu aux praticiens à diplôme hors Union européenne – PADHUE – autorisés à poursuivre un parcours de consolidation des connaissances. Afin de rendre ce dispositif plus attractif pour les étudiants, une sécurisation des projets professionnels formulés dans les territoires qui ne seraient plus éligibles au CESP au sortir de leurs études a été réalisée.

La généralisation des CESP prévue à l’article 2 est une mesure coercitive entrant en contradiction avec le dispositif proposé, qui vise à impulser l’élaboration, par les étudiants eux-mêmes, de leurs projets professionnels dans les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou des difficultés dans l’accès aux soins, afin que ceux-ci s’inscrivent dans la durée. L’amendement propose la suppression de l’article 2.
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Mireille Robert
2021 nov. 16
J’associe à ma question mes collègues Valérie Oppelt et Laëtitia Romero Dias.

Cette semaine est la Semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap. Elle est l’occasion de rappeler que leur accès à l’emploi reste difficile et que nous devons batailler avec tous les acteurs de l’emploi, privés et publics, pour permettre à 12 millions de nos concitoyens en situation de handicap l’accès et le maintien dans le monde du travail.

Certes, avec la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, nous avons fait un grand pas pour améliorer l’inclusion dans le travail, l’objectif étant toujours la présence de 6 % de travailleurs atteints d’un handicap dans toutes les entreprises – que nous avons responsabilisées en valorisant le dialogue social. En outre, nous avons simplifié la déclaration obligatoire d’emploi de ces travailleurs et amélioré l’accès à l’apprentissage dans les centres de formation des apprentis (CFA), grâce à la présence d’un référent handicap et à une formation adaptée. Dans le plan de relance, nous accordons notamment aux entreprises une aide allant de 5 000 à 8 000 euros pour l’embauche à l’apprentissage. Citons également l’action de Capemploi, un organisme de placement spécialisé qui accueille et accompagne efficacement ces demandeurs d’emploi.

Il reste cependant des actions à mener pour la jeunesse en situation de handicap, qui a elle aussi beaucoup souffert de la crise sanitaire. Je pense notamment à la jeunesse rurale, éloignée des centres urbains d’activité économique, d’apprentissage et d’études supérieures. Comment pourrions-nous mieux accompagner ces jeunes de la ruralité, en situation de handicap, sur le chemin d’un emploi pérenne en nous appuyant sur leurs compétences ?
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Mireille Robert
2021 oct. 22
Il a été proposé par ma collègue Marie Tamarelle-Verhaeghe. Un enfant exposé aux violences conjugales est un enfant maltraité, donc victime. Jeudi 14 octobre, lors d’un débat sur les violences conjugales organisé au ministère des solidarités et de la santé, Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles, a déclaré qu’il allait probablement annoncer la création d’un parcours de soins pour les enfants victimes de violences.

Les violences conjugales ont des incidences très graves sur le développement des enfants qui y sont exposés, notamment pour leur santé psychique et physique. Les conséquences peuvent aller jusqu’au syndrome de stress post-traumatique. En outre, le risque est important qu’adultes, ils reproduisent les schémas familiaux qu’ils ont connus, comme auteurs ou comme victimes.

Par cet amendement, nous vous proposons une première étape d’un parcours de soins : il s’agit d’expérimenter pendant trois ans, dans deux régions, un dispositif d’aide financière non pérenne destiné à soutenir des professionnels qui prennent en charge des mineurs exposés aux violences conjugales.
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Mireille Robert
2021 oct. 22
La condition des proches est une question majeure dans notre société. Elle touche aujourd’hui entre 8 et 11 millions de nos concitoyens qui s’occupent d’un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie. La loi du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance prévoyait de permettre à titre expérimental à des établissements ou services médico-sociaux d’envoyer des salariés au domicile des personnes dépendantes afin de permettre à des proches aidants de prendre du repos, repos essentiel pour l’équilibre des aidants. La crise de la covid-19 a perturbé considérablement cette expérimentation. Nous proposons donc de la proroger dans une période que nous espérons plus sereine pour l’ensemble des personnels.
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Mireille Robert
2021 oct. 22
Nous commençons avec l’article 29 l’examen des dispositions sur l’autonomie. La perte d’autonomie du grand âge n’est pas un risque, nous le savons tous, c’est la rançon de notre vieillesse, c’est le prix de l’allongement de la vie que l’état de notre société et les progrès de la médecine ont permis. La perte d’autonomie est donc l’un des grands sujets de notre siècle. Il nous revient de répondre aux défis qu’elle nous lance collectivement.

