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📜Loi pour une meilleure prise en charge de la fausse couche
17 fĂ©vr. 2022 ‱
Paula Forteza

ExposĂ© des motifs ‱ ⏱Lecture 8min.

Mesdames, Messieurs,

Bien qu’il s’agisse d’une expĂ©rience particuliĂšrement traumatisante, la question de la fausse couche, dĂ©finie comme l’interruption prĂ©coce de la gestation, reste aujourd’hui un vĂ©ritable tabou en France.

Pourtant, la fausse couche n’est pas un Ă©vĂ©nement rĂ©siduel dans le chemin vers la grossesse. On estime en effet qu’une grossesse sur quatre se solde par une fausse couche et qu’une femme sur dix environ traverse une fausse couche dans sa vie. Chaque annĂ©e, 23 millions de fausses couches se produisent dans le monde, soit environ 15 % du total des grossesses. Cela reprĂ©sente 44 grossesses perdues chaque minute.

Pour les futurs parents, cette Ă©preuve est souvent un choc, un drame silencieux dont les douleurs sont vĂ©cues dans l’ombre et auquel notre sociĂ©tĂ© ne prĂ©pare guĂšre.

Le manque de repĂšres pour les femmes concernĂ©es est autant dĂ» Ă  un manque de transmission informelle de la part de l’entourage familial et social qu’à un manque d’information publique.

Pas de prĂ©paration dans les cours d’éducation sexuelle, pas de campagne de prĂ©vention, pas d’information systĂ©matique et complĂšte de la part de gynĂ©cologues et obstĂ©triciens. Ce phĂ©nomĂšne reste mĂ©connu par la majoritĂ© des femmes qui sont confrontĂ©es Ă  une fausse couche. Celles‑ci se retrouvent souvent dĂ©munies et apeurĂ©es pour leur prochaine grossesse.

L’impact et les consĂ©quences des fausses couches sont encore trop souvent sous‑estimĂ©es. Le manque d’empathie, d’accompagnement psychologique et les idĂ©es reçues peuvent rendre le deuil pĂ©rinatal des femmes et de leur partenaire particuliĂšrement difficile Ă  traverser.

Par ailleurs, que ce soit dans le systĂšme de soin ou dans la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral, la conviction selon laquelle les fausses couches sont inĂ©vitables persiste. Par‑lĂ , il exhorte les femmes Ă  “juste rĂ©essayer” et minimise les consĂ©quences physiques et mentales personnelles d’une fausse couche.

Cet Ă©tat d’esprit conduit Ă  une prise en charge mĂ©dicale souvent peu adaptĂ©e.

Auscultation juste Ă  cĂŽtĂ© des salles de naissance, avec en fond les pleurs des nouveau‑nĂ©s, attentes de plusieurs semaines entre l’annonce de l’arrĂȘt de la grossesse et le curetage, renvoi au domicile sans explication ou mĂȘme traitement antidouleur
 Les tĂ©moignages sont nombreux de femmes, si ce n’est traumatisĂ©es, au moins chamboulĂ©es par une prise en charge minimaliste d’un Ă©vĂ©nement extrĂȘmement marquant de leur vie.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation.

Le premier d’entre eux est relatif Ă  une mauvaise orientation des femmes dans cet accompagnement. Les sages‑femmes, par exemple, sont encore invisibilisĂ©es dans le cadre de la premiĂšre prise en charge de la grossesse. Pourtant, leurs compĂ©tences n’ont cessĂ© d’évoluer, de s’élargir. Toutefois, le flou persistant sur leur statut rĂ©el induit une mauvaise connaissance de leur champ de compĂ©tences, qui s’étend pourtant de la naissance physiologique aux conditions de suivi et de surveillance de la grossesse et de la fausse couche.

