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Sandrine Mörch
2021 nov. 4
Un million de jeunes sont sans emploi, sans formation et ne poursuivent pas d’études – désormais, ce chiffre est connu de tous. Je salue l’annonce, par le Président de la République, d’un contrat d’engagement jeune pour les moins de 26 ans éloignés depuis longtemps de l’emploi et de la formation. De même, au plus fort de la pandémie, le Gouvernement a lancé le plan « 1 jeune, 1 solution », mobilisant plus de 9 milliards d’euros pour accompagner les jeunes. Mais à quoi bon voter des lois et des plans, si plus d’un jeune sur deux ne s’en saisit pas ? Il y va de leur insertion, de leur santé et de leur logement.

Pour lutter contre le non-recours à ces dispositifs, la Mutualité sociale agricole de Midi-Pyrénées a convoqué ses assurés de tous âges : au gré de 18 500 rendez-vous, elle a débloqué 8 500 aides qui n’avaient été ni touchées, ni réclamées. C’est pourquoi le contrat d’engagement jeune annoncé par le Président de la République ne vient pas s’ajouter aux nombreux dispositifs existants : il les intègre, les harmonise et les décloisonne au sein d’un nouveau cadre commun à tous les opérateurs ; c’est aussi pourquoi le Gouvernement a engagé, en 2019, une concertation nationale visant à étudier les conditions de mise en œuvre d’un revenu universel d’activité. Des travaux techniques ont été réalisés entre les administrations ; après avoir été suspendus par la crise, ils ont repris en avril 2021, et un rapport technique de préfiguration de la réforme sera remis au Gouvernement à l’automne 2021. Le Parlement se doit d’être pleinement informé des conséquences d’une telle réforme : si la lutte contre le non-recours aux aides est une priorité pour le Gouvernement, elle l’est aussi pour les parlementaires.
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Sandrine Mörch
2021 nov. 4
Pendant les confinements et la crise sanitaire, c’est par l’aide alimentaire que les services de l’État, les associations ou moi-même avons pu entrer en contact avec des populations particulièrement pauvres et souvent invisibles. Les associations caritatives ont assuré et assurent encore un rôle essentiel dans le soutien et l’accompagnement des citoyens les plus vulnérables, par la distribution d’aide alimentaire et de produits d’hygiène. Celle-ci constitue une sorte de passeport pour aller vers les gens et répondre ensuite à leurs autres besoins. Je salue la hausse des moyens alloués à l’aide alimentaire et aux associations caritatives, notamment l’attribution de 100 millions d’euros, prévue dans le cadre du plan de relance, à la constitution d’un fonds d’aide aux associations de lutte contre la pauvreté.

Peu de gens ont conscience du fait que l’aide alimentaire peut s’avérer vitale, en France, pour un certain nombre d’enfants vraiment pauvres. Les associations que j’ai reçues dans le cadre de la mission qui m’a été confiée par le Premier ministre et Jean-Michel Blanquer, relative à la compréhension des obstacles qui s’opposent à l’éducation de tous les enfants de France, m’ont alertée : une nutrition défaillante des enfants met en péril leur apprentissage ainsi que leur développement physique et intellectuel.

Je voudrais illustrer mon propos par un exemple positif : en Île-de-France, l’association Intermèdes Robinson effectue bénévolement une distribution alimentaire et cuisine un repas collectif pour les personnes en situation de précarité. Ces repas sont évidemment un prétexte efficace pour entrer en contact ; ils permettent à l’association de tisser des liens et de développer des accompagnements tout aussi essentiels : l’apprentissage de la langue française pour les enfants allophones, les aides administratives, les prises de rendez-vous, les inscriptions en classe, l’accompagnement en mairie, à l’école ou même vers la vaccination. La scolarisation ne peut être pensée sans le droit pour tous à l’alimentation.

Au travers de cet amendement d’appel, je demande une augmentation du budget de l’aide alimentaire nationale de 1 million d’euros, afin de développer des projets spécifiques d’achat de denrées par des associations locales. L’objectif est de diversifier l’offre, de répondre aux besoins en produits frais ou en protéines et de créer du lien.
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Sandrine Mörch
2021 oct. 27
Je suis très consciente des efforts faits et la création de cette fonction est très bénéfique. Il faut toutefois vraiment renforcer les moyens dont disposent ces très bons acteurs de la prévention de la pauvreté car ils sont complètement débordés. Je retire mon amendement mais j’enjoins à tous les députés de se saisir de leur commissaire à la lutte contre la pauvreté, parce que beaucoup de parlementaires ne connaissent même pas son existence.
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Sandrine Mörch
2021 oct. 27
Je voudrais, par cet amendement, témoigner de l’action inestimable des commissaires à la prévention et la lutte contre la pauvreté et tenter de renforcer cette action.

