D’autre part, l’Iran devra coopérer avec les instances internationales afin de faire la lumière sur ses réserves d’uranium enrichi. C’est seulement ainsi que nous pourrons envisager un véritable processus de stabilisation du Proche et du Moyen-Orient, pour le bénéfice du monde entier. Cependant, parce qu’une paix durable suppose fermeté et courage, la France doit rester fidèle à sa vocation : être un acteur résolu face aux menaces qui pèsent sur l’ordre international, comme l’a rappelé M. le premier ministre.
Ainsi, pour être efficaces, les négociations doivent également porter sur les capacités militaires et balistiques, le soutien au terrorisme et la politique d’influence agressive de l’Iran dans la région.
Nous savons que l’Iran a bâti des sites secrets et poursuivi son programme nucléaire clandestin. Dès lors, il ne faudra plus laisser place à la moindre ambiguïté, à la moindre compromission. En effet, c’était une erreur de croire qu’une normalisation était possible, puisque la levée d’une partie des sanctions a permis à l’Iran de financer le terrorisme.
Monsieur le premier ministre, la trêve entre Israël et l’Iran récemment annoncée semble tenir mais reste malheureusement fragile. Le président de la République a rappelé que la situation demeurait instable. Le risque d’escalade n’est toujours pas écarté. Dans ce contexte, nous devons veiller à la sécurité de nos ressortissants présents dans la région. Nous savons la mobilisation des services diplomatiques et des forces armées françaises, dans des conditions très difficiles. Nous vous demandons de préparer son renforcement pour pouvoir faire face en cas de nouvelle dégradation de la situation. De même, nous appelons à la vigilance pour que le conflit ne vienne pas encore aggraver l’antisémitisme en France, contre lequel nous devons lutter de toutes nos forces. Nous suivrons aussi avec attention les efforts diplomatiques français dans ce dossier, dont la solution ne doit pas dépendre seulement des États-Unis. Dans un contexte géopolitique instable, il est essentiel que nous soyons présents à la table des négociations pour défendre nos valeurs et faire entendre notre voix. Car nous avons noué des alliances stratégiques fortes et entretenons des liens historiques avec de nombreux pays de cette région. L’objectif prioritaire est clair : empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, ce qui exigera des inspections rigoureuses et un soutien résolu à la non-prolifération. En outre, il faudra aller bien au-delà de l’accord de Vienne de 2015 qui n’a pas été respecté.
…qui aspire au changement et a le droit de vivre en liberté, sans oppression ni asservissement des femmes. J’ai d’ailleurs une pensée pour Mahsa Amini, symbole d’une lutte courageuse, assassinée par ce régime pour la seule raison qu’aux yeux de ses dirigeants, elle avait mal porté son voile. L’Iran a aussi emprisonné des otages occidentaux pour exercer des chantages ignobles. Nous réclamons toujours la libération de nos compatriotes Cécile Kohler et Jacques Paris. Nous réclamons également la libération des otages israéliens retenus dans la bande de Gaza et la capitulation du Hamas, qui doit s’en retirer. En effet, si nous voulons œuvrer pour paix, il faut commencer par lever tous les obstacles. Nous entendons et partageons les appels au renforcement de l’aide humanitaire à Gaza.
…et qui a procédé à plus de 1 000 exécutions l’an dernier. Oui, Téhéran assassine ses opposants et réprime dans le sang les mouvements de contestation de la société civile,…
Il a commandé des attentats sur tous les continents, violé sans répit le droit international, financé des groupes terroristes comme le Hezbollah, le Hamas ou les houthistes. Ce régime a aussi du sang français sur les mains depuis l’attentat de l’immeuble Drakkar, à Beyrouth, et ceux perpétrés par le Hezbollah à Paris. Voilà le visage de la République islamique d’Iran que certains ici soutiennent parce que, derrière un pacifisme de façade, ils sont uniquement animés par une profonde haine d’Israël.
Pour nous, le message est clair : le terrorisme d’État iranien ne peut pas rester impuni. Nous en sommes convaincus parce que nous n’avons pas oublié ce qu’est l’Iran des mollahs : un régime terroriste et déstabilisateur pour tout le Proche et le Moyen-Orient mais aussi pour l’Europe, parce que l’Iran a armé la Russie dans le cadre de son agression à l’encontre de l’Ukraine. Depuis 1979, sous le diktat des ayatollahs, l’Iran exporte la violence, la haine de l’Occident et le fanatisme religieux.
