Merci monsieur le président et mes chers collègues, mais il reste encore l’audition au Sénat demain… Permettez-moi de m’associer, au nom de tous les députés du groupe Agir ensemble, à l’hommage rendu à notre collègue Marielle de Sarnez. Elle était une militante engagée dans la défense des valeurs européennes, combat que nous partagions avec elle. Tout en présidant avec talent la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, elle luttait avec courage et discrétion contre une maladie incurable. Nous avons tous été profondément émus de sa disparition et adressons toutes nos pensées attristées à sa famille et à ses proches. Ma question s’adresse à monsieur le ministre de l’économie, des finances et de la relance : loin de mes questions habituelles sur les enjeux numériques, variés et nombreux, je souhaite vous interroger sur le feuilleton Veolia-Suez qui dure depuis plus de quatre mois. (M.Jean Lassalle applaudit.) L’opération est toujours incertaine, comme en témoignent plusieurs décisions de justice qui l’ont bloquée. Nous souhaitons tous que la solution réponde aux critères que vous avez vous-même posés : maintenir un niveau de concurrence satisfaisant permettant des prix compétitifs pour les Français, garantir l’emploi dans les territoires et disposer de deux champions puissants dans les services aux collectivités en France et en Europe. Hier a émergé la possibilité d’une solution alternative, avec le fonds Ardian. Monsieur le ministre, il est temps de revenir à une solution négociée et amicale, de prononcer en quelque sorte un cessez-le-feu entre les deux grands groupes. Nous connaissons votre volonté d’apaiser la situation et de protéger les milliers d’emplois qui sont en jeu. Que pensez-vous de la solution alternative qui se dessine avec le fonds Ardian ? Est-elle à même d’apporter les garanties nécessaires ? Lui apportez-vous le soutien de l’État ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Agir ens et sur quelques bancs du groupe LaREM.)
Cela signifie bien que le bilan environnemental de l’excavation peut être à ce point négatif qu’il est préférable de laisser dans le sol un socle de plusieurs centaines de tonnes de béton, autrement dit, les éoliennes posent bien un problème écologique et peut-être fallait-il commencer par ne pas les installer. En tout cas, je pose la question. Par ailleurs, l’arrêté du 22 juin 2020 s’applique-t-il aux 8 000 éoliennes déjà en service ? Je crains que non, car cela créerait a posteriori des obligations dont les promoteurs n’ont pas été informés au moment de la construction, et il faudrait sans doute les indemniser. En tout cas, vous voyez bien qu’il est intéressant de débattre dans l’hémicycle avec la ministre. Cela permet de poser des questions et d’obtenir des réponses que l’on n’obtient pas toujours en commission. Je voterai donc contre l’amendement de suppression de l’article 1er.
Certes, la discussion en commission a eu lieu – nous vous en remercions –, mais ce n’est pas la même chose de débattre en séance publique, en présence de la ministre. Elle vient par exemple de nous parler de l’arrêté du 22 juin 2020 « portant modification des prescriptions relatives aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent » – j’avoue que je ne le connaissais pas –, lequel indique que « les opérations de démantèlement et de remise en état […] comprennent […] l’excavation de la totalité des fondations jusqu’à la base de leur semelle, à l’exception des éventuels pieux. Par dérogation, la partie inférieure des fondations peut être maintenue dans le sol sur la base d’une étude adressée au préfet démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable ».
Très honnêtement, je dois dire que le groupe Agir ensemble est partagé quant à l’approche juridique à adopter sur le sujet du développement éolien, mais nous sommes tous en phase pour souhaiter un apaisement des relations entre les projets éoliens et leurs territoires ; c’est indispensable pour que réussisse la politique énergétique du Gouvernement. À titre personnel, je soutiendrai la proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs des groupes LR et UDI-I.)
C’est ainsi que nous voyons fleurir des projets réalisés sans se soucier des paysages et du patrimoine remarquables, donc de ce qui fait l’identité de certains territoires ou leur attrait touristique. Je suis certaine que nous le regretterons d’ici quelque temps. C’est pourquoi je veux remercier notre collègue Julien Aubert pour son investissement sur ce sujet,…
…été supprimés, malgré le nombre important de schémas d’aménagement du territoire existants. Les schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires – SRADET – ne sont pas prescriptifs, les plans climat air énergie territoriaux – PCAET – ne sont pas prescriptifs, les schémas de cohérence territoriale – SCOT – ne sont pas prescriptifs. Quant aux plans locaux d’urbanisme intercommunal – PLUI –, ils ne permettent pas d’interdire l’implantation d’une éolienne sur le territoire d’une commune, quand bien même le maire souhaiterait protéger un monument historique dans un rayon de cinq kilomètres. Nous sommes donc démunis sur le terrain : nous nous trouvons dans l’impossibilité de planifier le développement des éoliennes là où elles sont souhaitées, aussi bien que leur interdiction là où elles ne le sont pas. L’État, d’ailleurs, est aussi démuni que les élus.
