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Commission des affaires étrangères • Membre • 20 juil. 2024

Rassemblement National • Présidente • 19 juil. 2024

Tri
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Marine Le Pen
2026 Apr 28 15:36:56
Mal élevé !
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Marine Le Pen
2026 Apr 28 15:36:02
Joseph Lescure !
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Marine Le Pen
2026 Apr 14 16:19:11
Vous êtes au chômage technique ! (Sourires sur les bancs du groupe RN.)
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Marine Le Pen
2026 Apr 14 15:44:00
Arrêtez, vous allez nous faire pleurer !
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Marine Le Pen
2026 Apr 02 12:30:45
Notre groupe l’accompagnera s’il s’agit du chemin du compromis parlementaire lorsque ce texte reviendra du Sénat. Le Rassemblement national défend la Nouvelle-Calédonie française et, avec elle, le rassemblement de toutes les bonnes volontés autour d’un projet commun que nous avons détaillé, y compris auprès de vous, madame la ministre.

Le projet que nous défendons, de reconstruction et de relance, nécessite une stabilité institutionnelle et constitue une perspective pour tous les Calédoniens, sans exception. C’est le sens de notre combat et de notre contribution, que je crois significative, à l’intérêt général et national. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
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Marine Le Pen
2026 Apr 02 12:29:35
…et rien n’est plus important à mes yeux que de tout faire pour défendre cette terre de France dans le Pacifique. Au lieu de rassembler, le dialogue lancé après les émeutes de 2024 s’est embourbé dans ce qui divise, dans ce qui clive, dans ce qui antagonise : des questions institutionnelles et statutaires dont se délecte le débat politique mais qui ne nourrissent pas, ne soignent pas, ne créent pas un emploi et ne donnent aucun marché aux entreprises. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

C’est le résultat de ces discussions que le texte que vous nous soumettez aujourd’hui veut entériner. Nous le rejetons parce qu’il nous apparaît dangereux pour l’unité nationale et qu’il entrave les efforts pour redresser économiquement l’île. La Nouvelle-Calédonie a besoin de reprendre son souffle et il est vital de lui offrir un temps nécessaire de quiétude et de paix.

En réalité, l’urgence institutionnelle n’existe pas. L’accord de Nouméa peut continuer d’organiser la vie publique du territoire et il peut permettre un retour de la confiance. Il n’empêche ni la relance de l’emploi, ni la création de richesses, ni la garantie de la stabilité sociale, qui sont les véritables urgences.

Bien sûr, je ne saurais oublier ni passer sous silence l’exigence démocratique du dégel du corps électoral.
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Marine Le Pen
2026 Apr 02 12:29:32
La Nouvelle-Calédonie française fait partie de l’ADN du Rassemblement national…
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Marine Le Pen
2026 Mar 25 17:17:38
Je pense à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, générant un conflit meurtrier qui dure depuis plus de quatre ans, et, plus récemment – sans établir, évidemment, d’équivalence entre ces deux événements –, à l’enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis. Ces épisodes font écho à d’autres erreurs majeures commises au cours des deux dernières décennies : l’invasion de l’Irak, en 2003 – à laquelle notre pays a eu l’honneur de s’opposer – ou, plus récemment, les frappes en Libye, auxquelles la France a malheureusement participé, avec les conséquences que nous connaissons sur la prolifération djihadiste au Sahel.

Le conflit qui fait rage au Moyen-Orient s’inscrit dans ce contexte et, au sein même de l’administration américaine, des voix s’élèvent désormais pour interroger l’opportunité, la légalité, voire la rationalité stratégique de cette intervention. S’il n’est évidemment pas question de défendre les régimes corrompus et autoritaires, qui sont forces de déstabilisation, la France ne peut rester silencieuse quand il s’agit de défendre les principes qui régissent le droit international.

Fondé sur notre histoire millénaire avec ce pays, notre troisième devoir est de protéger le Liban, qui, avec 1 000 morts, dont 120 enfants, et 1 million de déplacés, est une nouvelle fois la victime collatérale des tensions dans la région. Certes, son incapacité à éradiquer de son sol la milice du Hezbollah empêche Israël de traiter d’égal à égal avec sa voisine mais la France a le devoir de soutenir ce pays et ses institutions, aussi imparfaites soient-elles. Je salue les propos du président de la République en ce sens. L’annonce de l’expulsion de l’ambassadeur iranien par le Liban doit être vue comme l’expression de sa volonté de faire cesser les ingérences iraniennes sur son sol via le Hezbollah ; elle doit être saluée.