Nous avons créé cette fonction en 2020 ; depuis, nous travaillons main dans la main avec eux. C’est l’échelon dont nous avons besoin pour mettre fin aux politiques en silos : les treize commissaires à la prévention et la lutte contre la pauvreté assurent à l’échelle de chaque région et sous l’autorité du préfet de région le pilotage interministériel, la coconstruction avec les associations et un partenariat étroit avec les collectivités locales. En fait, c’est ce dont on a toujours rêvé, cette synergie des efforts qui nous manque tant pour que nous soyons véritablement efficaces et que nous réclamons tous à cor et à cri.

La fonction de ces commissaires est de rompre la reproduction sociale de la pauvreté des enfants, d’assurer des droits sociaux plus accessibles, plus équitables et plus incitatifs à l’activité et de lutter contre les inégalités sociales de santé. Concrètement, on peut retenir l’obligation de formation des jeunes de 16 à 18 ans ; la lutte contre les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance ; la mise en œuvre par les départements du premier accueil social inconditionnel de proximité ; le dispositif Aller vers pour la vaccination, si nécessaire, des publics précaires ; l’accompagnement global des publics éloignés de l’emploi avec Pôle emploi et les départements ; le service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE) avec les conseils départementaux, Pôle emploi et les caisses d’allocations familiales, qui agissent ensemble et non séparément.

Et si tous ces acteurs essentiels dans le déploiement de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté – je pense ici aux commissaires – bénéficient de l’appui des services du préfet de région, aucun fonctionnaire ne leur est rattaché, ce qui rend très fragile leur action qui dépend des moyens des préfets. Pour poursuivre et concrétiser cette volonté décentralisatrice du Gouvernement, l’amendement vise à permettre à chaque préfet de région de rattacher pleinement un cadre A, chargé de mission, au commissaire à la lutte contre la pauvreté sous l’autorité duquel il se placerait.
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Sandrine Mörch
2021 oct. 25
Monsieur le ministre, vous affirmez que la langue française « est un trésor précieux que nous avons vocation à faire partager à tous nos élèves ». Je suis entièrement d’accord avec vous. Du reste, l’enseignement de la langue française aux élèves allophones nouvellement arrivés s’inscrit au cœur de la stratégie d’intégration au sein de notre République.

L’accueil des élèves allophones est assuré au sein des établissements par des structures spécifiques dites unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A). Au cours de la première année de prise en charge pédagogique par l’UPE2A, un enseignement intensif du français d’une durée hebdomadaire de 9 heures minimum dans le premier degré et de 12 heures minimum dans le second degré est organisé, avec des temps de fréquentation de la classe ordinaire où l’élève est inscrit. Cet enseignement est plébiscité. Il constitue une solution.

