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José Evrard
2021 nov. 23
Au lendemain de la Libération, la bataille du charbon a permis à la France de se redresser rapidement en assurant son indépendance nationale et la liberté de ses choix politiques. Le Conseil national de la Résistance a créé un État social dont le peuple et la nation furent les bénéficiaires. La nationalisation de l’électricité a donné naissance au monopole public d’EDF. À l’instigation du général de Gaulle, le développement nucléaire s’est situé dans cette continuité.

La mainmise de Bruxelles sur nos décisions est lourde de conséquences. Dans la vraie vie, on constate une escalade des souffrances et du mécontentement. L’ouverture à la concurrence décidée par Bruxelles ne rend pas la vie plus heureuse.

La barre des 10 millions de pauvres est franchie, alors que la France est la sixième puissance industrielle. Les chiffres confirment une situation alarmante et dégradante pour les étudiants, censés être la relève du pays. L’insécurité alimentaire augmente : la partie variable des dépenses, à commencer par celles liées à l’alimentation et au chauffage, s’est encore resserrée. En matière de santé, les produits de moindre qualité causent des problèmes de surpoids ou d’obésité, de diabète ou encore des maladies cardiovasculaires. Ces produits, dits low-cost, ne sont pas la solution pour les ménages précarisés, mais un piège dans lequel on les enferme !

Face à l’envolée des prix de l’énergie, le Gouvernement a décidé un geste électoraliste en instaurant la prime inflation de 100 euros, destinée aux 38 millions de Français qui gagnent moins de 2 000 euros net par mois. Néanmoins, ce geste ne traite pas le problème à la racine. Il sert surtout à dissimuler l’ampleur des attaques sociales intervenues depuis 2017 et la privatisation du système électrique. Il constitue une triple arnaque, un pansement sur une jambe de bois, qui ne représente que 8,33 euros par mois. Autant dire que cette somme ne pèse pas lourd alors que le prix des carburants atteint des records.

L’indemnité inflation représente 3,8 milliards d’euros, alors que le bénéfice exceptionnel du groupe Total est de 4,6 milliards de dollars au troisième trimestre, soit une hausse de 2 200 % par rapport à l’an dernier. La fiscalité et les taxes continueront d’augmenter et le Gouvernement récupérera ainsi bien plus qu’il ne donne. De plus, ce petit chèque est financé aux frais du contribuable. Il s’agit d’une aumône dans un océan d’austérité, un peu d’air pour survivre, quand les Français demandent majoritairement de mieux respirer afin de vivre, tout simplement.

Les faits sont têtus. Les prix qui comptent sont ceux auxquels nous sommes quotidiennement confrontés et ceux-ci augmentent de façon vertigineuse. La facture d’électricité, momentanément bloquée, annonce un réveil douloureux, cauchemardesque même lorsque le paiement en sera exigé. Prendre son véhicule pour aller travailler contraint à des choix dramatiques ; il en va de même pour les aliments de première nécessité.

Dans ce climat d’incertitude et d’instabilité qui menace, l’argent coule pourtant à flots, à travers le plan d’investissement pour la présidentielle.

Chaque année, 200 000 à 300 000 foyers sont touchés par les coupures d’électricité malgré la limitation de puissance. Et il n’est pas possible de maintenir un service minimum pour le gaz. Le monopole public d’EDF fut longtemps le moteur et le catalyseur d’une économie performante. L’électricité est un bien commun accessible à tous et non une marchandise : elle est, de fait, en dehors du commerce.

Le capitalisme spéculatif considère qu’il est encore entravé par des frontières que la commission de Bruxelles continue de vouloir faire disparaître. Il faut mettre fin à l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH), outil de la casse, et retrouver les principes organisationnels d’une entreprise la plus efficiente du monde dans son secteur. Il faut reconstituer le monopole public qui pourra proposer des tarifs reflétant la réalité d’un nucléaire compétitif dont l’économie nationale a tant besoin.
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José Evrard
2021 févr. 16
Ma question s’adresse à Mme Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie.

