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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Je tiens à remercier l’Assemblée nationale pour son vote. La commission d’enquête mènera un travail très utile pour la santé de tous nos concitoyens. Quels que soient nos bancs et nos territoires, nous avons su nous réunir à propos d’un problème de santé publique majeur, qui n’est plus exotique mais désormais mondial. Une fois encore, je vous remercie pour votre expression. Ensemble, nous allons désormais mener de beaux travaux. Si la proposition de loi de notre collègue Olivier Véran peut être présentée entre-temps, ce sera une avancée concrète supplémentaire. La commission d’enquête aboutira très certainement à des propositions innovantes, qui seront, je l’espère, plus efficientes pour protéger nos concitoyens que les actions menées jusqu’à présent. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Eh oui !
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Absolument !
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Elle n’a pas vocation à instruire le procès de quiconque mais bien à regarder avec intelligence et volontarisme l’ampleur de la tâche et des dangers qui se dressent devant nous. Je commencerai par citer le directeur général de la santé, le Pr Salomon, qui a rappelé, lors de son audition en juillet dernier que « les maladies vectorielles ont un impact social, économique et sanitaire » et que les territoires d’outre-mer, touchés par le paludisme, la dengue, le chikungunya ou encore le virus zika, avaient payé un lourd tribut. Le point commun à l’ensemble de ces maladies est la prolifération particulière d’Aedes albopictus, considéré comme leur principal vecteur. Deux faits majeurs sont à l’origine de cette prolifération intense, massive et rapide.

Il s’agit, d’abord, de la globalisation des échanges, prix de notre modèle de développement. La liberté de circulation des biens et des personnes a largement contribué à la propagation de ces vecteurs. C’est ainsi qu’Aedes albopictus se répand dans le monde. L’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, a notamment souligné que l’extension de l’aire géographique du moustique tigre à la France hexagonale est concomitante du commerce des pneus.

La liberté de circulation des personnes, ensuite, contribue à ce que les individus virémiques participent activement à l’expansion des maladies vectorielles.

Chacun comprendra que cette globalisation des échanges constitue une difficulté singulière car elle soulève la question de la surveillance sanitaire aux frontières, dans les ports et aéroports, rendue complexe par le caractère asymptomatique de ces maladies. Ce phénomène est appelé à s’amplifier dans les années à venir, en raison du réchauffement climatique. J’avais ainsi souligné en commission que le Pr Desenclos indiquait, le 24 juillet dernier, qu’en fonction des scenarii climatiques, l’aire de propagation du moustique tigre pourrait s’étendre jusqu’à Oslo. La colonisation du territoire hexagonal est inéluctable. Nous devons accepter cette réalité et nous préparer sans tarder à être résilients, par la prévention et la lutte contre les gîtes larvaires, afin d’éviter autant que possible les épidémies.

Le constat me semble suffisamment grave pour solliciter toute notre attention. Ces maladies vont devenir un fléau important – ce n’est pas moi qui l’affirme, mais le directeur général de la santé, en juillet 2019. Alors qu’il est arrivé en France continentale en 2004, le moustique tigre est déjà présent dans soixante départements hexagonaux. Cela démontre la rapidité du processus de colonisation et notre faiblesse pour y faire face.

Les données de Santé publique France sont claires : le phénomène s’aggrave de façon alarmante ici, en France continentale, non seulement en nombre de cas mais surtout avec l’apparition de cas autochtones. On a dénombré 189 cas importés de dengue en 2018, puis 657 en 2019 ; 6 cas importés de chikungunya en 2018, puis 56 recensés en 2019 ; 8 cas autochtones de dengue en 2018, et 12 en 2019. Plus récemment, 3 premiers cas autochtones hexagonaux de zika ont été confirmés dans la commune de Hyères, dont le maire a pourtant déployé un véritable plan Marshall dans ce domaine.

Nous le savons, le climat tempéré que connaissait l’Hexagone jusqu’à présent va évoluer. Les prévisions du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – font état d’épisodes de fortes pluies, propices aux inondations et à la création de nombreux nids de prolifération de moustiques Aedes.

