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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Les agents de sécurité ne sont pas habilités à contrôler l’identité des personnes qui se présentent aux abords des stades. C’est pourquoi prévoir la communication de la photographie des personnes interdites de stade permettrait de rendre effective leur interdiction de pénétrer dans les lieux. Avis défavorable.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
L’amendement résulte d’un dialogue nourri, notamment avec Sacha Houlié, mais aussi avec les associations de supporteurs. Le montant de l’amende pour l’introduction de fumigènes sans autorisation inscrit dans le texte est trop élevé. Rappelons par exemple que griller un feu rouge est puni d’une amende de 135 euros. Nous proposons donc des montants plus raisonnables : 500 euros d’amende ou 400 euros si la somme est payée immédiatement. Il s’agit de réprimer sévèrement mais de manière équilibrée les usages non autorisés de fumigènes.

Je l’ai dit, je crois que nous avons atteint un équilibre et que nous pouvons nous en réjouir. Toute utilisation de fumigènes dans un cadre festif est réglementée au titre d’expérimentations – c’est inscrit dans la loi. Tout ce qui n’est pas usage festif est de fait illicite et donnera lieu à une amende forfaitaire.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Cet amendement relève du même esprit que celui qui anime l’amendement no 117, sur lequel j’ai émis un avis défavorable. J’émets donc le même avis sur cet amendement.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
L’amendement vise à mieux encadrer l’expérimentation de l’utilisation, sur autorisation du préfet, de fumigènes dans les stades. En commission, nous avons approuvé le principe d’une telle expérimentation. J’avais alors évoqué la possibilité de l’encadrer différemment. C’est ce que je vous propose avec cet amendement.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Je suis favorable à l’amende forfaitaire, qui me paraît indispensable, comme je suis favorable à l’encadrement de l’expérimentation des fumigènes que nous avons adopté en commission et que nous préciserons à nouveau dans cet hémicycle. Notre position établit un équilibre. C’est pourquoi je suis défavorable à cet amendement.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Je suis défavorable à cet amendement pour les mêmes raisons que celles que j’ai données en commission.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
On a déjà eu cette discussion en commission ; on va donc refaire le match. Abaisser les exigences pesant sur les organisateurs à une obligation de moyens constituerait pour moi – et je pense que c’est aussi l’avis de la commission – une véritable régression, et ce d’autant plus que nous menons une politique de fermeté contre les violences dans les stades. Encore une fois, c’est le seul moyen de préserver la qualité du spectacle sportif – en tant que député niçois, je sais de quoi je parle. .Pour cela, il est essentiel que les organisateurs soient soumis à une obligation de résultat. Comme je l’ai dit, c’est pour moi une question de temporalité. C’est pourquoi j’émets un avis défavorable sur ces deux amendements identiques.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Il faut bien distinguer l’interdiction commerciale, l’interdiction judiciaire et l’interdiction administrative. Avec l’interdiction commerciale, et contrairement aux deux autres types d’interdiction, aucune liberté fondamentale n’est en jeu. Il ne s’agit en effet pas d’empêcher les gens de se déplacer ou de les obliger à pointer au commissariat, mais de leur interdire d’entrer dans un stade le temps d’un match de football. Voilà qui justifie le moindre encadrement légal des interdictions commerciales de stade. L’ICS est une mesure complémentaire.

Par ailleurs, depuis nos travaux en commission, nous soumettons les clubs à une obligation de résultat en matière de sécurité. Il est donc essentiel de leur donner les moyens de garantir cette sécurité. C’est pourquoi je suis défavorable à cette première série d’amendements identiques qui prévoient une procédure contradictoire systématique entre le club et le supporteur en cas d’interdiction de stade. En effet, l’ICS n’a pas vocation à devenir une interdiction judiciaire ni quant à la procédure ni quant à ses effets.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Je remercie le Gouvernement car il s’agissait d’un amendement que je souhaitais déposer au nom de la commission et qui a été jugé irrecevable. Il prévoit bien de donner la possibilité de créer une société commerciale à toutes les ligues professionnelles et pas seulement aux ligues ayant cédé les droits de diffusion aux sociétés sportives – ce qui revenait à réserver cette possibilité aux seules ligues de football. Les garanties demeurent : accord plein et entier de la fédération sur le principe et les modalités concrètes de création de la société, exclusion des paris, redistribution des revenus entre sport professionnel et sport amateur. Nous pouvons nous en féliciter et c’est pourquoi j’émets un avis favorable.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Sur ce sujet, nous travaillons en tandem, monsieur Larive ! Nous avons débattu d’un amendement similaire en première lecture, dont j’étais l’auteur. C’est grâce au travail de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives que nous savons aujourd’hui combien il est nécessaire d’offrir aux ligues professionnelles la possibilité de créer une société commerciale.