Cependant, la mission relative aux freins à l’accès à l’éducation des enfants de France que le Premier ministre et vous-même, monsieur le ministre, m’avez confiée a mis en lumière la nécessité d’accentuer la durée hebdomadaire d’enseignement du français au sein des dispositifs UPE2A, au-delà des efforts consentis par l’État en la matière depuis une décennie. En effet, selon les témoignages d’enseignants et de médiateurs scolaires, un certain nombre d’élèves allophones ne maîtrisent pas suffisamment la langue française malgré leur passage en UPE2A et finissent pour cette raison par décrocher de leur nouvel établissement d’accueil.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Il constitue un encouragement à aller dans ce sens en supprimant la possibilité de recourir aux examens d’âge osseux. Qu’elle soit prise isolément ou combinée, aucune méthode médicale de détermination de l’âge osseux n’apporte, à l’heure actuelle, d’informations scientifiques suffisamment fiables et précises pour déterminer l’âge biologique des mineurs évalués ; ce n’est pas moi qui le dis, mais l’Ordre des médecins et les conseils départementaux. Le non-respect du caractère subsidiaire d’un examen devant être utilisé uniquement en dernier recours, le contournement de son caractère non suffisant – c’est-à-dire qu’il doit être utilisé en plus des autres indices – et le non-respect du principe du bénéfice du doute prévu par la loi doivent encourager le législateur à interdire cette pratique.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
La plus haute juridiction française, gardienne des libertés individuelles, réaffirme constamment qu’un juge ne peut fonder sa décision que sur des preuves qui sont contradictoirement discutées devant lui par les parties. Il est impensable dans notre code de procédure civile qu’une expertise puisse fonder une décision sans avoir été communiquée à la partie adverse et sans avoir fait l’objet d’un débat contradictoire : ce principe est un impératif de notre vie démocratique. Dès lors, un mineur doit prendre connaissance des informations recueillies par le représentant de l’État afin de formuler ses observations pertinentes au président du conseil départemental.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Un mineur isolé est un adulte en devenir, fragile, vulnérable, influençable, et ses parents ne sont pas là pour l’assister. Dès lors, la présence d’un tiers de confiance est essentielle pour l’accompagner auprès des services de l’État et constitue un impératif dans une démocratie. Avec cet amendement, il s’agit de garantir la protection des droits du mineur isolé dans cette procédure d’évaluation de la minorité.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
À l’inverse, cet amendement a pour objet de préciser que la présentation des MNA en préfecture et le recours au fichier AEM n’ont lieu qu’en l’absence de documents d’état civil valables. Le principe de la présomption d’authenticité des documents d’état civil est inscrit à l’article 47 du code civil : dès lors, la présentation par la personne d’un document d’état civil non formellement contesté doit rendre inutile toute investigation complémentaire, dont l’utilisation du fichier AEM. L’absence de validité s’entend comme l’établissement formel, après toutes vérifications utiles, du fait que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité au sens du même article 47.

C’est d’ailleurs également la condition posée à l’article 388 du code civil pour l’utilisation des examens d’âge osseux.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Cet amendement prévoit un temps de répit préalable à l’évaluation de la minorité et de l’isolement, afin qu’il devienne systématique.

Le guide ministériel des bonnes pratiques en matière d’évaluation de la minorité et de l’isolement des personnes se déclarant mineures, publié en décembre 2019, suggère qu’il est pertinent de « permettre à la personne de bénéficier d’un temps de répit lors de son accueil et préalablement au début de la procédure d’évaluation de sa situation. Ce temps peut contribuer à éviter que l’évaluation repose sur des éléments recueillis sur des mineurs en souffrance, épuisés, parfois en errance psychique, et donc incapables d’apporter des réponses détaillées et cohérentes, notamment concernant leur parcours de vie. Cette période peut par ailleurs être mise à profit pour que le jeune se repose, soit mis en confiance et soit informé dans une langue comprise et parlée sur les différentes formes de protection dont il peut bénéficier » – ou non – « ainsi que sur les modalités pratiques et les conséquences de la procédure dans laquelle il s’est engagé ».
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Cet amendement a pour objet de rétablir le renvoi aux dispositions relatives à l’accueil provisoire d’urgence tel qu’il est aujourd’hui prévu par l’article L. 223-2 du code de l’action sociale et des familles. C’est en effet primordial pour assurer la protection immédiate effective des mineurs non accompagnés.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Il s’agit là encore de sécuriser les parcours de reconnaissance de minorité des mineurs non accompagnés et de diminuer autant que possible les réévaluations en limitant cette décision au juge des enfants.

L’amendement adopté en commission constitue une avancée et limitera les réévaluations à l’initiative des départements. Cependant, en pratique, lorsque l’orientation nationale a été décidée par une ordonnance de placement provisoire du parquet dans le département de départ, de nombreux parquets des départements d’accueil procèdent à la réévaluation de la minorité et de l’isolement des mineurs qui leur sont orientés.

En s’assurant que toutes les décisions à l’origine de l’orientation soient à l’initiative d’un juge, on s’assure qu’elles aient l’autorité de la chose jugée. D’une part, les conseils départementaux ne peuvent légalement refuser de les exécuter ; d’autre part, on évite les réévaluations à l’initiative des parquets, puisque dans ce cas, le juge se dessaisit au profit du juge des enfants territorialement compétent.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Il a pour objectif de protéger réellement les mineurs non accompagnés contre les réévaluations, en rappelant la possibilité d’ordonner des astreintes pour assurer l’exécution effective des décisions du juge à l’origine de l’orientation. J’ai plusieurs exemples, à Toulouse notamment, de jeunes qui bénéficient d’une décision de justice exécutoire, qui n’est dans les faits pas exécutée, dans l’attente d’une décision de la juridiction d’appel. Cette perte de temps, alors qu’une première décision de placement a été rendue, est un vrai gâchis. Il s’agit de quatre à huit mois perdus dans la vie d’un adolescent qui ne sera pas suivi par un éducateur, pas scolarisé, et restera sans projet d’insertion professionnelle, voire à la rue.