Certes, comparaison n’est pas raison ; j’aimerais néanmoins partager avec vous quelques exemples d’épidémies connues chez moi, à La Réunion. En 2005-2006, le chikungunya a touché 266 000 personnes, dont 267 sont décédées. Rapportés à la population de l’Hexagone, ces chiffres équivalent à plus de 22 millions de personnes touchées et plus de 22 000 morts – des chiffres supérieurs au bilan de la canicule de 2003. L’épidémie de dengue que connaît La Réunion depuis maintenant près de deux ans représenterait quant à elle près de 2 millions ce cas, 180 000 passages aux urgences et plus de 1 500 morts.

L’ensemble de ces éléments conduit à s’interroger sur la capacité de notre État à affronter cette réalité complexe, instable, nouvelle pour nos concitoyens de l’Hexagone, et à mettre en place des dispositions destinées à lutter, réduire ou annihiler les cas de maladies vectorielles autochtones. Tel est l’objet de la proposition de résolution portant création d’une commission d’enquête.

Sans préjuger des travaux qu’une telle commission serait habilitée à conduire ni des conclusions que ses membres pourraient en tirer, sa mise en place est tout à fait opportune et permettrait de répondre à plusieurs questions et, le cas échéant, d’aider à la définition d’une nouvelle politique publique face à ce phénomène grave.

La commission des affaires sociales a voté en faveur de l’installation de cette commission d’enquête ; je remercie nos collègues qui ont pris conscience de l’ampleur du phénomène et de ses conséquences, nous obligeant à transcender nos bancs et territoires pour nous mettre à la tâche.

En quoi cette tâche consiste-t-elle ? Il s’agit d’accompagner et d’éclairer l’action, dont on sent qu’elle se cherche et tâtonne – ce qui est normal. Mais avons-nous le droit de tâtonner trop longtemps en prenant le risque de l’épidémie et de l’enkystement d’un phénomène ? La réponse est clairement non !

Une initiative parlementaire a été proposée par notre collègue Olivier Véran. Celui-ci craignait d’ailleurs qu’une commission d’enquête ne puisse en empêcher l’examen, qui devait avoir lieu au printemps, soit près d’un an tout de même après son dépôt. Après vérification auprès des services, je souhaite rassurer tout le monde : l’un n’empêche pas l’autre.

J’ai bien sûr étudié cette proposition de loi, qui poursuit trois objectifs : établir par la loi la responsabilité de l’État dans la mise en œuvre des mesures de prévention relatives aux maladies vectorielles ; autoriser à intervenir sur les propriétés publiques et privées les opérateurs désignés par les ARS – les agences régionales de santé – pour mettre en œuvre les mesures de prévention ; enfin, simplifier la délimitation des zones à risque par les préfets. Cette proposition de loi va dans le bon sens mais ne répond que très partiellement aux interrogations qui m’ont conduite à proposer une commission d’enquête et ont convaincu les membres de la commission des affaires sociales de l’adopter.

D’autres sujets doivent absolument être évalués.

Il s’agit, pour commencer, des retours d’expérience français et étrangers de bonnes pratiques de comportement et de prévention parmi la population.

Viennent ensuite les mécanismes de transmission – je pense aux cas confirmés en Espagne de dengue transmis par voie sexuelle.

Le troisième sujet concerne la recherche et les vaccins ou médicaments spécifiques à ces maladies.

Quatrième sujet : les effets des traitements sur l’environnement, notamment l’utilisation des biocides.

Enfin et surtout, je le répète, rien n’interdit de mener de front deux exercices, même si, en opportunité, on peut se demander s’il y a lieu d’adopter un texte alors que l’Assemblée accomplit sa mission de contrôle. Rien n’interdit d’articuler intelligemment les deux exercices pour que les parlementaires soient suffisamment outillés pour examiner un texte législatif à la hauteur des enjeux qui nous attendent.