Nos intérêts et nos devoirs ayant été définis, permettez-moi d’évoquer les mesures que le gouvernement devrait désormais déployer au plus tôt pour défendre les premiers et assumer les seconds.

Je ne peux m’empêcher de commencer par souligner qu’avec le mauvais budget que vous avez imposé il y a moins de deux mois, nos marges de manœuvre sont très faibles. Du fait d’hypothèses exagérément optimistes mais aussi de votre refus d’accepter les mesures d’économies structurelles que nous avons documentées dans notre contre-budget, vous avez dramatiquement limité notre liberté d’action en cas de crise. Or, si cette crise est régionale, son impact est d’ores et déjà mondial et le restera sans doute durablement. Dès lors, il nous incombe, non pas de temporiser en espérant une amélioration de la situation, mais d’agir en concentrant nos efforts sur la défense de nos intérêts et l’accomplissement de nos devoirs.

À cet effet, monsieur le premier ministre, pour protéger le pouvoir d’achat de nos compatriotes et la compétitivité de nos entreprises, nous vous demandons de nouveau la sortie des règles européennes de fixation des prix de l’électricité, la baisse des taxes sur l’énergie, la baisse de la TVA – mesure que je défends depuis la dernière présidentielle – et la suspension des certificats d’économie d’énergie, qui vont peser à hauteur de 8 milliards d’euros sur les entreprises et les particuliers français cette année.

Je ne peux que regretter de ne pas avoir encore été entendue alors que certaines de ces mesures sont mises en œuvre chez nos voisins et même – je ne peux m’empêcher de le souligner – réclamées par la présidente de la Commission européenne elle-même. Avouez que c’est un comble !

Alors qu’en Italie et en Espagne, des mesures ambitieuses ont été déployées rapidement pour faire baisser le prix de l’essence de 20 à 30 centimes d’euros, vous ne semblez pas conscient de l’urgence. Tout ce temps perdu a un impact très concret sur les ménages mais aussi sur les agriculteurs, les routiers, les pêcheurs, les libéraux – notamment du secteur de la santé – et, plus largement, sur un grand nombre d’entreprises.

Je regrette vivement l’option retenue en ce qui concerne les stocks stratégiques de carburant. Le recours à ces stocks doit avoir des conséquences concrètes sur nos concitoyens et nos entreprises et non, pour citer le ministre Lescure « sur les zones où il y a des tensions d’approvisionnement et c’est évidemment à l’Asie que je fais référence » –  sic ! Je considère que ces stocks ont deux utilités : ils doivent permettre, évidemment, de limiter les pénuries, mais aussi jouer un rôle de levier contracyclique en cas de tensions sur les marchés. Ces précieuses réserves ne doivent donc pas aller sur les marchés mondiaux mais être mises au service de notre marché intérieur avec un contrôle temporaire mais strict des marges par les services de l’État.

En ce qui concerne la protection militaire de nos intérêts extérieurs, à l’aune des éléments en notre possession, nous considérons que la réponse française – déploiement du groupe aéronaval et augmentation des moyens aériens et maritimes dans la zone – est à la hauteur.

Même si je suis certaine que nos armées et nos services sont vigilants en la matière, j’attire votre attention sur la protection des nombreux câbles sous-marins présents dans la zone car ils sont vitaux pour notre économie.

À l’heure actuelle, même si le rétablissement de la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz peut être considéré comme une urgence, je ne vois pas comment on peut le faire sans devenir partie prenante au conflit, ce qui n’est évidemment pas du tout souhaitable.

Je me félicite de l’aide humanitaire apportée par la France au Liban et j’invite le gouvernement à accentuer les efforts diplomatiques pour parvenir à une trêve, au désarmement du Hezbollah et au retour de la souveraineté libanaise sur l’ensemble de son territoire, garantie par la force des Nations unies dans la zone frontalière.