Depuis de trop nombreuses législatures, le sujet a été remis à plus tard. Nous avons fait des progrès depuis cinq ans et ce PLFSS est l’occasion d’avancées significatives. J’ai déposé un amendement pour reconduire l’expérimentation de la mise à disposition de personnels volontaires des établissements médico-sociaux que le Gouvernement a lancée en 2019 mais qui a été très perturbée par la crise du covid. Je sais que vous le regarderez avec bienveillance et je tiens à vous en remercier, mais je dois regarder aussi au-delà du texte. Avec un certain nombre de collègues, nous avons déposé des propositions de loi sur l’autonomie, fruit d’un long travail entamé dès le début de la législature.

J’ai moi-même proposé un texte sur l’accueil familial et je sais, madame la ministre déléguée, que vous y êtes très favorable. Le rapport Libault dit bien l’attente des Français pour des solutions à domicile. L’accueil familial est une très belle solution alternative, certes peu connue, qui se situe entre la résidence autonomie et l’EHPAD. Je pense que nous devons la développer. Pour ce faire, et c’est un appel que je lance au Gouvernement, il faut améliorer le statut des accueillants familiaux, notamment leur accès au chômage, leur accès au repos. Cette politique doit être menée avec les conseils départementaux, qui ont la main, mais la loi doit améliorer ce qui relève de sa compétence. Le chantier est à ses commencements. De nombreux rapports de qualité ont été remis aux pouvoirs publics ; à nous tous de nous en emparer pour apporter des solutions justes, individuelles et concrètes à nos concitoyens. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Mireille Robert
2021 oct. 21
Le réchauffement climatique a des conséquences désastreuses pour l’agriculture. La multiplication des épisodes météorologiques violents rend le revenu des agriculteurs de plus en plus aléatoire. Dans mon département de l’Aude, cette année, les viticulteurs ont été confrontés au gel, et des pluies diluviennes ont frappé certaines communes et leurs exploitations. C’est toute une économie qui est fragilisée, dans un département rural structuré par la filière alimentaire.

Je me réjouis que le Président de la République ait annoncé la révision du système assurantiel agricole avant la fin de cette législature. Alors que nous exigeons des agriculteurs qu’ils répondent mieux aux défis environnementaux, climatiques ou de biodiversité, nous devons leur donner les moyens de répondre aux aléas qui se multiplient.

Le présent amendement permet de répondre à cet impératif. Le code rural et de la pêche maritime prévoit un dispositif permettant aux travailleurs non salariés agricoles de demander aux caisses de la MSA de prendre en compte la variation de leurs revenus pour le calcul des cotisations sociales. Ils le font sur la base d’une estimation de leurs revenus futurs. S’ils se sont trompés, ce qui arrive de plus en plus en raison des aléas climatiques, une majoration de retard de 10 % est appliquée sur l’insuffisance des versements, des appels fractionnés ou des versements mensuels lorsque les revenus définitifs de l’année considérée sont supérieurs de plus d’un tiers aux revenus estimés.

Cette pénalité, appliquée dans le cadre annuel, nous paraît disproportionnée au regard de l’impossibilité d’anticiper, et elle fragilise les exploitants. Nous demandons donc sa suppression.
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Mireille Robert
2021 oct. 21
Oui, le temps que l’on puisse travailler sur ce sujet.
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Mireille Robert
2021 oct. 21
C’est un amendement d’appel sur la question des exonérations de cotisations patronales liées à l’emploi des saisonniers agricoles – le dispositif TO-DE, visant les travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi agricoles, pérennisé jusqu’en décembre 2022. Comme d’autres amendements que je présenterai tout à l’heure concernant la cotisation des agriculteurs, il s’intègre dans la réflexion que nous devons collectivement mener quant aux moyens d’améliorer la compétitivité des exploitations françaises. C’est un élément essentiel en vue de relocaliser les productions, et cela commence par la protection des exploitations existantes. C’est pourquoi nous souhaitons qu’un rapport soit rendu pour déterminer les coûts réels du dispositif TO-DE, le nombre de bénéficiaires et ce que coûterait sa prolongation.
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Mireille Robert
2021 juin 16
Les effets de la crise sanitaire vont s’inscrire dans la durée. Mais la crise n’est pas que sanitaire, elle est aussi économique. Sur ce point, notre majorité peut se féliciter de la mobilisation du Gouvernement pour sauver les entreprises et accompagner les salariés privés d’emploi. Chacun sait l’effort budgétaire qui a été réalisé pour permettre aux commerçants, aux restaurateurs, aux théâtres ou aux cinémas de passer le cap.