La société commerciale est un outil juridique qui vise à améliorer la gestion et la commercialisation des droits de diffusion audiovisuelle.

C’est également un outil qui permet de drainer les fonds d’investissement. Vous voyez peut-être les investisseurs extérieurs comme des prédateurs ; je les considère pour ma part plutôt comme le moyen de renforcer le financement du sport. Or, vous l’avez rappelé, les fonds privés en question sont limités à 20 % du capital de la société commerciale, ainsi largement encadrée.

Il s’agit donc d’un volume d’argent potentiel, de fonds supplémentaires indépendants de la commercialisation des droits. Il faut que la société commerciale, lors de sa création, puisse saisir l’occasion d’ouvrir son capital, et pour cela que des investisseurs soient intéressés – nous en sommes encore à l’état de projet. Et cet argent servirait, précisément, à structurer les clubs professionnels, qu’il s’agisse des centres de formation, d’investissements dans les infrastructures, bref tout ce qui peut représenter davantage d’investissements fongibles et qui ne soient pas délocalisables – je pense aux indemnités de transfert et à l’inflation des salaires.

Quoi qu’il en soit, je le répète, la société commerciale reste un outil. L’idée de la créer a été longuement mûrie et a fait l’objet d’une large discussion. Le dispositif qui en est issu fait aujourd’hui consensus puisque le Sénat l’a adopté tel quel en l’assortissant d’un garde-fou que nous avons conservé : la fédération joue un rôle de juge de paix dans le sens où la création d’une telle société doit être approuvée par les trois parties, à savoir la ligue professionnelle, bien sûr, qui en a l’initiative, mais également la fédération et le ministère. Je donne un avis défavorable.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Oui, car il s’agit, en réalité, toujours du même sujet. Un rapport existe déjà : celui de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives, présidée par Régis Juanico. Ses premières pages sont claires quant à la nécessité de travailler sur l’exposition d’un plus grand nombre de sports à la télévision. Je rappelle, par ailleurs, que l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) publie régulièrement des enquêtes.

Le problème est identifié et fait l’objet de nombreux travaux. Je vous invite à retirer l’amendement ; à défaut, mon avis sera défavorable.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Nous partageons votre préoccupation, monsieur Larive.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Nous sommes tous pour quelque chose dans ce nouvel élan. Une enquête publique a été diligentée par Mme la ministre de la culture, Roselyne Bachelot : ses premières conclusions devraient nous être présentées le 25 février. Une liste précise a été dressée et permettra, comme nous le souhaitons tous, d’élargir les événements sportifs d’importance majeure au sport féminin et au handisport.

Telles sont les raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable à votre amendement. J’ajoute, sur un plan plus technique, qu’inscrire l’actualisation de la liste dans la proposition de loi pourrait compromettre la démarche que nous avons engagée et nuire à l’objectif visé d’une évolution de ladite liste à l’initiative du Gouvernement. Avis défavorable.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Je persiste et je signe, monsieur Larive : je suis tout à fait d’accord avec cet article sur le fond. Je l’ai même écrit dans le rapport de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives. Vous avez vous-même participé aux auditions de cette mission, vous le savez donc bien !

Réjouissons-nous : quand des députés rédigent des rapports, ils veulent généralement qu’ils soient suivis d’effet. Sur le sujet qui nous occupe, les choses sont en marche !
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Il vise à simplifier les modalités de représentation des arbitres dans les instances fédérales, en supprimant le renvoi au décret prévu par l’amendement no 144. Parallèlement, il renforce le caractère démocratique de cette représentation en prévoyant une élection des représentants par leurs pairs.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
C’est l’évidence.
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Cédric Roussel
2022 févr. 9
Les gyropodes, par exemple ?
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Cédric Roussel
2022 Feb 09 17:16:42
Le 19 mars 2021, il y a un an, nous votions à la quasi-unanimité, en première lecture, un texte important en faveur du sport. Au terme de cette première lecture, nous proposions des avancées significatives pour le modèle économique sportif, objet du titre III dont j’ai la responsabilité en tant que rapporteur. Je ne développerai pas toutes les dispositions mais reviendrai sur quelques évolutions.

