Notre environnement dégradé affecte de façon dangereuse, voire mortelle, l’état de notre santé. L’OMS estime qu’en Europe, plus de 20 % de la mortalité découle de maladies chroniques liées à l’environnement. La dégradation de l’environnement constitue donc l’une des toutes premières causes avérées de notre mortalité. Par ailleurs, la crise sanitaire de la covid-19 nous a renvoyés à nos responsabilités de colocataires de cette planète en mettant en évidence les interactions entre santé humaine, santé animale et santé de l’environnement. Nos comportements collectifs à l’encontre de l’environnement ont des impacts décisifs sur la biodiversité et l’équilibre climatique, et ne sont pas étrangers à l’apparition des infections virales zoonotiques. Il est donc indispensable de mener une politique publique de prévention contre les effets de nos environnements malades. En la matière, les attentes de nos concitoyens et de tous les acteurs de nos territoires sont de plus en plus pressantes. Depuis 2004, la France élabore un plan national santé environnement (PNSE) destiné à répondre à ces questions. Ce plan quinquennal, copiloté par les ministères de la santé et de l’environnement et coconstruit avec le groupe d’études « santé environnementale » que j’ai l’honneur de coprésider, tient compte de l’évolution des connaissances scientifiques et des attentes de la société. Madame la ministre, alors que le quatrième PNSE vient d’être rendu public, pouvez-vous informer la représentation nationale des actions concrètes prévues pour protéger la santé des Français contre les effets nocifs de l’environnement ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
Selon l’OMS, plus de 100 000 personnes décèdent chaque année en France de pathologies chroniques liées à l’environnement – cancers, maladies cardiovasculaires et endocriniennes, diabète, obésité –, ce qui représente 15 % de la mortalité totale enregistrée dans notre pays. D’après les données de Santé publique France publiées en 2017, la pollution de l’air extérieur par les particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns – PM 2,5 – serait, à elle seule, responsable de près de 50 000 morts prématurées chaque année. L’étude Agrican – agriculture et cancer –, publiée en novembre 2020, établit un lien direct entre l’incidence de certains cancers rares significativement plus élevée chez les agriculteurs et l’utilisation de produits phytosanitaires par cette catégorie professionnelle. Par ailleurs, l’Inspection générale des affaires sociales – IGAS – a estimé en 2017 que les conséquences économiques des seuls effets de la pollution de l’air et des perturbateurs endocriniens atteignaient près de 8 % du PIB. La dégradation de l’environnement représente donc un surcoût pour notre budget et constitue l’une des toutes premières causes de mortalité en France. Le concept de santé environnementale, théorisé par l’OMS en 1990, intègre ces interactions systémiques entre notre santé, le dérèglement climatique et les nombreux polluants présents dans notre environnement, qu’il s’agisse de perturbateurs endocriniens ou d’autres produits chimiques affectant la qualité de l’air, de l’eau, du sol et de l’alimentation. L’épidémie de covid-19 a, par ailleurs, soulevé la question des interactions entre les êtres humains, les animaux sauvages et les écosystèmes. Une nouvelle approche scientifique globale, dite OneHealth – « Une seule santé » –, souligne ainsi que la santé des hommes dépend aussi de celle des animaux et des écosystèmes. Pour mieux cerner ces enjeux et établir un bilan des politiques publiques actuelles, une commission d’enquête composée de trente députés a été créée en juin 2020. En douze semaines, de septembre à décembre, elle a reçu plus de soixante personnes représentant les parties prenantes dans le domaine de la santé environnementale. Ces auditions ont permis d’identifier les principaux défis liés à cette question : défi de gouvernance nationale et territoriale ; défi en matière de recueil et de traitement des données scientifiques ; défi en matière de recherche, de formation et d’information ; nécessité d’adopter une approche « Une seule santé ». Le sentiment d’impuissance collective qui est ressorti de ces auditions face à des carences organisationnelles pénalisantes est compensé par le constat selon lequel la France est le seul pays d’Europe à avoir instauré une politique publique structurée en matière de santé environnementale. Le plan national santé environnement, outil programmatique de la politique publique française, est considéré comme une vraie chance. Cependant, si les versions successives de ce plan contiennent de nombreuses actions intéressantes, inspirées des travaux du groupe santé environnement – GSE – qui préside à leur