Sans la France, il n’y aurait pas eu d’accord européen. Les enjeux qui sont devant nous sont désormais de deux ordres. D’une part, il faut mettre en œuvre cet accord pour 2040, qui va nous engager sur une trajectoire de diminution importante des émissions de gaz à effet de serre. Cela inclut les énergies fossiles et le méthane. D’autre part, il va aussi falloir discuter au niveau international du cadre dans lequel nous travaillons. Compte tenu de la répartition des émissions mondiales, il n’est pas possible d’imaginer que l’Europe soit la seule à prendre des engagements climatiques.
…et nous avons été isolés au niveau européen alors que l’Europe est arrivée à Belém avec l’engagement de baisser de 90 % ses émissions d’ici à 2040. Or la France a joué un rôle pivot dans la négociation qui a abouti à cet engagement.
💬 • Monique Barbut, Ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature • 2025 Nov 26 14:56:17
J’ai bien entendu votre question, mais les responsables de l’échec de Belém ne sont pas devant vous. Ce sont les pays dits Brics, associés à la présidence brésilienne, qui ont fait en sorte que les mots « fossile » et « déforestation » n’apparaissent pas dans le texte qui devait être approuvé par l’ensemble des délégations nationales. (Exclamations répétées sur les bancs du groupe EcoS.)