En outre, les pales des éoliennes – mon collègue Emmanuel Maquet l’a dit – sont fabriquées à partir de matériaux composites non recyclables. Pour le moment, lorsqu’elles arrivent en fin de vie, elles sont donc enfouies. Enfin, mes collègues l’ont également rappelé, le socle des éoliennes est en béton armé. Difficile de dire, après tout cela, que les éoliennes contribuent au développement durable ! J’ajoute que l’énergie éolienne terrestre a une faible productivité du fait de son intermittence. En moyenne, le fonctionnement d’une éolienne terrestre à pleine puissance est effectif environ 21 % du temps, de façon non prédictive et non pilotable. On pourrait se dire que le choix des éoliennes nous permet de diversifier nos sources d’énergie. Soit, l’argument est acceptable, mais à condition, madame la ministre, que leur déploiement se déroule sereinement dans les territoires. Or ce n’est pas le cas ou, plutôt, ce n’est plus le cas. Partout, des oppositions à l’implantation des parcs éoliens se manifestent. Elles sont maintenant fortes et locales. Le comportement de certains promoteurs n’est pas étranger à ces réactions. Ils arrivent parfois comme des chasseurs de primes, négociant en catimini avec les propriétaires de terres, parfois avec le maire, mais pas toujours. Depuis 2013, les outils juridiques permettant aux élus locaux et à l’État d’organiser harmonieusement le déploiement des éoliennes sur le territoire ont…
Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit l’augmentation du nombre d’éoliennes terrestres, qui devraient passer de plus de 8 000 en 2019 à près de 15 000 en 2028. Cette énergie est-elle aussi vertueuse en matière de protection de l’environnement que l’image que l’on nous en donne ? La réponse est également non. Le bilan environnemental des éoliennes n’est pas aussi formidable que ses promoteurs veulent le faire croire. Transition écologique et éoliennes sont loin de rimer aujourd’hui. En effet, la construction de la nacelle d’une éolienne nécessite l’utilisation d’importantes quantités de terres rares. On sait, madame la ministre, que leur extraction participe à la destruction du tissu végétal et des terres agricoles en Chine, à la pollution de l’air et à la production de déchets radioactifs.
Au cours des vingt dernières années, la France a consacré plus de 9 milliards d’euros à des aides directes à la filière ; 70 milliards sont déjà engagés.
…qui s’en est expliqué devant la commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique, présidée par M. le rapporteur. Pourtant, le déploiement de l’énergie éolienne s’est accéléré depuis les années 2000.
Depuis des années, les éoliennes sont le symbole de la transition écologique et de la lutte contre le réchauffement climatique. Nous les voyons en photo ou en dessin sur tous les documents de communication des projets de développement durable des entreprises, des collectivités et de l’État. Le déploiement de cette énergie est-il réellement utile pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et pour favoriser un mix électrique bas carbone ?
Nous sommes réunis une nouvelle fois pour examiner ce projet de loi, la CMP n’étant pas parvenue à un accord. Nous pouvons cependant nous satisfaire d’adopter aujourd’hui ce texte, car il y avait urgence pour la France à se mettre en conformité avec dix-huit directives et quatorze règlements européens. Ce projet de loi est intéressant pour les citoyens et pour les entreprises. Il permet par exemple d’harmoniser les contrôles de qualité des produits commercialisés sur le marché intérieur de façon plus juste : c’est une demande forte de la part de nos concitoyens et de nos entreprises que de voir les mêmes règles appliquées par tous et pour tout. Nous adoptons aussi notre droit de la consommation à l’ère du numérique grâce au renforcement des sanctions contre les fraudes ou à la lutte conte les pratiques déloyales. Grâce au travail de notre collègue Éric Bothorel, la lutte contre les contenus illicites et la fraude en ligne a également été renforcée en donnant de nouveaux pouvoirs de blocage à la DGCCRF lorsqu’elle constate une infraction. Cependant, nous savons tous que nous devrons aller plus loin dans la régulation du numérique, notamment en renforçant notre capacité à rendre opérante et efficace la lutte contre l’ensemble des pratiques restrictives de concurrence pour les plateformes numériques. Certaines plateformes, par leur rôle systémique sur leur marché et l’intégration verticale de certaines fonctions, faussent le jeu de la libre concurrence sans que nous ayons, à ce jour, adapté notre législation à ce phénomène. De ce point de vue, monsieur le secrétaire d’État, le travail effectué au Sénat à l’initiative de la présidente de la commission des affaires économiques Sophie Primas avait tout son sens. Il faudra s’appuyer sur ces