Au-delà, je veux vous parler de ce que nous voulons construire pour permettre à la France d’affronter les défis du XXIe siècle, que sont la transition écologique, la cohésion et la compétitivité. Le 20 septembre dernier, un plan de relance de 100 milliards d’euros a été lancé : 10 milliards ont été engagés en 2020 et déjà 16 milliards l’ont été depuis janvier. C’est un effort considérable que font nos concitoyens : 30 milliards pour l’écologie, 34 milliards pour la compétitivité et 36 milliards pour la cohésion. Tout cela concourt au redressement de notre pays, avec une vision qui porte des choix structurants pour l’avenir qui s’articulent autour d’une réponse coordonnée aux défis environnementaux, économiques et sociaux.

La crise que nous affrontons est un moment crucial pour retrouver l’équilibre des territoires. Je vais vous parler de la France rurale, celle qui, depuis quarante ans, a vécu une forme d’abandon économique au nom de la concentration des moyens autour des grands centres urbains. Le plan de relance s’adresse à elle, parce qu’il nourrit les moyens de la relocalisation de notre industrie, par l’innovation, par l’abaissement des impôts de production et par l’aide à l’embauche des jeunes.

Le plan de relance s’adresse à la France rurale, en accompagnant les Français dans la transition écologique. Les bonus et primes à la conversion vers les véhicules propres touchent ainsi particulièrement les zones rurales, où imaginer que l’on puisse se passer de voitures individuelles est utopique. Là, il faut aider les Français : près de 180 000 primes et 156 000 bonus ont été attribués – c’est de l’écologie concrète pour nos concitoyens.

Un autre volet est essentiel : la relocalisation de l’économie. La filière alimentaire est un exemple de cette action que nous menons depuis la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (EGALIM) : il s’agit de retrouver notre souveraineté.

Je m’attarderai sur la filière forêt-bois souvent ignorée mais qui concerne 440 000 emplois. En tant qu’élue de l’Aude, elle me touche particulièrement. La haute vallée de l’Aude a été une place forte de cette filière à travers la production du formica et des panneaux stratifiés. Au début des années 2000, cette production a été délocalisée, ce qui a entraîné la perte de centaines d’emplois en laissant une friche industrielle sur ce territoire. Nous ne referons pas l’histoire, mais nous pouvons construire l’avenir, peut-être en nous diversifiant et en investissant, par exemple, dans la chimie du bois et plus généralement dans la bio-économie.

Avec l’innovation, l’Aude a la possibilité de compter de nouveau pour la filière bois. Développée avec les communes forestières, la marque « Bois des Pyrénées » inscrit l’économie du bois sur notre territoire. L’industrie de transformation doit pouvoir suivre. En ce sens, le plan de relance permet d’enclencher un mouvement vertueux entre l’innovation et l’économie circulaire.

Julien Denormandie a engagé des moyens stratégiques – 150 millions d’euros –, pour améliorer la résilience des forêts face au changement climatique. Comme il le dit avec justesse, il s’agit d’aider la « conversion écologique de notre économie et de notre tissu productif, de sauvegarder les emplois et d’assurer notre souveraineté ». La résilience environnementale d’aujourd’hui, ce sont les emplois d’aujourd’hui et de demain.

Dans notre territoire, une scierie, c’est l’assurance de la préservation de la valeur ajoutée et du développement de savoir-faire qui fixent les emplois sur place. Or, au-delà des 150 millions d’euros consacrés au renouvellement forestier, le plan de relance prévoit 15 millions d’euros pour moderniser les scieries. S’y ajoutent les soutiens à la compétitivité auxquels les entrepreneurs de l’aval forestier peuvent prétendre, en matière de fiscalité, de financement des entreprises, au titre du plan de soutien à l’export et de la souveraineté technologique. Un département rural comme le mien pourra bénéficier de cet effort pour engager la mutation de son économie, grâce à des PME et des ETI – entreprises de taille intermédiaire – innovantes et exploitant durablement les ressources locales.

