En tant que médecin moi-même, je participe à la campagne vaccinale. Mais, en réanimation, il y a aussi des gens vaccinés. Ce que je vous demande, c’est une augmentation structurelle des moyens, c’est de prendre en considération les demandes des professionnels de santé qui exercent dans les hôpitaux.
…et, sur 97 lits de réanimation ouverts, 85 sont occupés, dont 50 par des patients covid. Les établissements de santé manquent de moyens pour faire face à cette augmentation rapide du nombre de cas. De plus, cette situation sanitaire va encore s’aggraver dans les prochaines semaines. Tout d’abord, le variant omicron, encore minoritaire mais très contagieux, va faire exploser le nombre de cas comme il l’a fait dans l’Hexagone. Ensuite, dans moins de deux semaines, la rentrée scolaire contribuera aussi à la croissance rapide de l’incidence. Enfin, la dengue réapparaît et va surcharger encore plus les établissements de santé. Quelles solutions allez-vous apporter et quelles mesures concrètes allez-vous prendre pour éviter que la situation, déjà grave, ne devienne encore plus tragique pour les Réunionnaises et Réunionnais ?
Ma question s’adresse à M. le ministre des solidarités et de la santé – ou bien au Premier ministre. La réponse apportée tout à l’heure par M. le secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles au sujet de la situation sanitaire de La Réunion n’est pas de nature à nous rassurer. Elle s’aggrave en effet de jour en jour et, en réponse à cette nouvelle poussée, le Gouvernement a placé La Réunion en état d’urgence sanitaire le 27 décembre, et le préfet a instauré un couvre-feu. Des mesures de restriction, soit, mais, aujourd’hui, les Réunionnaises et Réunionnais ont besoin de solutions concrètes. Au cours de cette dernière semaine, il y a eu plus de 16 000 nouveaux cas, et 18 décès, avec une incidence de 1 900 cas pour 100 000 habitants. Ce sont des chiffres très inquiétants pour notre île : c’est du jamais vu à La Réunion depuis le début de l’épidémie. Les différents centres hospitaliers sont débordés depuis plusieurs semaines ; 100 % des lits de médecine covid sont utilisés…
Vous venez de dire que la priorité était donnée aux équipes de la Guadeloupe, que Mayotte devra attendre l’année prochaine et La Réunion 2024. Vous confirmez, de fait, ce que j’ai dit, à savoir qu’il y a une inégalité de traitement entre les académies hexagonales et les académies ultramarines. Ce n’est pas normal. Une telle injustice n’a pas sa place en France, et je regrette que vous ne soyez pas de mon avis. Il faudra se battre pour que tous les sportifs soient égaux.
Je viens vous parler d’une injustice, celle qui touche aujourd’hui tous les élèves ultramarins qui pratiquent le sport scolaire par l’intermédiaire de l’Union nationale du sport scolaire – l’UNSS. Ces derniers sont les victimes du règlement fédéral de l’UNSS voté pour la période 2020-2024, qui prévoit pour certains sports un système de roulement pour les départements et territoires d’outre-mer. Alors que tous les champions des académies hexagonales ont la possibilité de participer chaque année aux championnats de France, cette opportunité est refusée à la plupart des élèves ultramarins. En effet, selon l’article D2 du règlement fédéral, chaque département ou territoire ultramarin doit attendre huit ans avant de pouvoir envoyer ses champions académiques aux championnats de France. Pensez-vous qu’il soit normal qu’il existe encore aujourd’hui une telle différence de traitement entre académies hexagonales et ultramarines ? En 2022, la Guadeloupe sera en première position sur la liste et pourra donc envoyer aux championnats de France ses champions académiques de basket, de handball, de football, de volley-ball, de rugby et d’autres sports organisés en « poule », alors que les champions des académies de Guyane, de La Réunion, de la Martinique et des autres territoires ultramarins seront automatiquement disqualifiés et ne pourront pas participer aux championnats, et ce quel que soit leur niveau ; ainsi, les sportifs réunionnais devront attendre jusqu’en 2025. Je souhaite donc connaître les raisons de l’instauration d’une telle rupture d’égalité entre académies de l’hexagone et académies ultramarines, et les raisons qui écartent arbitrairement nombre de jeunes sportifs ultramarins pour qui le sport scolaire pourrait être une porte d’entrée vers le sport de haut niveau. Je souhaite aussi savoir si M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, en sa qualité de président de l’Union nationale du sport scolaire, a prévu de réparer cette injustice qui discrimine les collégiens et lycéens ultramarins et qui s’inscrit surtout en porte-à-faux par rapport aux déclarations du Président de la République, qui affirmait aux médaillés olympiques, en septembre 2021, vouloir faciliter l’entrée des lycéens sportifs de haut niveau dans des filières sélectives et d’excellence.
