Mesdames, Messieurs,
Bien quâil sâagisse dâune expĂ©rience particuliĂšrement traumatisante, la question de la fausse couche, dĂ©finie comme lâinterruption prĂ©coce de la gestation, reste aujourdâhui un vĂ©ritable tabou en France.
Pourtant, la fausse couche nâest pas un Ă©vĂ©nement rĂ©siduel dans le chemin vers la grossesse. On estime en effet quâune grossesse sur quatre se solde par une fausse couche et quâune femme sur dix environ traverse une fausse couche dans sa vie. Chaque annĂ©e, 23 millions de fausses couches se produisent dans le monde, soit environ 15 % du total des grossesses. Cela reprĂ©sente 44 grossesses perdues chaque minute.
Pour les futurs parents, cette Ă©preuve est souvent un choc, un drame silencieux dont les douleurs sont vĂ©cues dans lâombre et auquel notre sociĂ©tĂ© ne prĂ©pare guĂšre.
Le manque de repĂšres pour les femmes concernĂ©es est autant dĂ» Ă un manque de transmission informelle de la part de lâentourage familial et social quâĂ un manque dâinformation publique.
Pas de prĂ©paration dans les cours dâĂ©ducation sexuelle, pas de campagne de prĂ©vention, pas dâinformation systĂ©matique et complĂšte de la part de gynĂ©cologues et obstĂ©triciens. Ce phĂ©nomĂšne reste mĂ©connu par la majoritĂ© des femmes qui sont confrontĂ©es Ă une fausse couche. Cellesâci se retrouvent souvent dĂ©munies et apeurĂ©es pour leur prochaine grossesse.
Lâimpact et les consĂ©quences des fausses couches sont encore trop souvent sousâestimĂ©es. Le manque dâempathie, dâaccompagnement psychologique et les idĂ©es reçues peuvent rendre le deuil pĂ©rinatal des femmes et de leur partenaire particuliĂšrement difficile Ă traverser.
Par ailleurs, que ce soit dans le systĂšme de soin ou dans la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral, la conviction selon laquelle les fausses couches sont inĂ©vitables persiste. ParâlĂ , il exhorte les femmes Ă âjuste rĂ©essayerâ et minimise les consĂ©quences physiques et mentales personnelles dâune fausse couche.
Cet Ă©tat dâesprit conduit Ă une prise en charge mĂ©dicale souvent peu adaptĂ©e.
Auscultation juste Ă cĂŽtĂ© des salles de naissance, avec en fond les pleurs des nouveauânĂ©s, attentes de plusieurs semaines entre lâannonce de lâarrĂȘt de la grossesse et le curetage, renvoi au domicile sans explication ou mĂȘme traitement antidouleur⊠Les tĂ©moignages sont nombreux de femmes, si ce nâest traumatisĂ©es, au moins chamboulĂ©es par une prise en charge minimaliste dâun Ă©vĂ©nement extrĂȘmement marquant de leur vie.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation.
Le premier dâentre eux est relatif Ă une mauvaise orientation des femmes dans cet accompagnement. Les sagesâfemmes, par exemple, sont encore invisibilisĂ©es dans le cadre de la premiĂšre prise en charge de la grossesse. Pourtant, leurs compĂ©tences nâont cessĂ© dâĂ©voluer, de sâĂ©largir. Toutefois, le flou persistant sur leur statut rĂ©el induit une mauvaise connaissance de leur champ de compĂ©tences, qui sâĂ©tend pourtant de la naissance physiologique aux conditions de suivi et de surveillance de la grossesse et de la fausse couche.
Un second facteur est le manque de personnel mĂ©dical. AuâdelĂ de la situation extrĂȘmement tendue et alarmante de nos hĂŽpitaux, un rapport parlementaire, prĂ©sentĂ© en octobre dernier au SĂ©nat, pointe par exemple le manque criant de gynĂ©cologues sur notre territoire. Ainsi, 13 dĂ©partements en sont dĂ©pourvus, et 77 dĂ©partements sont en dessous de la moyenne de 2,6 gynĂ©cologues pour 100 000 femmes en Ăąge de consulter.
