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Justine Benin
2021 déc. 16
En complément ce que vient de dire Hélène Vainqueur-Christophe, je souhaite préciser qu’il est très important qu’il y ait un volet portant sur les impacts à la chlordécone. Certes, il y a eu une commission d’enquête, présidée par Serge Letchimy, et dont j’étais rapporteure, certes il y a eu différents plans « chlordécone », en particulier le dernier, mais on voit bien, avec la crise que nous vivons en Guadeloupe, que, au-delà de la vérité, de l’exigence de vérité et des préconisations faites par la commission d’enquête, les populations veulent clairement connaître les conséquences de l’exposition au chlordécone.
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Justine Benin
2021 déc. 16
Il propose que les collectivités territoriales concernées soient consultées par le directeur général de l’agence régionale de santé dans la préparation du budget de l’agence.
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Justine Benin
2021 déc. 16
Je précise que l’amendement no 2843 ne propose pas un régime dérogatoire, mais une coprésidence à titre expérimental.

Par ailleurs, l’ensemble des élus de Guadeloupe ont condamné unanimement et fermement les violences à l’encontre des personnels soignants et du directeur général du CHU de la Guadeloupe, M. Cotellon (Mme Maina Sage et M. Bertrand Pancher applaudissent), dont le bureau a été caillassé, hier encore. Nous sommes aux côtés de l’ensemble des personnels soignants de Guadeloupe et de l’ensemble de nos populations.

Nous traversons depuis dix-huit mois une situation de crise, déplorons plus de 600 morts répertoriés – sans compter les morts à domicile –, et vivons encore dans une grande tension, du fait de la crise sociétale qui sévit depuis plus de six mois. Je l’affirme devant la représentation nationale : nous sommes mobilisés pour sortir de la crise. Nous sommes aussi des élus dignes, fiers d’appartenir au territoire archipélagique de la Guadeloupe, bien que nous ayons parfois le sentiment d’être délaissés, dans une situation tendue et difficile. (Mme Maud Petit applaudit.)
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Justine Benin
2021 déc. 16
Une fois encore, nous insistons pour que soit instaurée une coprésidence du conseil de surveillance de l’agence de santé de Guadeloupe, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy par le préfet et le président du conseil régional, afin que les grands sujets de santé soient traités, avec la directrice générale de l’agence, dans un esprit collaboratif et de coconstruction.
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Justine Benin
2021 déc. 16
L’ensemble des élus de Guadeloupe ont à cœur le rétablissement du texte voté par le Sénat. Nous espérons vivement que le Gouvernement le comprendra : les difficultés que nous avons connues, avec la directrice régionale de l’agence de santé, durant cette longue période de crise, ont révélé combien une coprésidence des ARS par le préfet et le président du conseil régional s’imposait. Je le répète, tous les élus de Guadeloupe le demandent.
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Justine Benin
2021 déc. 16
Il vise à instaurer une composition plus équilibrée du conseil d’administration des ARS en attribuant un tiers des sièges aux élus qui représentent les collectivités ou leurs groupements. La crise du covid-19 a démontré, une fois encore, l’importance du rôle des élus, leur connaissance du terrain et la nécessité de faire bénéficier les ARS de leur expérience. Il serait donc très utile, pour le bon fonctionnement et le renforcement de l’efficience de ces dernières, de réserver une part plus importante aux élus au sein du conseil d’administration.
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Justine Benin
2021 déc. 16
L’article 31, relatif à la gouvernance des agences régionales de santé (ARS), a fait l’objet d’évolutions depuis le début de la navette parlementaire. Notre groupe s’en réjouit, mais considère qu’il faut aller plus loin. À cette fin, mon collègue Philippe Vigier aura l’occasion de défendre certains amendements. Ceux que je défendrai pour ma part concernent plus spécifiquement les outre-mer, notamment la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Ils visent à rendre cette agence de santé, qui englobe trois territoires aux institutions, fonctionnements et spécificités très différents, plus représentative des populations des territoires et de leurs besoins en matière de soins.

