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Marc Delatte
2022 Jan 27 10:24:07
À ce moment de notre débat, deux mots dominent : responsabilité et solidarité. Nous pouvons tous, pas uniquement la majorité présidentielle mais l’ensemble des députés, dire aux Français que nous sommes fidèles à l’ordonnance du 4 octobre 1945 qui a créé la sécurité sociale. Il est important de préserver ce modèle social ; malgré cette crise, cette tempête, qui a bousculé notre système, on continuera bien sûr à aider l’ensemble des soignants. Il n’est pas question de réduire les dépenses de santé alors que leur attente est si forte sur ce point.

En outre, je tiens à rappeler, pour apporter un peu de chair à ce débat, que le reste à charge zéro pour des patients atteints de surdité, qui devaient auparavant débourser 850 euros – j’en ai connu –, constitue un vrai progrès : ils ont maintenant des audioprothèses de qualité, ce qui permet de briser la solitude et de renforcer le lien social. Voilà le message qu’il faut envoyer aux Français. On continuera, quoi qu’il advienne, à préserver notre système de protection sociale. (Mme Michèle Peyron applaudit.)
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Marc Delatte
2022 Jan 11 15:22:15
Monsieur le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé de l’enfance et des familles, pleinement mobilisée face à la pandémie avec les soignants, les pharmaciens et les cadres de santé, la réserve sanitaire témoigne d’un formidable engagement citoyen. Nonobstant les mesures barrières, les vaccins et le passe vaccinal appelé à remplacer le passe sanitaire pour limiter la propagation du virus, préserver le lien social et, de façon primordiale, sauver des vies – sur la recommandation du Conseil scientifique, du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et de la Haute Autorité de santé (HAS), qui ont notamment conseillé d’élargir la vaccination aux enfants de 5 à 11 ans –, le raccourcissement des délais du calendrier vaccinal nécessite d’engager toutes nos forces dans la course de vitesse contre les variants.

Alors que les soignants sont amenés à se réorganiser dans les services hospitaliers, alors que les soignants de ville s’investissent dans une stratégie d’« aller vers », alors que les officines de pharmacie répondent à l’afflux de la demande de tests antigéniques, à l’heure où la fatigue s’ajoute à la fatigue, la réserve sanitaire – soignants, sapeurs-pompiers, bénévoles de la protection civile et de la Croix-Rouge, entre autres –, tout comme au début de la pandémie, répond présente.

La donne a changé depuis la première vague du variant delta, supplantée par la déferlante omicron : nous avons désormais une arme essentielle, le vaccin, pour ne pas submerger nos services d’urgences et de médecine de réanimation, pour permettre aux soignants d’assurer l’ensemble de leurs missions de santé et pour éviter une nouvelle perte de chance pour les patients atteints de cancer ou de maladie chronique, notamment par la programmation d’actes de chirurgie. Oui, la France est généreuse ; c’est la France qu’on aime, rassemblée et solidaire. Mais il nous faut des bras pour vacciner et pour tester.

Ma question porte sur l’évaluation du dispositif de la réserve sanitaire, sur son déploiement depuis son début de la crise, sur la formation encadrée des bénévoles à l’acte vaccinal et sur l’accompagnement des pharmaciens dans le dispositif vaccinal et dans la réalisation des tests. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LaREM et Agir ens.)
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Marc Delatte
2021 déc. 2
Le conventionnement sélectif, tel qu’il est proposé dans cet article, ne permet pas de répondre aux problèmes liés au manque de médecins dans certains territoires. Mauvais diagnostic, mauvais traitement : c’est une fausse bonne idée, typique d’une politique du « il n’y a qu’à, il faut qu’on » qui revient comme un marronnier dans le milieu journalistique, et d’une vision très binaire des problématiques. C’est méconnaître le monde médical, qui s’est investi comme jamais face à la pandémie. S’il s’agissait de la bonne recette, nous l’aurions appliquée et nos voisins européens l’auraient fait aussi.