Enfin, un dernier facteur peut expliquer ce manque dâaccompagnement des femmes ; câest celui de la formation mĂ©dicale. En 2018, le Haut conseil Ă lâĂ©galitĂ© entre les femmes et les hommes (HCE) a montrĂ© dans un rapport la multiplication des violences gynĂ©cologiques et le « sexisme ambiant » dans le monde mĂ©dical. Le HCE recommande ainsi, dans le cadre de la formation des gynĂ©cologues, de repenser le rapport aux patientes et les pratiques obstĂ©triques vers plus dâempathie, de consentement et de prĂ©vention des violences gynĂ©cologiques.
Il est nĂ©cessaire de consacrer de vĂ©ritables moyens Ă la formation des soignants sur ces sujets aussi sensibles que douloureux. En effet, considĂ©rĂ©es comme courantes et naturelles, les fausses couches sont souvent banalisĂ©es par le corps mĂ©dical, qui ne mesure que trop peu encore la dimension traumatique de lâĂ©vĂ©nement, tant sur le plan physique que psychologique, puisquâil entraĂźne un bouleversement majeur Ă la fois du corps et du quotidien.
Ainsi, il existe plusieurs verrous majeurs au plan de la prise en charge physique, psychologique mais aussi en termes dâinformation au sein de la sociĂ©tĂ© et autant dâadaptation du droit pour contribuer Ă rĂ©pondre aux problĂ©matiques spĂ©cifiques rencontrĂ©es par les femmes victimes de fausse couche. Ă lâexemple de la NouvelleâZĂ©lande, qui a adoptĂ© en mars 2021 une loi accordant un congĂ© spĂ©cial de trois jours, tant Ă la personne traversant une fausse couche quâĂ son conjoint.
Les sentiments de tristesse, de honte, de culpabilité, de solitude suite à une fausse couche sont fréquents, et une parole plus libre sur le sujet contribuera aussi sûrement à lever les verrous déjà cités.
Ă cet Ă©gard, la prĂ©sente proposition de loi entend amĂ©liorer la prise en charge mĂ©dicale et psychologique des fausses couches, tout en permettant une meilleure prĂ©vention et connaissance de cellesâci.
Le premier chapitre propose de revoir la prise en charge médicale et psychologique des fausses couches.
Lâarticle 1 prĂ©voit la mise en place dâun parcours de soins spĂ©cifique Ă la prise en charge des fausses couches.
Tout dâabord, Ă des fins prĂ©ventives, les professionnels de santĂ© recevant une femme enceinte devront lâinformer, lors de la premiĂšre consultation, dâune part sur les risques associĂ©s Ă la grossesse, notamment en matiĂšre de fausse couche, et dâautre part sur les moyens de les prĂ©venir. Un suivi psychologique adaptĂ© et entiĂšrement gratuit sera Ă©galement proposĂ© aux patientes Ă cette occasion.
Ensuite, en cas de fausse couche, un parcours de soin commun Ă toutes les femmes devra ĂȘtre respectĂ©. Celuiâci comprendra notamment un entretien mĂ©dical adaptĂ©, avec la possibilitĂ© de rester Ă lâhĂŽpital pour les femmes qui le souhaitent.
Le temps oĂč lâon se contentait de dire aux femmes « essayez encore » doit ĂȘtre dĂ©passĂ©. Ainsi, un entretien psychologique personnalisĂ© sera systĂ©matiquement proposĂ© au couple traversant une fausse couche.
Un nouvel examen mĂ©dical sera enfin proposĂ© dans les quatre semaines suivant la fausse couche. Cette consultation pourra ĂȘtre adaptĂ©e pour les femmes souhaitant faire un enfant, notamment pour chercher dâĂ©ventuels facteurs de risques tels que lâanĂ©mie, les anomalies thyroĂŻdiennes ou le syndrome des antiphospholipides.
