Nous proposons d’étendre le dispositif TODE aux entreprises de travaux agricoles, dans la mesure où les ETA participent pleinement au cycle de production agricole, interviennent dans les semis, les récoltes et de nombreuses autres opérations indispensables au fonctionnement de nos exploitations. Cet amendement poursuit trois objectifs : rétablir une équité de traitement, soutenir l’emploi saisonnier et préserver la compétitivité de notre agriculture.
L’accès à une eau potable de qualité est un droit essentiel, une condition indispensable à la dignité, à la santé et à la vie quotidienne de nos concitoyens. Pourtant, plusieurs territoires ultramarins sont confrontés à des difficultés d’approvisionnement en eau potable. Cette situation ne peut être considérée comme une fatalité. Elle appelle l’engagement de l’ensemble des acteurs concernés. En votant pour cette proposition de résolution, nous réaffirmons notre attachement à l’égalité entre les territoires et à la solidarité nationale. Les députés de la Droite républicaine la voteront.
Dans notre pays, l’accès à l’eau potable ne devrait jamais dépendre du lieu où l’on habite. Pourtant, en 2026, cette évidence n’est toujours pas une réalité pour une partie de nos concitoyens ultramarins. Dans ces territoires, l’accès à l’eau demeure marqué par les coupures, les pertes sur les réseaux et l’insuffisance des infrastructures. À Mayotte, la crise de l’eau de 2023 a révélé une situation particulièrement grave : près de 30 % de la population n’avait pas accès directement à l’eau potable avant même le passage du cyclone Chido. Le rapport d’information du Sénat souligne également que les besoins d’investissement s’élèvent à 743 millions d’euros, dont 554 millions pour la seule gestion de l’eau potable, notamment pour créer les réseaux qui font encore défaut. En Guadeloupe, les difficultés sont d’une autre nature, mais elles conduisent au même résultat. Le réseau de distribution est vétuste et les pertes liées aux fuites peuvent atteindre 60 % de l’eau mise en distribution. Autrement dit, une part considérable de l’eau produite n’arrive jamais jusqu’aux habitants. Ces données ne décrivent pas une succession d’incidents isolés. Elles révèlent une fragilité durable du service public de l’eau : des réseaux insuffisamment entretenus, des capacités de production et de stockage encore limitées, ainsi qu’un niveau d’investissement qui n’a pas toujours permis de répondre à l’évolution des besoins. Il faut le dire clairement : les habitants de ces territoires ne demandent pas un traitement particulier. Ils demandent que le droit le plus élémentaire à l’eau potable soit effectivement garanti. Il ne peut y avoir d’inégalité en République. L’État a engagé des moyens mais, de toute évidence, ce n’est pas suffisant face à cette injustice. La question qui se pose est simple : les crédits mobilisés se traduisent-ils suffisamment vite par des réseaux rénovés, des équipements opérationnels et une distribution continue ? Lorsque des familles doivent encore stocker de l’eau, lorsque des écoles, des établissements de santé ou des entreprises doivent organiser leur activité autour des coupures, nous ne pouvons pas considérer que l’objectif est atteint. Notre responsabilité n’est pas seulement de voter des enveloppes mais de vérifier que ces moyens produisent des effets concrets, mesurables et durables. Cela suppose d’abord de clarifier les responsabilités. Les collectivités territoriales doivent naturellement exercer leurs compétences et améliorer la gestion des services publics locaux. Mais il serait irréaliste de demander à des territoires confrontés à des difficultés structurelles, démographiques, financières ou géographiques de les résoudre seuls. Lorsque les capacités locales sont dépassées, la solidarité nationale doit intervenir. Elle doit permettre de financer les travaux nécessaires, d’apporter une ingénierie suffisante et, lorsque la situation l’exige, de suppléer temporairement les défaillances qui empêchent le service public de fonctionner normalement. L’objectif doit être de sortir d’une gestion au coup par coup et de construire une véritable politique de résultats. Il faut donc rénover les réseaux les plus dégradés, améliorer leur rendement et réduire les fuites, sécuriser la production et le stockage, accélérer le raccordement des populations qui ne disposent pas encore d’un accès direct à l’eau potable et assurer un suivi public de l’avancement des travaux et de l’utilisation des crédits. Ces objectifs doivent être assortis d’échéances et d’indicateurs précis. L’eau potable n’est pas une variable d’ajustement. Elle conditionne la santé publique, la dignité des personnes et le fonctionnement quotidien des écoles, des hôpitaux, des services publics et des entreprises. Parce que l’accès à l’eau potable doit être garanti à chacun de nos concitoyens, quel que soit son territoire de résidence, le groupe Droite républicaine votera cette proposition de résolution et appelle au déploiement rapide de solutions.
L’innovation plutôt que la décroissance ; la souveraineté plutôt que la dépendance ; la responsabilité politique plutôt que les postures politiciennes. Pour toutes ces raisons, le groupe Droite républicaine ne votera pas cette motion de censure. La France a besoin d’un État qui protège les Français et réponde à la crise.