L’amendement adopté en commission constitue une avancée et limitera les réévaluations à l’initiative des départements. Cependant, il faut noter que l’orientation du mineur dans le cadre de la répartition nationale repose toujours sur une décision judiciaire – du parquet ou du juge des enfants – en application des alinéas 3 et 4 de l’article 375-5 du code civil. Ainsi, lorsqu’un second département réévalue la minorité d’un jeune qui lui est orienté, il s’agit d’un défaut d’exécution d’une décision de justice ayant autorité de chose jugée. Ces défauts d’exécution sont parfois constatés et sanctionnés par les tribunaux administratifs, mais encore faut-il que le mineur soit appuyé par des associations et des avocats, ce qui n’est évidemment pas toujours le cas.

La loi prévoit la possibilité pour le juge des enfants d’ordonner une astreinte pour assurer l’exécution de sa décision, mais cette possibilité est rarement mobilisée en matière d’assistance éducative. Cela constitue pourtant un moyen supplémentaire pour le juge, qui constaterait des défauts d’exécution récurrents ou des délais excessifs, de s’assurer de la bonne exécution de ses décisions. L’amendement vise à rappeler cette possibilité dans le cas des décisions d’orientation prises par le juge des enfants.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
L’article 14 bis a été ajouté lors de l’examen du texte en commission des affaires sociales, grâce aux amendements défendus par la rapporteure Bénédicte Pételle, par Florence Provendier et par moi-même.

On constate sur le terrain une multiplication des évaluations, qui constituent une charge importante pour le budget de l’État et pour ceux des départements, comme l’a souligné non seulement la Cour des comptes, mais aussi le Défenseur des droits. Ces multiples évaluations portent préjudice aux jeunes et portent atteinte à leurs droits fondamentaux. Il est donc primordial d’interdire les pratiques de réévaluation de la minorité par certains départements, dans lesquels les enfants sont orientés après avoir été reconnus mineurs dans leur département de départ.

Je tenais également à remercier l’hémicycle et le secrétaire d’État de n’être pas tombés dans la méprise délétère entretenue par certains autour des mineurs non accompagnés, leur faisant endosser tous les maux de la France. Merci, c’est un débat plus équilibré !

Vendredi dernier à l’Élysée, Emmanuel Macron nous invitait à saluer les entreprises innovantes des territoires. En guise de cadeau, nous avons reçu une baguette des boulangers français ; une grande fierté ! Figurez-vous que ces mêmes boulangers réclament à cor et à cri que de jeunes mineurs non accompagnés travaillent auprès d’eux, parce qu’ils ne trouvent pas cette main-d’œuvre en France. Ils trouvent en ces jeunes, qui ont eu un parcours souvent dramatique, la force, la niaque, le courage de travailler et de se forger un avenir ; parce qu’eux savent d’où ils viennent et ce qu’ils veulent. C’est par centaines que les petits patrons – électriciens, plombiers, entrepreneurs dans le bâtiment – ont exprimé leur demande d’employer ces jeunes.

Il est urgent d’ouvrir un grand chantier constructif concernant l’accompagnement, l’éducation, la formation et l’emploi des mineurs isolés et des jeunes majeurs étrangers – je rejoins en cela la demande de plusieurs collègues. Ils peuvent être une partie de la relève de la France. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – Mme Bénédicte Pételle, rapporteure, applaudit également.)
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Je le retire, monsieur le président.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Cet amendement, qui a été travaillé avec UNICEF France, vise à inscrire dans la loi la nécessité de suivi de l’exécution des décisions de justice en matière d’assistance éducative par la gouvernance territoriale renforcée et les ODPE.

En 2019, l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu un rapport sur les délais d’exécution des décisions de justice en matière de protection de l’enfance. Outre un manque de données tant au niveau départemental que national sur les délais d’exécution, le rapport fait état d’une tendance à l’accroissement de ces délais.

À titre d’exemple, s’agissant des mesures d’action éducative en milieu ouvert (AEMO), un tiers des départements présentent des délais d’exécution moyens supérieurs à quatre mois et deux tiers des délais moyens compris entre zéro et trois mois. En moyenne, 8 à 9 % des mesures d’AEMO sont en attente d’application.