Les amendements que le groupe Démocrates a déposés à l’article 31 tendent à répondre à des enjeux d’efficacité et d’effectivité du parcours de soins sur les trois territoires. Il est impératif d’améliorer la gouvernance de cette agence de santé, car depuis plusieurs années, notamment depuis la crise de la covid, les failles dans les parcours de soins se sont aggravées, mettant en grande souffrance professionnelle les soignants et les personnels de santé, ainsi que les patients.

Aussi, chers collègues, je souhaite que vous accordiez une attention toute particulière à nos propositions.
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Justine Benin
2021 nov. 9
Dans les douze mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement, si le présent amendement est adopté, remettra au Parlement un rapport visant à évaluer l’activité d’accompagnement et d’insertion des étudiants ultramarins par l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité, en particulier le dispositif Passeport pour la mobilité de la formation professionnelle (PMFP), au regard du contexte d’exode massif de la jeunesse des territoires d’outre-mer.
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Justine Benin
2021 nov. 9
Cet amendement de mon collègue Max Mathiasin pour objet d’abonder de 2 millions d’euros les crédits consacrés aux collectivités territoriales, afin de développer l’ingénierie pour leur permettre une meilleure utilisation des crédits. En effet, le manque de capacité en ingénierie a été identifié à plusieurs reprises dans les annexes budgétaires comme une cause de la sous-consommation des crédits de la mission Outre-mer. Il est donc nécessaire de renforcer les capacités des collectivités ultramarines dans ce domaine.
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Justine Benin
2021 nov. 9
Les crédits de la mission Outre-mer pour 2022 s’élèvent à près de 2,6 milliards d’euros en autorisations d’engagement et à près de 2,5 milliards d’euros en crédits de paiement, qui sont en augmentation. Comme vous l’avez dit, les crédits de paiement sont un marqueur essentiel de l’activité réelle. Leur hausse est donc une bonne nouvelle pour nos territoires.

Le Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés tient à saluer la hausse de 4,45 % des crédits de la ligne budgétaire unique consacrés au logement social, dans le prolongement de l’augmentation votée l’année dernière. Il s’agit là d’une politique forte visant à lutter contre l’habitat indigne et à favoriser l’accès au logement. Vous allouez des crédits pour l’accession à la propriété, mais aussi pour l’amélioration de l’habitat privé et l’acquisition de terrains situés dans la zone des cinquante pas géométriques en Guadeloupe et en Martinique. J’y suis particulièrement sensible et je reste mobilisée depuis des lustres par ces questions récurrentes.

Je souligne également la reconduction des crédits supplémentaires en faveur de l’insertion des jeunes et le maintien, dans l’ensemble des territoires, des financements en faveur de LADOM, ainsi que les crédits de 1,4 million d’euros dégagés en faveur d’actions destinées à accompagner les mineurs en déshérence.

Il me paraît essentiel d’évaluer LADOM, afin que ce dispositif reste un véritable outil d’insertion, mais aussi d’aide au retour. Nous vivons en effet un exode de notre jeunesse de Guadeloupe, de Martinique et d’autres territoires des outre-mer. J’ai déposé, à titre individuel, un amendement en ce sens, qui vise à la remise d’un rapport gouvernemental pour évaluer l’activité d’accompagnement et d’insertion de nos jeunes ultramarins par LADOM, en particulier le dispositif du passeport pour la mobilité de la formation professionnelle, au vu du contexte d’exode massif de notre jeunesse des territoires des outre-mer.

Pour ce qui concerne l’accompagnement des collectivités locales, les 110 millions d’euros du FEI, le Fonds exceptionnel d’investissement, sont à nouveau maintenus, ce qui abondera notamment les enveloppes destinées aux contrats de convergence et de transformation.