Avant de conclure, je tenais à vous alerter sur une possible conséquence de la crise actuelle dont l’impact futur sur l’économie française pourrait être très fort. Les engagements financiers des pays du Golfe, notamment via leur fonds souverain, sont importants dans notre économie, y compris dans notre dette. Une fois la situation stabilisée, ces pays pourraient vouloir réorienter une partie notable de cet argent pour leur propre reconstruction et pour un renforcement sécuritaire. Il faut l’anticiper : la mise en place d’un fonds souverain français, que je propose depuis longtemps, pourrait être une partie de la solution pour renforcer notre souveraineté économique face à ce type de crise.

Monsieur le premier ministre, mes chers collègues, nous constatons que les risques que ce conflit fait peser sur notre pays sont majeurs. Alors que de nombreux analystes soulignent que la situation va s’aggraver, il est du devoir de la cheffe de l’opposition de vous appeler solennellement à ne pas subir mais à actionner, dès maintenant, tous les leviers disponibles pour en limiter les effets sur notre pays et sur nos compatriotes. (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent et applaudissent.)
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Marine Le Pen
2026 Mar 25 17:17:28
Ces dernières années, un grand nombre de puissances, et singulièrement les deux plus grandes, se sont affranchies avec une légèreté croissante, et profondément inquiétante, de ce cadre indispensable.
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Marine Le Pen
2026 Mar 25 17:17:17
Notre deuxième devoir est d’être le défenseur absolu et résolu du droit international.
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Marine Le Pen
2026 Mar 25 17:17:14
Merci, monsieur Bidochon, pour votre intervention ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations continues sur plusieurs bancs du groupe EPR.)
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Marine Le Pen
2026 Mar 25 17:11:04
Vos propos l’ont confirmé, monsieur le premier ministre : près d’un mois après le lancement des frappes aériennes contre l’Iran, il est difficile d’espérer une stabilisation rapide de la situation, et plus encore le retour prompt de la paix dans cette région, berceau de plusieurs civilisations millénaires.

Si le cauchemar du régime des mollahs pour le peuple iranien ne fait aucun doute – je tiens à saluer ici le courage de ce peuple, en particulier celui des femmes (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Mme Hanane Mansouri applaudit également), dont les aspirations légitimes à la liberté ont été réprimées dans le sang il y a quelques semaines , il me paraît illusoire d’arriver à le faire chuter par des bombardements, aussi massifs soient-ils. Je crois même que le penser, c’est assez mal connaître le régime iranien et l’histoire de l’Iran. À ce jour, la terrible répression de ces derniers mois a manifestement joué un rôle dissuasif, et l’on n’observe aucun signe d’effondrement du régime, ni d’exode massif de la population.

En tout cas, pour les États-Unis, qui avaient probablement promis à leurs alliés régionaux une chute rapide du régime iranien, et malgré les propos du président Trump, cette opération s’avère manifestement périlleuse ; son coût financier, militaire et politique semble n’avoir pas été anticipé.

En outre, les nations du Golfe, qui avaient fait le choix de se rapprocher des États-Unis, se trouvent désormais sous le feu de la riposte de l’Iran, dont les capacités militaires semblent bien moins affaiblies et bien plus résilientes que semblaient l’espérer certains – nous en faisons partie. Cette réalité est sans doute peu satisfaisante pour nous, Occidentaux, mais il s’agit de ne pas la nier ; elle s’impose à nous.

S’agissant d’Israël, il est évident que les attaques directes et surtout indirectes qu’il a subies doivent être dénoncées. Mais si Israël a le droit, et même le devoir, de se défendre et d’assurer la sécurité de son territoire et de ses habitants, il est de l’honneur de la seule démocratie de la région de respecter les règles du droit international, notamment relatif aux conflits armés. Que ce soit le ciblage de la Finul ou, plus grave, la mort de trois soldats libanais et celle du père Pierre el-Raï, l’armée israélienne doit éviter à tout prix ces dommages collatéraux dans son offensive, par ailleurs légitime, contre le Hezbollah – j’y reviendrai.

Lors de son allocution du 3 mars dernier, le président de la République a évoqué la responsabilité qui lui incombe de défendre l’intérêt national. Je ne peux évidemment que souscrire à ses propos.

