Madame la ministre je vous remercie de votre réponse et ai pris bonne note du fait que vous n’écartiez pas l’hypothèse d’une fusion entre la région et la collectivité européenne d’Alsace. Mes collègues y travailleront au cours des prochains mois. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.)
Vous avez évoqué le droit à la différenciation. Dans ce contexte, je vous suggère de fusionner les compétences de la région et de la nouvelle collectivité européenne d’Alsace pour réduire le millefeuille institutionnel.
Merci, monsieur le président. Je quitte la plus belle capitale au monde pour prendre la première magistrature de la plus belle ville de France, Colmar. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.) Monsieur le Premier ministre, vous avez annoncé, dans votre discours du 15 juillet, une nouvelle étape de la décentralisation, pour rendre rapidement plus efficace et plus cohérente l’organisation territoriale. Vous connaissez les particularismes de l’Alsace pour y avoir vécu plusieurs années. La création de la collectivité européenne d’Alsace fut un début de réponse au gigantisme des grandes régions qui ne tiennent pas compte des réalités historiques et géographiques. (M.Marc LeFur applaudit.)
…pour dire qu’il faut absolument porter un masque jusqu’à la fin complète de la pandémie. Ce n’est pas un problème d’argent, mais un signal des autorités publiques incitant, par une exonération totale de TVA, les citoyens à porter un masque. C’est ce qui a fonctionné en Autriche et aux Pays-Bas. En France, on voit quel a été le résultat de la gestion de la pandémie : une catastrophe. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
Ils ne font pas de marge commerciale, c’est un prix d’appel ! Vous le savez bien. J’ai entendu M. Becht évoquer le coût du masque. On constate aujourd’hui que, avec l’augmentation des températures, les masques en tissu sont trop épais et font transpirer. Vous le voyez autour de vous : les gens portent des masques chirurgicaux, plus confortables, dans lesquels on transpire moins, et que l’on peut jeter. Pour une famille de cinq personnes, deux masques par jour au prix constaté de 65 centimes représentent un coût total de 195 euros par mois. Une réduction de la TVA représenterait tout de même dans ce cas une économie de 10 euros par mois ! Ce serait là, de la part des pouvoirs publics, un signe…
Si, je le maintiens, et j’ai même la publicité de Lidl qui en fait foi. On me dit que, si nous réduisons la TVA, le distributeur ne baissera pas le prix. C’est possible, mais l’objection ne vaut pas aujourd’hui puisqu’il vend tout simplement à prix coûtant ! Tous les grands distributeurs le font, avec des prix qui ne représentent que le coût d’achat et la TVA. Si l’on supprime cette TVA…
Je me suis penché sur la situation en Autriche, s’agissant notamment de la TVA : keine mehrwertsteuer, autrement dit pas de TVA ! Bien sûr, c’est une mesure symbolique, qui ne porte que sur quelques millions d’euros, mais c’est un signal envoyé à la population. Les autorités enjoignent aux citoyens de s’équiper, et leur facilitent la tâche à cette fin par des exonérations fiscales. Je me suis intéressé aussi au prix du masque en Autriche. Le 29 avril, chez Lidl, il s’établissait à 60 centimes…
Un cluster a été découvert en Autriche, à Ischgl. Les autorités ont réagi très rapidement. En quelques heures, toute la vallée a été confinée. Dans le Haut-Rhin, où un cluster a été décelé à Mulhouse, il a fallu dix jours pour détecter la présence de la pandémie dans la région !
Comment peut-elle être déductible ? Une association ne peut pas déduire sa TVA, puisqu’elle n’applique pas de TVA ! Il y a donc bien un coût de 5,5 % supplémentaire. Lorsqu’on est confronté à une difficulté, on regarde comment cela se passe ailleurs. En Alsace, nous avons regardé comment agissaient l’Allemagne et l’Autriche. Je vous rappelle que l’Autriche a enregistré 700 décès pour 8 millions d’habitants, contre 1 400 pour 770 000 habitants dans le Haut-Rhin !
Je voudrais donner une première illustration de l’imprécision des propos que j’ai entendus : l’association des maires du Haut-Rhin, département particulièrement touché, a importé durant la crise des masques sur lesquels la TVA s’élevait à 0 %. Lorsqu’elle a acheté des masques localement en revanche, la TVA était de 5,5 % !