Notre majorité accélère l’effort pour la rénovation thermique des bâtiments. Pour les seuls bâtiments publics, 4 214 projets ont été retenus. Pensons aussi aux constructions en bois, en bois et béton ou en bois et acier et au développement des éco-matériaux : le fonds bois et éco-matériaux, géré par Bpifrance, bénéficie d’un abondement de 5 millions d’euros.

Promouvoir le bois local est possible sans attaquer nos forêts. Puisque nous ne récoltons qu’à peine plus de la moitié du croît annuel, nous pouvons augmenter les prélèvements en garantissant leur avenir. À l’heure de la reprise, c’est un atout pour l’économie circulaire. Les territoires ruraux, qui ont été coupés des grands centres de l’économie, redeviennent attractifs, non seulement grâce à la qualité de vie qui y règne, mais aussi parce qu’ils sont le cœur de l’économie bio-sourcée que notre siècle doit adopter pour répondre aux défis auxquels il est confronté. C’est à travers un tel accompagnement des projets d’entreprise et une telle structuration des filières que les 100 milliards d’euros du plan de relance apportent les effets concrets dont l’économie a besoin. Le plan de relance le permet.
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Mireille Robert
2021 juin 15
Je ne vais pas revenir sur l’ensemble des éléments que j’ai déjà exposés ; vous avez compris que le groupe LaREM ne soutiendra pas la proposition de résolution. Ce n’est pas une bonne politique de laisser entendre que l’immigration ferait peser un poids insupportable sur le système de santé ou que les immigrés viendraient en France pour voler les soins aux Français.

Je le redis : on ne risque pas sa vie sur une embarcation de fortune en Méditerranée pour un accès gratuit aux soins. On risque sa vie, celle de sa famille et de ses enfants, parce que la misère pousse à le faire, parce que l’on veut vivre dignement et que l’espoir est dans cet ailleurs que les sociétés européennes représentent.

La majorité a agi pour réguler l’immigration et continue à le faire. Pour améliorer le contrôle, nous avons encadré les conditions d’accès à l’AME ; aller au-delà présenterait un risque potentiel en matière de santé publique. Mais nous ne croyons pas qu’il faille instrumentaliser et distiller de fausses idées sur l’AME, qui donne satisfaction en remplissant des objectifs de prévention pour la santé des populations les plus fragiles. Limiter son accès aux seuls soins urgents entraînerait à coup sûr l’explosion ultérieure des dépenses ; c’est contraire aux objectifs de protection de santé publique et à l’intérêt budgétaire. En conséquence, nous voterons contre. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
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Mireille Robert
2021 juin 15
L’exposé des motifs de votre proposition de résolution exprime l’idée que notre système de soins serait mis en danger par l’immigration et par des demandes d’asile motivées par les largesses françaises en matière d’accès à la santé. Pourtant, risque-t-on l’esclavage en Libye et la mort en mer Méditerranée, avec femme et enfants, pour cela ? J’en doute. Traverse-t-on l’Europe à pied, en fuyant un pays en guerre, parce que l’on a entendu que là-bas, en France, on ne paie pas ses soins ? Vous savez bien que non.

Vous souhaitez recentrer l’AME sur les seuls soins d’urgence et restreindre l’accès au dispositif de maintien des droits expirés. Vous demandez en outre la suppression du maintien des droits sociaux prévu à l’article L. 433-3 du CESEDA. Doit-on rappeler à nouveau dans cet hémicycle que l’AME est la pierre angulaire de notre politique sanitaire à destination des personnes en situation irrégulière les plus démunies ?

Recentrer le panier de soins sur les seuls soins urgents n’a aucun sens économique. Cela déporterait sur notre système hospitalier des soins plus critiques, puisque les personnes accéderaient aux soins dans des situations plus graves. Le sujet est cardinal dans les politiques de santé : on sait que la pauvreté a fait repartir des maladies comme la tuberculose. Vaut-il mieux prévenir ou laisser exploser des foyers épidémiques parce que la visite – que vous appelez « de confort » et que j’appelle « de soins primaires » – n’est pas financièrement accessible ? Repousser les soins n’est jamais une bonne idée pour le budget et la santé publique.

De plus, contrairement à ce que vous affirmez, l’AME n’est pas une exception française. L’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Suède offrent aux personnes en situation irrégulière une couverture sanitaire qui dépasse largement les seuls soins urgents.