Comme le dit le Pr Salomon : « L’approche doit être complètement globale. Il ne faut surtout pas avoir une approche spécifique ou ponctuelle. » Avec cette commission d’enquête, nous aiderons à la décision ; nous aurons les moyens d’investigation qu’exige ce sujet vital pour l’humain et la biodiversité. Aucun élément ne pourrait venir contredire le vote de la commission des affaires sociales ; les populations ne le comprendraient pas et les spécialistes que nous avons rencontrés non plus. Pour l’avoir vécu, je sais que seule la mobilisation de notre énergie et de notre intelligence collective, au-delà de toute considération, pourrait aider à protéger nos concitoyens et leur environnement. Je vous invite donc, chers collègues, à confirmer le vote de la commission des affaires sociales. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Bravo !
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Il vise à rendre l’intitulé de la commission d’enquête identique au contenu de l’article unique.
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Mercredi 27 novembre dernier, ce fut la première journée départementale dédiée à la lutte contre la dengue à La Réunion. Or, ce jour-là – il n’y a pas de petit symbole –, la commission des affaires sociales a adopté la proposition de résolution portant création d’une commission d’enquête sur les politiques publiques à mener contre la propagation des moustiques Aedes – de la famille du moustique tigre – et celle des maladies vectorielles. Cette commission d’enquête, adoptée, a donc été jugée recevable et surtout opportune.
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Il a évolué !
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
Durant l’examen de la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite « PACTE », le groupe Socialistes et apparentés a défendu une certaine vision de la place de l’entreprise dans notre société. L’entreprise joue un rôle économique mais aussi social et démocratique, dans une mesure allant bien au-delà des attendus de la RSE telle qu’elle est pratiquée.

Nous avions ainsi promu un renforcement ambitieux de la codétermination au sein des conseils d’administration, afin que les administrateurs salariés constituent le tiers des effectifs des conseils d’administration dans les entreprises de 1 000 à 5 000 salariés et la moitié au-delà de ce seuil, nous inspirant des propositions du rapport de Nicole Notat et Jean-Dominique Senard.

Notre définition de la société y était plus ambitieuse que celle du Gouvernement, afin que l’entreprise tienne compte des conséquences économiques, sociales et environnementales de son activité dans son organisation et son fonctionnement.

Enfin, nous avions proposé la création d’un dispositif d’encadrement des écarts de rémunération, cher à notre rapporteur, qui permettait de recréer de la justice dans l’entreprise.

Nous voulons que la RSE franchisse une nouvelle étape dans son processus de développement, en remettant de l’ordre dans des initiatives foisonnantes mais mal encadrées, tout en développant la seconde jambe de cette démarche qui ne saurait reposer sur le seul « rapportage ».

Le nouvel âge de la RSE doit être en mesure d’accompagner et de valoriser les pratiques responsables. Cette nouvelle étape implique, bien entendu, un cadre législatif ambitieux, une visibilité et une lisibilité des actions vertueuses lorsqu’elles sont menées au-delà des seules obligations légales et réglementaires.

En effet, de nombreuses entreprises considèrent qu’elles ne sont pas en mesure de valoriser concrètement les efforts qu’elles réalisent en matière de bonnes pratiques comme de transparence. Les nombreux labels privés, le plus souvent sectoriels ou spécifiques, ne permettent ni une vision holistique des actions mises en œuvre ni une lisibilité de celles-ci par le grand public.

Le groupe Socialistes et apparentés propose, en quelque sorte, un Nutri-Score de l’entreprise. Cette image peut faire sourire s’agissant de l’appréhension de quelque chose d’un peu plus compliqué qu’un plat préparé ou qu’un paquet de jambon. Cependant, le développement massif d’applications numériques ayant la même visée témoigne de l’appétence de nos concitoyens pour un tel outil et pour la transparence qu’il offre.

Notre Nutri-Score sera un label public général qui reflétera la notation des performances extra-financières des entreprises et permettra d’évaluer leurs incidences sur la société et sur l’environnement. Ce label reposera donc sur le principe du scoring, avec une notation sur cent points qui sera attribuée en fonction des performances de l’entreprise.

Les critères de d’évaluation ainsi que leur pondération seraient définis dans le cadre d’une grande concertation avec l’ensemble des parties prenantes que sont les organisations syndicales et patronales, les associations et les ONG, à l’issue d’une consultation publique.

À notre sens, au moins sept champs devraient être pris en compte : la stratégie bas carbone de l’entreprise ; son effort en matière d’économie circulaire et d’écomobilité ; l’équilibre des relations avec les fournisseurs et les sous-traitants ; la nature du lien avec l’écosystème territorial ; la qualité de vie au travail ; le niveau de gouvernance participative et de partage de la valeur dans l’entreprise ; enfin l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’identification des indicateurs et leur pondération, fixées par décret, devront naturellement être cohérentes avec les engagements internationaux de la France, qu’il s’agisse de la stratégie européenne pour une croissance inclusive et durable, de l’accord de Paris sur le climat ou des objectifs de développement durable des Nations unies.