Je tiens également à souligner la nécessité de mieux accompagner nos collectivités dans la mise en œuvre de leurs projets structurants, indispensables pour nos territoires, et dans le respect des délais fixés, en créant un pool d’ingénierie, pour la création duquel je crois utile de réfléchir à l’institution d’un fonds. Il existe certes des comités de pilotage, et les collectivités – qu’il s’agisse des maires ou des présidents des régions, des départements ou des EPCI, les établissements publics de coopération intercommunale – restent mobilisées, mais nous pouvons aller plus loin tous ensemble pour faire mieux, dans l’intérêt général de nos territoires et de ceux qui y vivent.

Pour revenir plus spécifiquement au projet de loi de finances pour 2022, le groupe Démocrates note deux avancées majeures. La première, qui concerne directement les collectivités locales, est la création d’une nouvelle ligne budgétaire de 2,5 millions d’euros destinée à accompagner les opérations de ramassage d’algues sargasses, cause d’un drame environnemental qui frappe nos territoires de Guadeloupe et de Martinique. Je souhaite que l’ensemble des présidents de collectivités et des maires s’emparent de ce budget – je pense au Moule, à l’Anse-Bertrand et à La Désirade, très souvent bloqués quand les bateaux ne peuvent accoster sur ces petits territoires.

La seconde avancée concerne l’augmentation des aides aux propriétaires, ciblée sur les ménages modestes et destinée à renforcer la rénovation du parc privé. Avec cette mesure nouvelle, il ne s’agit plus seulement d’accompagner les ménages très modestes, mais également les ménages modestes appartenant à la classe moyenne dans l’amélioration du logement dont ils sont propriétaires. C’est une mesure importante.

Si ce budget va dans le bon sens, je souhaite que nous prêtions également une attention toute particulière aux crédits du plan de relance pour les outre-mer. En effet, les incidences économiques de la crise sanitaire, en particulier sur nos TPE, sont lourdes et difficiles à vivre au quotidien. Nombre de secteurs essentiels sont fragilisés, même si les différentes aides ont été maintenues, et parfois renforcées, pour accompagner l’ensemble du secteur économique. Comme vous l’avez dit, monsieur le ministre, depuis le 1er octobre, les territoires ultramarins soumis à des restrictions d’activité sont désormais les seuls en France à bénéficier du fonds de solidarité et du dispositif d’activité partielle, sans reste à charge pour les entreprises dès 60 % de perte de chiffre d’affaires. Nous souhaitons que cette approche, qui tient compte des particularités locales, puisse se poursuivre.

Pour ce qui est, enfin, de l’octroi de mer, qui a été reconduit, notre groupe salue votre décision de porter le seuil d’assujettissement des petites entreprises de 300 000 à 550 000 euros de chiffre d’affaires. Nous devrions toutefois engager une véritable réflexion sur l’octroi de mer avant l’échéance des six ans.

Mes chers collègues, comme vous l’aurez compris, le groupe Démocrates votera en faveur des crédits de cette mission. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe LaREM. – Mme Maina Sage applaudit également.)
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Justine Benin
2021 nov. 9
Monsieur le ministre, je connais votre engagement au service de l’outre-mer, et tout particulièrement pour répondre aux problèmes du quotidien de nos concitoyens. Vous avez pris la mesure des spécificités de nos territoires, et ce budget en est l’illustration.
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Justine Benin
2021 oct. 22
À titre personnel, je soutiens l’amendement de ma collègue Hélène Vainqueur-Christophe ; je la remercie de l’avoir déposé, puisqu’il nous permet d’apprendre que le rapport tant attendu a été rendu hier.
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Justine Benin
2021 oct. 19
Or, en commission, le rapporteur m’a demandé de retirer mon amendement afin de mener ce débat en séance publique et d’obtenir des réponses claires concernant ma circonscription et, au-delà, nos compatriotes de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane.
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Justine Benin
2021 oct. 19
Le combat contre l’épidémie n’est pas gagné. Dans l’article 1er, vous proposez la prorogation du régime juridique de l’état d’urgence sanitaire.