élaboration, cette politique reste, malheureusement, souvent incantatoire. Les deux rapports d’évaluation publiés en décembre 2018 par l’IGAS et par le Conseil général de l’environnement et du développement durable – CGEDD – soulignent les carences d’une politique par ailleurs mal connue des élus et de la population. Les travaux de la commission d’enquête ont permis d’analyser ces difficultés et de proposer des solutions pour y remédier. Pour ma part, en ma qualité de présidente de cette commission, j’ai présenté soixante et une propositions très concrètes. Il est en effet urgent de mieux structurer cette politique en lui fixant des objectifs quantifiés et en lui allouant des moyens appropriés, de dynamiser la recherche sur l’exposome et de former et d’informer tous les acteurs. Notre politique de santé publique, jusque-là essentiellement curative, doit développer sa dimension préventive et anticiper toutes les menaces qui pèsent sur le vivant, dont nous faisons partie. Ma question est donc la suivante : dans quelle mesure les propositions des membres de la commission d’enquête seront-elles reprises dans le plan national santé environnement 4 que le Gouvernement officialisera prochainement ?
Ma question, à laquelle j’associe mon collègue Yannick Haury, s’adresse à Mme la ministre de la transition écologique. Le Président de la République a réuni hier la Convention citoyenne pour le climat afin de faire le point sur les 149 propositions faites au printemps par des Français tirés au sort. Cette rencontre a notamment permis d’ouvrir la perspective d’un référendum pour inscrire la lutte pour le climat et la préservation de l’environnement dans la Constitution. Cette consultation permettra ainsi de placer l’écologie au cœur du droit, des lois et de la République. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette démarche à l’heure où, selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 100 000 Français décèdent chaque année de maladies chroniques liées à l’environnement, ce qui représente 14 % de la mortalité enregistrée pour une seule année. La dégradation de l’environnement constitue en effet l’une des toutes premières causes de mortalité. Au cours des derniers mois, j’ai eu l’honneur de présider une commission d’enquête sur les politiques publiques de santé environnementale. Le constat a été fait que nos politiques publiques en la matière paraissent encore bien insuffisantes pour répondre à ces enjeux. Les soixante-quatre auditions auxquelles nous avons procédé ont permis de dresser un large état des lieux de nos politiques et d’en identifier les pistes d’amélioration, notamment dans la gouvernance nationale ou territoriale. Ce travail s’inscrit en complémentarité du quatrième Plan national santé environnement – PNSE4 –, dont la consultation publique vient de prendre fin. Madame la ministre, comment envisagez-vous de mieux intégrer la santé environnementale au sein des politiques publiques françaises ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
Cet amendement propose d’inscrire dans la loi le principe selon lequel les informations sur les modalités de tri doivent faire l’objet d’une signalétique visible et proportionnée par rapport au produit. Cette démarche permettra d’interpeller le consommateur sur les règles de tri à respecter.
L’article 2 tend à créer, au sein du code de l’environnement, un article qui rend obligatoire, à partir du 1er janvier 2021, la communication, par les fabricants ou les importateurs de produits d’équipements électriques et électroniques, d’un indice de réparabilité. Ce faisant il vise à informer le consommateur sur la capacité à réparer, par ses propres soins ou par ceux d’un professionnel, le produit concerné. Les vendeurs devront informer le consommateur par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou par tout autre procédé approprié. Je tiens à souligner l’importance du travail effectué par Mme la secrétaire d’État auprès de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire et par nos rapporteures sur cet article. Le sujet a été discuté pendant plus d’un an au sein de groupes de travail transpartisans. Enfin, je remercie tout particulièrement notre rapporteure Véronique Riotton pour l’amendement présenté en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, en vue de rendre visible l’indice de réparabilité par le consommateur dès le moment de son achat. Grâce à cette avancée majeure, l’indice de réparabilité tend à devenir aussi un indice de durabilité. Cette mesure permet enfin de responsabiliser tous les acteurs de la chaîne, du fabricant jusqu’au consommateur, en passant par le vendeur. Je vous remercie donc pour ce travail en faveur d’une consommation durable et responsable, et en faveur des consommateurs eux-mêmes.
