Dans le Loiret comme partout en France, la première préoccupation des Français est la santé – les municipales l’ont encore démontré. Avant de siéger sur ces bancs, j’ai été élue de terrain pendant trente ans. Les délais d’attente, la difficulté à trouver un médecin traitant, les inégalités persistantes : ces réalités, je les ai vues, je les ai vécues dans ma commune, à Saint-Denis-en-Val. Et pourtant, bien des choses ont évolué ces neuf dernières années. C’est deux fois plus de médecins formés dans la région Centre-Val de Loire, grâce à la création du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Orléans et de la faculté de médecine ; c’est plus de valorisation et de partage des compétences, notamment pour les pharmaciens, et bientôt pour les infirmiers ; c’est un système de santé qui sort de ses cloisonnements habituels – je pense à l’organisation des soins non programmés, au déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et du service d’accès aux soins (SAS). Dans l’Orléanais, nous avons démontré que nous pouvions transformer les difficultés en opportunités, que nous savions innover, nous adapter et améliorer l’accès aux soins de nos compatriotes. C’est dans cette dynamique que le premier ministre a lancé, à l’automne dernier, le réseau France Santé. À rebours des injonctions que l’on entend trop souvent, il s’agit d’un outil concret, pragmatique, pensé pour répondre aux besoins réels. La promesse est simple : un rendez-vous avec un professionnel de santé en moins de quarante-huit heures et à moins de trente minutes de chez soi. Madame la ministre de la santé, pouvez-vous nous donner des éléments concrets au sujet du déploiement de ce réseau et des mesures prévues pour garantir à nos concitoyens un accès aux soins effectif ?