En commission, j’avais déposé deux amendements. Le premier a été jugé irrecevable. Le second prévoyait la remise d’un rapport à brève échéance afin d’évaluer l’opportunité de maintenir ou de rétablir la gratuité des tests PCR, prenant ainsi acte d’une différenciation territoriale nécessaire dans les territoires d’outre-mer et surtout dans ma région, la Guadeloupe.
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Justine Benin
2021 oct. 19
J’associe à ma question les députés du groupe Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés, notamment Max Mathiasin, ainsi que les députés de Guadeloupe Olivier Serva et Hélène Vainqueur-Christophe. Dans ma circonscription – où j’étais encore la semaine dernière –, mais aussi sur l’ensemble du territoire de la Guadeloupe, je vois chaque jour la peur, l’angoisse, les tensions des femmes et des hommes, des jeunes, des moins jeunes face à l’obligation vaccinale. (Mme Mathilde Panot applaudit.)

La réalité du taux de vaccination dans notre territoire est inquiétante : 30 % à 40 % du personnel soignant est vacciné, ce qui ne permet pas d’assurer la continuité des soins, d’autant que l’on manque de remplaçants vaccinés. Dès lors, comment continuer à prendre soin d’une population qui subit particulièrement l’épidémie de covid-19, avec une quatrième vague violente, meurtrière, et une cinquième vague qui se profile ?

Dans les établissements de santé, les personnels soignants, les éducateurs spécialisés, les directeurs des établissements – le directeur de la clinique du Moule dans ma circonscription, comme tous les autres –, mais aussi les représentants de l’Alliance nationale Guadeloupe, que j’ai rencontrés : tous veulent pouvoir assurer la continuité des soins. Aussi, monsieur le ministre de la solidarité et de la santé, nous souhaitons que vous nous indiquiez comment gérer la situation avec souplesse pour éviter le chaos, à l’exemple de la Guyane. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Justine Benin
2021 sept. 7
Je l’ai dit lors de la discussion générale, je le répète : l’heure est grave pour les territoires d’outre-mer et nous avons examiné ce texte en faisant preuve de responsabilité collective face à la situation sanitaire de nos territoires.

La gravité de la situation nécessite, vous l’avez compris, probité, solidarité et unité pour lutter efficacement contre la pandémie. Il faut donc poursuivre nos efforts pour enrayer la propagation d’un virus qui a déjà emporté tellement de vies et qui pèse sur la vie quotidienne des populations. Il nous faut donc avancer ensemble, en nous dotant des moyens indispensables pour sortir de cette crise par le haut. Le groupe Dem votera bien sûr pour ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
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Justine Benin
2021 sept. 7
Certes beaucoup reste à faire, mais, alors que nous discutons de l’état d’urgence sanitaire, la teneur de nos débats m’accable. Je reçois des SMS de familles qui nous regardent et qui les jugent intolérables après autant de morts, pour lesquels les pompes funèbres ont dû acheter des containers de cinq ou six pieds pour y loger les cadavres et les cercueils. (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem, Agir ens et UDI-I.)

Je suis triste, parce que, sur la radio locale, la journaliste a demandé en créole : « Organizé zot ! » (« Organisez-vous ! »), après que, pour la première fois, la lecture des avis de décès a duré de treize heures quarante-cinq à seize heures trente. Cela a été difficile pour nos populations.

Mes chers collègues, il m’est chaque fois difficile de prendre la parole dans cet hémicycle, mais je vous demande de penser à ces nombreuses familles qui ont tant perdu dans l’ensemble des territoires des outre-mer. (Mêmes mouvements.)
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Justine Benin
2021 sept. 7
Je suis fière d’avoir défendu, avec mon collègue sénateur Dominique Théophile et l’ensemble des parlementaires de la Guadeloupe, la proposition de loi rénovant la gouvernance de l’eau. Nous avons mené un gros travail d’auditions. Qui mieux que des Guadeloupéens comme nous pouvaient comprendre les soucis et les difficultés rencontrées sur le terrain ?