Ce travail s’attachera à atteindre cinq objectifs : prise en considération de la diversité des secteurs économiques, sur la base d’un socle commun mais avec une déclinaison par secteur d’activité ; simplicité pour les opérateurs, afin d’éviter une charge indue pour les entreprises ; lisibilité pour les citoyens, grâce à une notation sur cent points pouvant être complétée d’un code tricolore, de nature à permettre une lecture et une compréhension faciles et rapides ; stabilité de l’outil ; enfin, construction démocratique, puisque la définition des critères et de leur pondération se ferait en concertation avec les syndicats, le monde de l’entreprise et les autres acteurs de la société civile engagés sur ces questions, et qu’elle ferait l’objet d’une consultation publique.

L’État confierait ensuite l’évaluation de cette notation à des organismes spécialisés qu’il certifierait, mandaterait et contrôlerait, afin de s’appuyer sur les organismes existants et de ne pas créer une charge administrative déraisonnable. Une telle notation, dont le caractère public garantit la légitimité, permettra au citoyen, au consommateur, de disposer d’une information complète qui éclairera ses choix.

Ce label public, de par sa nature et sa dimension globale, pourrait également servir de base à la mise en œuvre de mesures sociales, fiscales ou d’accès aux marchés publics favorisant les entreprises les plus vertueuses. Ces mesures permettront une évolution substantielle des pratiques des entreprises, allant au-delà de l’impact de la notation elle-même.

La proposition de loi de notre groupe ouvre un champ pour l’avenir, pour l’après RSE, en quelque sorte : l’intégration d’emblée de ces principes dans la norme comptable, dans l’évaluation de l’actif et du passif d’une entreprise. Cette démarche, qui représente également un combat culturel, européen et mondial face à la culture comptable anglo-saxonne, nécessite un temps d’expérimentation et de mûrissement prévu à l’article 3.

Avec ce texte, notre collègue Dominique Potier et le groupe Socialistes et apparentés souhaitent prolonger nos travaux réalisés dans le cadre de la loi PACTE, qui, sur cette question de la labellisation, n’avaient pu trouver une issue satisfaisante, malgré la bonne volonté des uns et des autres. Nous espérons donc que le Gouvernement et la majorité sauront saisir l’opportunité qu’il représente. Vous ne serez pas surpris que mon groupe vote pour la proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)
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Ericka Bareigts
2019 déc. 12
C’est vrai !
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Il vise à rehausser les crédits affectés à une mesure décidée dans le cadre de la loi de programmation relative à l’égalité réelle outre-mer, en l’espèce l’aide versée aux familles pour le retour du corps d’un défunt. Il arrive en effet qu’un être cher, enfant ou parent, parte se faire soigner dans l’Hexagone et y décède. Dans ces situations douloureuses, personne ne prend le retour en charge, sinon, le cas échéant, une assurance. Autrement dit, soit les gens ont ce qu’il faut et ne demandent rien, soit ils n’ont aucune protection et doivent assurer le retour du corps à leurs frais, soit une dépense pouvant aller, pour un trajet de Paris jusqu’à La Réunion, de 10 000 à 15 000 euros. La mesure, donc, doit aider les intéressés dans ces moments douloureux, heureusement assez rares.

Néanmoins, aux termes de l’arrêté du 1er mars 2018 que vous avez pris pour l’appliquer, madame la ministre, seuls les foyers dont le quotient familial ne dépasse pas 6 000 euros y sont éligibles. Nous pensons, comme d’autres collègues ayant déposé un autre amendement sur ce thème, que ce plafond est si bas qu’il empêche la pleine application de la mesure pour les publics auxquels nous voulions l’adresser.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
…de l’or blanc.