Trois intérêts prioritaires semblent se dégager pour la France. Le premier est bien sûr notre souveraineté énergétique. Depuis vingt-cinq ans, notre pays navigue à vue, sans vision stratégique. Les investissements indispensables dans notre parc nucléaire, actuel et futur, ont été négligés. En 2018, le gouvernement avait même pour projet de fermer quatorze réacteurs ! Depuis vingt-cinq ans, nous subventionnons abondamment des panneaux solaires et des éoliennes massivement importés de Chine. Nous avons aussi sacrifié la compétitivité électrique nationale, lui préférant des mécanismes de prix européens à la fois instables et inflationnistes, ce qui a retardé l’électrification massive et indispensable des usages industriels et individuels. Enfin, sous les mandats de François Hollande et d’Emmanuel Macron, nous avons refusé par idéologie d’exploiter nos ressources minières et géologiques, pourtant abondantes, en particulier en outre-mer.

Le résultat de cette incurie est patent en période de tension sur nos approvisionnements. Si les ménages sont aujourd’hui les premiers touchés, les risques pour les agriculteurs et les entreprises sont désormais majeurs et, vous l’avez dit, monsieur le premier ministre, des secteurs stratégiques, tels que la chimie ou la défense, pourraient être rapidement concernés.

Le second intérêt prioritaire est la préservation de nos partenariats industriels et diplomatiques de défense avec plusieurs pays de la région. À l’heure où le bouclier américain n’est manifestement pas à la hauteur espérée, la France doit assumer les accords signés avec les pays de la zone et leur venir en aide, dès lors qu’ils sont des victimes collatérales du conflit entre l’Iran et l’alliance israélo-américaine. La concrétisation de ces engagements sera en outre probablement bénéfique si la confiance de ces pays envers les États-Unis s’érodait durablement. Bien évidemment, il nous faut aussi assurer la protection des emprises françaises dans la région, notamment celle des emprises militaires.

Le troisième intérêt, peut-être moins visible, est la poursuite de la lutte contre les groupes islamistes. Malgré les efforts constants de nombreux pays de la région, l’hydre islamiste n’a pas totalement disparu et l’instabilité géopolitique fait constamment peser le risque de sa résurgence. C’est d’ailleurs dans ce contexte que le major Frion – auquel je tiens à rendre à nouveau hommage – est mort pour la France sur le sol irakien. Nous ne pouvons sous-estimer la menace que ferait peser sur notre propre sécurité la constitution au sein de l’Iran et à ses frontières d’une zone de chaos. En la matière, tout relâchement pourrait avoir demain de graves conséquences pour notre pays, qui – dois-je le rappeler ? – reste une cible privilégiée des islamistes.

En raison de la singularité française, notre implication dans le concert des nations ne peut se résumer à la défense de nos intérêts ; nous avons également des devoirs. J’en vois au moins trois dans la crise actuelle.

Le premier est celui d’être une puissance d’équilibre et de devenir – ou plutôt de redevenir – l’interlocuteur privilégié des nations qui sont parties prenantes, directes ou indirectes, au conflit. Il ne faudrait pas que ce rôle soit laissé à la Chine, la Russie ou l’Inde. À cet égard, il serait souhaitable qu’au lieu de consentir à sa dilution dans une politique étrangère européanisée, la France prenne l’initiative d’une médiation en faveur de la paix. J’ai déjà formulé ce vœu s’agissant de la guerre en Ukraine et je veux croire qu’il nous reste suffisamment de crédit sur la scène internationale pour porter une telle initiative, fondée à la fois sur notre rapport à la souveraineté des nations et sur nos liens privilégiés avec de nombreux pays de la région – en particulier le Liban, Israël et les Émirats.
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Marine Le Pen
2026 Feb 24 15:39:49
Eh oui !
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 11:13:07
Heureusement qu’elles sont là !
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 11:11:53
En effet !
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 11:08:54
Nous verrons cela aux élections !
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 09:40:26
…pour avancer ses pions. Nos compétiteurs ont bien compris qu’une fenêtre leur était grande ouverte. Ils en profitent.

Pour la refermer, la méthode démocratique n’est évidemment pas de supprimer l’expression de vos oppositions mais bien de demander aux Français leur avis par des élections. La question de ce 49.3 est bien sûr budgétaire, économique et financière, mais elle est surtout éminemment politique. Comment, monsieur Lecornu, avec les convictions qui sont les vôtres, pouvez-vous participer à l’affaissement de notre pays et de ses institutions ? Emmanuel Macron est dans le déni, ce n’est plus un secret et plus personne ne le suit, mais personne n’est obligé de s’enterrer avec Pharaon et, surtout, nul n’est obligé d’entraîner le pays dans sa chute et son discrédit mondial.