Nous devons être clairs et déterminés. Ayons le courage de dire qu’Israël et les États-Unis ont agi pour la sécurité de la communauté internationale pendant que certains préféraient détourner le regard ou s’abriter derrière des postures !
Le rôle de Washington a été décisif dans la préservation de l’équilibre stratégique. Comme l’a rappelé à juste titre le chancelier Merz, il n’y a aucune raison de condamner l’action d’Israël et des États-Unis. C’est une position que nous aurions aimé que la France et l’Union européenne relaient, elles qui ont eu raison de laisser une chance aux négociations mais qui ont donné ensuite l’impression d’hésiter sur la conduite à tenir vis-à-vis de nos alliés.
Calmez-vous, calmez-vous ! Troisième vérité : l’action israélienne a été mesurée, ciblée et responsable. Elle a été préparée puis coordonnée avec les États-Unis et elle permet de rappeler que la négociation n’est rien sans un bras armé puissant.
Après notre débat sur l’Ukraine, nous sommes une nouvelle fois réunis pour évoquer un conflit qui menace les équilibres du monde et suscite une inquiétude légitime parmi nos concitoyens. À cette inquiétude, nous devons répondre avec force, courage et, surtout, fidélité envers nos principes et nos valeurs. Dès lors, je rappellerai trois vérités, fondamentales aux yeux du groupe de la Droite républicaine. Première vérité : Israël a le droit de se défendre face à la menace portée par l’Iran, dont tous les leaders depuis la révolution islamique ont appelé à la destruction de l’État hébreu. La Charte des Nations unies reconnaît le droit naturel de légitime défense face à une agression armée, comme celles subies par Israël en avril et en octobre 2024 avec le lancement par l’Iran de centaines de drones et de missiles. La menace, directe, vise l’existence même de l’État israélien, qui a le droit de se protéger.
Les mêmes nous expliquaient encore il y a quelques jours que la Russie voulait la paix et que c’est l’Europe et l’Ukraine qui l’empêchaient, en demandant des garanties fortes. Eh bien, nous allons voir ce qu’il en est, maintenant que c’est à la Russie de décider. Arrêtons de nous leurrer ! L’Europe ne sera pas en sécurité si nous renonçons à nos alliances. L’Europe ne sera pas en paix si elle ne se réarme pas. Elle ne sera pas plus sûre si nous abandonnons l’Ukraine. Je veux d’ailleurs terminer ce propos en réaffirmant une conviction : après toutes ces souffrances et tous ces sacrifices, notre réponse aux aspirations européennes et démocratiques de l’Ukraine ne pourra être une porte fermée. Nous devrons proposer à l’Ukraine un chemin pour nos futures coopérations, en prenant certes les précautions nécessaires pour préserver les activités qui pourraient être fragilisées, mais sans jamais oublier que le combat des Ukrainiens est aussi un combat pour la défense de notre continent. Aujourd’hui, c’est l’Ukraine qui a besoin de l’Europe, mais demain, c’est l’Europe qui, pour se défendre, aura besoin de l’Ukraine et de son armée, la plus puissante du continent en nombre d’hommes. Pour toutes ces raisons, nous voterons en faveur de cette résolution et des valeurs qu’elle porte avec force pour l’Ukraine, pour l’Europe et pour la France.
C’est d’ailleurs pour cela que nous soutenons l’augmentation de notre budget de défense : non pour partir en guerre, comme le prétendent les propagandistes russes, mais bien pour dissuader ceux qui voudraient nous attaquer. Nous dénonçons les propos de ceux qui minimisent les risques ou propagent des contrevérités. Ceux qui nous disent que la Russie n’attaquera jamais la France ou l’Europe nous disaient, avant février 2022, que la Russie n’attaquerait jamais l’Ukraine. Ce sont les mêmes qui refusent de voir les actions malveillantes hybrides menées par la Russie, notamment en Afrique contre notre armée. Ils prétendent aussi que la guerre en Ukraine est due à l’impérialisme de l’Otan, alors que le seul impérialisme sévissant en Europe est celui du Kremlin.