La France doit se préparer au changement climatique, adapter ses infrastructures, protéger ses citoyens les plus fragiles, investir dans son énergie, renforcer sa sécurité civile et produire davantage chez elle. Mais elle ne le fera ni dans le désordre ni dans l’instabilité. Elle ne le fera pas avec des postures, avec des motions de censure à répétition. Elle le fera avec des choix clairs : le nucléaire, la réindustrialisation, le soutien à notre agriculture.
Voilà ce qui nous sépare, chers collègues écologistes ! Vous proposez une écologie qui affaiblit la France. Nous défendons une politique environnementale qui s’appuie sur les forces de notre pays.
Quel est le résultat ? Nous produisons moins ici et nous importons davantage. Nous imposons toujours plus de normes à nos agriculteurs tout en remplissant nos rayons de produits qui ne respectent ni nos normes environnementales ni nos exigences sanitaires. Quel est le bilan écologique de cette logique ? Il est catastrophique. La France possède l’une des agricultures les plus exigeantes du monde. Avec son industrie nucléaire, elle dispose d’un atout sans équivalent pour décarboner son économie. Son industrie est alimentée par l’une des électricités les plus décarbonées au monde. Produire en France, c’est moins d’émissions liées au transport, moins d’énergies fossiles consommées ailleurs, moins de dépendance ; c’est plus de souveraineté. Voilà ce que nous appelons le patriotisme environnemental : produire chez nous plutôt que dépendre d’importations polluantes ; relocaliser plutôt qu’importer ; réindustrialiser plutôt que décroître. La véritable écologie ne consiste pas à opposer l’environnement à l’économie, ni à choisir entre l’industrie et le climat, ou entre l’agriculture et la biodiversité ; elle consiste à nous permettre de continuer à produire en France.
…de bloquer tous les grands projets d’infrastructures, d’ajouter toujours davantage de procédures, d’interdictions, de contraintes administratives à ceux qui créent de la richesse dans notre pays.
Or que faites-vous ? Vous proposez de multiplier les contraintes sur ceux qui produisent dans notre pays, de compliquer la vie de nos agriculteurs, d’empêcher la construction de nouveaux sites industriels,…
Votre contradiction ne s’arrête pas là. Quelle est la première cause d’émission de CO2 dans notre pays ? En 2024, la moitié de notre empreinte carbone provenait des seules importations. Parmi ces importations, celles venues d’Asie émettent autant de gaz à effet de serre que les émissions directes de tous les ménages français. Cela signifie que la première mesure à prendre pour préserver le climat est de favoriser la production en France.
…le nucléaire. Vous avez demandé et obtenu la fermeture de centrales. En agissant ainsi, vous avez combattu une énergie pilotable, décarbonée et souveraine ; une énergie qui nous permet précisément de sortir des hydrocarbures, d’électrifier nos transports, notre industrie et nos logements, de produire sans dépendre du gaz russe ou du pétrole du Moyen-Orient. Combien de temps perdu ? Combien d’années perdues dans des débats idéologiques, alors que le reste du monde poursuit sa course à l’énergie ? La vérité est simple : la transition écologique passera par plus d’électricité et d’industrie électrique, plus de production décarbonée, donc plus de nucléaire.
Très bien. Pourtant, dans le même temps, vous avez passé des décennies à combattre l’un des plus grands atouts de la France pour décarboner son économie :…
En effet, mes chers collègues écologistes, il existe chez vous une contradiction majeure. Depuis des années, vous expliquez que la lutte contre le réchauffement climatique est la priorité absolue.
Est-ce qu’un gouvernement renversé rafraîchira une salle de classe, protégera mieux notre agriculture et donnera davantage de moyens à nos pompiers pour lutter contre les incendies de forêts ? Évidemment, non. Les Français attendent des solutions, non une nouvelle crise politique.
Nous voilà revenus aux pires heures de la IVe République. L’intérêt du pays s’efface devant les manœuvres des partis. Mes chers collègues, la France n’a pas besoin d’une crise politique supplémentaire. Alors même que d’autres épisodes de chaleur arrivent, notre pays a précisément besoin d’un État au rendez-vous pour protéger les Français.
Elle est grave pour nos forêts, qui subissent en ce moment des incendies dévastateurs, malgré les efforts remarquables de nos pompiers. Elle est grave pour les élus locaux, qui, partout sur le territoire, doivent adapter leurs communes à des épisodes climatiques de plus en plus intenses. Oui, la France doit se préparer davantage. Nous devons adapter nos écoles, nos hôpitaux et nos Ehpad. Nous devons renforcer nos moyens de sécurité civile, mieux protéger nos forêts et mieux gérer la ressource en eau. Nous devons faire de l’adaptation au changement climatique une priorité. Précisément parce que le sujet est grave, il mérite mieux qu’une posture politique ou qu’une motion de censure.