Quelles que soient nos convictions, nous sommes ici, chers collègues, des élus de la nation. À ce titre, nous sommes les garants de l’intérêt national, du respect des institutions et de la démocratie. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Cet honneur nous impose une responsabilité particulière, une responsabilité que je vous invite à ne pas fuir. Quand il n’y a plus de confiance, il n’y a pas d’autre solution que l’arbitrage suprême, qui ne peut être que celui du peuple. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Parce qu’il n’y a pas d’autre solution pour le pays, je vous exhorte, mes chers collègues, à un acte essentiel, à un acte de courage peut-être, mais surtout à un acte de dignité parlementaire, politique et nationale : votez la censure ! (Les députés des groupes RN et UDR se lèvent pour applaudir vivement.)
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 09:36:14
Manifestement, personne, pas même les députés de votre camp. Mes chers collègues, je vous le dis solennellement : tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité politique de ce texte. Je ne vais pas faire la litanie des mesures néfastes qu’il contient, mais permettez-moi de m’arrêter sur quelques-unes correspondant aux grands enjeux de notre nation.

Pour répondre à celui du pouvoir d’achat, vous imposez une taxe sur les petits colis, une taxe sur les billets d’avion, une taxe sur les mutuelles ou encore une hausse du malus auto. Et en même temps, vous avez refusé notre proposition de baisser la TVA sur l’ensemble des énergies. Les ménages apprécieront.

Pour répondre aux enjeux migratoires, vous faites le choix de ne rien faire. Et en même temps, vous avez refusé de commencer à mettre en place la priorité nationale que nous proposons. Les Français apprécieront.

Pour répondre aux enjeux de compétitivité de nos entreprises, vous imposez la pérennisation d’une taxe temporaire et vous avez accepté de renier vos engagements sur la CVAE – cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Et en même temps, vous avez refusé toutes nos propositions de baisse d’impôts de production. Les entrepreneurs, les chefs d’entreprise et leurs salariés apprécieront.

Pour répondre aux enjeux de dépenses publiques et de dette, vous imposez l’aggravation du déficit public en ne faisant aucune économie structurelle et même en augmentant la dépense publique de 37 milliards d’euros. Et en même temps, vous avez refusé toutes nos propositions de baisse du train de vie de l’État et méprisé la trajectoire de notre contre-budget, qui démontrait que l’emballement de la dette n’est pas une fatalité. Les générations futures apprécieront.

Pour répondre aux enjeux de cohésion sociale, vous imposez la suppression du crédit d’impôt pour l’adaptation du logement. Et en même temps, vous avez refusé notre proposition de revalorisation du congé de proche aidant. Les personnes en situation de handicap, les personnes âgées et leurs familles apprécieront.

Pour répondre aux enjeux de justice fiscale, vous imposez le statu quo. Et en même temps, vous avez refusé notre proposition d’impôt sur la fortune financière. Les classes populaires et moyennes apprécieront.

Pour répondre aux enjeux européens, vous imposez l’augmentation de la contribution de la France de plus de 5 milliards d’euros. Et en même temps, vous avez refusé notre proposition d’utiliser ce levier pour défendre nos intérêts. Les agriculteurs apprécieront.

Bref, pour répondre aux enjeux de notre pays, vous avez fait le choix de vos places en sacrifiant la mise en œuvre de mesures pourtant largement majoritaires dans le pays. Les électeurs apprécieront. Je le prédis : ils le feront savoir. Ne croyez pas que personne ne vous regarde. Les Français vous voient et ils mettront la facture dans l’urne, non seulement celle de la saignée que vous leur infligez, mais également celle du procédé humiliant que vous utilisez.

Mais, au-delà de la calamité budgétaire et donc financière, économique et sociale à laquelle vous soumettez nos compatriotes, la situation politique dans laquelle vous maintenez le pays a également des implications internationales dans un contexte géopolitique qui ne souffre pas l’impuissance car le monde entier nous regarde. Les plus gentils vont nous plaindre, les plus taquins vont ironiser et les plus opportunistes vont froidement profiter de l’inexistence politique d’un gouvernement fantôme.