Du haut des terrils jumeaux du 11-19 de Lens, le regard porte à l’infini, d’Ouest en Est, sur l’ex-bassin minier. Des chevalets disparus aux molettes qui ne tournent plus, reste le témoignage visuel d’un territoire qui fut jadis terre d’accueil parce que terre de travail. Ce sont des pyramides de schiste laissées par les gueules noires après plus de deux siècles d’exploitation charbonnière ; en ce temps d’avant la liquidation par la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l’acier, les quartiers ouvriers, les corons, foisonnaient de vie ; multiples étaient les associations sportives, culturelles et amicales.

La fin du charbon a entraîné des conséquences douloureuses pour la vie sociale. L’ex-capitale du bassin minier en porte de lourds stigmates ; les enfants du terril sont violemment frappés par un chômage endémique, qui pointe à la première place en France. À Lens, le salaire annuel moyen s’élève à 15 000 euros, 23 % de la population est au RSA, un pourcentage encore en nette augmentation avec la crise sanitaire, et il y a 20 % de chômeurs, un chiffre qui continue également de croître, l’hémorragie du chômage de masse se poursuivant.

La récession du travail a entraîné l’explosion des problèmes de santé : les cancers sont de 70 % supérieurs à la moyenne nationale, le service de pneumologie du centre hospitalier de Lens, qui assurait 4 000 consultations annuelles, est fermé.

Le travail réduit à peau de chagrin gangrène la vie : pauvreté, misère, paupérisation provoquent une angoisse pétrifiante et minent l’appétit de vivre. La souffrance humaine est profonde. La galère a remplacé le bonheur au quotidien. Assurément, avoir 20 ans aujourd’hui dans les corons n’est pas le plus bel âge de la vie ! Cette jeunesse a grandi avec l’angoisse du lendemain, le terrorisme et maintenant la crise sanitaire. Cette jeunesse est cassée avant même d’avoir la chance de connaître la vie active. 2020 entrera dans l’histoire comme le marqueur d’une génération sacrifiée dont la situation des étudiants exprime tout le tragique.

Une jeunesse sacrifiée augure du destin douloureux d’un pays, la France, où les signaux d’espérance sont au rouge. Quand on vit dans un endroit complètement déglingué, comme le sont les corons, il est difficile de se sentir intégré et de croire en l’avenir. Ce ruissellement de la pauvreté entraîne une perte de confiance en soi. L’épidémie renforce les inégalités et accentue les fragilités : surpoids, troubles de l’alimentation, hausse des maladies cardio-vasculaires, diabète, explosion du nombre de cancers et de suicides, problèmes psychologiques…

Ce surcroît de crise prépare au pire ; le pays est en train de dérailler. Le centre de gravité d’une société, c’est son psychisme social. Détruire le travail, c’est détruire la vie. Le monde d’après ne sera pas radieux. Dans les corons, la vie des gens n’est pas celle de personnages fictifs ; ces gens ont un visage humain.

L’être humain vit en société, il a besoin de lien social pour se construire et se réaliser. Il faut dépister, soigner et protéger ; le confinement ne peut être la bonne réponse contre l’épidémie. Il faut endiguer cette détresse sociale et humaine. Donnons la possibilité d’accéder aux soins ; faisons reculer ce traumatisme. Les rêves et les espoirs ne doivent pas être brisés : ils sont un hymne à la vie.
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José Evrard
2020 oct. 20
Je m’associe évidemment au salut de la mémoire de M. Samuel Paty et aux souffrances de sa famille.

Né dans le bassin minier du Pas-de-Calais, lequel fut décrété zone interdite par l’occupant – couvre-feu de vingt-deux heures à six heures et pour museler la Résistance –, je suis le fils d’un ouvrier, mineur de fond et résistant engagé dans la bataille du charbon et la lutte contre la Communauté européenne du charbon et de l’acier, liquidatrice d’une terre d’accueil et de travail. J’ai connu les tickets de rationnement, la pauvreté, mais jamais la misère. J’ai aussi connu l’État social du Conseil national de la Résistance et son ascenseur pour une réussite professionnelle.