Nous ne devons pas rouvrir cette blessure béante, nous avons besoin d’apaisement, en particulier sur des enjeux qui ont fait l’objet d’un dialogue constructif entre les parlementaires et l’ensemble des élus locaux.

Je suis également fière que l’ensemble des élus de la Guadeloupe aient tenu les délais et que le SMO, incluant les collectivités majeures, ait vu le jour le 1er septembre, avec l’élection de son président Jean-Louis Francisque. Je suis fière enfin de ce symbole d’unité, que nous voulions tous depuis 2009, de solidarité et de dialogue constructif et apaisé.
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Justine Benin
2021 sept. 7
J’en appelle en cela à l’unité, première arme pour arrêter les guerres de religion, à la solidarité, mais aussi au sens des responsabilités pour un dialogue constructif avec l’État – je vous le demande instamment monsieur le ministre –, afin d’instaurer, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), non seulement une véritable organisation de travail pour revoir les coefficients géographiques, mais aussi une mission d’intérêt général en faveur de l’outre-mer. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – Mmes Maina Sage et Sophie Panonacle et M. Philippe Gosselin applaudissent également.)
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Justine Benin
2021 sept. 7
C’est le moment de resituer le débat. Nous vivons aujourd’hui des jours sombres et la crise nous affecte fortement. Comme souvent dans des situations graves, nous faisons face à des inquiétudes et nous constatons la colère de la population, ses incompréhensions, certes légitimes, face à la perte d’un père, d’une mère, d’une fille, d’une femme, d’un époux en même temps, qu’il faut mettre en terre, jour après jour.

Nous devons nous interroger sur nos responsabilités et non nous réfugier dans la recherche de boucs émissaires. Le vrai sujet est le suivant : comment restaurer la confiance pour lutter efficacement contre le virus ?
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Justine Benin
2021 sept. 7
L’heure est grave en outre-mer. L’heure est grave et, en Guadeloupe, nous vivons une situation sans précédent : le taux d’incidence au sein de notre population n’avait jamais été atteint en France jusqu’à présent – jusqu’à 2 000 personnes contaminées pour 100 000 habitants ; un nombre important d’hospitalisations qui pèsent sur l’ensemble du système de santé ; une dizaine de décès chaque jour, sans compter les morts à domicile ; et des cas graves qui touchent également les plus jeunes. Ces chiffres sont alarmants et la gravité de la situation est similaire chez nos voisins de la Martinique ou nos compatriotes de la Polynésie.

La première conséquence de cette forte reprise épidémique est la saturation du système de santé. En Guadeloupe, les hôpitaux font face, depuis plusieurs semaines, à un afflux massif de malades. Tous les professionnels de santé se sont mis en ordre de bataille pour affronter cette crise jour et nuit. Les établissements hospitaliers de Guadeloupe, publics et privés, se sont coordonnés pour doubler le nombre de lits, que ce soit en médecine ou en réanimation. Comment voulez-vous que ces personnels vaillants, toujours debout, comprennent les nombreuses critiques qui se font jour, alors qu’ils sauvent des vies au quotidien ?

Je tiens à saluer ici l’engagement constant et sans faille de l’ensemble des personnels soignants des hôpitaux publics et privés, des médecins de ville et des infirmiers libéraux, sans oublier les centaines de professionnels de la réserve sanitaire venus en renfort dans nos territoires durement touchés. (M. Philippe Gosselin applaudit.)

Cette crise sanitaire est violente, ses conséquences sur la vie quotidienne des populations sont nombreuses : d’importantes mesures de freinage ont dû être prises pour limiter la circulation du virus ; la rentrée scolaire en Guadeloupe et en Martinique a dû être décalée pour garantir la protection de notre jeunesse et de l’ensemble des populations – décision prise en responsabilité avec l’ensemble des élus locaux et le Gouvernement.