Il n’empêche, monsieur le ministre délégué, que le taux de chômage reste identique et que la hausse du prix des matières premières met nos entreprises en difficulté. Nous voulons des moyens pour le développement économique, ce qui nous permettra ensuite de créer des emplois par nous-mêmes. Il est très important que vous répondiez au moins à ces questions.
Contre les inégalités, qu’avez-vous fait ? Prenons un exemple parmi tant d’autres : alors que l’objectif était de construire 150 000 logements dans les outre-mer, vous peinez à en créer 10 000 par an. Contre la vie chère, qu’avez-vous fait ? Les prix des produits de première nécessité et des denrées alimentaires augmentent plus à La Réunion que dans l’Hexagone, et cette inflation s’est encore accélérée avec la hausse récente du coût du fret. L’urgence sociale et économique à La Réunion n’a fait que prendre de l’ampleur sous votre gouvernement. Le taux de chômage chez les jeunes reste important, et nos PME subissent la crise économique. Pire : lorsque vous agissez, c’est au détriment des Réunionnais en supprimant des dispositifs économiques ainsi que des mesures fiscales incitatives – choix politiques regrettables et mauvaise réponse à nos retards structurels. Tout votre quinquennat a été marqué par un désintérêt progressif de l’avenir des Réunionnais. Quelles bases solides avez-vous construites pour La Réunion de demain ? Aucune. Nous ne sommes pas là pour quémander. Ce que nous voulons, c’est obtenir l’égalité. Ne sommes-nous donc qu’un vivier de voix électorales ? Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, monsieur le ministre de l’économie, des finances et de la relance, monsieur le ministre de l’intérieur, madame la ministre de la transition écologique et, enfin, monsieur le Premier ministre, combien de fois êtes-vous venus auprès des Réunionnaises et des Réunionnais sur le terrain, sur notre île, voir cette réalité ? Trop peu, puisque vous continuez de l’ignorer.
Alors que votre majorité est au pouvoir depuis bientôt cinq ans, monsieur le Premier ministre, voici l’heure des bilans. Quel est celui du quinquennat pour La Réunion ? Députée de la nation française, je me bats pour obtenir l’égalité entre les citoyens réunionnais et les citoyens hexagonaux, notamment en matière d’accès à l’emploi, au logement, à l’éducation, aux soins et à la culture. Pour l’éducation, qu’avez-vous fait ? À la rentrée 2021, les classes dédoublées sont de nouveau surchargées car vous refusez de recruter de nouveaux professeurs titulaires !
C’est bien ce que j’ai dit : il existe des dysfonctionnements, mais nous ne savons pas s’ils viennent de l’État ou des opérateurs concernés. Voilà pourquoi j’estime qu’il faut mettre la lumière sur cette question. Il n’est pas normal que vous annonciez de tels chiffres et que le nombre de logements diminue.