Je pense, tout d’abord, aux avancées en matière d’éthique, à travers le renforcement de la lutte contre la manipulation des compétitions sportives. Le fléau du trucage connaît malheureusement une prospérité nouvelle depuis quelques années, à la faveur du développement des sites de paris illégaux et du jeu de l’extraterritorialité. Il était donc indispensable de nous doter de nouveaux outils pour lutter contre ce mal : c’est chose faite avec la plateforme de lutte contre la manipulation des compétitions sportives, adoptée conforme par le Sénat.

Je pense ensuite au piratage sportif, autre fléau qui nuit au financement du sport. Avec l’article 10, nous proposions d’établir une nouvelle procédure judiciaire de blocage des sites pirates sur la base d’une ordonnance « dynamique » unique permettant de déréférencer et de bloquer des sites sans repasser devant le juge. Repris dans la loi relative à la régulation et à la protection de l’accès aux ?uvres culturelles à l’ère numérique, défendue par la ministre Roselyne Bachelot, dans un esprit de convergence des luttes entre la culture et le sport, ce dispositif est désormais opérationnel, une première ordonnance, dont les effets ont été salués par les ayants droit tels que beIN Sports et Canal+, ayant été prononcée il y a quelques jours.

Le texte adopté en première lecture ouvrait le modèle économique du sport à de nouvelles formes juridiques.

Notons ainsi la création de la société coopérative d’intérêt collectif, la fameuse SCIC, nouveau statut que pourront désormais choisir les clubs pour développer leur modèle économique en renforçant, avec l’ensemble des acteurs, leur ancrage local. Le Sénat a voté l’article conforme.

C’est ensuite la société commerciale, introduite par un de mes amendements, qui fait désormais consensus du fait d’un large encadrement. Elle doit permettre aux clubs professionnels de football et, plus largement, à tout l’écosystème du sport, durement éprouvé par la combinaison des crises sanitaires et de l’affaire Mediapro, de retrouver des marges de manœuvre pour conforter la commercialisation des droits télévisuels. Cette société de commercialisation doit également pouvoir ouvrir son capital à des investisseurs extérieurs. Sur ce dernier point, le Sénat a voulu apporter des garanties nouvelles. Lors de la première lecture à l’Assemblée, j’avais montré que le texte présentait toutes les garanties possibles et j’avais employé l’expression « ceinture et bretelles ». Nous ajoutons donc ici, avec les sénateurs, une nouvelle paire de bretelles au dispositif qui, s’il satisfait tout le monde en étant un peu bavard, n’en est pas moins efficace.

Une dernière modification néanmoins m’apparaît nécessaire pour rendre ce mécanisme pleinement opérationnel. C’est pourquoi j’ai déposé un amendement visant à ouvrir la société commerciale à toutes les ligues professionnelles, et pas seulement à celles ayant cédé les droits de diffusion aux sociétés sportives. Il s’agit ainsi de ne pas réserver le nouveau dispositif à la seule ligue de football, sans pour autant réduire les garanties demandées.

 : la devise de Pierre de Coubertin résume bien l’esprit de nos travaux, et elle résume bien également l’esprit avec lequel le Sénat a travaillé, puisqu’il a ajouté cinquante-huit articles à la proposition de loi, dont neuf au titre III.

Je reviendrai sur deux ajouts. Le Sénat a repris une des propositions de mon rapport issu de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives, mission présidée par Régis Juanico. Il s’agit de l’allongement possible de la durée du premier contrat professionnel de trois à cinq ans pour les jeunes joueurs en formation.

Le second ajout concerne le supporterisme. C’est un sujet d’actualité depuis le début de la saison de football en août dernier et je me félicite que le Sénat ait pu s’en emparer. Plusieurs amendements pertinents ont été adoptés en commission, créant des articles qui visent à encadrer les interdictions commerciales de stade, à compléter le dossier des interdits de stade et à obtenir du ministère de l’intérieur la publication d’un rapport annuel sur les mesures privatives de liberté prononcées.