Aujourd’hui, je vous citerai quatre exemples de la vie des gens ordinaires, croisés hier. Cette mère de famille, à la caisse, ne pouvant s’acquitter de onze euros pour des achats vitaux ; cette jeune femme ramassant, devant ma permanence, des mégots de cigarettes ; cette personne âgée qui, retirant ses lunettes embuées par son masque pour chercher sa monnaie, se voit infliger une amende de 135 euros ; cette femme à qui l’hôpital demande, alors qu’elle vient d’apprendre qu’elle a le cancer, si elle compte faire un don pour la recherche. Voilà le bassin minier : une terre de détresse où Lens, son centre, devient un désert bien avant vingt et une heures.

Monsieur le Premier ministre, je n’ai pas de question précise à vous poser, mais je vous lance une invitation : venez dans ma circonscription, hors de ces visites officielles qui ressemblent souvent à des villages Potemkine, pour constater de vos propres yeux, en élu de proximité, l’ampleur du désastre social et humain. Venez avec des solutions pour éradiquer cette misère !
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José Evrard
2020 mai 19
Bravo !
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José Evrard
2020 mai 19
Je croirai le Gouvernement lorsque ses actes seront corroborés par des faits précis.
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José Evrard
2020 mai 19
Ma question concerne la faillite de notre système de santé et sa nécessaire réorganisation. Le drame que nous vivons est moins le fait du virus que de la gestion de l’épidémie par ceux qui en sont chargés : l’État, le ministère de la santé et les ARS – sur lesquelles l’État et le ministère se sont déchargés. Après trois quinquennats d’existence, les ARS ont montré, outre leur coût exorbitant et leur parfaite inutilité dans un contexte de pandémie, leur nuisance en matière de protection sanitaire de nos compatriotes. Les ARS sont une bureaucratie qui a amenuisé, découragé et paralysé la fonction de soigner. Pour des raisons d’économie et d’autres qu’on ignore encore, les médecins et les soignants se sont retrouvés sans les moyens matériels indispensables au combat contre le coronavirus et ont payé un lourd tribut à la maladie.

La tiers-mondisation du meilleur système de santé du monde, voulue par l’Union européenne, est en marche depuis longtemps, elle n’a pu rester cachée. Hôpitaux, lits, matériel de réanimation, médicaments, blouses, masques, gants, tests : tout manquait. Et comme tout manquait, il a été dit aux Français qu’ils n’en avaient pas besoin.

Dans ces conditions, que restait-il d’autre à l’exécutif, après la rude épreuve des gilets jaunes et la longue grève des urgences hospitalières, que le confinement, c’est-à-dire l’emprisonnement à demeure de tout un peuple ? Une gouvernance inédite est mise en place, une dictature administrative. Au Parlement, dans l’impossibilité de se réunir, on a voté, à quelques-uns, des dispositions exceptionnelles, des ordonnances par nature autoritaires. L’interdiction de circuler librement et des amendes de 135 euros pour ceux qui l’enfreignent viendront en premier. Pour couronner le tout, avec l’abandon du processus électoral municipal, les maires ont disparu ; c’est donc dans l’apparence d’un fonctionnement régulier de la démocratie et sans le courage de l’assumer que l’exécutif s’est accordé tous les pouvoirs à partir du 16 mars.

Ce coup d’État soft est surtout organisé pour faire face à la crise économique et financière montante que masque l’épidémie – réellement combattue, elle, par un personnel soignant applaudi tous les soirs par les Français confinés. Dans son obligation d’apparaître mobilisé, le pouvoir présente chaque soir l’hécatombe quotidienne, assortie d’informations incomplètes et tronquées, pour ne pas dire fausses, avec l’aval de scientifiques et de médecins que l’exécutif lui-même choisit et dont la mission est de caricaturer le seul médecin qui présente des résultats, le professeur Didier Raoult. L’épisode des masques de protection, déclarés inutiles avant d’être rendus obligatoires, comme la démolition systématique de la méthode du professeur Raoult resteront les marqueurs du quinquennat. Une commission d’enquête parlementaire et des juges judiciaires étudieront les faits troublants qui ont émaillé la période de la pandémie : chloroquine retirée de la vente libre ; masques insuffisants ou détruits, ou encore commandés sans jamais arriver ; le fameux essai clinique européen toujours en attente de résultats ; hôpitaux privés peu sollicités ; et, au bout, l’utilisation de produits euthanasiants.