Concernant le maintien des droits sociaux, j’insiste sur le fait qu’il s’agit en premier lieu d’éviter toute rupture de droit et de tenir compte du délai administratif, pour des personnes qui sont intégrées puisqu’elles travaillent. Pour elles, supprimer ce dispositif aurait des conséquences néfastes.

Nous, nous mettons nos idées en acte, en suivant une ligne : l’efficacité, dans le respect des principes fondant notre République, dans le respect de la générosité de la France, sans lequel bon nombre d’entre nous, sur ces bancs, ne seraient pas ici. Tel est le sens de notre action.

Il y a deux ans, nous avons déjà modifié les conditions d’accès des étrangers en situation irrégulière à la couverture sanitaire – aussi bien les conditions d’attribution de l’aide médicale de l’État que les démarches pour la demander. Le demandeur doit résider en France depuis au moins trois mois à partir de l’expiration du visa ou du titre de séjour ; il doit déposer sa demande directement à l’accueil d’un organisme d’assurance maladie. Depuis le 1er janvier 2021, le dispositif permet de vérifier la présence physique du demandeur sur le territoire lors du dépôt de sa demande, en comparant son identité avec celle déclarée dans le dossier de demande.

Pour l’ensemble de ces raisons et par attachement à l’humanisme de notre modèle sanitaire, le groupe La République en marche rejettera cette proposition de résolution. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et FI.)
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Mireille Robert
2021 juin 15
Nous sommes réunis ce soir pour aborder une question qui touche au cœur de notre modèle d’accueil, d’intégration et de santé publique.

Nous saluons, madame Louwagie, votre engagement sur la mission Santé du projet de loi de finances, dont vous êtes rapporteure chaque année. Toutefois, nos approches de l’aide médicale de l’État s’opposent régulièrement. Ainsi, il y a trois ans, vous déposiez déjà une proposition de résolution relative à l’amélioration de l’évaluation de l’aide médicale d’État, afin d’enrichir et de rendre publiques les données chiffrées relatives à l’aide médicale de l’État de droit commun, en particulier concernant le profil des bénéficiaires.

Nous en sommes convaincus, l’amélioration de l’information au sujet de l’AME permet de lutter contre les fausses idées et les raccourcis parfois nauséabonds qui circulent au sujet de cette prestation. En juin 2019, le Gouvernement a donc confié une mission à l’IGAS, dont le rapport a servi de base à la réforme que la majorité a défendue lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2020.

Aujourd’hui, votre groupe présente à nouveau une proposition de résolution à ce sujet. Même si nous partageons certains constats de votre dernier rapport sur la mission Santé, notamment concernant le besoin de transparence, de connaissance du montant de certaines dépenses, d’amélioration de l’efficience du dispositif, nous pensons que certaines de vos affirmations doivent être maniées avec une grande précaution et nous ne partageons pas vos conclusions. Comme vous, nous avons à cœur la bonne exécution budgétaire des crédits que nous votons chaque année. Vous avez d’ailleurs noté dans le même rapport qu’en matière d’AME, l’effort de sincérité budgétaire fourni pour les années 2019 et 2020 se poursuivait pour 2021.

Vous mentionnez l’apurement de la dette de l’État à l’égard de l’assurance maladie, mais la majorité travaille bien dans le respect de tous les acteurs du financement de notre système de soins. Vous regrettez les retards dans l’application de la réforme de l’AME ; je vous réponds que la pandémie a changé bien des choses.

Notre majorité a choisi la solidarité à l’égard de tous pour préserver la santé de chacun. Il aurait été absurde de supprimer les droits de certains bénéficiaires de l’AME, en pleine pandémie, alors que les populations concernées sont les plus fragiles et les plus à risque.
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Mireille Robert
2021 juin 14
La pandémie s’est propagée dans le monde dès la fin de 2019, montrant la fragilité de l’humanité face aux virus qui l’attaquent régulièrement : je ne vais pas revenir sur l’histoire des pandémies, l’actualité mondiale nous rappelle à ses souvenirs et aux moyens contraignants mais nécessaires à notre protection. Le risque de propagation des zoonoses est bien réel, comme l’atteste la grippe aviaire. Nous surveillons les mutations virales pour éviter les propagations de l’animal à l’homme, mais la pandémie virale est un risque bien réel pour l’humanité.