D’une part, cet article 3 va à l’encontre du principe de réalité et de l’approche populationnelle du plan « Ma santé 2022 » et de la loi de juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation de notre système de santé. D’autre part, ce n’est pas la bonne méthode pour bâtir une société de la confiance avec les usagers et les médecins. C’est également contraire au principe d’équité, car cela tarira la filière de médecine de premier recours – la médecine de famille – et contribuera à l’inégalité d’accès aux soins. Si vous déconventionnez certains médecins, les patients modestes devront encore mettre la main au porte-monnaie – s’ils le peuvent. Nous demandons donc la suppression de cet article.
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Marc Delatte
2021 juin 29
Une première, une deuxième puis une troisième lecture et, aujourd’hui, la lecture définitive du projet de loi relatif à la bioéthique : rarement un texte a fait l’objet de débats aussi riches et aussi passionnés, aussi divers et aussi partagés en amont dans les régions. Les avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et les auditions de la commission spéciale ont considérablement enrichi le texte.

Il s’agit d’une loi de confiance face à la défiance, la confiance passant par la solidarité et par les principes de justice et d’équité. Les femmes seules et les couples de femmes pourront bâtir leur projet parental et leur projet d’amour dans le respect et la protection des droits de l’enfant à naître. Confiance dans les soignants et la communauté des chercheurs pour faire face aux enjeux liés aux progrès rapides des connaissances.

À l’heure de la pandémie, on découvre un vaccin à ARN – acide ribonucléique – messager ; on vote une loi d’espoir pour tous ceux qui attendent une greffe avec la possibilité de dons croisés ; une loi d’espoir et d’anticipation pour faire progresser nos connaissances et nos possibilités thérapeutiques pour des maladies génétiques et des cancers réputés jusque-là incurables ; une loi d’équilibre entre le bénéfice individuel et l’intérêt collectif nécessitant un cadre législatif dans le respect des principes éthiques et la protection de la dignité humaine ; une loi responsable et humble qui ne prétend pas répondre à toutes les complexités de la vie mais qui n’enferme pas : elle reste à l’écoute des attentes tout en affirmant que tout ce qui est possible n’est pas toujours souhaitable ; une loi pour l’avenir, empreinte d’humanité, avec pour boussole le respect de la dignité.

Aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’un cheminement législatif qui se perpétuera demain dans l’accompagnement des progrès de la science et des nouvelles technologies en faveur du bien commun. C’est pourquoi, face aux enjeux et aux défis de ce monde, nous nous opposerons collectivement à cette motion de rejet préalable. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2021 juin 15
Ces jeunes ont également subi le confinement, ce qui a été difficile pour eux, physiquement et mentalement. Aux États-Unis, des millions de jeunes ont déjà bénéficié de la vaccination, pour recouvrer la liberté, dans le respect des mesures barrières.

Pouvez-vous nous dire quel est l’intérêt d’étendre la vaccination pour ces jeunes, bien moins fragilisés par l’infection, ainsi que la logistique, le suivi et le calendrier vaccinal qui en découlent ? Comment relancer, avec les beaux jours, la dynamique vaccinale ?
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Marc Delatte
2021 juin 15
Nous vous en sommes gré, comme nous en sommes gré aux soignants et à nos concitoyens, qui ont été à la hauteur des enjeux. Cela illustre la confiance et la solidarité des Français envers les autorités sanitaires, en lien avec la stratégie vaccinale que vous avez pilotée avec M. le Premier ministre.

Une telle solidarité s’exprime aussi quand le Président de la République déclare à nouveau, lors du sommet du G7, que le vaccin est un bien commun de l’humanité, et manifeste la volonté d’un déploiement rapide de la vaccination dans les pays les plus fragilisés, en particulier dans le continent africain.

Si nous assistons à une décrue du nombre de patients infectés dans nos hôpitaux, une nouvelle vague épidémique est toujours à redouter : c’est la préoccupation majeure de nos amis anglais, avec le variant indien.

Or, si notre stratégie de vacciner les plus fragiles, les personnels soignants en premier lieu, se révèle payante, le déploiement de la vaccination pour atteindre le taux d’immunité collective implique une mobilisation large, intégrant les jeunes publics, âgés de 12 ans à 17 ans, dont nous tenons à saluer le sens du partage, de la citoyenneté, de la responsabilité, du collectif. N’y voyez aucune allusion au match de l’Euro de football, ce soir, entre la France et l’Allemagne !
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Marc Delatte
2021 juin 15
Ma question s’adresse à M. le ministre des solidarités et de la santé. Avec 10 millions, puis 20 millions, puis, à la mi-juin, 30 millions de personnes primovaccinées, les délais sont tenus ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2021 juin 9
Nous arrivons à la fin d’un long cheminement qui aura duré près de deux ans. Chacun a pu exprimer ses certitudes, ses doutes aussi. Ce projet de loi relatif à la bioéthique parle de la vie et de ses fragilités ; il parle de solidarité, de justice, d’équité, de dignité, des progrès de nos connaissances et des espoirs qu’ils suscitent. Pétri d’humanité, il a donné lieu à un débat de haute tenue, dans le respect mutuel : tous, vous vous êtes approprié le texte.