La perspective d’une crise économique et financière dévastatrice n’est pas étrangère à la situation. Des mesures antisociales sont à venir, il faut préparer l’opinion. Cependant, la réorganisation du ministère de la santé est incontournable. En pleine pandémie, l’ARS Grand Est travaille encore à supprimer des lits ! La suppression de cette bureaucratie sera bénéfique pour les soignants, qu’il s’agisse des moyens ou des rémunérations. La France n’est pas un État fédéral, elle n’a pas besoin d’agences, mais d’un ministère transparent et efficace à tout moment, contrôlable par le Parlement, en lien avec les hôpitaux gérés démocratiquement et dirigés par un médecin. Madame la secrétaire d’État, c’est dans la tempête qu’on juge un capitaine !
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José Evrard
2019 sept. 12
Dans ma circonscription opère un établissement public, l’Engagement pour le renouveau du bassin minier – ERBM –, qui a pour mission le renouveau du bassin minier. Dans une telle ambiance, les projets de développement économique ne se bousculent pas. Il est nécessaire de créer un choc pour stopper la dégringolade mortifère et mobiliser les énergies.

En ce qui me concerne, je me suis engagé plus avant. J’ai bâti avec une équipe un projet solide autour de l’usage et du stockage de l’énergie solaire, projet qui a fait l’objet d’une attention particulière de la part du Président de la République. Or force m’est de constater que l’intendance ne suit pas.

Cela m’amène à ma question : quel sort le Gouvernement réserve-t-il à l’ancien bassin minier ? Quel choc compte-t-il produire pour inverser la tendance au déclin ? Quels moyens envisage-t-il pour soutenir les initiatives qui sont prises ?
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José Evrard
2019 sept. 12
Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie et des finances.

La croissance économique, autour de 1 %, ne crée pas d’emplois. Dire, comme je l’entends, que le chômage recule m’apparaît hardi, pour ne pas dire illusoire. Que sont devenus les milliers de chômeurs disparus des statistiques ? Ont-ils été radiés ? Sont-ils en stage ? Combien se trouvent employés ?

Dans ma circonscription, où son taux est supérieur de plus de cinq points à la moyenne nationale, le chômage n’a nullement reculé. La fermeture des mines par l’Union européenne a ouvert une ère de misère. Cette population, qui a permis le redémarrage du pays en 1945, ne méritait pas un tel traitement.

L’automobile, qui s’est substituée au charbon, va connaître des bouleversements. Les constructeurs voient dans la disparition du moteur thermique un risque d’anéantissement de cette industrie. Les 2 500 travailleurs de la Française de mécanique de Douvrin sont déjà menacés, ainsi que les sous-traitants.

Certes, les visites des ministres n’ont pas manqué sur ce territoire – mais que reste-t-il après leur départ ?
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José Evrard
2019 janv. 15
Madame la ministre de la justice, garde des sceaux, en demandant à son administration de la justice d’être sévère à l’égard des gilets jaunes, le Président de la République nous rappelle le peu de cas que la tête de l’État fait de l’indépendance de la justice, proclamée à tous les instants et dont lui-même se trouve être le garant.

La dépendance est aussi bien pratique que théorique, car, au pays de Montesquieu, l’administration de la justice n’est pas un pouvoir, mais une autorité dépendante de l’exécutif, un instrument du pouvoir. Le message est entendu et une répression judiciaire sans précédent est en action. La clémence n’est pas accordée aux gilets jaunes et l’État de droit, qui a pour objet de légitimer l’action publique, ne s’applique qu’aux individus dangereux que la lâcheté et le manque de place en prison laissent en liberté.

Oui, l’État de droit est considéré par nos compatriotes comme quelque chose d’incompréhensible, éloigné de leurs préoccupations et au service d’un petit nombre de privilégiés. Si un doute subsistait encore à cet égard, les récentes démonstrations judiciaires de la campagne de l’élection présidentielle ont montré qu’il y avait bien deux poids et deux mesures dans ce domaine et que celles-ci pouvaient exercer leurs ravages dans la zone théoriquement protégée du débat démocratique.