Il se trouve que la procédure a été modifiée afin de n’ouvrir les quotas qu’à des pêcheurs ayant reçu l’autorisation de la pratiquer, la nouvelle procédure s’accompagnant d’un cahier des charges. Or, parmi les critères retenus pour sélectionner les candidats, figure celui de la création d’emplois directs et indirects sur le territoire, et certaines entreprises locales ont vu leur demande rejetée du fait de ce critère. Voyez-vous où je veux en venir, madame la ministre ?

Comment et sous quelle forme pourrons-nous être informés, de manière transparente, des créations d’emplois effectives, dans un territoire, liées à la pêche de la légine ? L’or blanc rapporte beaucoup d’argent à des entreprises qui ne sont pas pleinement ancrées dans les TAAF mais ont été autorisées à pratiquer cette pêche au terme des appels à projets. La question est donc importante. Un manque de transparence serait, je pense, source de nombreuses frustrations et forcément de colère.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Cet amendement d’appel porte sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : la pêche à la légine dans les Terres australes et antarctiques françaises, les TAAF. Cette activité est réglementée par l’État, et c’est une bonne chose : il faut gérer la ressource ; on doit être intraitable sur les quotas.

En trois ans, le chiffre d’affaires des armements de pêche australe a augmenté de 60 % en 2017, et il s’élevait à 129 millions d’euros ; c’est donc une affaire qui rapporte :…
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Le FEBECS est très difficile à mobiliser sur les territoires, car les clubs sportifs ne savent pas qu’il existe. Un effort mériterait donc d’être fourni pour le faire mieux connaître sur le terrain.

Ce fonds a également été créé pour favoriser les déplacements des jeunes dans la zone, ce qui paraît essentiel pour favoriser l’ouverture des territoires et développer leurs relations avec les pays voisins.

De toute évidence, pour les projets sportifs, culturels ou liés à l’éducation, les structures, qu’elles soient associatives ou qu’elles appartiennent à l’éducation nationale, ne sollicitent pas assez le FEBECS, à mon sens.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Ça, c’est sûr !
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Vous dites, madame la ministre, qu’il y a moins de demandeurs d’emploi à La Réunion. Certes, on observe un léger frémissement en cette fin d’année 2019, mais les chiffres de 2018 présentés dans le document que j’ai cité font état d’une véritable dégringolade de la situation de l’emploi en 2017 et 2018. Ce sont des faits. Que la réforme mise en œuvre soit suffisamment efficace pour que cette dégringolade ait pu être rattrapée en six mois, je veux bien l’entendre, mais cela me paraît difficile à croire.

En outre, nous avons tout à la fois la possibilité de mettre en œuvre des aides et exonérations sur les bas et moyens salaires et le devoir d’instaurer d’autres exonérations sur les salaires plus élevés que touchent les encadrants. En effet, les jeunes diplômés ne reviennent pas à La Réunion, et lorsqu’ils retournent dans leur île natale, ils ne disposent pas d’une offre de salaires sur des postes d’encadrement à la hauteur de leur engagement. Or, bien souvent, leurs parents, qui appartiennent aux classes modestes et moyennes, ont fait beaucoup d’efforts, beaucoup de sacrifices, et aimeraient que leur enfant incarne la réussite dans leur territoire. Nous pouvons donc agir à la fois sur les bas et moyens salaires et sur les salaires plus élevés : l’un n’empêche pas l’autre.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
…et le « halo » autour du chômage compte désormais plus de 60 000 personnes. Lors des quatre années précédentes, la tendance était pourtant inverse.

Vous avez engagé l’année dernière une réforme des aides économiques. Elle a été mise en œuvre avec beaucoup de retard : les décrets ont été publiés le 15 mars 2019 et modifiés en juin de cette année, ce qui laissé pendant six mois les entreprises dans une très grande incertitude. Cela pose la question de la gouvernance du système et de la transparence sur la détermination du montant des aides.

Un second sujet mérite d’être évoqué : lors de mes précédents mandats, j’ai mis sur la table la question des aides et exonérations dont pourraient bénéficier les jeunes diplômés. Aujourd’hui, les jeunes Réunionnais reviennent au pays ; ils ont envie de travailler mais sont très frustrés, très en colère car les exonérations qui existaient entre 2,5 à 3,5 SMIC ont disparu.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Ces deux amendements d’appel me permettent de revenir sur la situation des outre-mer, et singulièrement de La Réunion. Tout à l’heure, Mme Bello a fait état de la situation économique particulièrement grave de cette collectivité. Vous avez vous-même reconnu, madame la ministre, qu’il y avait un vrai problème de pouvoir d’achat ; certes, mais il y a aussi un vrai problème d’emploi.