Un second facteur est le manque de personnel mĂ©dical. Au‑delĂ  de la situation extrĂȘmement tendue et alarmante de nos hĂŽpitaux, un rapport parlementaire, prĂ©sentĂ© en octobre dernier au SĂ©nat, pointe par exemple le manque criant de gynĂ©cologues sur notre territoire. Ainsi, 13 dĂ©partements en sont dĂ©pourvus, et 77 dĂ©partements sont en dessous de la moyenne de 2,6 gynĂ©cologues pour 100 000 femmes en Ăąge de consulter.

Enfin, un dernier facteur peut expliquer ce manque d’accompagnement des femmes ; c’est celui de la formation mĂ©dicale. En 2018, le Haut conseil Ă  l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes (HCE) a montrĂ© dans un rapport la multiplication des violences gynĂ©cologiques et le « sexisme ambiant » dans le monde mĂ©dical. Le HCE recommande ainsi, dans le cadre de la formation des gynĂ©cologues, de repenser le rapport aux patientes et les pratiques obstĂ©triques vers plus d’empathie, de consentement et de prĂ©vention des violences gynĂ©cologiques.

Il est nĂ©cessaire de consacrer de vĂ©ritables moyens Ă  la formation des soignants sur ces sujets aussi sensibles que douloureux. En effet, considĂ©rĂ©es comme courantes et naturelles, les fausses couches sont souvent banalisĂ©es par le corps mĂ©dical, qui ne mesure que trop peu encore la dimension traumatique de l’évĂ©nement, tant sur le plan physique que psychologique, puisqu’il entraĂźne un bouleversement majeur Ă  la fois du corps et du quotidien.

Ainsi, il existe plusieurs verrous majeurs au plan de la prise en charge physique, psychologique mais aussi en termes d’information au sein de la sociĂ©tĂ© et autant d’adaptation du droit pour contribuer Ă  rĂ©pondre aux problĂ©matiques spĂ©cifiques rencontrĂ©es par les femmes victimes de fausse couche. À l’exemple de la Nouvelle‑ZĂ©lande, qui a adoptĂ© en mars 2021 une loi accordant un congĂ© spĂ©cial de trois jours, tant Ă  la personne traversant une fausse couche qu’à son conjoint.

Les sentiments de tristesse, de honte, de culpabilité, de solitude suite à une fausse couche sont fréquents, et une parole plus libre sur le sujet contribuera aussi sûrement à lever les verrous déjà cités.

À cet Ă©gard, la prĂ©sente proposition de loi entend amĂ©liorer la prise en charge mĂ©dicale et psychologique des fausses couches, tout en permettant une meilleure prĂ©vention et connaissance de celles‑ci.

Le premier chapitre propose de revoir la prise en charge médicale et psychologique des fausses couches.

L’article 1 prĂ©voit la mise en place d’un parcours de soins spĂ©cifique Ă  la prise en charge des fausses couches.

Tout d’abord, Ă  des fins prĂ©ventives, les professionnels de santĂ© recevant une femme enceinte devront l’informer, lors de la premiĂšre consultation, d’une part sur les risques associĂ©s Ă  la grossesse, notamment en matiĂšre de fausse couche, et d’autre part sur les moyens de les prĂ©venir. Un suivi psychologique adaptĂ© et entiĂšrement gratuit sera Ă©galement proposĂ© aux patientes Ă  cette occasion.

Ensuite, en cas de fausse couche, un parcours de soin commun Ă  toutes les femmes devra ĂȘtre respectĂ©. Celui‑ci comprendra notamment un entretien mĂ©dical adaptĂ©, avec la possibilitĂ© de rester Ă  l’hĂŽpital pour les femmes qui le souhaitent.

Le temps oĂč l’on se contentait de dire aux femmes « essayez encore » doit ĂȘtre dĂ©passĂ©. Ainsi, un entretien psychologique personnalisĂ© sera systĂ©matiquement proposĂ© au couple traversant une fausse couche.

Un nouvel examen mĂ©dical sera enfin proposĂ© dans les quatre semaines suivant la fausse couche. Cette consultation pourra ĂȘtre adaptĂ©e pour les femmes souhaitant faire un enfant, notamment pour chercher d’éventuels facteurs de risques tels que l’anĂ©mie, les anomalies thyroĂŻdiennes ou le syndrome des antiphospholipides.