Les difficultés dans lesquelles se débat aujourd’hui  votre gouvernement – votre pouvoir, au sens large – tiennent en grande part à l’usage qui fut fait, lors de la campagne présidentielle, de l’administration de la justice, en particulier du parquet national financier.

Mettre sous le même vocable de « justice » l’action de poursuivre et l’action de juger ressortit à l’ambiguïté française. C’est le règne de la confusion des genres. Ce n’est pas nouveau mais, dans le contexte de l’élection présidentielle, c’est le cœur du dispositif démocratique qui a été touché. On ne peut donc plus réformer, mais il faut refonder.

La réponse se trouve dans l’organisation de la sécurité des Français, mission régalienne essentielle, et de la justice, dont je brosse ici les grands traits.

La justice s’exerce dans les tribunaux, dont l’indépendance est fondamentale pour son exercice. Il faut donc s’engager vers l’élection des magistrats exerçant dans les tribunaux. Seule l’élection assurera l’indépendance effective de nos juges. C’est ce qu’on définit communément comme étant le pouvoir judiciaire.

À l’indépendance devra correspondre la proximité avec les justiciables. La sécurité met en œuvre des policiers, des structures et des magistrats. C’est le regroupement de ces personnels dans un grand ministère de la sécurité qui donnera l’efficacité nécessaire que souhaitent les Français face à la montée inexorable de la criminalité.

La mise en œuvre d’un pouvoir judiciaire est à l’ordre du jour. Dans les faits, n’est-il pas temps, madame le ministre, de le mettre en mouvement ?

Certes, ce changement est du domaine constitutionnel. Un référendum sur ce sujet a toute sa place dans la République française. Le référendum d’initiative populaire pourra sans aucun doute s’en saisir.
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José Evrard
2018 oct. 30
Madame la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, devant les difficultés de tous ordres qu’ils rencontrent pour accomplir la tâche qu’ils croyaient être la leur, des maires démissionnent, fait inédit par son ampleur. N’est-ce pas le choix du Président de la République de se débarrasser d’élus des instances républicaines ?

Cette désaffection massive de la chose publique chez des gens dévoués ne tient pas du hasard. La fin programmée de la taxe d’habitation ou la campagne de dénigrement #BalanceTonMaire sont les éléments d’un processus très avancé de découragement des bonnes volontés, qui a pour finalité la disparition de milliers de mairies et leur remplacement par quelques organismes sélectionnés, dénommés « métropoles ». C’est un coup d’État ! Inspirées par l’Union européenne dans son délire ultralibéral, initiées et mises en œuvre par les deux Présidents précédents, les métropoles remodèlent notre organisation territoriale, dominent leur environnement en captant la quasi-totalité des financements d’État et verrouillent toute expression décentralisée. Les territoires n’entrant pas dans ce dispositif sont d’ores et déjà laissés pour compte.

La République et les communes sont indissociables. La commune naît avec la République, elle constitue le socle de la démocratie française. L’attachement de chaque Français à sa commune en est la preuve. En plus d’un pari risqué, vouloir la neutraliser ou la faire disparaître, c’est retourner à l’Ancien régime. Le progrès serait de faire de chaque commune un partenaire de l’État. Quel avenir, madame la ministre, peut-on envisager pour nos communes, pour nos maires ?
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José Evrard
2018 avr. 16
C’est honteux de ne pas être patriote !
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José Evrard
2018 avr. 16
…sur ordre du président Hollande. Le trafic du pétrole battait son plein, apportant des revenus confortables au califat en marche. Quelle duplicité ! La prise de Palmyre par les islamistes enlevait aux observateurs occasionnels des événements tout doute quant au combat occidental contre l’islamisme. C’est à cette date que la Russie a répondu favorablement à la demande d’aide de la Syrie et qu’elle a mis un terme à ce qu’il faut bien qualifier de drame.