Lâarticle 2 propose la crĂ©ation dâun congĂ© spĂ©cial de trois jours pour la survenue dâune fausse couche, Ă destination tant de la femme que de son ou sa conjoint(e).
La fausse couche nâest pas une maladie, câest une perte, qui sâaccompagne dâun deuil. Ă ce titre, ce congĂ© est un moyen de reconnaĂźtre officiellement cette perte et ses consĂ©quences psychologiques pour les personnes la traversant. Il permettra dâoffrir du temps pour sâen remettre physiquement et mentalement.
Par ailleurs, si nous voulons avancer vers une plus grande Ă©galitĂ© au sein du couple et une dĂ©construction des rĂŽles et des tĂąches traditionnellement assignĂ©s, nous devons aussi permettre au conjoint, quel que soit son genre ou son statut, de sâimpliquer tout au long des Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă la grossesse, de se sentir directement concernĂ©, dans les hauts comme dans les bas.
Lâarticle 3 intĂšgre la prĂ©vention des violences gynĂ©cologiques et obstĂ©tricales Ă la formation initiale et continue des professionnels de santĂ©. Ces violences sont une forme de sexisme restĂ©e trop longtemps tue et sousâestimĂ©e parce que taboue. Dans lâintimitĂ© dâune consultation ou dâun accouchement, des femmes sont pourtant victimes de pratiques violentes ou pouvant ĂȘtre perçues comme telles. Il sâagit dâactes non appropriĂ©s ou non consentis, tels que des Ă©pisiotomies, des touchers vaginaux, lâutilisation de lâexpression abdominale, la nonâutilisation de lâanesthĂ©sie pour des interventions douloureuses, etc.
Dans le cadre dâun deuil pĂ©rinatal, ces violences peuvent avoir des consĂ©quences graves sur lâĂ©tat de santĂ© des femmes, y compris sur le plan psychologique. Ainsi, cet article entend faire Ă©voluer positivement et rapidement les pratiques de certains professionnels de santĂ©.
Le second chapitre vise Ă amĂ©liorer la connaissance de la fausse couche et des risques qui lâentourent.
Lâarticle 4 confie Ă SantĂ© Publique France et aux agences rĂ©gionales de santĂ© la mission de dĂ©velopper lâinformation la plus large possible sur les fausses couches. En effet, la question des interruptions spontanĂ©es de grossesse reste extrĂȘmement taboue en France et les couples ou femmes seules y sont souvent peu prĂ©parĂ©s. Il est donc nĂ©cessaire dâamĂ©liorer lâinformation sur ce sujet, et de la transmettre Ă un maximum de personnes. Ainsi, la crĂ©ation dâun livret Ă destination du public, diffusĂ© par lâentremise des professionnels de santĂ© susceptibles de recevoir des femmes enceintes, serait une premiĂšre Ă©tape.
Par ailleurs, cet article prĂ©voit la mise en place dâun numĂ©ro vert destinĂ© Ă rĂ©pondre aux interrogations face aux diffĂ©rents symptĂŽmes, de rassurer et dâaiguiller Ă©ventuellement les femmes prĂ©sentant des signes de fausse couche.
Lâarticle 5 propose dâintĂ©grer les sujets de la grossesse et des risques associĂ©s, notamment en matiĂšre de fausse couche, aux cours dâĂ©ducation Ă la santĂ© sexuelle et reproductive. Il est en effet primordial de sensibiliser les Ă©lĂšves, au mĂȘme titre que ces cours contribuent dâores et dĂ©jĂ Ă lâapprentissage du respect dĂ» au corps humain et sensibilisent aux violences sexistes ou sexuelles ainsi quâaux mutilations sexuelles fĂ©minines.