Je suis également favorable à la création d’une amende forfaitaire pour lutter contre l’introduction d’armes et d’artifices dans les stades. C’est en effet indispensable pour mener une politique de fermeté contre les violences dans les stades, et préserver la qualité du spectacle sportif. Cette lutte implique toutefois de parvenir à un équilibre pour ne pas réprimer tous les comportements, y compris les usages festifs de fumigènes. Nous le savons tous, l’usage de fumigènes est dans l’ADN du supporterisme. Il fait le bonheur des fans et même des télévisions, qui ne se privent pas de les montrer quand ils sont utilisés de façon responsable. C’est pourquoi j’appelle de mes vœux un nouvel équilibre, en allant plus loin dans l’autorisation des fumigènes à titre expérimental tout en réprimant plus sérieusement les usages non autorisés. Je suis supporter de l’Olympique gymnaste club (OGC) de Nice, à qui je souhaite, à titre personnel, bonne chance pour le match de ce soir, et je ne voudrais pas que l’on mette dans le même panier ceux qui participent à l’animation et ceux qui confondent arme et feu d’artifice. Je serai vigilant sur ce point.

Nous pouvons tous être satisfaits du texte et des évolutions que j’ai mentionnées. Le titre III permet en tout cas de répondre à plusieurs problèmes économiques du sport professionnel et du sport amateur.
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Cédric Roussel
2021 oct. 25
À de nombreuses reprises depuis le début de la crise sanitaire, j’ai proposé, avec mes collègues de la majorité présidentielle, plus spécifiquement du groupe d’études « Économie du sport », la création d’un crédit d’impôt « Esprit olympique 2024 » afin de soutenir le sponsoring pour l’année fiscale 2022 et pérenniser ce soutien financier au sport français jusqu’aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. L’impact de la crise sanitaire sur l’ensemble des entreprises – grandes et surtout petites – les a contraintes à faire des choix budgétaires. Ces arbitrages se sont souvent opérés au détriment du budget de la communication couvrant les dépenses liées au sponsoring, au partenariat sportif, qui ont connu une baisse de 30 % en moyenne. Or le sponsoring est une manne financière importante pour le sport en France, où ce marché représente un volume de près de 2,5 milliards d’euros.

Contrairement aux idées préconçues, ce marché bénéficie à parts égales aux associations sportives et aux clubs professionnels locaux. Pour les 197 800 associations sportives qui bénéficient d’un contrat de sponsoring, cette ressource constitue un financement de près de 870 millions d’euros par an et près de 10 % de leur modèle économique ; 90 % des contrats de sponsoring des associations sportives proviennent de PME, largement fragilisées par la crise.

Aussi, je demande au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les trois mois suivant la promulgation de la présente loi, un rapport sur les moyens d’encourager les dépenses de partenariat sportif des entreprises dans la perspective de l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques à Paris en 2024. À trois ans des Jeux, nous devons en effet envisager très sérieusement un coup de pouce de l’État afin de mobiliser toutes les entreprises de nos territoires en faveur du sport et de son financement.
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Cédric Roussel
2021 oct. 25
En toute humilité !
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Cédric Roussel
2021 oct. 18
Ça ne nous étonne pas !
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Cédric Roussel
2021 juil. 20
Ma question relative aux paris sportifs s’adresse à Mme la secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement. J’y associe Cécile Rilhac, députée du Val-d’Oise, qui a effectué un travail d’alerte sur le sujet, ainsi que les membres des groupes d’étude sur le sport et l’économie du sport de notre assemblée.

L’Euro 2020 de football a mis en lumière un phénomène qui se développe depuis plusieurs années et qui me préoccupe beaucoup : les paris sportifs à destination des jeunes. Plusieurs plateformes de paris en ligne visent directement notre jeunesse par le biais de campagnes de publicité en faveur du jeu, sous-entendant qu’il contribue à la réussite sociale.

Ces campagnes attirent les jeunes en mettant en scène des personnes publiques influentes et des gens qui se seraient sortis de difficultés grâce au jeu. Quelque 2,5 millions de Français sont considérés comme des joueurs. En 2011, les 18-24 ans représentaient 17 % des joueurs ; dix ans plus tard, ce pourcentage a doublé.