L’agression à laquelle a participé France la semaine dernière correspond précisément à la fin de la guerre sur le territoire syrien. Nous ne sommes plus en 2011 ni en mars 2018 : tout acte de guerre contre la Syrie n’a désormais plus la même signification. Le président Macron va-t-il faire le choix de la guerre ou celui de la paix ?

En ce qui concerne Les Patriotes, dont je suis ici le porte-parole , nous nous opposerons à toute nouvelle aventure, à toute nouvelle provocation d’attaque chimique. Nous exigeons dès maintenant que tous les personnels et matériels militaires engagés dans la zone soient rapatriés dans les plus brefs délais comme signe de bon vouloir vis-à-vis de l’État syrien et que, d’autre part, un débat soit engagé au Parlement pour examiner la réparation des dégâts que la politique française a causés à la Syrie.
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José Evrard
2018 avr. 16
…ces mêmes réseaux sociaux qui suscitaient pourtant auparavant la plus grande méfiance du gouvernement français.

Je me méfie doublement de ceux qui se présentent en chefs de guerre en doutant de leurs certitudes. Donner pour preuve les témoignages et prises de vue de la nébuleuse terroriste – Office syrien des droits de l’homme et Casques blancs, entre autres – tient de l’escroquerie.

Il faut donc se demander pourquoi notre armée a participé à l’agression de la Syrie souveraine dans ces conditions.

L’action engagée par le Président de la République s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs. Depuis l’apparition en 2011 de troubles en Syrie, troubles démesurément grossis par les Occidentaux, les pressions sur le pays n’ont jamais cessé. Donc, depuis 2011, nos gouvernants successifs n’ont fait qu’attiser les difficultés syriennes pour les associer au chaos installé par l’oncle Sam et régnant chez le voisin irakien.

Il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’Intelligence Service pour comprendre que l’apparition et l’extension de Daech furent largement approuvées et soutenues par les Occidentaux. Selon Roland Dumas, les Anglais préparaient la guerre en Syrie deux ans avant les manifestations de 2011. Laurent Fabius saluait le « bon boulot » du terrorisme d’Al-Nosra, affirmait que le président Assad n’avait pas sa place sur terre.

La DGSE livrait des armes aux islamistes…
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José Evrard
2018 avr. 16
L’argument qui consiste à mettre en avant la certitude des preuves tout en en faisant l’objet d’une interrogation montre l’embarras du Président de la République à l’idée d’entraîner le pays dans l’aventure. « Nous avons la certitude de l’emploi par Bachar el-Assad de l’arme chimique », a-t-il dit… pour ajouter ensuite qu’il fallait la vérifier.

Après l’intervention du ministre des affaires étrangères sur TF1 le 14 avril, il semblerait que les témoignages sur lesquels la France s’est appuyée pour décider de frapper la Syrie sont en partie issus des réseaux sociaux ,…
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José Evrard
2018 avr. 16
Monsieur le président, mes chers collègues, je condamne la décision du Président de la République de bombarder la Syrie. Cette agression d’un État souverain, menée de concert avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, est indigne du point de vue moral, en même temps qu’illégale du point de vue du droit et illégitime du point de vue de la charte des Nations unies.

En bombardant sans l’aval du Conseil de sécurité un pays souverain, la France participe à la disparition progressive du système légal de l’ONU et détruit son propre droit de veto au Conseil de sécurité. La France souhaite-t-elle en finir avec le droit international et suivre aveuglément les États-Unis ?

Bill Clinton a attaqué la Yougoslavie en violant allègrement le droit international. George Bush Jr a fait de même contre l’Irak, Barack Obama contre la Libye et la Syrie. Donald Trump, quant à lui, n’a jamais caché son aversion vis-à-vis du droit international. Son silence pesant sur le Yémen est la preuve de sa connivence avec le prince d’Arabie Saoudite.

L’acte est effrayant par l’usage d’armes destructrices, et dans la mesure où il ne se fonde sur rien : les preuves de l’emploi par l’armée syrienne d’armes chimiques et de l’implication de l’armée russe n’existent pas.
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José Evrard
2018 avr. 3
Madame la ministre des solidarités et de la santé, selon un sondage publié dans du 26 mars, les Français constatent une dégradation sensible de leur système de santé. La population de l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, notamment du territoire lensois, est particulièrement touchée par cette évolution négative.