Cela a déjà commencé avec Mme von der Leyen qui, sans vous attendre ni vous calculer d’ailleurs, a imposé à la France l’accord avec le Mercosur, c’est-à-dire la fin de notre agriculture et de notre élevage. C’est aussi le cas des alliés européens du bloc central qui font avancer leur projet de contrôler les exportations d’armements français. Ce n’est pas à l’ancien ministre des armées que je vais apprendre que cette question est une ligne rouge écarlate pour la France et que le fait même de l’évoquer est une provocation que ses auteurs n’auraient jamais osée avec un gouvernement français légitimé par les urnes. C’est le cas aussi des Chinois, qui voient dans notre impuissance ou notre naïveté l’opportunité de venir vendre des voitures chez nous au détriment de notre industrie automobile, qui agonise. C’est enfin le cas de Donald Trump, qui ne manque pas une occasion de railler cruellement la fin de règne laborieuse et pénible que vit la France et qui profite du fait que la voix de la France est totalement discréditée dans le concert des nations…
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 09:31:45
En réalité, vous finissez comme vous avez commencé : en cédant tout à des politiciens qui n’ont rien à proposer sinon sauver leur siège. Le général de Gaulle, dont j’ai cru à tort qu’il était votre référence politique et morale, aurait, je crois, durement jugé un gouvernement qui se maintient avec des artifices parlementaires, en dehors de toute logique et même d’ailleurs en dehors de toute raison.

Votre démarche est purement – je dirais même dramatiquement – politicienne. Votre démarche n’est pas de sauver une majorité : il n’y en a pas. Ce n’est pas de sauver un projet : il n’y en a pas. Ce n’est pas de sauver le pays : il ne demande que votre départ. Dans cette sinistre affaire, il ne s’agit en réalité que de préserver l’illusion d’un pouvoir élyséen qui ne veut pas admettre sa dissipation et même son naufrage. Il ne s’agit, et c’est peu glorieux, que de préserver les intérêts individuels d’une poignée de députés dont le niveau de popularité est inversement proportionnel à leurs exigences budgétaires et qui savent que le seul désir des électeurs, y compris les leurs, c’est de les voir partir. C’est pour cela qu’ils refusent de nouvelles élections.

Comment les gaullistes autoproclamés de cet hémicycle peuvent-ils se prêter à ce jeu peu glorieux ? Ils ne m’en voudront pas de rappeler que, dans la doctrine gaullienne, les arrangements de couloirs ne confèrent que très peu de légitimité et encore moins de respect, mais beaucoup de discrédit et de mépris. Dans la démocratie française, tout particulièrement sous la Ve République dont le général de Gaulle est le père, il n’est d’autre légitimité que celle venant du peuple.

J’ajoute que si l’utilisation du 49.3 est, en l’espèce, formellement légale, elle est vraisemblablement contraire à l’esprit du texte constitutionnel et, de manière sûre, à la pratique gaullienne. Or en démocratie, il n’y a pas que la loi, il y a aussi l’esprit de la loi. En usant du 49.3 non pour contraindre la majorité gouvernementale sur un texte, mais pour tenter de surmonter une absence structurelle de majorité, vous commettez à l’évidence un abus de Constitution. Le 49.3 existe pour résoudre une difficulté ponctuelle, pas pour contourner une absence durable et irrémédiable de majorité. Oh ! Ce n’est pas la première fois : dans le régime désinvolte et méprisant d’Emmanuel Macron, le passage en force est plus qu’une habitude, c’est une marque de fabrique.

Ce que personne ne pourra contester, et je le dis avec tristesse, c’est que votre ministère – parler de pouvoir serait présomptueux, vous l’avez d’ailleurs vous-même admis – est, dans les faits, illégitime et il l’est triplement. Il est illégitime parce que vous vous étiez engagé à vous retirer en l’absence de majorité mais vous vous maintenez avec des artifices. Il est illégitime parce que votre fonction ne repose plus sur l’adhésion mais sur des combinaisons. Il est fondé sur un bricolage. Il est illégitime puisque, ayant vous-même acté que votre gouvernement n’avait pas de majorité, vous n’êtes plus appelé à gouverner mais tout juste à expédier les affaires courantes. Votre ministère est fondé sur une promesse d’impuissance. Alors à quoi sert de rester si ce n’est pas pour gouverner ?