Je veux avoir une pensée pour les 110 000 morts français du covid-19 : il ne s’agit pas d’un chiffre mais de personnes qui avaient une famille et des amis ; ce sont autant de deuils, parfois très difficiles, que nous devons garder en mémoire. Je veux aussi redire, au nom de mon groupe mais certainement de toute l’Assemblée, notre reconnaissance aux personnels médicaux et paramédicaux, hospitaliers ou de ville. Leur exemplaire abnégation mérite le respect, ce qui veut aussi dire que nous devrons mieux prendre en compte à l’avenir les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Sur ce point, le premier bilan que nous devrons tirer porte sur la question de l’adéquation de l’offre de soins à l’évolution de la santé des Français. Un an de pandémie a modifié nos comportements et contribué à l’émergence de pathologies psychiatriques que nous devons comprendre et guérir. Dans les écoles, nous connaissons tous les exercices contre les incendies : les enfants et les équipes de la vie scolaire sont désormais confrontés à des exercices contre le terrorisme et ont appris depuis un an le port constant du masque et les gestes barrières. Nous savons que de telles expériences laisseront des traces durables. Depuis mars 2020, Santé publique France mène une étude sur 2 000 personnes destinée à évaluer les conséquences psychologiques, notamment sur les troubles du sommeil et les symptômes dépressifs qui touchent un tiers des personnes interrogées dans l’enquête « CoviPrev 21 ».

Nous mettons en place un dispositif de prise en charge intégrale pour les enfants âgés de 3 à 17 ans et le chèque Santé psy étudiant est disponible depuis le 1er février : voilà du concret ! Il nous faut cependant former davantage de psychiatres et de psychologues pour l’avenir.

Je veux insister sur le besoin de moyens auprès du ministre de l’éducation nationale et de la ministre de l’enseignement supérieur pour les jeunes et les équipes qui les accompagnent quotidiennement. Nous devons renforcer la médecine psychiatrique préventive dans les établissements : il faut le faire en lien étroit avec les régions, les départements et les communes pour répondre aux besoins dans les territoires.

L’autre défi auquel nous sommes confrontés est celui du retour aux soins et à la prévention des maladies. Durant cette période, nous avons enregistré un recul massif du recours aux soins pour différentes raisons, tenant des difficultés d’accès à la peur de la propagation du virus. Nous savons que le renoncement aux soins est une réalité quotidienne : notre système de couverture sociale n’empêche pas 25 % des Français de renoncer aux soins en temps normal ; avec la pandémie, 39 % des personnes interrogées par l’assurance maladie ne sont pas allées chez le généraliste.

Le Gouvernement a incité au maintien des soins d’urgence et du suivi des grossesses, des maladies chroniques et des enfants. Il a encouragé le nécessaire développement de la téléconsultation, qui peut et doit prendre encore plus d’ampleur. La télémédecine n’a pas été suffisante, particulièrement pour les populations précaires que nous devons continuer d’accompagner, quelles que soient leurs origines : il y va de la santé publique. Sur ce point, l’accès aux instruments du numérique est essentiel, mais il faudra aussi améliorer les connexions, notamment dans le monde rural.

Les soins dentaires et ophtalmiques ont même reculé de 90 % lors de la première vague : cette situation a conduit au non-recours aux soins d’urgence vitale. La Fédération hospitalière de France (FHF) a mis l’accent sur la surmortalité pour cause de crise cardiaque non prise en charge à temps. La prévention du cancer a été également touchée de plein fouet : l’Institut national du cancer (INCa) montre qu’entre mars et juillet 2020, 32 000 opérations programmées n’ont pas été réalisées. Avec le recul des visites chez le généraliste, c’est toute la politique de prévention et de soin qui a été touchée, et nous devons malheureusement nous attendre à une surmortalité de l’ordre de 5 à 7 % dans les cinq prochaines années, avant que le système ne retrouve sa pleine capacité de fonctionnement.