Inévitablement, des tensions entre l’intime et le collectif se sont manifestées. Nous n’en avons pas été exempts. En revanche, nous sommes fiers de permettre à des milliers de femmes d’accéder à l’assistance médicale à la procréation, de mener à bien leur projet de parentalité, d’affirmer que l’on est toujours le fils, la fille de quelqu’un – de celui ou de celle qui vous a transmis son amour. Nous sommes fiers de permettre à ceux qui attendent une greffe d’espérer. Nous sommes fiers de construire une société plus fraternelle et de témoigner notre reconnaissance à la communauté des chercheurs en lui offrant, dans le respect des principes éthiques, un cadre juridique adapté. Au nom du groupe La République en marche, je le redis : gardons confiance en l’avenir, en l’humanité. Ce projet de loi illustre cette attitude et nous voterons en sa faveur. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2021 juin 9
Les progrès de la connaissance ont de tout temps engendré de l’inquiétude. Combien de contre-vérités n’avons-nous pas entendu sur les vaccins à ARN messager ! C’est pourquoi l’article 17 donne, pour une meilleure interprétation de la loi de 2011, un cadre juridique, qui ouvre deux possibilités pour la science, à des fins de recherche.

D’une part, il permet de modifier le génome d’un embryon surnuméraire préimplantatoire destiné à être détruit, notamment avec la technique CRISPR-CAS9, ouvrant des perspectives dans la compréhension du développement et dans l’évaluation nécessaire pour l’édition du génome comme alternative pour la prise en charge des maladies génétiques jusqu’alors incurables, comme le conseille le Comité consultatif national d’éthique.

D’autre part, il offre la possibilité, toujours à des fins de recherche, d’intégrer quelques souches pluripotentes humaines dans un embryon animal, l’embryon hôte n’étant jamais un embryon humain, afin d’ouvrir des perspectives dans la compréhension du développement et de nourrir des espoirs thérapeutiques. J’insiste sur le fait que l’embryon ainsi constitué reste un embryon animal.

S’il est important de rappeler les interdits éthiques – créer de novo un embryon à des fins de recherche ou introduire une modification dans le génome de la descendance, comme le dispose l’article 16-4 du code civil et comme le stipule la convention d’Oviedo, ratifiée par la France –, il est également important de rappeler que faire confiance aux chercheurs, c’est leur donner également les moyens de travailler dans de bonnes conditions, dans un cadre juridique adapté, de façon responsable ; sinon, ne nous plaignons pas qu’ils trouvent ailleurs des lieux plus propices pour leur activité de recherche. L’article 17 concilie progrès scientifique, respect des principes éthiques et encadrement législatif adapté.
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Marc Delatte
2021 juin 9
Nous sommes en troisième lecture, et je veux rappeler avec force que la GPA est considérée comme un interdit éthique, et sa pratique comme une transgression. Les femmes ukrainiennes auxquelles certains couples font appel pour une GPA ne disposent d’aucune garantie s’il devait survenir une complication médicale telle qu’une rupture utérine. En tant que membre du CCNE, j’insiste sur le fait que la GPA est un interdit éthique qu’il n’est pas question de transgresser.

Cette pratique ne doit évidemment pas être assimilée à l’AMP qui est, elle, un projet d’amour destiné à permettre la naissance d’un enfant et qui, je le répète, ne doit en aucun cas donner lieu à une dérive vers la pratique de la GPA.
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Marc Delatte
2021 juin 7
…pour la qualité des débats et des arguments et pour le respect mutuel dont vous avez tous fait preuve malgré nos différences d’appréciation et les inévitables tensions entre l’intime et le collectif dont nous ne sommes pas exempts.