Cet accroissement des délais d’exécution des décisions de justice a des conséquences préjudiciables à tous les stades de la prise en charge et peut entraîner une mise en danger de l’enfant, des ruptures de prises en charge, des orientations par défaut ou encore des fins de mesures trop précoces et peu anticipées.

Lorsque les mesures de placement ne sont pas exécutées, les mineurs peuvent être maintenus durant plusieurs semaines voire plusieurs mois dans une situation de danger. Ces défauts d’exécution sont particulièrement courants s’agissant des mineurs non accompagnés dans certains départements. Il convient de mieux connaître cette réalité pour mieux lutter contre elle afin de préserver les enfants.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Cet amendement, suggéré par la branche française du Fonds des Nations unies pour l’enfance, l’UNICEF, vise à garantir par la loi la neutralité et l’indépendance du président du nouveau groupement d’intérêt public pour la protection de l’enfance, l’adoption et l’accès aux origines personnelles. C’est une nécessité au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
J’aimerais aussi que l’on parle de ce qui fonctionne bien, notamment dans les familles d’accueil. Pour cela, je vais reprendre un témoignage que nous avions recueilli dans le cadre de la mission d’information dont Perrine Goulet était rapporteure. Après la mort de sa mère lorsqu’elle avait 6 ans, Maeva a été placée avec son frère dans un foyer puis tous deux ont été confiés à une même famille d’accueil : « La famille d’accueil a évidemment été pour nous une chance. On est tombé sur une famille d’accueil formidable que j’aime très fort, qui est ma deuxième famille aujourd’hui. Je suis la marraine de la première fille de mon frère d’accueil, mon frère est le parrain du fils de mon frère d’accueil. Nous formons une famille. C’est ma deuxième famille, ce ne sont pas mes parents : je ne les appelle pas papa et maman, mais Jean-Jacques et Henriette. C’est mon ancrage et cela l’a été pendant de très nombreuses années. Si je n’avais pas eu la tendresse de ma famille d’accueil, sa patience infinie face à deux enfants très en colère, je n’en serais certainement pas là aujourd’hui. Ils ont été aidants à bien des égards. Je sais que le fait que nous ayons été placés chez eux les a aidés à se construire comme nous à nous construire. J’étais sur les bons rails : j’avais cette famille d’accueil, j’étais une bonne élève, mon frère aussi. Je fais de grandes études, j’ai beaucoup d’ambition. »

Dans l’exercice du métier d’assistant familial, les liens créés sont parfois tellement forts qu’ils perdurent bien au-delà de la majorité de l’enfant. Permettre aux assistants familiaux de repousser l’âge de leur retraite pour conserver la garde des enfants dont ils s’occupent, c’est reconnaître la particularité de ce métier, la force des liens noués, qui peuvent être de nature quasiment filiale, et surtout l’engagement de ces professionnels en vue de la réussite des garçons et des filles qui leur sont confiés. C’est une avancée importante que propose l’article 11 et je vous en remercie, monsieur le secrétaire d’État. (Mme Stella Dupont applaudit.)
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Il s’agit d’un amendement de repli, qui prévoit la consultation a posteriori du juge compétent.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
L’objet de cet amendement est que le juge soit consulté, et non plus seulement avisé de tout changement du lieu de placement, sauf en cas d’urgence.

Je rappelle encore une fois que tous les anciens enfants placés que nous avons auditionnés dans le cadre de la mission d’information rapportée par Perrine Goulet nous ont dit d’emblée – et sans se concerter – combien ils avaient souffert d’être ballottés d’une structure ou d’une famille à l’autre sans transition, sans accompagnement, sans passage de relais, et que tous les liens qu’ils avaient noués soient coupés du jour au lendemain.

Lyes Louffok, par exemple, avait été placé à sa naissance dans une famille d’accueil où il était resté cinq ans ; lorsque ce lien a dû être rompu pour cause de déménagement, il a été ballotté dans sept lieux de placement différents en dix ans, et c’est ce tout premier séisme subi à l’âge de 5 ans qui a obéré pour la suite toutes les chances de placement réussi. Il me semble donc que la consultation du juge est indispensable, et non pas seulement son information.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
Les témoignages des jeunes adultes sortis de l’aide sociale à l’enfance sur des maltraitances sont nombreux. En 2019, la mission d’information sur l’aide sociale à l’enfance dont Alain Ramadier était le président et Perrine Goulet la rapporteure avait auditionné M. Mamédi Diarra qui, placé pendant onze ans, a évoqué les maltraitances – proxénétisme, troubles psychologiques non traités – dans des structures restées ouvertes. Il avait proposé de prononcer « des sanctions fermes et sans complaisance en cas de maltraitance d’une structure accueillante qu’elle soit psychique, physique ou morale. Je vise le retrait de l’agrément ou de l’habilitation à accueillir des enfants. Il y va de l’intérêt supérieur de l’enfant car trop de structures continuent aujourd’hui à exercer et à accueillir lorsque des maltraitances sont avérées et mêmes connues des institutions départementales. »