S’agissant des jeux d’argent en général, Santé publique France relève que 300 000 Français souffrent d’un risque modéré ou excessif d’addiction, que les jeunes sont six fois plus susceptibles de développer une addiction, que 40 % du chiffre d’affaires des opérateurs de jeux provient de personnes aux pratiques excessives. Au vu de ces données, je ne crois pas que l’on devienne « riche sur un coup de tête », que l’on obtienne un « gros respect » ou que l’on « dépoussière son compte en banque » quand on est endetté comme 70 % des joueurs.

Le code de la sécurité intérieure prévoit pourtant que les mineurs, même émancipés, ne peuvent prendre part à des jeux d’argent et de hasard dont l’offre publique est autorisée par la loi. Un décret du 4 novembre 2020 précise que « sont interdites les publicités qui banalisent le jeu, qui indiquent que le jeu valorise la réussite sociale, ou qu’en jouant, on peut gagner sa vie. » Ces dispositions n’ont, semble-t-il, donné lieu à aucune enquête ou poursuite.

Je sais, madame la secrétaire d’État, que vous partagez notre attachement à protéger notre jeunesse. Comment comptez-vous mieux encadrer la promotion de ces plateformes de paris afin d’éviter les dérives actuelles ?
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Cédric Roussel
2021 juin 23
La diffusion d’un certain nombre d’événements classés comme « événements d’importance majeure » (EIM) est encadrée par l’article 20-2 de la loi du 30 septembre 1986 qui dispose que les événements d’importance majeure « ne peuvent être retransmis en exclusivité d’une manière qui aboutit à priver une partie importante du public de la possibilité de les suivre en direct ou en différé sur un service de télévision à accès libre. » Les conditions et la liste des événements concernés sont fixées dans un décret du 22 décembre 2004.

L’amendement no 195 vise à instaurer une procédure parlementaire de contrôle de ce dispositif : chaque année, l’ARCOM remettra aux commissions permanentes chargées des affaires culturelles du Parlement un rapport évaluant l’efficacité de la liste des EIM au regard des objectifs d’exposition du sport.

L’amendement no 196, qui est de repli, vise à instaurer une procédure de contrôle non parlementaire du dispositif.
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Cédric Roussel
2021 juin 23
Chaque année, vous le savez, le streaming illégal sportif entraîne un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros pour la filière du sport professionnel. Pour y remédier, l’article 3 du projet de loi reprend l’idée consistant à créer une procédure inédite d’ordonnance dynamique, que j’avais inscrite dans la proposition de loi visant à démocratiser le sport en France, adoptée dans cet hémicycle le 19 mars dernier. Je vous en remercie, madame la ministre, et je ne peux que saluer cette solidarité entre la culture et le sport – cette convergence de luttes contre un fléau qui détruit la valeur du spectacle vivant sportif.

Je reste néanmoins convaincu que d’autres causes sont à chercher, notamment dans la disparition progressive de la diffusion des événements sportifs sur les chaînes en clair, ou encore dans l’accumulation des coûts et dans la fragmentation des offres payantes. Ainsi, je souhaite profiter de ma prise de parole pour exposer trois pistes de réflexion.

La première concerne l’augmentation des ressources financières des chaînes du service public, grâce à l’autorisation de la publicité lors des retransmissions de manifestations sportives après vingt heures. Une telle mesure permettrait de renforcer la capacité d’investissement de ces chaînes dans l’achat de droits de diffusion.

La deuxième piste consisterait à permettre aux chaînes en clair de diffuser, en accord avec le propriétaire des droits, certains événements sportifs d’importance régionale. Ce dispositif pourrait concerner des matchs de Ligue 1 ou de Ligue 2, mais également d’autres disciplines sportives qui sont actuellement peu ou pas valorisées dans les lots . Je regrette que ces deux propositions n’aient pas été considérées comme recevables par les services de l’Assemblée nationale, mais ce n’est que partie remise.

Enfin, une dernière mesure – dont nous pourrons discuter lors de l’examen des amendements portant article additionnel après l’article 7, car elle a quant à elle été jugée recevable – vise à demander à la future ARCOM de remettre aux commissions permanentes du Parlement chargées des affaires culturelles un rapport évaluant l’efficacité de la liste des événements d’importance majeure eu égard aux objectifs d’exposition du sport.

Vous l’aurez compris : si je me félicite du contenu de l’article 3, j’estime que nous devrons veiller à trouver un nouvel équilibre entre la valorisation des droits de diffusion et l’accessibilité au plus grand nombre.
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