J’interviens pour soutenir la démarche de Laurianne Rossi. Je prends ici la parole en tant que présidente du groupe interministériel santé-environnement, qui réfléchit au contenu du plan national santé environnement et de la stratégie nationale de lutte contre les perturbateurs endocriniens. La nécessité de disposer d’une sorte de « Toxi-Score », équivalent du Nutri-Score pour l’alimentation, constitue en effet une des propositions les plus fortes de ses groupes de travail. L’open data représente une avancée considérable et très intéressante, mais cet outil ne sera ouvert qu’aux personnes à même d’aller chercher cette information par elles-mêmes. Il ne sera pas facile, au quotidien, de savoir si un produit, alimentaire ou cosmétique, est dangereux. Voilà pourquoi je souhaitais apporter mon soutien total à ces amendements, ou du moins à celui qui reste maintenu, et dire qu’il me paraît extrêmement pertinent dans le cadre de la lutte contre les perturbateurs endocriniens dangereux pour la santé.
Les cartes stratégiques air sont les meilleurs outils pour les AASQA puisqu’il s’agit d’une cartographie de concentration de la pollution. Je ne vois pas en quoi l’indiquer dans la loi irait à l’encontre de l’organisation des AASQA ; ce serait au contraire leur donner un objectif qualitatif d’organisation de leur travail.
Il a pour but de rendre obligatoire la réalisation de « cartes stratégiques air » par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air. Ces cartes, je le rappelle, étaient déjà prévues dans le 3e plan national santé environnement, qui arrive à échéance cette année ; or elles n’ont toujours pas été réalisées. Il serait tout de même logique qu’elles soient établies avant les plans d’action. Cette mesure devrait permettre de garantir l’établissement d’un diagnostic fiable, prenant en compte l’exposition de la population à la pollution atmosphérique, préalablement aux réponses qui seront apportées. Ces cartes doivent également permettre d’identifier les établissements recevant des publics particulièrement sensibles à la pollution extérieure – les ERPS, dont nous avons parlé tout à l’heure –, qui sont concernés par les dépassements des normes européennes et nationales relatives à la qualité de l’air extérieur.
L’amendement no 1898 rectifié vise à protéger de la pollution de l’air extérieur les publics les plus vulnérables à cette pollution, à savoir ceux qui sont hébergés dans les établissements recevant des publics sensibles – ERPS –, en en faisant les cibles prioritaires des plans d’action – qui seront enrichis par les données collectées dans les cartes stratégiques air –, dans le respect des normes européennes relatives à la qualité de l’air. L’amendement no 1979 rectifié tend à cibler spécifiquement les enfants, qui sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air car leur organisme est encore en développement. Cette pollution peut générer, chez eux, de graves troubles respiratoires, allergiques, asthmatiques, neurologiques et comportementaux, ainsi que des carences immunitaires, du diabète et de l’obésité. Par cet amendement, qui vise spécifiquement les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans ainsi que les accueils de loisirs mentionnés au premier alinéa du II de l’article R. 227-1 du code de l’action sociale et des familles, j’entends donner la priorité aux mesures correctrices des plans d’action en direction de ce public très jeune et insister sur la nécessité de lutter contre la pollution de l’air extérieur aux abords des établissements fréquentés par ces très jeunes enfants.