Deux ans, me direz-vous, c’est long ; mais face aux enjeux s’inscrivant dans l’avenir, chacun a cheminé, progressé, douté aussi, avec cette question en tête, fil rouge du CCNE : dans quelle société voulons-nous vivre ? Certains voudraient aller plus loin, d’autres ont fait part de leur inquiétude éthique. Chacun est persuadé de la justesse de ses convictions. Je peux vous affirmer ma fierté d’appartenir à cette noble assemblée qui a su répondre à nombre d’interrogations, à l’heure où il faut plus que jamais nous rassembler en solidarité avec nos concitoyens face à la pandémie.

L’accélération des connaissances amène inévitablement à s’interroger. Il est sage de se poser ces questions, c’est ainsi qu’on progresse. Sommes-nous en droit de refuser l’accès à l’AMP à un projet de parentalité, à un projet d’amour émanant de femmes seules et de couples de femmes ? Cela ne contreviendrait-il pas aux principes de justice et d’équité ? Évoquons aussi la perte de chance pour nombre de personnes malheureusement décédées parce qu’elles n’ont pu accéder à une greffe au cours de la pandémie. La possibilité des dons croisés offrira, à l’avenir, de nouveaux espoirs.

La perte de chance, cela aurait aussi été de ne pas faire confiance à la communauté des chercheurs. La prouesse scientifique qu’ils ont accomplie pour élaborer un vaccin à ARN – acide ribonucléique – messager, salvateur pour l’humanité, en est un parfait exemple. Grâce à eux, l’espoir renaît. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais dans le débat sociétal, le bouleversement des connaissances amène à des évolutions juridiques. C’est vrai dans le cadre de l’ouverture de l’AMP, en particulier au niveau de la filiation, dans le respect du droit de l’enfant. C’est également le cas dans le domaine de la recherche, concernant tant les cellules souches embryonnaires et les cellules IPS que les embryons préimplantatoires surnuméraires destinés à être détruits à la suite de l’abandon du projet parental, avec des pré-requis : la pertinence de l’équipe médicale ; la finalité du projet ; et l’absence d’alternative, en conformité avec l’article 16-4 du code civil et la convention d’Oviedo.

Enfin, face au scepticisme, aux nombreuses fantasmagories et aux allégations mensongères que nous avons eus à combattre concernant par exemple les vaccins à ARN messager, je le répète avec force : les chercheurs sont des personnes responsables. Pas question de créer des embryons de novo à des fins de recherche, de modifier le patrimoine génétique chez la descendance ou d’autoriser la GPA.

C’est pourquoi le groupe LaREM votera cette loi, dans une version en tous points conforme à celle que l’Assemblée nationale avait adoptée en deuxième lecture. C’est une loi adaptée à notre temps, empreinte d’humanité. Comme l’a rappelé l’Agence de la biomédecine, la France peut s’enorgueillir d’être dotée de l’un des systèmes législatifs et réglementaires les plus aboutis dans le domaine de la bioéthique, fondé sur la dignité, la liberté et la solidarité, en harmonie avec nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LaREM et Dem.)
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Marc Delatte
2021 juin 7
Après un long cheminement, nous arrivons au terme de la révision de la loi de bioéthique, à l’heure où les progrès des connaissances nous interrogent dans des délais de plus en plus courts – quel chemin parcouru depuis la naissance en 1982 d’Amandine, premier bébé-éprouvette !

Cela nous appelle et nous presse même à apporter un éclairage juridique, à poser des interdits, à prévoir de nouveaux droits. Dès lors, je remercie ceux qui nous ont éclairés et qui ont nourri notre réflexion pour construire une loi d’équilibre qui tienne compte des réalités sociétales, en résonance avec les principes éthiques nous protégeant de toute dérive vers l’eugénisme et le transhumanisme. À travers l’ouverture de l’AMP aux femmes seules et aux couples de femmes, cette loi témoigne d’une société plus ouverte, plus fraternelle, plus solidaire.

Merci à vous, madame et monsieur les ministres et chers collègues – permettez-moi également de remercier mesdames les ministres Agnès Buzyn et Nicole Belloubet –…
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Marc Delatte
2021 avr. 8
Nous avons tous connu – ou aurons à connaître – l’expérience ô combien douloureuse de voir des proches, que nous aimons, partir trop tôt. Il n’y a pas d’égalité ou de réelle liberté face à la mort, mais des témoignages intolérables d’une agonie qui a trop duré par défaut d’accompagnement et de soins palliatifs.

