💬 • Monique Barbut, Ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature • 2026 Mar 25 14:59:02
Vous avez raison, madame la députée, la redevance PFAS avait été inscrite dans la loi de finances pour une entrée en vigueur au 1er mars 2026. Il est vrai que des améliorations légistiques ont été nécessaires, ce qui fait que le délai a été dépassé. Le décret relatif à la redevance PFAS est maintenant prêt à être présenté et sera publié dès l’issue de la consultation. Vous le savez, le ministère de la transition écologique soutient très fortement la proposition de loi dont vous êtes à l’initiative, qui vise à réduire l’impact environnemental du secteur textile et à lutter contre l’ultrafast fashion. La Commission européenne ayant émis des avis circonstanciés sur le texte, un travail juridique de notre part a été nécessaire. Nous avons répondu par écrit aux questions de la Commission. Nous estimons aujourd’hui que les réponses que nous lui avons apportées nous permettent de maintenir un niveau d’ambition très élevé pour votre proposition de loi. Une commission mixte paritaire pourra donc se tenir d’ici à la fin du premier semestre 2026.
Si nous faisons la promotion de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables, c’est pour éviter des catastrophes supplémentaires. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
Enfin, pour l’essentiel, les inondations à répétition que nous vivons sont liées au réchauffement climatique. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe RN.)
…l’État prend sa part dans les financements nécessaires à l’adaptation au changement climatique, à travers le fonds Barnier, les Papi et d’autres actions que nous menons en soutien des collectivités locales.
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💬 • Monique Barbut, Ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature • 2026 Feb 17 15:44:23
Hier, je suis allée témoigner de ma compassion aux habitants du sud de la Gironde. Peut-être cela vous importe-t-il peu, mais j’ai fait ce déplacement aussi à la demande du maire de Cadillac. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) J’ai été interrogée sur différents sujets liés à l’entretien des digues et à la responsabilité de l’État et des collectivités locales dans ce domaine. Je le rappelle, cet entretien est à la charge des collectivités locales. Toutefois, comme je l’ai aussi souligné hier,…
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💬 • Monique Barbut, Ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature • 2026 Feb 17 15:25:00
Vous nous interrogez sur les inondations qui touchent l’ouest de la France. Mes premières pensées et celles du gouvernement vont d’abord aux Françaises et aux Français qui sont victimes de ces intempéries. Je veux aussi, comme vous l’avez fait, remercier tous ceux qui sont en première ligne dans ce moment difficile, notamment les personnels de la sécurité civile et les élus. Vous l’avez souligné, nous sommes face à une conjonction d’événements climatiques inédits. Pas moins de 1 600 personnes ont été évacuées, onze départements restent placés en alerte orange et trois en alerte rouge. Nous faisons aussi face à un record d’humidité des sols : un tel niveau n’avait jamais été recensé depuis 1959. Certes, aujourd’hui, nous devons gérer les conséquences directes des inondations, mais, vous l’avez dit, dans un second temps il nous faudra réfléchir aux moyens de renforcer notre résilience face aux événements climatiques d’ampleur. L’artificialisation excessive des sols joue un rôle déterminant dans ces crues majeures. C’est pourquoi il nous faudra la limiter en maintenant l’objectif zéro artificialisation nette – vous l’avez rappelé – et renforcer le recours aux solutions fondées sur la nature. Par ailleurs, l’État apportera son soutien aux collectivités touchées par ces intempéries, par l’intermédiaire du fonds Barnier et du fonds Vert, lequel a déjà permis d’investir dans les programmes d’action de prévention des inondations grâce à un financement de… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de la ministre. – MM. Paul Molac et Jimmy Pahun applaudissent cette dernière.)
…comme à tous les agents de la fonction publique. (Exclamations sur les bancs des groupes EcoS et DR. – Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice.)
Comme toutes les autres nominations, celle de Mme Le Strat a relevé d’une procédure administrative. Compte tenu de l’émotion suscitée par cette décision, je tiens à ce que nous soyons attentifs à ce que ce processus se soit déroulé dans la plus grande neutralité. C’est pourquoi le premier ministre a, dès hier soir, saisi l’Inspection générale de l’administration (Applaudissements, sur les bancs du groupe DR), le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, et l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable, pour enquêter sur les modalités de son recrutement. (« Quelle honte ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)
…je souhaite revenir sur le processus de recrutement de Mme Le Strat. (Approbations sur les bancs du groupe DR.) Il s’agit d’un remplacement à la suite d’un départ en retraite. Ce processus a eu lieu l’été dernier.
Leur travail de préservation de la biodiversité est essentiel à nos territoires et à l’avenir de l’agriculture. (Exclamations sur les bancs du groupe DR.) En ce qui concerne le cas que vous mentionnez,…
…qui remplissent avec engagement leurs missions, parfois dans des conditions difficiles. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS.)
Par ailleurs, je suis aussi consciente de la nécessité de nouer des liens apaisés entre l’Office français de la biodiversité et les agriculteurs.
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💬 • Monique Barbut, Ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature • 2026 Jan 27 16:30:33
D’abord, je veux dire que je comprends profondément la colère et les inquiétudes du monde agricole.
Sans la France, il n’y aurait pas eu d’accord européen. Les enjeux qui sont devant nous sont désormais de deux ordres. D’une part, il faut mettre en œuvre cet accord pour 2040, qui va nous engager sur une trajectoire de diminution importante des émissions de gaz à effet de serre. Cela inclut les énergies fossiles et le méthane. D’autre part, il va aussi falloir discuter au niveau international du cadre dans lequel nous travaillons. Compte tenu de la répartition des émissions mondiales, il n’est pas possible d’imaginer que l’Europe soit la seule à prendre des engagements climatiques.
…et nous avons été isolés au niveau européen alors que l’Europe est arrivée à Belém avec l’engagement de baisser de 90 % ses émissions d’ici à 2040. Or la France a joué un rôle pivot dans la négociation qui a abouti à cet engagement.
💬 • Monique Barbut, Ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature • 2025 Nov 26 14:56:17
J’ai bien entendu votre question, mais les responsables de l’échec de Belém ne sont pas devant vous. Ce sont les pays dits Brics, associés à la présidence brésilienne, qui ont fait en sorte que les mots « fossile » et « déforestation » n’apparaissent pas dans le texte qui devait être approuvé par l’ensemble des délégations nationales. (Exclamations répétées sur les bancs du groupe EcoS.)