Cette crise sanitaire, par son caractère inédit et sa brutalité, bouleverse les repères habituels et ébranle un peu plus la confiance. Elle bouleverse y compris les traditions les plus ancrées, puisque nos rites funéraires si caractéristiques des cultures créoles sont remis en question par les effets de la pandémie. C’est aussi une nouvelle épreuve pour tous les acteurs économiques de nos territoires, notamment ceux du tourisme, secteur essentiel dans les territoires d’outre-mer et qui se retrouve à l’arrêt : bon nombre de très petites entreprises sont en grande souffrance, en grande difficulté et comptent sur le soutien massif de l’État et des collectivités.

Sur ce point, je sais, monsieur le ministre, les nombreux dispositifs de soutien mis en place par le Gouvernement – vous les avez rappelés –, mais je souhaite également que nous avancions ensemble, en créant une véritable commission de suivi pour l’accompagnement des secteurs économiques et du tourisme en particulier.

Nous sommes tous concernés par la crise sanitaire qui touche actuellement la Guadeloupe, la Martinique, la Polynésie et l’ensemble des territoires d’outre-mer. Chaque famille est touchée dans sa chair – je dis bien dans sa chair – car chacun connaît la douleur de perdre un proche. Nous devons entendre les peurs, les doutes et les craintes devant tant de désinformation, tant de manipulations à l’heure où certains doutent encore de la vaccination. Il faut écouter la parole des experts scientifiques et il est difficile de le faire comprendre à nos populations. C’est en cela, vous avez raison monsieur Gosselin, qu’il faut faire preuve de patience et de pédagogie. Nous devons entendre la douleur et la souffrance des malades et des familles, mais écouter aussi les témoignages des soignants. Gardons à l’esprit que tant qu’il n’y aura pas de traitement efficace pour lutter contre les formes graves du virus, le vaccin reste le seul moyen de lutter efficacement contre la pandémie et de sauver des vies.
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Justine Benin
2021 sept. 7
J’associe à ma question mon collègue Max Mathiasin.

Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, des dizaines de morts chaque semaine, un système de santé sous pression maximale : telle est la situation en Guadeloupe. Le personnel soignant œuvre jour et nuit pour prendre en charge les malades et sauver des vies ; je veux ici lui rendre hommage et saluer son engagement et celui de l’ensemble des renforts venus de l’Hexagone. (Applaudissements sur tous les bancs.)

Dans ces situations graves, des peurs, des inquiétudes et une colère légitime s’expriment. D’importantes mesures de freinage ont été instaurées en Guadeloupe, qui contraignent le quotidien de la population, affectent gravement les petites entreprises et les acteurs économiques et bousculent nos habitudes et nos pratiques les plus ancrées ; la rentrée des classes a ainsi été décalée.

Tout à l’heure, nous débattrons du projet de loi autorisant la prorogation jusqu’au 15 novembre de l’état d’urgence sanitaire dans les outre-mer. Cependant, il nous faut anticiper dès aujourd’hui la sortie de l’état d’urgence. Vous le savez, les territoires ultramarins connaissent des taux de vaccination bien plus faibles que l’Hexagone, à cause de la désinformation, du manque de pédagogie et de la manipulation sur les réseaux sociaux. Cet ensemble de facteurs pousse à la division, à la peur, à la fracturation de notre société et nous a fait perdre un temps précieux face à la progression du virus. Nous ne pouvons pas ajouter de la division aux fractures sociales qui perdurent.