Cet affaissement du système de santé s’effectue dans un contexte de déliquescence d’un territoire où l’emploi se raréfie, où la population se transforme et se fragilise, tant sur le plan physique que psychique, et où les anciennes solidarités de classe se diluent.

L’ancien bassin minier, où vit 1,2 million de personnes, connaît en effet depuis la fin des années quatre-vingt un déclin qui semble inexorable. Le taux de chômage, supérieur à la moyenne nationale, y est de 13 %, atteignant même 20 % dans certaines de ses zones, tandis que le taux de pauvreté se situe à 23,1 %, contre 18,2 % au niveau régional et 14,5 % au niveau national.

À partir de 1945, les luttes des mineurs et de leurs élus ont permis de mettre en place un modèle sanitaire original, constitué d’un réseau de centres médicaux de pointe, qui, adjoint au système de santé publique, assurait aux populations de l’ancien bassin minier à la fois prévention et soins performants.

L’arrêt de l’exploitation charbonnière et la fermeture des usines ont tout remis en cause. Quant à la réindustrialisation de l’ancien bassin minier, elle n’a pas été à la hauteur des enjeux.

Depuis l’explosion de ce modèle, une partie de la population, en augmentation, présente un état de santé dégradé. Les indicateurs de santé des hommes et des femmes du bassin minier sont très anormalement médiocres. Le constat est connu : la surmortalité dans le bassin minier par rapport à la moyenne régionale est particulièrement nette pour certaines maladies respiratoires, pour les maladies de l’appareil circulatoire et pour la plupart des cancers. À titre d’exemple, la mortalité des hommes par cancer y est 74,5 % plus élevée que la moyenne française.

Alors que dans un tel contexte, un soin particulier devrait être accordé à l’ancien bassin minier, un véritable plan de démolition du réseau médical et du service public de santé est appliqué. Je suis sensible à l’action des syndicats qui alertent l’opinion sur ce sujet.

Les fermetures de lits et les suppressions de postes se multiplient au fil des sévères coupes budgétaires imposées à l’hôpital public, alors même que les besoins de la population s’accroissent. Le plan triennal pour les années 2015 à 2017 de l’ancienne ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a imposé des économies de 3 milliards d’euros sur trois ans. L’actuel gouvernement persiste : 1,6 milliard d’euros sont réclamés pour 2018.

Pour continuer de fonctionner, les hôpitaux s’endettent de façon inquiétante. En 2018, ils connaîtront un déficit historique de 1,5 milliard d’euros, soit une multiplication par trois en deux ans.

La création du futur pôle hospitalier à Lens apparaît sous-dimensionnée. Son ouverture est conditionnée à la réduction drastique des déficits des hôpitaux publics, entraînant des restructurations forcées sous couvert de mutualisation, des fermetures de services, des suppressions massives de lits, ainsi qu’une accélération des transferts d’activités entre établissements du groupement hospitalier de territoire – GHT –, selon une recommandation de l’Union européenne, pour aboutir finalement à une baisse de la qualité des soins, à de plus mauvaises conditions de travail des personnels, dans l’objectif de privatiser la santé.

La situation dans le bassin minier exige un plan d’une ampleur exceptionnelle pour restaurer la santé de la population et éviter une catastrophe humaine. En conséquence, je vous demande, madame la ministre, de bien prendre la mesure des enjeux de santé sur ce territoire. N’est-il pas urgent de décréter un plan ambitieux pour la santé, afin de ne pas ajouter du malheur au malheur que cette région connaît déjà ?
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José Evrard
2017 nov. 7
Pour toutes ces raisons, nous considérons que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord est un instrument de domination de la puissance américaine. C’est pourquoi nous demandons la suppression de ses aides.
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José Evrard
2017 nov. 7
En Europe, après s’être étendue à sept pays de l’ex-Pacte de Varsovie, trois de l’ex-URSS et deux de l’ex-Yougoslavie, l’OTAN est en train d’incorporer l’Ukraine. Les forces armées de Kiev, qui depuis des années participent aux opérations de l’OTAN dans diverses aires – Balkans, Afghanistan, Irak, Méditerranée et océan Indien –, sont de plus en plus intégrées à celles de l’Alliance sous commandement américain.