Depuis votre nomination, vous n’avez pas rempli d’autres fonctions que celle de greffier parlementaire, (Sourires sur les bancs des groupes RN et UDR) compilant les exigences improbables, souvent toxiques et toujours ruineuses, de députés en sursis et de forces politiques en lambeaux.

Les mois qui vont suivre vont être une descente aux enfers politiques, pour vous, pour ceux qui vous auront maintenu de cette façon, mais surtout, et c’est bien plus grave, pour le pays. Dans ce jeu malsain, vous n’avez même pas pris la mesure du désarroi des forces vives du pays, des forces économiques et sociales qui vous abjurent, dans l’intérêt général, de faire cesser le supplice. Le plus gros reproche que l’on puisse vous faire, c’est qu’à tous les problèmes de la France, que vos amis ont créés et que vous laissez filer, vous ajoutez un problème institutionnel et même démocratique. Vous aggravez le discrédit de la parole publique et, vous l’avouerez, le pays n’en a pas besoin.

Votre projet – je n’ose pas appeler cela un budget – est un Tchernobyl budgétaire, une chape de béton sous laquelle vous avez tenté de cacher des éléments hautement radioactifs. Ainsi, cette censure se justifie également par la dangerosité pour la France et les Français du texte sur lequel vous avez engagé votre responsabilité, car elle seule peut désormais le bloquer. Monsieur le premier ministre, qui soutient votre budget ? Qui assumera ici ce budget en ne votant pas la censure ?
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Marine Le Pen
2026 Jan 23 09:29:32
Nous voilà arrivés au bout de la farce parlementaire, cette parodie humiliante dont, monsieur le premier ministre, vous avez donné le spectacle depuis des semaines, avec ce qui reste du bloc LRo-socialo-macroniste. Pour qu’une plaisanterie, même de mauvais goût, puisse être appréciée, il faut attendre la chute. La chute à laquelle on assiste, c’est certes la vôtre, et elle est politique, mais c’est surtout celle de la France. Et cela ne fait rire personne, pas même sur vos bancs, si on en juge les mines déconfites et fuyantes des rares, voire rarissimes, parlementaires qui se sont déplacés pour vous soutenir. Il semble d’ailleurs qu’ils soient moins nombreux que les ministres présents aux bancs. (Sourires sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Comme tous ceux qui s’accrochent à leur poste sans raison, vous nous direz que partir, c’est chuter, mais, je vous le dis, dans ces conditions, rester, c’est pire : c’est déchoir. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Or tout aurait dû vous conduire à démissionner.

L’honneur, tout d’abord, parce que quand on a, avec grande éloquence, expliqué, que renoncer « à utiliser l’article 49, alinéa 3, de la Constitution […] est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat – notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines – vivra et ira jusqu’au bout, jusqu’au vote », l’annonce de mardi dernier sonne comme la trahison du pacte solennel que vous aviez conclu, les yeux dans les yeux et quelques trémolos dans la voix, avec la représentation parlementaire et le pays.

Vous aviez même scénarisé avec Emmanuel Macron un vrai faux départ pour attester de la pureté de votre démarche. Certains ont eu la gentillesse – en réalité, la faiblesse – de vous croire. Sans scrupule, vous passez outre en donnant le spectacle de ce que la politique produit de pire : l’insincérité, le calcul, la manœuvre et finalement le reniement.

Vous avez échoué politiquement à trouver une majorité pour porter un projet d’intérêt pour la France. Vous avez échoué politiquement car la seule majorité que vous avez trouvée est une majorité de députés qui tremblent de retourner aux élections.
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Marine Le Pen
2026 Jan 06 15:43:36
Et de Cuba ?
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Marine Le Pen
2026 Jan 06 15:41:01
C’est le moins que l’on puisse dire !
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Marine Le Pen
2026 Jan 06 15:40:17
Mais quelle honte !
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Marine Le Pen
2025 Dec 23 15:00:39
Monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues et chers collaborateurs de notre institution, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR, dont les députés se lèvent. – Exclamations sur les bancs du groupe SOC.)
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