Nous ne pouvons pas rester insensibles au sort de ceux qui traversent la frontière parce qu’ils n’ont pas obtenu en France de réponse à leurs souffrances, mais faut-il emprunter la voie de l’euthanasie ? Je répondrai par la négative en tant que médecin et aussi par respect pour tous ceux, notamment les bénévoles, qui s’engagent dans la voie des soins palliatifs. Sachez que j’éprouve néanmoins un profond respect pour ceux qui pensent autrement.

En France, le cadre juridique a évolué, prévoyant notamment la sédation profonde et continue, disposition que tout le monde ne connaît pas encore. Rappelons que 53 % des médecins ne connaissent pas la loi Leonetti. Les soins palliatifs évoluent entre deux extrêmes : acharnement thérapeutique et euthanasie. La sédation continue et profonde ne s’oppose pas à la fin de l’hydratation et de la nutrition, gestes thérapeutiques encadrés mais qui peuvent parfois être délétères pour le patient. C’est un acte profondément thérapeutique qui n’est pas dans l’intentionnalité.

Pensons aussi à la souffrance des soignants engagés dans les soins palliatifs et bâtissons ensemble une société de la confiance qui passe, précisément, par une augmentation des moyens accordés à ces services. (Mme Blandine Brocard applaudit.)
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Marc Delatte
2021 mars 4
À la lumière de la crise sanitaire, nous devons nous interroger sur l’idée de nation, qui suppose une unité, une volonté de vivre en commun. Ernest Renan ne considérait-il pas l’existence d’une nation comme « un plébiscite de tous les jours » ? Cette idée rejoint ainsi nos valeurs républicaines, à travers la fraternité qui est un appel à la solidarité nationale. La grandeur d’une nation consiste aussi, et je dirais surtout, à être à l’écoute de ses concitoyens et à garantir les droits fondamentaux de chacun dans le respect de sa dignité.

Depuis plus de trois ans, beaucoup a été fait pour réduire les inégalités : soutien aux familles monoparentales, revalorisation de la prime d’activité, mesures en faveur de l’accès aux soins mais aussi de la formation et de l’apprentissage à travers le plan « 1 jeune 1 solution » – la liste est longue. Même si, en valeur absolue, la pauvreté a reculé selon l’INSEE, il n’est pas ici question de s’afficher en parangon de vertu à travers un éloge panégyrique.

L’aide alimentaire est sans doute l’urgence sociale la plus criante. Plus de deux millions de personnes, dont 70 % de femmes, y ont recours. Avec la crise, les banques alimentaires ont vu grandir le nombre de ces bénéficiaires, qu’ils soient travailleurs pauvres ou étudiants. Rappelons ici la réactivité de l’État qui, face aux urgences sociales, a consacré 144 millions d’euros à l’aide alimentaire, à la distribution de repas aux sans-abri comme aux étudiants. Rappelons aussi le soutien de l’Europe à travers l’augmentation sans précédent du Fonds européen d’aide aux plus démunis, dont nous bénéficions.

Dès lors, comment mieux adapter l’aide alimentaire apportée par ce fonds aux besoins tels que les expriment les associations de quartier, en ville comme dans les territoires ruraux, au plus près de nos concitoyens ? Comment envisager une simplification des procédures d’habilitation de ce fonds européen ?
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Marc Delatte
2021 févr. 16
Je vous remercie de ces précisions, monsieur le secrétaire d’État. Je prends acte des engagements du Gouvernement sur ces travaux qui s’engageront dès 2022. L’insuffisance des crédits affectés au budget de la gendarmerie de Dijon pour 2021 était plus que regrettable. Vous l’avez souligné, ce sont des montants considérables qui devront lui être alloués au cours des prochaines années. Les gendarmes de Dijon le méritent bien. Je vous exhorte donc à faire le nécessaire auprès du ministre de l’intérieur pour que l’engagement que vous venez de prendre soit tenu en 2022.
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Marc Delatte
2021 févr. 16
Ma question relative à la dégradation des emprises immobilières de la gendarmerie ne vous surprendra pas car, de manière récurrente, je suis amené à la poser au ministre de l’intérieur, à l’actuel comme à ses prédécesseurs. En effet, devant la liste des projets retenus dans le cadre de France Relance au titre de la réhabilitation énergétique du patrimoine de l’État, en ce qui concerne le quartier Deflandre qui abrite, à Dijon, la région de gendarmerie, c’est la déception. La nécessité et l’urgence sont là, l’opportunité du plan de relance était là, les crédits étaient là, mais hélas le Gouvernement, lui, n’est pas au rendez-vous. Pourtant, cet hiver encore, de semaines sans eau chaude en coupures de chauffage, ce ne sont pas moins de 450 familles qui vivent dans ces appartements vétustes bientôt cinquantenaires.

