Mme la ministre et M. le rapporteur viennent de faire l’aveu de leur impuissance. Nous sommes aujourd’hui le 29 mai. J’en profite pour rappeler que le 29 mai 2005, 55 % des Français ont dit non au traité constitutionnel européen : ils ont dit non au fédéralisme, ils ont dit non à votre ordre européen. Les propos de M. le rapporteur sont grossièrement caricaturaux : on peut défendre les fruits et légumes français sans vouloir sortir de l’Union européenne. L’Espagne a décidé d’une baisse de la TVA sur les carburants pour ramener son taux à 10 %. Quelqu’un comme vous a sûrement dit que c’était inopérant. Pourtant, ses dirigeants l’ont fait pour garantir l’intérêt de leurs concitoyens ! On a bien compris que vous ne voulez rien faire et que vous préférez rester dans l’ordre européen et la concurrence déloyale. Concernant les fruits exotiques, j’ajoute que…
Or nous avons la même histoire. De Pointe-à-Pitre à Dunkerque, de Sens à Mayotte, nous avons la même histoire et nous devons respecter la communauté nationale. Parce qu’au Rassemblement national nous refusons la repentance permanente, parce que nous refusons la division des Français, parce que nous refusons leur culpabilisation et l’instrumentalisation politique qui est devenue la marque de fabrique de La France insoumise, nous voterons contre cet article.
Nous le redisons : oui, l’esclavage a été une tragédie et un crime contre l’humanité. Toutes les traites ont été des drames. Toutes les traites doivent être connues, enseignées, commémorées avec rigueur et dignité. Mais l’histoire ne doit jamais devenir une arme politique au service d’une entreprise de repentance. Cet article, malheureusement, ne vise pas à réconcilier les Français et à les réunir autour de leur histoire : il vise à enfermer des générations entières dans une logique de culpabilité, de ressentiment, de revanche, mais aussi dans une logique de fragmentation mémorielle.
Or nous voyons, élection après élection, que nos compatriotes ultramarins, dans leur large majorité, attendent Marine Le Pen pour régler les problèmes de pouvoir d’achat, de services publics et d’ensauvagement de la société. Ils attendent le Rassemblement national pour régler leurs problèmes de 2026 et de 2027, pas leurs problèmes d’il y a quatre siècles.