travaux pour porter l’ambition de la France dans les négociations sur le futur Digital Services Act. Cela pourra être l’occasion de réviser profondément le régime juridique actuel, fondé sur la directive e-commerce, adoptée il y a maintenant vingt ans. La France doit être ambitieuse en matière de neutralité des terminaux et des plateformes comme de transparence sur les pratiques. Elle doit aussi défendre la nécessaire possibilité pour les États d’auditer les pratiques des géants du numérique lorsqu’ils recourent à des algorithmes d’intelligence artificielle. Il y va de notre capacité souveraine à faire respecter notre loi, nos valeurs démocratiques à l’heure du cyberespace. Nous comptons sur vous, monsieur le secrétaire d’État, pour mener ce combat au niveau européen. Nous nous réjouissons également de la mise en œuvre d’un service universel élargi, qui correspond davantage aux nouveaux usages de nos concitoyens dans ce domaine. Il importe de l’adapter afin d’éviter tout sentiment d’inégalité face aux services numériques dans certains territoires ruraux. Ce texte permet aussi de moderniser le droit des communications électroniques, en transposant le code européen des télécommunications. S’agissant de la culture, je tiens à saluer le travail accompli par la commission des affaires culturelles et sa rapporteure pour avis Aurore Bergé. La transposition de la directive SMA est très attendue par les auteurs, les artistes et les professionnels des médias et des industries culturelles. Elle doit permettre de protéger notre modèle d’exception culturelle en rétablissant l’équité entre tous les acteurs qui diffusent des œuvres audiovisuelles et cinématographiques en France. Nous pouvons donc être fiers de faire partie des premiers États membres à réaliser la transposition de cette directive, cruciale pour l’industrie culturelle. Toutes ces mesures vont dans le bon sens. Aussi le groupe Agir ensemble votera-t-il une nouvelle fois en faveur de ce projet de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe Agir ens et sur quelques bancs des groupes LaREM et Dem.)
Ces amendements identiques visent à exonérer de l’IFER les nouvelles antennes 5G entre 2021 et 2025. Actuellement, en effet, sur un même site, toutes les antennes – la 2G, la 3G et la 4G – sont imposées et, avec l’installation de la 5G, l’impôt sera éligible quatre fois. Ce n’est pas utile si l’on veut favoriser le déploiement de la 5G, qui constitue un objectif majeur pour la France.
La loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne dite « loi montagne » de 2016 a exonéré d’IFER mobile les antennes construites en montagne de 2017 à 2020. Notre amendement vise à prolonger ce dispositif jusqu’en 2022, ce qui permettrait de donner un petit peu de souplesse aux opérateurs en matière de fiscalité. Par ailleurs, monsieur le ministre délégué, je suis désolée de m’être un peu énervée tout à l’heure, mais ma réaction est liée au fait que ce n’est qu’après que les parlementaires ont relancé Bercy, en septembre dernier, que les travaux sur ce rapport ont commencé dans vos services. Vous dites que le retard est dû aux événements du début de l’année, mais si la crise du covid-19 peut justifier de nombreux retards, ce n’est peut-être pas le cas pour celui-là, qui me semble tenir plutôt à un oubli des services de Bercy. C’est dommage, parce que nous voulions en disposer pour éclairer nos travaux ; il sera utile au Sénat s’il le reçoit avant la fin de l’examen du projet de loi de finances. J’exprime donc un regret réel que le débat n’ait pu avoir lieu avec l’éclairage de Bercy sur la fiscalité IFER en 2020.
C’est la deuxième fois que le rapporteur général nous renvoie à une évaluation globale de l’IFER, mais nous attendons toujours le rapport du Gouvernement sur le sujet. Il était censé nous le remettre le 30 juin dernier, tout du moins pour l’IFER sur les stations radioélectriques, dite IFER mobile, que nous suivons avec attention et pour laquelle des évolutions étaient attendues en 2021. Pour la deuxième année consécutive, nous déposons des amendements sur l’IFER aux articles non rattachés sans disposer du rapport promis par le Gouvernement ! Je veux bien accepter votre argument pour les autres réseaux, monsieur le rapporteur général, mais pas pour les stations radioélectriques. Sur l’IFER mobile, c’est de la faute du Gouvernement si nous n’y voyons pas clair !
La Commission européenne a, par ailleurs, poursuivi ses négociations commerciales avec de nombreux autres États, mais demeure particulièrement vigilante et exigeante quant à l’inclusion de garanties en matière de développement durable, de protection des indications géographiques et de préservation des filières agricoles sensibles. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem. -M.Nicolas Forissier, rapporteur spécial, applaudit également.)
