En France, une femme sur huit développe un cancer du sein – on compte plus de 60 000 nouveaux cas chaque année. Ces femmes sont nos mères, nos filles, nos amies, nos voisines. Elles sont en souffrance physiquement, psychologiquement et financièrement. Le reste à charge qu’elles doivent assumer va de 1 300 à 2 500 euros – c’est énorme. De plus, la sécurité sociale leur applique trois jours de carence, auxquels pourraient s’ajouter prochainement, pour celles qui travaillent dans le secteur privé, quatre jours de carence supplémentaires, soit sept jours au total. Ces femmes se trouvent déjà en situation de précarité dans le monde du travail, à cause des temps partiels imposés, des CDD ou de l’absence d’une complémentaire santé. Supprimer ce délai de carence ne serait que justice. Il est temps d’agir, de voter la prise en charge intégrale des parcours de soins, de supprimer le délai de carence et de garantir aux patientes les ressources financières dont elles ont besoin pour mener à bien leur combat contre le cancer et se soigner correctement et dignement.
Merci ! Qu’elle soit jeune ou moins jeune, qu’elle ait ou non des enfants, qu’elle vive en ville ou à la campagne, une femme sur huit est touchée par le cancer du sein. C’est la maladie la plus meurtrière pour les femmes. « C’était un véritable tsunami dans ma vie », « la vie ne sera plus jamais comme avant » : voilà en quels termes ont témoigné Amélie, Valérie, Sandrine et beaucoup d’autres. Le parcours de soins des ALD est un parcours du combattant : à la fatigue, à l’inquiétude, à la douleur permanentes s’ajoute le stress lié aux dépenses. La maladie rend financièrement plus vulnérable. Chirurgie réparatrice, perruques, soins psychologiques sont mal remboursés ; vernis, crèmes, turbans ne le sont pas du tout. Au total, le reste à charge s’établit en moyenne entre 1 300 et 2 500 euros, ce qui est énorme pour les femmes précarisées par des CDD ou des temps partiels imposés. On ne peut accepter que des femmes malades se privent de soins nécessaires pour des motifs financiers – cela représente par exemple 15 % des renoncements à la reconstruction mammaire. À La France insoumise, nous pensons qu’il est urgent d’adopter cette proposition de loi et d’aller plus loin pour prendre sérieusement en considération l’ensemble des ALD.
La vitesse sera abaissée sur l’A86. J’espère donc que les engagements pour l’A6 seront tenus l’année prochaine, et que les travaux commenceront enfin. Le bruit, les habitants n’en peuvent plus ! Cela les empêche de dormir, ce qui a des conséquences sur leur santé. J’espère donc que vous tiendrez votre parole.
L’Haÿ-les-Roses, Fresnes, Chevilly-Larue : quatorze voies de circulation de l’autoroute A6 traversent ces communes de ma circonscription. Chaque jour, plus de 12 000 riverains subissent le bruit et la pollution provoqués par les 300 000 véhicules qui empruntent quotidiennement l’autoroute la plus large d’Europe, qui mène à Paris, au marché de Rungis et à l’aéroport d’Orly. À proximité de ce tronçon de l’autoroute A6 se trouvent une crèche, un groupe scolaire, un collège, une résidence pour personnes âgées et un complexe sportif. Selon l’association Bruitparif, ces populations vulnérables doivent supporter un bruit d’au moins 80 décibels – soit le niveau sonore d’un aspirateur –, alors même que la limite légale est fixée à 70 décibels en journée. S’exposer à un tel niveau de bruit pendant trente ans, c’est perdre trois années d’espérance de vie. L’enrobé antibruit posé en 2017 et 2018 n’a aujourd’hui plus aucun effet sur les bruits de roulement. Et à ce bruit s’ajoute la pollution : cette autoroute génère à elle seule près de la moitié du bilan carbone l’haÿssien. Depuis vingt-cinq ans, les résidents se battent, notamment avec l’association l’haÿssienne des Castors du Jardin parisien, pour que l’État agisse afin d’éviter les maladies respiratoires et cardiaques et que ces habitants de banlieue aient eux aussi le droit à la tranquillité et à un monde plus respirable. Mais aujourd’hui, ils sont abandonnés par l’État. Des mesures permettraient pourtant de diminuer le bruit et la pollution sur ce tronçon, comme la requalification de la zone en point noir bruit, l’abaissement de la vitesse, la pose d’un mur antibruit ou de tout autre dispositif efficace allant en ce sens. Dès le début de mon mandat, j’ai alerté sur cette situation, notamment à travers une question écrite adressée au Gouvernement il y a plus d’un an. J’ai également saisi le préfet de région, M. Marc Guillaume, qui m’a annoncé par un courrier du 12 juillet 2023 l’abaissement de la vitesse maximale autorisée de 90 à 70 kilomètres à l’heure sur les tronçons concernés. Cette décision devait faire l’objet d’une concertation avec le public et les élus de L’Haÿ-les-Roses, pour être appliquée au premier semestre 2024. Un an plus tard, je n’ai toujours pas reçu de réponse à ma question écrite au Gouvernement, la concertation relative à l’abaissement de la vitesse n’a toujours pas eu lieu et la mesure n’est donc toujours pas entrée en vigueur. Pourquoi les engagements pris par l’État en matière d’abaissement de la vitesse sur l’autoroute A6 n’ont-ils pas été tenus ? Quand seront-ils enfin appliqués ?
Mon tweet a été vu plus de 4 millions de fois. Il n’a pas pu échapper au Gouvernement. Au moment où je l’ai publié, le Premier ministre actuel était ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse. Pourtant, rien : silence, aucun mot de soutien, aucun mot de compassion, ni de sa part, ni de celle de M. Darmanin ou de Mme Borne, alors Première ministre. Aucun d’entre vous ne s’est exprimé ! Je suis dans l’obligation de sortir le Gouvernement de son silence coupable.
Madame la ministre de l’éducation et de la jeunesse, le 4 décembre dernier, j’ai reçu ici, dans la maison du peuple, une classe de ma circonscription. Comme le font mes collègues, j’ai publié un tweet où figurait une photo des élèves accompagnée de ces mots : « Bienvenue aux élèves de la seconde pro du lycée Mistral de Fresnes. De la joie et de la curiosité pour cette première visite à l’Assemblée nationale. Ravie de contribuer à la formation de votre parcours citoyen ! » Aussitôt, un déferlement de haine : la fachosphère reprend mon tweet, le cite, et parle en boucle de grand remplacement. Les commentaires racistes qui visent des enfants sont horribles et inadmissibles. Et vous le savez, ce qu’ils ont subi n’est pas un événement isolé. Le racisme est une réalité dans ce pays et il touche aussi les enfants, parce qu’ils sont noirs, parce qu’ils sont arabes, parce qu’ils sont de banlieue. Les racistes ont voulu mettre à genoux des enfants de la République.