Madame la ministre déléguée chargée du logement, lors de votre venue à La Réunion la semaine dernière, vous avez constaté la nécessité criante de construire de nouveaux logements sociaux et de réhabiliter les plus anciens. Cet état de fait résulte des politiques menées depuis 2013, marquées par la baisse constante de la LBU – ligne budgétaire unique – et aggravées par la suppression progressive des outils de défiscalisation du logement social en outre-mer. Si le rythme actuel se poursuit, nous ne parviendrons pas à atteindre l’objectif fixé par le plan logement outre-mer. En effet, moins de 2 000 logements par an ont été construits ces dernières années, et avec la crise du covid-19, les chiffres demeureront médiocres. En 2019, seuls 649 logements ont été rénovés, alors que plus de 17 000 sont recensés comme indignes. Plus de 20 000 familles sont donc toujours en attente d’un logement social, sans compter les 100 000 Réunionnais en situation de mal-logement. En dépit des effets d’annonce et des chiffres faramineux qui ont été communiqués – 180 millions d’euros pour les opérations de rénovation urbaine et 50 millions d’euros pour la LBU –, rien n’indique que les services de l’État et les opérateurs concernés sont en ordre de marche pour rattraper ces retards persistants, devenus inadmissibles. Quelles réformes comptez-vous engager pour mettre fin aux lenteurs administratives qui freinent la chaîne de production du logement social à La Réunion et plus généralement dans les DOM – départements d’outre-mer ? En ce qui me concerne, je demanderai la création d’une commission d’enquête parlementaire visant à faire la lumière sur ces dysfonctionnements.
Monsieur le ministre, il y a quelques semaines, je suis moi-même intervenue pour que les médecins traitants puissent vacciner à La Réunion. Les territoires ultramarins sont très en retard par rapport à l’Hexagone. Cet écart est inacceptable, nous demandons à être traités de la même façon.
En comparaison, l’Île-de-France a vacciné 7,8 % de sa population, soit 950 000 personnes. Les habitants des outre-mer souhaitent se faire vacciner le plus rapidement possible pour protéger leur santé et celle de leurs proches, mais aussi pour permettre la relance économique. Plus vite nous vaccinerons, plus vite nous nous en sortirons. Monsieur le Premier ministre, pourquoi accusons-nous encore une fois un tel retard par rapport à l’Hexagone et que comptez-vous faire pour y remédier ?
Monsieur le Premier ministre, comme tous les territoires français, les territoires ultramarins subissent les conséquences humaines, sociales et économiques très lourdes de la crise sanitaire. En effet, elle revêt dans ces régions un caractère dramatique en raison de fragilités structurelles, marquée par une forte dépendance aux échanges extérieurs, une économie reposant à 95 % sur les très petites entreprises – TPE –, plus sensibles aux chocs conjoncturels, mais aussi une baisse sans précédent de l’activité de nombreux secteurs, notamment du tourisme, de la restauration, de l’agriculture et de bien d’autres. Ces derniers mois, la pandémie s’est accélérée dans les territoires ultramarins, notamment à La Réunion où le variant sud-africain prend toujours plus d’ampleur. Pour sortir de la crise, il faut vacciner rapidement et efficacement, et le plus grand nombre de personnes possibles. Sur l’ensemble du territoire français, 9,2 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin, mais nous sommes bien loin de cette moyenne dans les territoires ultramarins : 3,5 % à La Réunion, soit environ 29 000 personnes, 2,6 % en Guyane et seulement 1,7 % en Guadeloupe, pour ne citer que ces territoires.
Monsieur le secrétaire d’État, vous dévalorisez le travail des députés ! Combien de nos amendements ont été refusés ? Nous représentons, nous aussi, une partie de la population. Vous êtes en train de faire croire que le Parlement sert à quelque chose, alors que ce n’est pas le cas ! Je suis, pour ma part…
Nous ne sommes pas là pour appliquer vos directives, monsieur le Premier ministre ! Cette situation ne saurait perdurer ! Le Parlement n’est pas le scribe du Gouvernement !
…parce qu’il se heurte à des contestations ; les amendements adoptés font l’objet d’un second vote lorsque le Gouvernement n’en est pas satisfait ; après l’adoption de la proposition de loi relative à la sécurité globale, la semaine dernière, le Gouvernement annonce la création d’une commission afin d’en réécrire un article… De surcroît, les conseils de défense se succèdent sans consultation du Parlement ; peut-être pensez-vous que celui-ci est incapable de gérer cette crise ? Il me semble donc primordial de rappeler qu’il existe en France trois pouvoirs indépendants : l’exécutif, le législatif et le judiciaire, et que cette indépendance est la garantie de nos droits et libertés ! Nous sommes dans cet hémicycle toutes et tous élus au suffrage universel direct par les Françaises et les Français que nous représentons !