Dans cette optique, l’amendement vise à renforcer le contrôle sur les établissements et les services qui accueillent des jeunes mineurs. L’article 5 leur impose de mener une politique de lutte contre les violences et de prévention. L’amendement propose de faire du non-respect de cette obligation un motif de retrait de l’agrément. Le conseil départemental peut déjà retirer l’habilitation à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale prévue par l’article L. 313-9 du code de l’action sociale et des familles. Toutefois, le retrait des habilitations est très encadré et ne suffit à pas à retirer l’agrément à un établissement qui ne respecterait pas la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 8
La Suède a été le premier pays à introduire dans la loi l’interdiction des châtiments corporels, en 1979. Elle constate depuis lors une diminution des placements en foyers. Une étude récente croisant des données recueillies dans quatre-vingt-huit pays a mis en évidence une corrélation entre l’interdiction des châtiments corporels et la baisse de la violence physique entre adolescents. En France, le législateur a introduit dans le code civil le principe selon lequel l’autorité parentale s’exerce sans violence physique ou psychologique, répondant ainsi aux recommandations répétées du Comité des droits de l’enfant et du Comité européen des droits sociaux.

Or le Défenseur des droits, notamment dans son avis au Parlement rendu en 2018, a rappelé la nécessité que l’interdiction des châtiments corporels et des traitements humiliants soit également inscrite dans le code de l’éducation et dans le code de l’action sociale et des familles. Il importe que le législateur pose le principe de cette double interdiction pour tout professionnel intervenant auprès d’enfants. Il s’agit encore une fois de renforcer la lutte contre les violences que peuvent subir certains enfants de l’aide sociale à l’enfance.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 7
Par cet amendement, je souhaite que l’autorité tierce vers laquelle les enfants peuvent se tourner en cas de difficulté dans un établissement social ou médico-social bénéficie d’un droit de visite dans cet établissement. Une telle mesure s’inscrit dans la logique des mesures adoptées par la commission. Permettre à une personne tierce d’accéder au lieu de vie de l’enfant garantira un accueil de qualité, sans violence ni maltraitance.

Comme l’a suggéré M. le secrétaire d’État pendant les travaux de la commission, une telle mission pourrait être confiée aux délégués du Défenseur des droits dans les territoires, qui ont une meilleure vision des problèmes dans les foyers. Le Défenseur des droits veille au respect des droits de l’enfant et se saisit des cas de violence et de maltraitance au sein des institutions publiques, dont il a d’ailleurs témoigné dans son rapport de 2019 intitulé « Enfance et violence : la part des institutions publiques ». Les 2 000 jeunes interrogés par le Défenseur des droits pour rédiger ce rapport ont déclaré que la plus grande violence qu’ils aient eu à subir était le manque de considération et d’écoute, ce qui ne peut manquer de nous interpeller. Le rapport dénonce également la violence physique et verbale exercée par des jeunes sur d’autres jeunes, ainsi que la violence du personnel. Les établissements sociaux et médico-sociaux accueillent un public fragile, composé d’enfants de l’ASE ou d’enfants handicapés, marginalisés et dépendants. C’est la raison pour laquelle il est fondamental que l’autorité tierce se déplace dans les établissements sans attendre que les jeunes la sollicitent.
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Sandrine Mörch
2021 juil. 7
Je rappelle que la crise sanitaire a mis un terme aux sorties sèches des dispositifs d’aide sociale à l’enfance. Le projet de loi que nous examinons généralise la garantie jeunes ou le contrat jeune majeur pour que ceux qui ont bénéficié d’une protection quand ils étaient mineurs ne se retrouvent pas abandonnés le jour de leurs 18 ans. Il est effectivement primordial de les accompagner vers l’emploi et le logement, les deux étant indissociables et indispensables pour l’entrée dans une vie adulte autonome. Cet amendement vise à compléter le projet de loi, en rendant systématique la priorisation des jeunes sortant de l’ASE dans les dispositifs de logement social.
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