En Lituanie et en Pologne, l’OTAN a déployé des chasseurs bombardiers qui patrouillent dans les cieux des trois républiques baltes, aux limites de l’espace aérien russe. L’Italie, après avoir conduit la mission dans le premier quadrimestre 2015, y reste au moins jusqu’en août avec quatre chasseurs bombardiers Eurofighter Typhoon.

En Asie centrale, région stratégiquement importante, l’OTAN est en train d’incorporer la Géorgie qui, déjà intégrée dans ses opérations, aspire à devenir membre de l’Alliance. Elle continue, en outre, à approfondir la coopération avec le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan, pour contrecarrer l’Union économique eurasiatique comprenant la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Arménie et, depuis mai, le Kirghizistan. Elle reste profondément engagée en Afghanistan, considéré, dans la géographie impériale, comme partie de l’Atlantique Nord, pays de grande importance géostratégique face à la Russie et à la Chine, où la guerre OTAN continue avec des forces spéciales, des drones et des chasseurs bombardiers – on dénombre ainsi cinquante-deux attaques aériennes rien qu’en mars.

En Asie occidentale, l’OTAN prépare d’autres opérations militaires, l’Iran étant toujours dans le viseur. En même temps, elle renforce le partenariat expérimenté dans la campagne de Libye avec quatre monarchies du Golfe – Bahreïn, Émirats Arabes Unis, Koweït et Qatar.
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José Evrard
2017 oct. 18
Je voudrais revenir sur les propos tenus par M. de Courson. Tout d’abord, je suis d’accord avec lui sur un point : l’Europe n’est pas une abstraction, un corps flottant dans l’éther ; il y a des commissaires européens qui prennent des décisions contraignantes pour les pays. La preuve a été fournie au moment de l’affaire grecque, lorsque M. Juncker a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution, pour la Grèce, que de se soumettre aux décisions de l’Union européenne. Si cela, ce n’est pas une dictature cherchant à imposer la libre circulation des capitaux et des marchandises, alors il faut m’expliquer ce que c’est !

On nous engage à nous satisfaire de ce que M. Juncker nous fasse confiance. Cela m’inquiète, car les décisions européennes en Grèce et en Italie ont conduit à des politiques d’austérité remettant en cause le code du travail et les retraites, et ayant entraîné un chômage record. Si c’est cela l’effet de la confiance que M. Juncker nous accorde, alors nous avons du souci à nous faire pour l’avenir !
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José Evrard
2017 oct. 11
Vous nous jouez du violon !
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José Evrard
2017 oct. 11
Vous ne méritez pas votre siège ici ! D’ailleurs, il y a ici des gens qui ont été frappés d’indignité nationale : vous devriez, au nom du devoir de mémoire, vous en souvenir !

Vous, monsieur, vous parlez de démocratie, mais moi, je suis dans une circonscription où on me bannit, où on me coupe, où on m’interdit d’expression, et cela ne vous choque pas, évidemment, puisque je suis du Front national ! Cela ne vous choque pas parce que vous êtes bien dans votre indigence intellectuelle : la liberté d’expression, c’est pour vous, mais pas pour nous !
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José Evrard
2017 oct. 11
Par conséquent, avant de nous conseiller de balayer devant notre porte, regardez-vous dans le miroir et taisez-vous sur les questions de la représentation démocratique !
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José Evrard
2017 oct. 11
Je ne vous permets pas de faire des amalgames et d’insulter les représentants du Front national !
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José Evrard
2017 oct. 11
Je voudrais faire un rappel au règlement pour attaque personnelle. Monsieur le député, vous venez de me parler de Jean Zay. Je connais aussi bien Jean Zay que vous, et je ne suis pas un ignare sur les bancs de la représentation nationale. Ce qui me choque, c’est que vous, vous ne me connaissez pas. Je suis issu d’une famille de résistants, monsieur, dont un grand-oncle a été fusillé à la citadelle d’Arras, et un autre est mort en déportation !
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