Pour revenir sur les arguments qui viennent de m’être opposés, ce n’est pas parce que les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air ne sont pas encore coordonnées entre elles qu’il ne faut pas appeler leur attention sur la cible à privilégier particulièrement, à savoir les très jeunes enfants. Certes, nous sommes tous sensibles à la pollution de l’air extérieur, mais nous savons maintenant que les jeunes enfants y sont particulièrement sensibles parce que leur organisme est en cours de développement ; nous savons que les mille premiers jours de la vie, qui vont de la conception à l’âge de 2 ans, sont une période d’extrême fragilité, parce que l’être humain réagit alors très mal à toute exposition aux perturbateurs endocriniens, mais également à la pollution atmosphérique. À mon avis, l’un n’empêche pas l’autre : même si nous allons mettre au point un ensemble de mesures et d’organisations visant à structurer notre politique et les moyens à consacrer aux pollutions atmosphériques, la cible des jeunes enfants mérite d’être privilégiée et désignée comme telle aux associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, qui sont censées nous protéger contre les pollutions atmosphériques. Donc, malgré l’avis défavorable, je maintiens mon amendement, car je maintiens ma position.
L’article 1er est riche en mesures d’accompagnement dans toutes les dimensions pratiques de la vie de ces tout jeunes majeurs vulnérables. L’objectif du dispositif, comme vous l’avez longuement expliqué, monsieur le secrétaire d’État, est bien de rendre ces jeunes économiquement et socialement autonomes et responsables, qu’il s’agisse des études, de la formation professionnelle, de la recherche de logement, de la santé, des droits civiques... Je me réjouis vraiment de la mise en place d’un tel dispositif, qui va contribuer à l’insertion logistique et sociale des jeunes concernés. J’appelle cependant votre attention sur le fait que ces jeunes sont très souvent porteurs d’une histoire personnelle et familiale particulièrement difficile, voire traumatisante pour certains. Et ce n’est pas parce qu’ils ont atteint l’âge officiel de la majorité qu’ils ont pour autant définitivement trouvé leur équilibre psycho-affectif. On n’est pas complètement adulte à 18 ans, et il faut parfois beaucoup de temps pour le devenir. Aussi, avez-vous envisagé, monsieur le secrétaire d’État, de créer une filière de prise en charge psychologique adaptée à ce public sensible ? Dans l’affirmative, pouvez-vous préciser la procédure que vous comptez instaurer, en relation, non seulement avec les professionnels de la santé psychique, mais également avec les familles d’accueil qui contribuent aussi, à leur manière, au rééquilibrage somatique, émotionnel et psychique de ces jeunes ?
Monsieur le ministre chargé des collectivités territoriales, le Président de la République a donné hier, dans le département de l’Eure, le coup d’envoi du grand débat national en répondant très longuement et sans tabou aux interpellations des 600 maires venus échanger avec lui. Ces élus, majoritairement issus de communes rurales, ont témoigné d’un désir évident de dialogue et de confiance mutuelle. Par leur liberté de ton et leur sens du bien public, ils ont démontré leur attachement à nos institutions et à la démocratie représentative. Ces longs échanges ont fait ressortir la grande préoccupation des maires quant à l’avenir des services publics sur les territoires, sujet majeur à propos duquel il faudra prendre des décisions à l’issue du grand débat national. En effet, il n’est plus tolérable de voir disparaître des services publics dans certaines zones rurales ou certains quartiers de notre pays. En concertation avec les élus locaux, il faudra proposer des solutions nouvelles, innovantes, plus proches des habitants. Tel est le sens du grand débat annoncé hier, dont tous les Français peuvent se saisir dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs ou de simples citoyens. C’est une vraie chance pour parvenir ensemble à trouver des solutions concrètes aux difficultés de nos compatriotes et répondre à la colère d’une partie d’entre eux. Monsieur le ministre, comment voyez-vous le rôle des élus locaux dans la mobilisation autour du grand débat ? Quelles premières conclusions tirez-vous de la réunion d’hier, notamment en ce qui concerne l’organisation territoriale, la simplification administrative et l’accès aux services publics ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LaREM et MODEM.)