L’article 2 propose la crĂ©ation d’un congĂ© spĂ©cial de trois jours pour la survenue d’une fausse couche, Ă  destination tant de la femme que de son ou sa conjoint(e).

La fausse couche n’est pas une maladie, c’est une perte, qui s’accompagne d’un deuil. À ce titre, ce congĂ© est un moyen de reconnaĂźtre officiellement cette perte et ses consĂ©quences psychologiques pour les personnes la traversant. Il permettra d’offrir du temps pour s’en remettre physiquement et mentalement.

Par ailleurs, si nous voulons avancer vers une plus grande Ă©galitĂ© au sein du couple et une dĂ©construction des rĂŽles et des tĂąches traditionnellement assignĂ©s, nous devons aussi permettre au conjoint, quel que soit son genre ou son statut, de s’impliquer tout au long des Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă  la grossesse, de se sentir directement concernĂ©, dans les hauts comme dans les bas.

L’article 3 intĂšgre la prĂ©vention des violences gynĂ©cologiques et obstĂ©tricales Ă  la formation initiale et continue des professionnels de santĂ©. Ces violences sont une forme de sexisme restĂ©e trop longtemps tue et sous‑estimĂ©e parce que taboue. Dans l’intimitĂ© d’une consultation ou d’un accouchement, des femmes sont pourtant victimes de pratiques violentes ou pouvant ĂȘtre perçues comme telles. Il s’agit d’actes non appropriĂ©s ou non consentis, tels que des Ă©pisiotomies, des touchers vaginaux, l’utilisation de l’expression abdominale, la non‑utilisation de l’anesthĂ©sie pour des interventions douloureuses, etc.

Dans le cadre d’un deuil pĂ©rinatal, ces violences peuvent avoir des consĂ©quences graves sur l’état de santĂ© des femmes, y compris sur le plan psychologique. Ainsi, cet article entend faire Ă©voluer positivement et rapidement les pratiques de certains professionnels de santĂ©.

Le second chapitre vise Ă  amĂ©liorer la connaissance de la fausse couche et des risques qui l’entourent.

L’article 4 confie Ă  SantĂ© Publique France et aux agences rĂ©gionales de santĂ© la mission de dĂ©velopper l’information la plus large possible sur les fausses couches. En effet, la question des interruptions spontanĂ©es de grossesse reste extrĂȘmement taboue en France et les couples ou femmes seules y sont souvent peu prĂ©parĂ©s. Il est donc nĂ©cessaire d’amĂ©liorer l’information sur ce sujet, et de la transmettre Ă  un maximum de personnes. Ainsi, la crĂ©ation d’un livret Ă  destination du public, diffusĂ© par l’entremise des professionnels de santĂ© susceptibles de recevoir des femmes enceintes, serait une premiĂšre Ă©tape.

Par ailleurs, cet article prĂ©voit la mise en place d’un numĂ©ro vert destinĂ© Ă  rĂ©pondre aux interrogations face aux diffĂ©rents symptĂŽmes, de rassurer et d’aiguiller Ă©ventuellement les femmes prĂ©sentant des signes de fausse couche.

L’article 5 propose d’intĂ©grer les sujets de la grossesse et des risques associĂ©s, notamment en matiĂšre de fausse couche, aux cours d’éducation Ă  la santĂ© sexuelle et reproductive. Il est en effet primordial de sensibiliser les Ă©lĂšves, au mĂȘme titre que ces cours contribuent d’ores et dĂ©jĂ  Ă  l’apprentissage du respect dĂ» au corps humain et sensibilisent aux violences sexistes ou sexuelles ainsi qu’aux mutilations sexuelles fĂ©minines.