La situation est différente s’agissant de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur – Marché commun du Sud –, qui n’a pas encore été ratifié et vis-à-vis duquel la France s’oppose. Le Président de la République a conditionné l’accord de la France au respect par le Brésil des accords de Paris sur le climat, ce qui est loin d’être le cas. De plus, le 18 septembre dernier, la commission d’experts indépendants, présidée par l’économiste de l’environnement Stefan Ambec, a rendu des conclusions alarmantes sur l’impact négatif qu’aurait cet accord de libre échange sur le développement durable et la déforestation. Est également mise en doute notre capacité à assurer le respect de nos standards environnementaux et sanitaires sur les produits qui seraient importés par le biais de cet accord. Le Gouvernement a donc réitéré son opposition, et je sais que nous approuvons tous cette position.
La crise du covid-19 a eu, et continue d’avoir, des conséquences très lourdes sur le commerce extérieur français, d’autant plus que les secteurs dans lesquels nous sommes habituellement excédentaires – le tourisme, l’aéronautique et l’automobile –, sont particulièrement fragilisés par la crise. Ainsi, au premier trimestre 2020, le commerce extérieur français, biens et services cumulés, a-t-il accusé une baisse record, plus prononcée que chez nos voisins européens, de 20,7 % des exportations et de 15,1 % des importations par rapport au premier trimestre 2019 Dans ce contexte de crise, les moyens accordés au soutien du commerce extérieur, notamment dans le plan de relance gouvernemental, revêtent une importance particulière. Or les crédits prévus à l’action 07 « Développement international des entreprises et attractivité du territoire » du programme 134 de la mission « Économie », sont en baisse de 2 %, pour s’élever à 140,2 millions d’euros en autorisations d’engagement comme en crédits de paiement. Si cette diminution des crédits est essentiellement supportée par Business France, il convient de noter que la baisse de sa subvention pour l’année 2021, qui s’élève à hauteur de 87,62 millions d’euros, est conforme à la trajectoire définie dans le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens conclu avec l’État pour la période 2018-2022. L’autre poste important de ces crédits concerne l’allocation versée à Bpifrance assurance export, au titre de la gestion des garanties réalisées pour le compte de l’État. Stable en 2021, elle s’établira à 51,65 millions d’euros. À ces crédits s’ajoutent les moyens très importants prévus pour l’export dans le cadre du plan de relance, lesquels atteignent un montant de 247 millions d’euros pour la période 2020-2022, ce qui représente près du double de ce qui est consacré au commerce extérieur chaque année. C’est la raison pour laquelle j’émets un avis favorable sur ces crédits consacrés au commerce extérieur ; la commission des affaires économiques les ont d’ailleurs votés. Dans le cadre de mon rapport pour avis, j’ai approfondi plusieurs thématiques relatives à l’action de l’État pour favoriser le commerce extérieur, et je souhaite en évoquer deux.
En premier lieu, j’estime qu’il faut saluer les premiers résultats de la Team France export. Lancée début 2018, cette réforme repose sur la réorganisation et la rationalisation, à l’échelle régionale et internationale, des différents dispositifs et acteurs contribuant à l’accompagnement des entreprises à l’export. Elle a permis aux entreprises d’avoir un interlocuteur unique et un parcours à l’export beaucoup plus lisible en comparaison avec ce qui existait auparavant. Au niveau français, des guichets uniques Team France export ont été créés dans toutes les régions, réunissant des collaborateurs internationaux des CCI, ainsi que des personnels de Business France, afin de jouer sur la complémentarité des expertises. Au niveau international, des correspondants uniques ont été désignés. Et un même système d’information fédère ces équipes. Des résultats ont été visibles dès la première année d’exercice. En effet, en 2019, 12 724 PME et ETI ont été préparées ou projetées à l’export par la Team France export, ce qui représente une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente. Le dispositif semble désormais parfaitement entré dans les mœurs des différentes organisations qui y prennent part, qu’il s’agisse des équipes des CCI, de Bpifrance, ou de Business France. En revanche, la Team France invest, dont l’objectif est d’améliorer la détection et l’attraction des investisseurs étrangers potentiels en France, n’est, elle, pas encore opérationnelle. Deuxième sujet que je souhaitais évoquer ce matin : les contrats de libre échange, lesquels font souvent l’actualité médiatique, avec des présentations plus ou moins biaisées de leur intérêt intrinsèque. S’agissant d’abord du CETA – l’accord avec le Canada –, le bilan paraît satisfaisant, avec une hausse des exportations françaises de 11 % en 2019 vers ce pays, laquelle est largement supérieure à la progression de nos importations. Quant aux importations de produits agricoles sensibles, qui avaient suscité tant de débats, elles demeurent très limitées, pour ne pas dire nulles.