Le redémarrage que nous connaissons ne doit pas nous faire oublier ce qui s’est passé et se passe encore chaque jour à cause de la covid-19. L’apparition du covid long va nous obliger à traiter une multitude de patients pour des états de fatigue et de fragilité supplémentaires. Nous n’avons d’ailleurs pas attendu la fin de la crise : lors de la dernière loi de financement de la sécurité sociale, nous avons tiré les leçons de cette épreuve en investissant massivement dans le système de santé ; nous poursuivrons nos efforts dans le prochain PLFSS en nous appuyant sur les premiers bilans de l’impact de la crise sur la santé et l’espérance de vie des Français. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Agir ens)
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Mireille Robert
2021 mai 5
Je souhaite vous interroger sur la situation des éleveurs situés sur les massifs montagneux. La révision de la PAC suscite une inquiétude grandissante chez leurs représentants que j’ai pu rencontrer, particulièrement dans mon département de l’Aude, dont vous connaissez les spécificités géographiques, et vous savez les difficultés rencontrées pour le zonage de certaines communes lors de la dernière délimitation des zones défavorisées. Vous comprendrez donc les inquiétudes des éleveurs à l’égard des arbitrages du plan stratégique national pour l’équilibre financier de leurs exploitations. L’élevage dans mon département est un modèle pour l’agriculture agroécologique que nous défendons. Les éleveurs insistent sur le fait que leurs territoires doivent être reconnus comme des surfaces de production à part entière, avec leurs spécificités géographiques.

De nombreux points d’inquiétude subsistent.

Premièrement, les éleveurs s’interrogent sur l’introduction d’un logiciel de télédétection par laser – LIDAR – pour identifier les surfaces pastorales : ils doutent qu’il pourra délimiter précisément certains espaces enclavés, boisés ou pentus et estiment plus efficace la méthode de déclaration de leurs espaces pastoraux.

Deuxièmement, sur le plan financier, ils souhaitent que le niveau de l’ICHN soit conforté et renforcé. Je veux défendre avec eux la nécessité absolue du soutien à notre territoire audois pour pallier les surcoûts engendrés par les handicaps naturels et géographiques de leurs exploitations.

Troisièmement, les éleveurs m’ont fait part de leurs grandes inquiétudes quant aux projections de diminution des aides couplées bovines et ovines. Avec 300 brebis, un éleveur ovin spécialisé en zone de montagne pourrait perdre jusqu’à 50 % de son revenu ; ce serait la mort des élevages.

En matière de télédétection, de niveau de l’ICHN et d’aides couplées, pouvez-vous, monsieur le ministre, indiquer les orientations du plan stratégique national et lever les doutes ? Quelle place spécifique sera accordée aux conditions économiques des éleveurs installés dans les massifs montagneux ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Mireille Robert
2021 mai 4
Je suis heureuse de vous voir parfaitement rétablie. Je vous remercie de ces réponses rassurantes pour les écoles de danse et tous les sportifs. Nous attendons le pass culture avec grande impatience.
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Mireille Robert
2021 mai 4
Depuis le 17 février et la parution du décret no 2021-173, tous les cours de danse pour les enfants amateurs, jusque-là autorisés, sont interdits. L’interdiction vaut pour tous les types de structures et tous les styles de danse. En revanche, les cours destinés aux professionnels ou organisés dans le cadre d’une formation professionnalisante restent autorisés.

Je ne reviendrai pas sur l’activité en elle-même : prisée des Français, elle concerne 6 millions de personnes, et nous en connaissons les qualités – elle sollicite le corps dans sa globalité, stimule le cerveau, rend joyeux et crée du lien social. Je ne m’étendrai pas non plus sur votre choix de fermer les cours de danse : nous connaissons la gravité de la covid-19, et nous savons qu’il fallait tester, alerter et protéger.

Toutefois, les écoles de danse rencontrent de réelles difficultés financières. Grâce au fonds de solidarité, elles ont pu faire face à leurs charges jusqu’à présent, et attendent désormais un texte relatif à la reprise de leur activité. Mais cette reprise sera difficile, car les familles hésiteront à inscrire leurs enfants pour un trimestre ; or une réduction drastique du nombre de danseurs aurait des répercussions financières importantes.

Le Président de la République a annoncé un déconfinement en quatre étapes. Quand les écoles de danse rouvriront-elles, madame la ministre ? Quelles sont vos propositions pour relancer la pratique des activités sportives et culturelles, notamment de la danse ? Quels dispositifs sont prévus pour soutenir financièrement les écoles de danse jusqu’en septembre ?
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Mireille Robert
2021 mars 25
Après le bouleversement de la vie quotidienne de l’enfant et le retour à la maison, vient le moment du retour à l’école. Lorsque l’élève le souhaite, cette étape nécessite d’informer le milieu scolaire – enseignants, camarades, personnel administratif. Ce travail est vraiment important quand il s’agit d’enfants atteints d’un cancer, par exemple, qui peuvent revenir à l’école après avoir perdu leurs cheveux.