Introduite par l’article 54 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, l’expérimentation de la facturation directe à l’assurance maladie par les établissements mentionnés aux a), b) et c) de l’article L. 162-22-6 du code de la sécurité sociale a connu une montée en charge progressive. Ce mode de facturation directe, qui s’est substitué à un envoi mensuel des données à l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation – ATIH –, semble adapté aux actes et consultations externes, qui représentent une faible part de l’activité hospitalière. Compte tenu des risques financiers, organisationnels et techniques inhérents à l’extension aux séjours hospitaliers de la facturation directe à l’assurance maladie, une évaluation globale préalable est nécessaire. L’amendement tend ainsi à maintenir la dérogation à la facturation directe à l’assurance maladie pour les prestations d’hospitalisation, médicaments, produits et prestations, en attendant la communication d’une évaluation de ce mode de facturation.
La loi du 13 août 2004 confie aux représentants des médecins libéraux et à l’UNCAM – Union nationale des caisses d’assurance maladie – le soin de hiérarchiser et de fixer les tarifs des actes médicaux. Là encore, les fédérations hospitalières ne sont pas consultées ; elles ne sont parfois même pas informées des discussions engagées dans ce cadre, alors qu’elles sont directement concernées par les résultats de ces négociations, qui ont des conséquences sur la construction du PMSI – le programme de médicalisation des systèmes d’information – et sur sa valorisation dans le cadre de la tarification à l’activité. L’amendement vise donc à soumettre pour avis préalable aux fédérations hospitalières, publiques et privées, les mesures conventionnelles qui ont des répercussions significatives sur le pilotage et la gestion des établissements de santé, dans le cadre des concertations précédant le mécanisme d’approbation tacite ou d’opposition expresse du ministre chargé de la sécurité sociale.
L’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a permis la création d’un dispositif d’expérimentation dérogatoire au droit commun du secteur sanitaire et médico-social, favorisant ainsi l’innovation dans le système de santé. Toutefois, les premiers mois d’application de cette réforme font apparaître que, en raison de certaines dispositions de la partie réglementaire du code de la sécurité sociale, les fédérations hospitalières les plus représentatives ne peuvent candidater comme porteur de projet. Or de nombreux établissements, adhérents de ces fédérations, trouveraient un intérêt certain à ce qu’elles puissent, pour leur compte, candidater à la conduite d’un projet d’expérimentation. Cela favoriserait le succès du dispositif ainsi que son appréhension par les acteurs du système de santé. Cet amendement vise à ouvrir cette possibilité, en renvoyant les modalités à un arrêté ministériel, de sorte que le Gouvernement puisse instituer un mécanisme conforme aux aspirations dont cette réforme est porteuse.
Dans le cadre des concertations qui précèdent le mécanisme d’approbation tacite ou d’opposition expresse des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, il importe que les mesures conventionnelles ayant des répercussions importantes sur le pilotage et la gestion des établissements sanitaires ou médico-sociaux puissent faire l’objet d’une étude d’impact préalable. L’enjeu est d’élargir la nature des concertations qui éclairent le processus de décision de l’agrément ministériel des accords conventionnels.
Le dispositif de contrôle de la tarification à l’activité souffre d’imperfections significatives et de déséquilibres. Cette situation nourrit de très nombreux contentieux. Par cet amendement, j’entends contribuer au débat de façon apaisante. Je propose que la commission de contrôle, consultée pour avis dans le cadre de la procédure de sanction, soit constituée à parité de représentants des financeurs, d’une part, et de représentants des fédérations hospitalières publiques et privées, d’autre part. Un dispositif analogue existe déjà pour les professionnels de santé libéraux. Ce rééquilibrage de la composition de la commission de contrôle me semble logique. Il favoriserait la compréhension et permettrait une diffusion optimale de l’information entre les parties prenantes, tout en garantissant la justesse et la légitimité des avis rendus par la commission.