Le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, a lui-même déclaré le 1er août, dans une interview à Libération, qu’il était prêt à présenter des adaptations du passe sanitaire aux réalités locales des outre-mer. Bien sûr, il nous faut écouter la parole des experts scientifiques, qui disent que nous sortirons de la crise sanitaire par le vaccin ; il nous faut aussi entendre les témoignages. Toutefois, concrètement, comment le Gouvernement prévoit-il d’adapter le déploiement du passe sanitaire dans les outre-mer, singulièrement en Guadeloupe ? Quelles mesures de différenciation proposez-vous ? (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)
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Justine Benin
2021 avr. 15
C’est avec émotion que je prends la parole devant la représentation nationale : nous voici arrivés à l’étape finale de l’adoption d’un texte crucial pour nos compatriotes de Guadeloupe. Je veux d’abord saluer l’esprit dans lequel se sont déroulés les débats. La proposition de loi avait été déposée conjointement par M. Dominique Théophile au Sénat et par mes soins à l’Assemblée nationale, avec le soutien du groupe du Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés. Ainsi, dès le départ, elle était placée sous le signe du consensus et de la complémentarité de nos deux chambres, et je me félicite que ces deux éléments aient continué à prévaloir tout au long des débats. C’est tout à l’honneur du Parlement d’avoir su saisir l’importance des enjeux pour bâtir le texte qui vous est soumis aujourd’hui. Les échanges au cours de la première lecture ont été constructifs et la commission mixte paritaire (CMP) s’est déroulée dans le même esprit. Comment aurait-il pu en être autrement ? Face à un constat largement partagé et face à la gravité de la situation et à ses conséquences pour les populations de Guadeloupe, il n’y avait pas de place pour les manœuvres politiques.

La CMP a naturellement repris la solution adoptée par l’Assemblée nationale et validée par le Sénat concernant le transfert des dettes. Le texte s’est également enrichi des apports – auxquels j’étais favorable – de nos collègues sénateurs concernant l’assouplissement du fonctionnement du syndicat mixte, la composition de la commission de surveillance et le renforcement de ses prérogatives. De plus, associer la population à la nouvelle gouvernance est une condition sine qua non du retour de la confiance des usagers, objectif qui nous a guidés pour aboutir à un texte juste, pragmatique et juridiquement solide.

À cet instant, je témoigne ma plus vive reconnaissance à la rapporteure du Sénat, Mme Françoise Dumont, qui a su comprendre toute la problématique et les enjeux du territoire – ce défi de l’eau en quantité, en qualité, en continuité –, afin de soutenir le texte avec conviction. Je salue avec respect les parlementaires de la Guadeloupe qui ont su prendre leurs responsabilités pour ne pas politiser inutilement le sujet de l’eau. Je veux également, dans le plus pur esprit républicain, saluer l’ensemble des acteurs institutionnels, publics ou privés, notamment les associations d’usagers. Merci à nos élus locaux – régionaux, départementaux, communautaires et municipaux – qui ont compris qu’il ne s’agissait pas d’une loi de dépossession mais, bien au contraire, d’une loi de justice et d’efficacité : elle reconnaît le rôle du département et de la région, qui ont constamment fait vivre la solidarité en investissant massivement depuis des années, et assoit le pouvoir des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) qui pourront désormais compter sur une gouvernance efficace au service des citoyens.

À vous, monsieur le ministre de l’intérieur, ainsi qu’à M. Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer, qui vous êtes investis sur ce sujet et qui avez compris le défi et les enjeux, je tiens à dire que la Guadeloupe aura besoin d’un soutien fort, dans le cadre de la loi de finances, pour accompagner la remise en état du réseau et l’apurement des dettes. Nous saurons nous faire entendre à l’automne prochain pour que l’État octroie les dotations nécessaires. Mes chers collègues, le Sénat a adopté le texte de la CMP le 8 avril dernier, et je vous invite à en faire de même. Ce faisant, vous parachèverez son cheminement parlementaire et vous offrirez à la Guadeloupe et à ses populations qui ont tant souffert, un service public de l’eau de qualité avec des compétences guadeloupéennes au service des Guadeloupéens. Par avance, en leur nom, je vous en remercie.
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Justine Benin
2021 févr. 17
Très bien !
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