L’État veut interdire la location de bâtiments privés au prétexte de performances énergétiques médiocres, mais reporte sans cesse la réhabilitation de son propre patrimoine et des bâtiments accueillant nos gendarmes. Comment le comprendre ? Monsieur le secrétaire d’État, le Gouvernement fera-t-il plus que simplement entendre la détresse des gendarmes de Dijon ?
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Marc Delatte
2021 févr. 15
L’article 1er modifie la dénomination des services de santé au travail, pour inscrire la prévention au cœur de leur mission : ce sont désormais des services de prévention et de santé au travail. Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour affirmer ce rôle de prévention ? Faire de la prévention, c’est pourtant prendre soin et être attentif aux autres ; c’est tout faire pour que les personnes qui arrivent à la retraite ne soient pas cassées et puissent en profiter ; c’est assurer la dignité des travailleurs. Ce changement de nom traduit donc un progrès social, qui fera date dans l’histoire de la législation du travail.

Par ailleurs, l’article 1er enrichit la définition du harcèlement sexuel : il recouvre certes les propos ou comportements à connotation sexuelle, comme le prévoit déjà le code du travail, mais aussi, désormais, les propos ou comportements à connotation « sexiste ». Il s’agit ici de bannir les vexations quotidiennes que subissent les femmes au travail. Nous œuvrons depuis trois ans à réduire les inégalités – notamment salariales – entre les hommes et les femmes, ou à faire en sorte qu’il y ait davantage de femmes patronnes d’entreprises du CAC40, entre autres exemples. Ce sont autant d’avancées. Nous examinons donc une loi sociale qui s’inscrira dans l’histoire.

Dans le haut lieu de l’histoire où nous siégeons, je souhaite rappeler le nom d’Arthur Fontaine – qui vécut près de chez moi –, l’un des promoteurs de la législation du travail, du repos hebdomadaire ou encore de la loi de 1919 instituant la journée de travail de huit heures. C’est aussi lui qui a rédigé la partie XIII du traité de Versailles créant l’OIT, l’Organisation internationale du travail. Dans le droit fil de la convention no 190 de l’OIT sur la violence et le harcèlement, il était temps que notre code du travail intègre le mot « sexiste » ! Avec cette véritable loi de progrès social, nous nous inscrivons dans les pas de nos aînés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2020 oct. 23
Je salue l’action du ministre en faveur de la généralisation des hôtels hospitaliers : il fait ce qu’il dit, et ce depuis 2015 en qualité de rapporteur général.

L’amendement vise à conforter la généralisation des hôtels hospitaliers en intégrant au rapport d’évaluation la prise en charge des publics isolés, dans le cadre de la chirurgie ambulatoire. Il s’inscrit dans la continuité du rapport de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale, et est inspiré d’un rapport d’ATD Quart Monde. J’insiste sur la nécessité d’articuler la dimension médicale et la dimension sociale, afin que le taux de chirurgie ambulatoire dans les hôpitaux franchisse un palier supplémentaire. Dans la période difficile que nous traversons, je souligne que notre école de chirurgie figure parmi les meilleures au monde ; son excellence sera d’autant plus remarquable qu’elle prendra en charge les publics les plus précaires.
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Marc Delatte
2020 juil. 31
Les députés doivent toujours légiférer en responsabilité et en conscience, notamment lorsqu’il s’agit de bioéthique. Un DPI consiste à prélever cinq à dix cellules de la couche externe d’un embryon de cinq à sept jours, pour en observer les caractéristiques. Il permet de tout détecter : les aneuploïdies, les trisomies 13, 18 ou 21, mais aussi de nombreuses anomalies génétiques fréquentes qui ne s’exprimeront pas forcément. Le médecin ne pourra pas faire comme s’il n’en avait pas connaissance : il en informera les parents.

Nous sommes nombreux dans cet hémicycle. Peut-être certains d’entre nous – moi le premier, car je n’ai pas fait de test ADN récréatif – sont-ils porteurs sans le savoir d’une anomalie génétique, qui ne s’est simplement pas exprimée.

