🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
📜Proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux et politiques ostensibles dans les compétitions et les événements sportifs
Julien Odoul
18 juil. 2023

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 2min.

Mesdames, Messieurs,

Depuis plusieurs années, le monde du sport fait régulièrement l’objet de menées communautaristes qui contreviennent non seulement aux valeurs universelles du sport, mais aussi aux principes républicains régissant notre société. Les revendications religieuses se multiplient – prosélytisme, communautarisme ou radicalisation – et touchent tous les lieux de la pratique sportive : clubs, fédérations, sport scolaire et universitaire. Comme le confirme le Conseil des sages de la laïcité dans une note de mars 2022, « il est même l’objet d’un véritable entrisme religieux ».

Cette offensive prend souvent corps par le port de tenues manifestant une appartenance religieuse sur les terrains de sport, dont le hijab.

Le journal Le Parisien a récemment dévoilé l’ampleur des incidents liés au port du voile, où certains clubs choisissent délibérément de mépriser le règlement de la Fédération Française de Football (FFF) qui interdit formellement dans son article premier « tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance […] religieuse ». Le 11 juin dernier à Pierrefitte, un arbitre a dû être escorté par les forces de l’ordre pour sortir du gymnase ; il avait simplement appliqué le règlement et refusé de faire jouer le match car des joueuses souhaitaient rester voilées. Chaque semaine, des militantes islamistes bravent l’interdit et provoquent les arbitres en exhibant leur étendard. « Sur le terrain, il faut mettre la religion de côté », c’est ce que martèlent des arbitres qui se sentent abandonnés par les pouvoirs publics.

Le 29 juin dernier, un sondage CNEWS‑CSA indiquait que 77 % des Français étaient favorables à l’interdiction du port du voile chez les joueuses de football lors de compétitions. Si ce rejet massif est rassurant, force est de constater que l’entrisme islamiste, lui, gagne du terrain dans le monde du sport, devant l’impuissance et parfois la complaisance de certaines fédérations sportives. En juin 2021, soutenu par plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’Homme, le collectif « Les Hijabeuses » a saisi le Conseil d’État pour annuler l’article premier du règlement de la Fédération Française de Football (FFF). Après un avis favorable à l’autorisation du port du hijab par le rapporteur public du Conseil d’État, la décision rendue le 29 juin dernier sauve finalement, à son échelle, nos principes républicains : « Le principe de neutralité du service public s’applique aux fédérations sportives qui en ont la charge ».

Par nature, le sport est un moyen de transcender ses appartenances à un groupe ou à une classe, et de fédérer un peuple autour de valeurs de paix, d’unité et de fraternité. Comme il fait partie intégrante de la société, il agit aussi comme un révélateur des tensions qui agitent le corps social. Afin de garantir le respect du principe de neutralité dans le sport, il convient de lever l’incertitude juridique qui existe aujourd’hui concernant le port de tenues et de signes religieux et politiques. Le sport doit être protégé de toute revendication communautaire ou politique.

Dans cette logique, l’article 1er de cette proposition de loi vise à définir clairement la règle, et à interdire le port de signes religieux ou politiques ostensibles dans les compétitions et les événements sportifs. L’article 2 vise au retrait de l’agrément des associations sportives qui ne respecteraient pas l’interdiction des signes religieux ou politiques ostensibles.

Tel est l’objet de la proposition de loi que nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.

Article 1

Après le deuxième alinéa de l’article L. 100‑2 du code du sport, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Ils veillent à interdire le port de signes religieux ou politiques ostensibles lors de la participation aux compétitions et aux événements sportifs organisés par les fédérations sportives et les associations affiliées. »

Article 2

À la première phrase du sixième alinéa de l’article L. 121‑4 du code du sport, après le mot : « prévues », sont insérés les mots : « au troisième alinéa de l’article L. 100‑2 et ».

🚀