Le troisiÚme chapitre tend à améliorer la prévention des risques associés à la fausse couche

L’article 6 crĂ©e un « droit au tĂ©lĂ©travail » pour les femmes enceintes dont les missions peuvent ĂȘtre exercĂ©es Ă  distance. Certaines salariĂ©es enceintes peuvent ĂȘtre dĂ©sireuses de travailler depuis leur domicile, ne serait‑ce que pour s’épargner un trajet domicile‑travail et le stress liĂ© Ă  leur Ă©tat physique. Il est avĂ©rĂ© que l’exposition au stress peut augmenter sensiblement le risque de fausse couche. Aussi, ce nouveau droit permettra aux salariĂ©es qui le souhaitent, dĂšs le dĂ©but de leur grossesse, d’effectuer du tĂ©lĂ©travail Ă  raison d’au moins deux jours par semaine.

L’article 7 instaure un dĂ©pistage prĂ©ventif et gratuit de l’endomĂ©triose, le risque de fausse couche Ă©tant accru lorsqu’une femme prĂ©sente une endomĂ©triose. Cette consultation mĂ©dicale d’information, de sensibilisation et de prĂ©vention des risques liĂ©s Ă  l’endomĂ©triose sera intĂ©gralement prise en charge par l’Assurance maladie.

Chapitre IER

Améliorer la prise en charge médicale et psychologique de la fausse couche

Article 1

AprÚs le livre II de la deuxiÚme partie du code de la santé publique, il est inséré un livre II bis ainsi rédigé :

« Livre II bis

« Prévention et accompagnement des interruptions spontanées de grossesse

« Titre Ier

« Prévention des interruptions spontanées de grossesse

« Art. L. 2224. – Toute personne a le droit d’ĂȘtre informĂ©e des risques liĂ©s Ă  la grossesse, ainsi que des moyens de les prĂ©venir.

« Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des rÚgles professionnelles qui lui sont applicables.

« Art. L. 2225. – Le mĂ©decin ou la sage‑femme sollicitĂ© par une femme enceinte doit, dĂšs la premiĂšre visite, informer celle‑ci des risques liĂ©s Ă  la grossesse, notamment en matiĂšre de fausse couche, ainsi que des moyens de les prĂ©venir.

« Ce professionnel l’informe Ă©galement de la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement psychologique adaptĂ©, et remet Ă  cette fin une liste de professionnels compĂ©tents Ă  la patiente.

« Cet accompagnement psychologique est pris en charge en totalitĂ© par les rĂ©gimes obligatoires de l’assurance maladie et maternitĂ©, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil d’État. »

« Titre II

« Parcours spécifique aux interruptions spontanées de grossesse

« Art. L. 2226. – Le mĂ©decin ou la sage‑femme sollicitĂ© par une femme victime d’une interruption spontanĂ©e de grossesse doit, dĂšs la premiĂšre consultation, informer celle‑ci des possibilitĂ©s de traitement, ainsi que de leurs implications et effets secondaires potentiels.

« En cas de traitement mĂ©dical, la patiente se voit proposer de suivre celui‑ci dans un Ă©tablissement de santĂ© adaptĂ©.

« Art. L. 2227. – Le professionnel de santĂ© informe la patiente de la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement psychologique adaptĂ©, et lui remet Ă  cette fin une liste de professionnels compĂ©tents.

« Cet accompagnement psychologique est pris en charge en totalitĂ© par les rĂ©gimes obligatoires de l’assurance maladie et maternitĂ©, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil d’État.

« Art. L. 2228. – La prise en charge de l’interruption spontanĂ©e de grossesse est protĂ©gĂ©e par le secret afin de pouvoir prĂ©server, le cas Ă©chĂ©ant, l’anonymat de l’intĂ©ressĂ©e, y compris lorsque celle‑ci est mineure.

« Art. L. 2229. – Un nouvel examen mĂ©dical est obligatoirement proposĂ© dans les quatre semaines suivant la prise en charge d’une interruption spontanĂ©e de grossesse. »

Article 2

La sous‑section 1 de la section 1 du chapitre II du titre IV du livre Ier de la troisiĂšme partie du code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 3142‑1 est complĂ©tĂ© par un 6° ainsi rĂ©digé :

« 6° Pour la survenue d’une interruption spontanĂ©e de grossesse au sein de son couple. »

2° L’article L. 3142‑4 est complĂ©tĂ© par un 7° ainsi rĂ©digé :

« 7° Trois jours pour la survenue d’une interruption spontanĂ©e de grossesse au sein de son couple. »

Article 3

I. – AprĂšs la troisiĂšme phrase du premier alinĂ©a de l’article L. 632‑1 du code de l’éducation, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Elles comprennent une formation dĂ©diĂ©e Ă  la prĂ©vention des violences obstĂ©tricales et gynĂ©cologiques. ».