Pour ce qui est du mosaïcisme, une équipe de recherche de l’université de l’Oregon, à Portland, a mené une étude dont les résultats suggèrent que les embryons mosaïques sont capables, notamment à un stade très précoce, d’empêcher le développement de certaines cellules dites anormales. De la même façon qu’un joueur de quinté peut se tromper lorsqu’il décide de ne pas miser sur un cheval sous prétexte que c’est un outsider et qu’il ne franchira pas la ligne d’arrivée, l’implantation d’un embryon en mosaïque pourrait ainsi déboucher sur une grossesse tout à fait normale et sur la naissance d’un enfant tout à fait sain.

Tout ceci pour souligner que nos connaissances scientifiques en la matière sont loin d’être abouties. C’est ce que disent les membres du Comité consultatif national d’éthique, dont je fais partie : le sort d’une personne est loin d’être scellé dans ses gènes.

Voilà pourquoi je voterai en faveur de l’amendement du Gouvernement, qui est un amendement de sagesse : je rejoins l’avis du président Mignola, du rapporteur Jean-François Eliaou et de M. le ministre des solidarités et de la santé. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2020 juil. 31
Ce qui fait la qualité de la législation bioéthique à la française, qui est considérée partout dans le monde, c’est sa pertinence et la finalité médicale qui la sous-tend. Pour ma part, je suis scandalisé par l’activité de ces entreprises étrangères, qui, soyons clairs, font du fric ! (Approbation sur certains bancs des groupes LaREM et LR. – Mme   Natalia Pouzyreff proteste.) Cela relève de l’abus de confiance : elles font ce qu’elles veulent des données que leur confient naïvement les gens. J’ai des amis qui l’ont fait, et c’est parfois loufoque ! Il faut que nos concitoyens aient une information claire sur ces pratiques pour qu’ils puissent donner leur consentement éclairé. Vous allez me répondre que notre ligne Maginot finira par céder face au big data, mais ce n’est pas une raison pour adopter ces pratiques. En ce qui me concerne, je ne souhaite nullement les encourager. (Applaudissements sur certains bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2020 juil. 31
Il est vrai que nous sommes soumis à la mondialisation et à l’internationalisation des pratiques, mais ce n’est pas parce que quelque chose se fait ailleurs qu’on doit nécessairement le faire aussi ! (Applaudissements sur certains bancs du groupe LaREM.)
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Marc Delatte
2020 juil. 31
Qui, dans cet hémicycle, est pour la discrimination ? Personne, évidemment ! C’est une évidence pour tous.

L’Établissement français du sang rappelle que « le don du sang est un acte solidaire, anonyme, et sécurisé ». La sécurité n’est pas négociable.

 

En outre, les critères d’exclusion, comme l’ont signalé AIDES et l’AFH ne constituent pas des motifs de discrimination dès lors qu’ils reposent sur des données scientifiques et une certaine proportionnalité.

Les principes d’équité, de justice et de non-discrimination à raison de l’orientation sexuelle du donneur ont été posés dans notre législation de bioéthique. Néanmoins, un peu comme il faut trois pieds à un tabouret, si l’on ne fait pas référence au principe de responsabilité, il manque quelque chose.

Soyons donc responsables ! Comme l’a dit monsieur le ministre, la responsabilité, au décours d’une épidémie, quelle qu’elle soit, consiste à se montrer réactif, souple, dans l’intérêt de la population, ce que seule la voie réglementaire permet.

Nous approuvons donc l’argumentation de M. le ministre, qui est parfaitement pertinente du point de vue médical.
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Marc Delatte
2020 juil. 30
Le don est de nature biologique, mais la filiation est de nature juridique. La parentalité réside dans le soin, dans l’attention, dans la sécurité de l’enfant, comme l’a dit Adrien Taquet. Nous ne pouvons pas aller à l’encontre des avancées sociétales.

Je vous souhaite simplement d’entendre ces familles. Je conçois que vous ressentiez finalement une certaine souffrance. (Protestations sur les bancs du groupe LR.) Allez de l’avant ! Ouvrez les yeux sur ces réalités ! C’est tout ce que je vous souhaite. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)    
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Marc Delatte
2020 juil. 30
J’ai eu l’occasion de les voir, de les soigner : dans ces familles, il y a de l’amour.
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