Le troisiÚme chapitre tend à améliorer la prévention des risques associés à la fausse couche
Lâarticle 6 crĂ©e un « droit au tĂ©lĂ©travail » pour les femmes enceintes dont les missions peuvent ĂȘtre exercĂ©es Ă distance. Certaines salariĂ©es enceintes peuvent ĂȘtre dĂ©sireuses de travailler depuis leur domicile, ne seraitâce que pour sâĂ©pargner un trajet domicileâtravail et le stress liĂ© Ă leur Ă©tat physique. Il est avĂ©rĂ© que lâexposition au stress peut augmenter sensiblement le risque de fausse couche. Aussi, ce nouveau droit permettra aux salariĂ©es qui le souhaitent, dĂšs le dĂ©but de leur grossesse, dâeffectuer du tĂ©lĂ©travail Ă raison dâau moins deux jours par semaine.
Lâarticle 7 instaure un dĂ©pistage prĂ©ventif et gratuit de lâendomĂ©triose, le risque de fausse couche Ă©tant accru lorsquâune femme prĂ©sente une endomĂ©triose. Cette consultation mĂ©dicale dâinformation, de sensibilisation et de prĂ©vention des risques liĂ©s Ă lâendomĂ©triose sera intĂ©gralement prise en charge par lâAssurance maladie.
Chapitre IER
Améliorer la prise en charge médicale et psychologique de la fausse couche
AprÚs le livre II de la deuxiÚme partie du code de la santé publique, il est inséré un livre II bis ainsi rédigé :
« Livre II bis
« Prévention et accompagnement des interruptions spontanées de grossesse
« Titre Ier
« Prévention des interruptions spontanées de grossesse
« Art. L. 2224. â Toute personne a le droit dâĂȘtre informĂ©e des risques liĂ©s Ă la grossesse, ainsi que des moyens de les prĂ©venir.
« Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des rÚgles professionnelles qui lui sont applicables.
« Art. L. 2225. â Le mĂ©decin ou la sageâfemme sollicitĂ© par une femme enceinte doit, dĂšs la premiĂšre visite, informer celleâci des risques liĂ©s Ă la grossesse, notamment en matiĂšre de fausse couche, ainsi que des moyens de les prĂ©venir.
« Ce professionnel lâinforme Ă©galement de la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier dâun accompagnement psychologique adaptĂ©, et remet Ă cette fin une liste de professionnels compĂ©tents Ă la patiente.
« Cet accompagnement psychologique est pris en charge en totalitĂ© par les rĂ©gimes obligatoires de lâassurance maladie et maternitĂ©, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil dâĂtat. »
« Titre II
« Parcours spécifique aux interruptions spontanées de grossesse
« Art. L. 2226. â Le mĂ©decin ou la sageâfemme sollicitĂ© par une femme victime dâune interruption spontanĂ©e de grossesse doit, dĂšs la premiĂšre consultation, informer celleâci des possibilitĂ©s de traitement, ainsi que de leurs implications et effets secondaires potentiels.
« En cas de traitement mĂ©dical, la patiente se voit proposer de suivre celuiâci dans un Ă©tablissement de santĂ© adaptĂ©.
« Art. L. 2227. â Le professionnel de santĂ© informe la patiente de la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier dâun accompagnement psychologique adaptĂ©, et lui remet Ă cette fin une liste de professionnels compĂ©tents.
« Cet accompagnement psychologique est pris en charge en totalitĂ© par les rĂ©gimes obligatoires de lâassurance maladie et maternitĂ©, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil dâĂtat.
« Art. L. 2228. â La prise en charge de lâinterruption spontanĂ©e de grossesse est protĂ©gĂ©e par le secret afin de pouvoir prĂ©server, le cas Ă©chĂ©ant, lâanonymat de lâintĂ©ressĂ©e, y compris lorsque celleâci est mineure.