Monsieur le Premier ministre, l’épidémie de covid-19, depuis dix mois, sévit partout en France. Or au lieu de voir législatif et exécutif travailler ensemble pendant cette crise sanitaire et économique, nous assistons à l’effondrement du pouvoir législatif face à un gouvernement qui n’agit qu’à sa guise. Dans quelle République vit-on lorsque le pouvoir exécutif s’impose en unique créateur du droit ? Dans quelle République vit-on lorsque le Gouvernement exploite les failles de notre Constitution afin d’évincer le Parlement ? Sans cesse, dans l’hémicycle, à l’occasion de l’examen de propositions ou de projets de loi, les Français constatent vos excès : un ministre demande à des députés de sortir de l’hémicycle…
Monsieur le secrétaire d’État, vous répondez à côté de la question. Ce n’est pas sur ce point que je vous ai interrogé. Il ne faut pas noyer le poisson ! Ensuite, le fonds, qui, à l’origine, devait verser 500 millions, ne dispose aujourd’hui que de 110 millions. Enfin, ce n’est pas un cadeau que vous faites aux outre-mer. Il faut arrêter de nous raconter n’importe quoi ! )
Je tiens à féliciter les enfants de la classe de CM2 de l’école Antoine Bertin à Sainte-Suzanne. Je suis fière du travail qu’ils ont accompli sur la lutte contre l’appartenance des jouets à un genre. J’en viens à ma question, qui s’adresse à M. le Premier ministre. La situation dans les outre-mer est grave. Si la plupart des territoires ultramarins ont été placés en zone verte – à l’exception de la Guyane et de Mayotte –, des restrictions de déplacements continuent à mener la vie dure au tourisme. Bien sûr, la limitation des déplacements était nécessaire lorsque nous étions au cœur de l’épidémie, mais on nous a répété que les Français pourraient se rendre en outre-mer cet été. Or, nous sommes en été ! Le vert de l’hexagone serait-il plus vert que celui des outre-mer ? J’espère que non, car chez nous, le tourisme est vital ; ces mesures l’asphyxient. Dans les outre-mer, la situation économique, déjà difficile, s’est plus dégradée que dans le reste de la France. L’épidémie révèle les carences de nos infrastructures sanitaires. Nous payons une fois de plus l’inaction du Gouvernement. Nous ne voulons pas de fausses mesures, comme l’aide de ce fonds exceptionnel d’investissement, qui n’a d’exceptionnel que le nom – il effectue chaque année un versement, que vous vous êtes contentés d’anticiper. Nos commerçants, agriculteurs, hôteliers, restaurateurs, acteurs du bâtiment et du logement pâtissent tous de la crise sanitaire, et les mesures censées les aider tardent à arriver. Cela révèle encore une fois le peu d’intérêt que le Gouvernement nous porte ! Nous travaillons, nous payons des impôts ! Nous ne sommes pas les danseuses de la République !
Nous voilà en 2020, et le ministère des outre-mer peine encore à intégrer la France – oui, la France ! Les outre-mer ne sont pas moins français que l’hexagone et ne constituent pas des territoires de seconde zone !
Que vous faut-il de plus pour comprendre que vous faites fausse route ?
Le mouvement des gilets jaunes n’est toujours pas terminé, l’opposition à la réforme des retraites se poursuit, les violences augmentent, les territoires ultramarins sont oubliés, le personnel hospitalier démissionne, la justice manque de moyens… Le Gouvernement est pourtant censé améliorer le quotidien des Français !