Il est alors primordial de s’appuyer sur les compétences et le rôle de formateur des professionnels de santé de l’éducation nationale, qui pourront former et informer les professionnels de l’éducation, informer les familles de leurs droits et accompagner l’accueil des jeunes atteints d’une maladie chronique.

Le but de l’amendement est donc d’inscrire dans la loi l’information et la formation des élèves et étudiants, du personnel enseignant et des enseignants d’éducation physique et sportive à la question des pathologies chroniques et du cancer.
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Mireille Robert
2021 mars 25
Je voudrais simplement revenir sur un point important. L’enseignant participe à l’élaboration du PAI en concertation avec l’ensemble de l’équipe pédagogique, mais pensons à celui qui reçoit dans sa classe un enfant atteint par exemple d’un diabète de type 1 ou d’épilepsie : s’il faut qu’il attende trois semaines voire davantage alors qu’il sait depuis le mois de juin qu’il accueillera un enfant souffrant de ces pathologies, je trouve que c’est une perte de temps qui met en danger la vie de l’enfant. Je veux bien de la souplesse mais je veux surtout de la sécurité, à la fois pour l’enseignant et pour la famille de l’enfant concerné. Quand c’est possible et quand la pathologie est connue, il faut agir le plus tôt possible.
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Mireille Robert
2021 mars 25
Il concerne le délai de trois semaines initialement prévu avant l’installation des protocoles. Lorsque la pathologie est déjà installée ou connue, la préparation de l’arrivée de l’enfant pourrait commencer dès la fin de l’année scolaire ou à la rentrée des classes. En tout état de cause, un délai de trois semaines est beaucoup trop long.
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Mireille Robert
2021 mars 25
Je souscris pleinement à ce que dit Mme la rapporteure, mais il est important que les enfants aussi aient conscience du fait que leur camarade atteint d’une pathologie ou d’une maladie grave est un camarade comme les autres, et qu’il faut vraiment l’accompagner et le traiter de la même manière que les autres.
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Mireille Robert
2021 mars 25
L’école inclusive est celle qui favorise la réussite scolaire de tous les enfants, sans distinction. Pourtant, le parcours scolaire d’un enfant atteint d’une maladie chronique est souvent semé d’embûches. L’accompagnement de l’enfant et la compréhension de sa maladie par ses camarades et par les enseignants sont des étapes délicates, mais importantes pour le bon déroulement de sa scolarité. Ces jeunes peuvent subir, au cours de leur scolarité, des situations discriminantes. Qu’il s’agisse de difficultés pour participer aux voyages scolaires ou de la récurrence de situations problématiques dans les services de restauration scolaire, on constate que l’information des personnes qui gravitent autour des jeunes présente de nombreuses lacunes, notamment à propos des pathologies elles-mêmes. Pour éviter ces difficultés, l’amendement vise à inscrire dans les programmes scolaires, notamment dans l’enseignement moral et civique, le respect de la personne, de son état de santé et de ses différences.
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Mireille Robert
2021 janv. 28
En moyenne, quatre ans séparent la déclaration d’un sinistre lié à la sécheresse de son indemnisation. Ce délai particulièrement long est préjudiciable pour les sinistrés. Cette situation résulte d’une absence d’encadrement de chaque étape du dossier. Il semble donc opportun qu’une réflexion soit menée pour raccourcir ce délai d’instruction et renforcer l’encadrement.
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Mireille Robert
2021 janv. 28
Oui, monsieur le président.
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Mireille Robert
2021 janv. 28
Les réparations réalisées à la suite d’un mouvement de terrain causé par un phénomène de sécheresse doivent tenir compte des meilleures techniques disponibles, afin qu’elles soient aussi durables que possible. L’amendement permettrait d’éviter certains écueils rencontrés dans la pratique par les sinistrés. Dans de trop nombreux dossiers, en effet, les assureurs font l’économie de travaux pérennes, préférant financer des travaux superficiels non pérennes et laissant les sinistrés démunis lors de sinistres ultérieurs. Il arrive aussi que les assureurs refusent d’indemniser entièrement les travaux, considérant qu’une partie relève de l’amélioration, alors que ceux-ci sont rendus nécessaires, d’une part, par le sinistre lui-même, d’autre part, par la loi, par l’évolution des normes ou la prise en compte des règles de l’art.
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