« Art. L. 2229. â Un nouvel examen mĂ©dical est obligatoirement proposĂ© dans les quatre semaines suivant la prise en charge dâune interruption spontanĂ©e de grossesse. »
La sousâsection 1 de la section 1 du chapitre II du titre IV du livre Ier de la troisiĂšme partie du code du travail est ainsi modifié :
1° Lâarticle L. 3142â1 est complĂ©tĂ© par un 6° ainsi rĂ©digé :
« 6° Pour la survenue dâune interruption spontanĂ©e de grossesse au sein de son couple. »
2° Lâarticle L. 3142â4 est complĂ©tĂ© par un 7° ainsi rĂ©digé :
« 7° Trois jours pour la survenue dâune interruption spontanĂ©e de grossesse au sein de son couple. »
I. â AprĂšs la troisiĂšme phrase du premier alinĂ©a de lâarticle L. 632â1 du code de lâĂ©ducation, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Elles comprennent une formation dĂ©diĂ©e Ă la prĂ©vention des violences obstĂ©tricales et gynĂ©cologiques. ».
II. â AprĂšs la premiĂšre phrase de lâarticle L. 4021â1 du code de la santĂ© publique, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Il intĂšgre une formation dĂ©diĂ©e Ă la prĂ©vention des violences obstĂ©tricales et gynĂ©cologiques. ».
Chapitre II
AmĂ©liorer la connaissance de la fausse couche et des risques qui lâentourent
AprĂšs lâarticle L. 1413â1 du code de la santĂ© publique, est insĂ©rĂ© un article L. 1413â1â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 1413â1â1. ï Lâagence prend toutes les mesures nĂ©cessaires pour dĂ©velopper lâinformation la plus large possible sur les interruptions spontanĂ©es de grossesse, notamment par la crĂ©ation dâun dossierâguide, mis Ă jour au moins une fois par an.
« Les agences rĂ©gionales de santĂ© assurent la rĂ©alisation et la diffusion des dossiersâguides auprĂšs des professionnels de santĂ© susceptibles de recevoir des femmes enceintes.
« Un service tĂ©lĂ©phonique gratuit destinĂ© Ă renseigner le public sur les questions liĂ©es Ă la grossesse est Ă©galement proposĂ©, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil dâĂtat. »
AprĂšs la troisiĂšme phrase du premier alinĂ©a de lâarticle L. 312â16 du code de lâĂ©ducation, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Elles sensibilisent Ă©galement aux risques liĂ©s Ă la grossesse, notamment en matiĂšre de fausse couche, ainsi quâaux moyens de les prĂ©venir. »
Chapitre III
Une meilleure prévention des risques associés à la fausse couche
AprĂšs lâarticle L. 1225â16 du code du travail, il est insĂ©rĂ© un article L. 1225â16â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 1225â16â1. ï Ă sa demande, et sous rĂ©serve que ses missions puissent ĂȘtre exĂ©cutĂ©es hors des locaux de lâemployeur, conformĂ©ment Ă lâarticle L. 1222â9, la salariĂ©e enceinte bĂ©nĂ©ficie du tĂ©lĂ©travail Ă raison dâau moins deux jours par semaine. »
I. â AprĂšs lâarticle L. 2132â4 du code de la santĂ© publique, il est insĂ©rĂ© un article L. 2132â4â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 2132â4â1. â Dans les deux annĂ©es qui suivent leur dixâhuitiĂšme anniversaire, les femmes sont obligatoirement soumises Ă une consultation mĂ©dicale dâinformation, de sensibilisation et de prĂ©vention des risques liĂ©s Ă lâendomĂ©triose.
« Cette consultation est prise en charge, en totalitĂ©, dans les conditions prĂ©vues Ă lâarticle L. 162â1â12â2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. »
II. â AprĂšs lâarticle L. 162â1â12â1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale, il est insĂ©rĂ© un article L. 162â1â12â2 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 162â1â12â2. â La consultation mĂ©dicale mentionnĂ©e Ă lâarticle L. 2132â4â1 du code de la santĂ© publique est prise en charge en totalitĂ© par les rĂ©gimes obligatoires de lâassurance maladie et maternitĂ©, et les bĂ©nĂ©ficiaires sont dispensĂ©s de lâavance des frais. »
I. â La charge pour lâĂtat rĂ©sultant de lâapplication de la prĂ©sente loi est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle aux droits mentionnĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.
II. â La charge pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e par la majoration des droits mentionnĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.