Monsieur le Premier ministre, comment peut-on maintenir un projet de réforme lorsque le Conseil d’État déplore des « projections financières lacunaires », précisant même que certaines dispositions sont contraires à la Constitution ? Comment pouvez-vous imposer un régime universel, qui n’est pas applicable en France et qui est désapprouvé, pour ensuite accorder en catastrophe des concessions aux uns, mais pas aux autres ? Comment peut-on maintenir une réforme qui provoque le plus long mouvement de grève, amène des millions de nos concitoyens dans les rues – avocats, enseignants, pilotes, dockers, cheminots, personnels soignants, secteurs privé et public, jeunes et seniors – et inquiète même nos soldats ! Votre aveuglement provoque des grèves, des violences, des divisions entre les Français et d’innombrables journées de galère pour nos concitoyens dans les gares, les ports, les lycées et les universités, sans oublier l’activité de nos commerces, gravement touchée. Le coût de votre entêtement dépasse déjà les économies que vous souhaitez réaliser au travers de ce projet. Procédure accélérée, commission spéciale et ordonnances dans le seul but de faire adopter par le Parlement un projet de loi non financé et qui pourrait être revu et corrigé par la conférence de financement dans deux mois ? Un scandale démocratique pour imposer une réforme injuste !
Dix-huit mois de prétendue concertation et à l’arrivée, un projet bâclé, sans méthode lisible, anxiogène et opaque. Vous pouvez nous assommer de chiffres sur vos réformes, mais le quotidien des Français ne s’améliore pas. Quelle prochaine réforme scellera définitivement le sort des Français ?
Je vous remercie de votre réponse, madame la secrétaire d’État. On lit souvent que l’énergie éolienne ne devrait pas être privilégiée par rapport à d’autres énergies renouvelables. C’est la raison pour laquelle je vous demande si le Gouvernement pourrait accélérer les études portant sur les autres énergies renouvelables, moins nocives pour la population, et donner la priorité, comme je l’ai évoqué, à l’hydroélectrique, l’ensoleillement et les façades maritimes. Ces énergies pourraient de surcroît constituer un important gisement d’emplois, pour l’hexagone comme pour les outre-mer.
Ma question d’adresse à Mme la ministre de la transition écologique et solidaire. Le Gouvernement semble vouloir agir en faveur de la transition mais, en dépit de ses ambitions, le développement des énergies renouvelables accumule les retards. Trop de freins nuisent à leur croissance : autorisations longues et complexes, multiples recours des opposants. Outre l’enjeu vital de la transition écologique, la question de la souveraineté industrielle demeure centrale. Nos filières industrielles couvrent, dans notre propre pays, moins de 25 % de la fabrication des énergies électriques. Dans l’éolien, 80 % des turbines sont fabriquées par des industriels étrangers. Or il n’y a pas de souveraineté sans souveraineté énergétique. Aussi faut-il mener une politique de soutien efficace à ces énergies. Enfin, la transformation de nos modes de consommation, de transport et de production ne doit pas être l’apanage d’une minorité de privilégiés. Notre pays dispose de véritables gisements en matière d’énergies renouvelables, en métropole et dans les outre-mer. Nos façades maritimes offrent un potentiel d’énergies marines. L’ensoleillement favorise le déploiement du photovoltaïque. Pourquoi ne pas donner la priorité aux énergies renouvelables les plus rentables, comme l’hydroélectrique, au lieu de favoriser l’éolien, qui pollue les sols et détruit les paysages ? J’aimerais savoir ce que le Gouvernement compte entreprendre pour développer une politique de soutien cohérente et efficace aux énergies renouvelables.
Il rejoint celui présenté par Max Mathiasin. Alimentation, transports, informatique : dans ces secteurs, les prix sont, en moyenne, 30 % plus élevés dans les outre-mer qu’en métropole. La vie chère est l’une des premières préoccupations de nos compatriotes ultramarins. Dès lors, le législateur doit prendre acte des engagements que le Gouvernement, suite à la crise des gilets jaunes, a pris à La Réunion en matière de transparence des prix. L’amendement propose donc d’augmenter le budget des observatoires des prix, des marges et des revenus afin de les soutenir dans l’exercice de leurs missions.