Si votre réponse au problème de pouvoir d’achat se résume à la suppression de la taxe d’habitation, elle ne résoudra pas tout : 40 % des habitants de La Réunion vivent sous le seuil de pauvreté. Quand on ne revalorise pas les minima sociaux à hauteur de l’inflation, qui atteint 1,3 % à La Réunion – c’est le taux le plus élevé que nous ayons connu depuis 2012 –, on ne règle rien non plus.

Ne répondez pas, madame la ministre, que la faute incombe à vos prédécesseurs. Vous en êtes à votre troisième exercice budgétaire, et tout le monde souhaite que les choses avancent, mais là, cela ne marche pas !

Le bilan économique 2018 de l’INSEE pour La Réunion et Mayotte, rédigé en collaboration avec l’IEDOM – l’Institut d’émission des départements d’outre-mer –, montre que les années 2017 et 2018 ont été catastrophiques : la croissance s’est effondrée, le chômage a augmenté de 2 points…
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Si vous me le permettez, monsieur le président, j’aimerais défendre en même temps l’amendement no 1673.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Cessez de dire cela. Je dispose de chiffres différents. Dites la vérité !
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Très bien !
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Il serait vraiment très intéressant de disposer d’un point clair sur l’action de l’AFD : où intervient-elle, comment, pendant combien de temps ? J’y avais procédé pour Mayotte concernant l’eau – question nécessitant alors un accompagnement particulier. Pour l’heure, comme nous savons que le problème que j’ai soulevé est essentiel et que l’AFD s’en occupe, je souhaite que vous nous fournissiez, madame la ministre, un retour précis de son action.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Nous avons déjà longuement évoqué l’ingénierie. La solution que vous proposez, madame la ministre, consiste en un accompagnement par l’AFD. Pourquoi n’utilise-t-on pas – c’est le sens du présent amendement –, ne mobilise-t-on pas l’ANCT, l’Agence nationale de la cohésion des territoires ? Notre collègue Maina Sage a demandé à plusieurs reprises que l’outre-mer soit représenté au sein de celle-ci. Elle ne peut sans doute pas répondre à l’ensemble des problèmes liés à l’ingénierie – elle concerne en effet certains types de collectivités. Reste que l’on peut déjà utiliser un organisme existant, ce qui nous fera gagner un peu d’argent, par le biais de l’AFD.
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Ericka Bareigts
2019 nov. 6
Il porte sur un sujet dont nous avons longuement débattu en séance avec la ministre du travail à l’occasion de la discussion du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Nous y sommes revenus, avec plusieurs députés d’outre-mer, lors de rendez-vous avec le cabinet de la ministre, et nous y avons travaillé au sein de la délégation aux outre-mer. Il s’agit pour nous de mettre en évidence, avec le passage aux coûts contrats, de l’éventuelle inadaptation du coût déterminé concernant les apprentis des territoires et départements d’outre-mer. En effet, certaines formations ne sont pas proposées dans nos territoires, si bien qu’un jeune doit prendre l’avion pour suivre ailleurs la formation qu’il souhaite.

Se pose dès lors la question de savoir qui va payer ce surcoût – qui fait partie de la formation professionnelle. Ne peut-on pas prendre en compte, dans le coût contrat, cette difficulté structurelle ? Si l’ordonnance a été prise, elle n’aborde que la difficulté sociale du jeune – ce qui est déjà positif –, mais ne prend absolument pas en compte la question des distances.

Par cet amendement d’appel, nous vous invitons à trouver une solution pour pallier le surcoût d’une formation professionnelle, dû à la mobilité vers l’Hexagone mais aussi vers les pays limitrophes – j’ai, dans le même sens, fait adopter à l’unanimité deux amendements visant à ouvrir la formation en alternance dans les entreprises qui résident dans les grands pays situés dans nos bassins respectifs. Il nous faut de votre part, madame la ministre, monsieur le rapporteur spécial, une réponse très claire si nous voulons donner à nos jeunes la chance de réussir leur parcours professionnel.
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