II. – AprĂšs la premiĂšre phrase de l’article L. 4021‑1 du code de la santĂ© publique, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Il intĂšgre une formation dĂ©diĂ©e Ă  la prĂ©vention des violences obstĂ©tricales et gynĂ©cologiques. ».

Chapitre II

AmĂ©liorer la connaissance de la fausse couche et des risques qui l’entourent

Article 4

AprĂšs l’article L. 1413‑1 du code de la santĂ© publique, est insĂ©rĂ© un article L. 1413‑1‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 1413‑1‑1.  L’agence prend toutes les mesures nĂ©cessaires pour dĂ©velopper l’information la plus large possible sur les interruptions spontanĂ©es de grossesse, notamment par la crĂ©ation d’un dossier‑guide, mis Ă  jour au moins une fois par an.

« Les agences rĂ©gionales de santĂ© assurent la rĂ©alisation et la diffusion des dossiers‑guides auprĂšs des professionnels de santĂ© susceptibles de recevoir des femmes enceintes.

« Un service tĂ©lĂ©phonique gratuit destinĂ© Ă  renseigner le public sur les questions liĂ©es Ă  la grossesse est Ă©galement proposĂ©, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil d’État. »

Article 5

AprĂšs la troisiĂšme phrase du premier alinĂ©a de l’article L. 312‑16 du code de l’éducation, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Elles sensibilisent Ă©galement aux risques liĂ©s Ă  la grossesse, notamment en matiĂšre de fausse couche, ainsi qu’aux moyens de les prĂ©venir. »

Chapitre III

Une meilleure prévention des risques associés à la fausse couche

Article 6

AprĂšs l’article L. 1225‑16 du code du travail, il est insĂ©rĂ© un article L. 1225‑16‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 1225‑16‑1.  À sa demande, et sous rĂ©serve que ses missions puissent ĂȘtre exĂ©cutĂ©es hors des locaux de l’employeur, conformĂ©ment Ă  l’article L. 1222‑9, la salariĂ©e enceinte bĂ©nĂ©ficie du tĂ©lĂ©travail Ă  raison d’au moins deux jours par semaine. »

Article 7

I. – AprĂšs l’article L. 2132‑4 du code de la santĂ© publique, il est insĂ©rĂ© un article L. 2132‑4‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 2132‑4‑1. – Dans les deux annĂ©es qui suivent leur dix‑huitiĂšme anniversaire, les femmes sont obligatoirement soumises Ă  une consultation mĂ©dicale d’information, de sensibilisation et de prĂ©vention des risques liĂ©s Ă  l’endomĂ©triose.

« Cette consultation est prise en charge, en totalitĂ©, dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article L. 162‑1‑12‑2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. »

II. – AprĂšs l’article L. 162‑1‑12‑1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale, il est insĂ©rĂ© un article L. 162‑1‑12‑2 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 162‑1‑12‑2. – La consultation mĂ©dicale mentionnĂ©e Ă  l’article L. 2132‑4‑1 du code de la santĂ© publique est prise en charge en totalitĂ© par les rĂ©gimes obligatoires de l’assurance maladie et maternitĂ©, et les bĂ©nĂ©ficiaires sont dispensĂ©s de l’avance des frais. »

Article 8

I. – La charge pour l’État rĂ©sultant de l’application de la prĂ©sente loi est compensĂ©e, Ă  due concurrence, par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle aux droits mentionnĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.

II. – La charge pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e par la majoration des droits mentionnĂ©s aux articles 575 et 575 A du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts.

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