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Stéphanie Atger
2022 Jan 14 22:56:59
Combien de morts ?
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Stéphanie Atger
2022 Jan 13 15:19:27
Si !
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Stéphanie Atger
2022 Jan 11 10:52:22
Je remercie Mme la ministre déléguée de ces éléments concrets sur un sujet de santé très important, dont il nous faut aujourd’hui nous saisir.
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Stéphanie Atger
2022 Jan 11 10:48:16
Ma question porte sur la détection et la prise en charge des résidents atteints de pathologies psychiatriques et neurodégénératives au sein des EHPAD, où ces pathologies devraient devenir de plus en plus prégnantes dans les années à venir.

En effet, alors qu’on estimait en 2015 que 40 millions de personnes dans le monde souffraient de la maladie d’Alzheimer, ce sont 135 millions d’individus qui devraient être touchés d’ici à 2050. La France n’échappera malheureusement pas à l’augmentation de ces pathologies, dont l’exemple que je viens de citer ne concerne qu’une des maladies neurodégénératives actuellement connues.

C’est pourquoi il importe de définir des protocoles afin de détecter précocement les résidents d’EHPAD souffrant de ces maladies et de leur apporter un soutien actif, si nous ne voulons pas accélérer plus encore leur dépendance.

Pourtant, il apparaît que ces protocoles ne sont pas connus de l’ensemble des directions d’EHPAD en France, ce qui ne favorise pas un suivi personnalisé des résidents concernés, qui se trouvent dans des situations de grande fragilité.

Le cas d’une femme de ma circonscription atteinte de psychose et vivant dans un EHPAD m’a profondément marquée. N’étant pas accueillie dans un établissement adapté à la prise en charge de sa pathologie, cette résidente m’a contactée afin de faire entendre sa détresse. Après avoir pris contact avec l’établissement concerné et l’agence régionale de santé, il m’est apparu nécessaire que l’ensemble des EHPAD disposent d’éléments précis leur permettant de détecter ces troubles et d’y apporter une réponse adéquate.

Aussi, madame la ministre déléguée, pouvez-vous nous indiquer la manière dont sont formés les personnels de ces établissements pour déceler les troubles et les pathologies psychiatriques et neurodégénératives des résidents, et si des protocoles spécifiques existent ?
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Stéphanie Atger
2022 janv. 6
Le 12 décembre dernier, les Calédoniennes et les Calédoniens ont fait le choix de la France, celui de l’appartenance à la République. Ce référendum, le troisième en l’espace de quatre ans, a ponctué la fin de l’accord de Nouméa. Une nouvelle période va s’ouvrir, durant laquelle il appartiendra à l’ensemble des parties prenantes de faire un bilan de l’accord signé en 1998 et, par la suite, d’engager les discussions sur l’avenir de l’archipel. Ces discussions devront tenir compte des aspirations de l’ensemble de la population calédonienne, et le refus des partisans de l’indépendance de prendre part à l’ultime consultation sera évidemment à prendre en compte, de même que le refus du comité stratégique indépendantiste de non-participation d’engager de « véritables discussions sur l’accession du pays à sa pleine souveraineté » avant le 24 avril prochain, un paramètre tant politique qu’idéologique et calendaire à prendre en considération. Vous l’avez dit, monsieur le ministre : ne confondons pas vitesse et précipitation. Nous serons au rendez-vous du dialogue.

Alors que vous avez annoncé la tenue d’un « référendum de projet » dans les dix-huit mois sur un nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie au sein de la France, de nombreuses phases juridiques seront à mettre en œuvre – révision constitutionnelle, révision de la loi organique –, phases sur lesquelles nos compatriotes du Pacifique seront également consultés ; le Parlement sera lui aussi au rendez-vous.

Pouvez-vous indiquer à la représentation nationale la manière dont le Gouvernement entend ramener l’ensemble des acteurs concernés autour de la table des négociations afin de doter le Caillou d’un nouveau projet de société au sein de la France des trois océans ?
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Stéphanie Atger
2021 déc. 2
Aussi, et afin de permettre la continuité des travaux amorcés et des engagements pris, le groupe La République en marche ne pourra soutenir cette proposition de résolution.
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Stéphanie Atger
2021 déc. 2
L’article 6 vise à étendre, à titre expérimental, l’éligibilité de l’emploi franc à des publics issus d’un parcours d’insertion sur le territoire de la Martinique, ainsi qu’à renforcer le dispositif qui existe au sein du régiment du service militaire adapté (RSMA) de Martinique dans son rôle en matière d’apprentissage et de service aux seniors. Comme vous le savez, la Martinique fait partie des territoires dont le dispositif des emplois francs a été étendu à tous les quartiers prioritaires depuis le 1er avril 2019. S’agissant de l’accompagnement de la dépendance par le RSMA, il semble que l’ensemble des places ne soient pas pourvues, et nous développons en parallèle de nouveaux services civiques dont certains pourront utilement se déployer pour le soutien à l’autonomie.
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Stéphanie Atger
2021 déc. 2
L’article 5 vise à favoriser le retour des jeunes docteurs en médecine en Martinique, notamment ceux spécialisés en médecine gériatrique. Si cette demande apparaît comme légitime, elle l’est pour l’ensemble des territoires de France. En effet, les sujets de l’installation et de l’accès au soin sont prégnants sur l’ensemble du territoire national. Structurels, ils ont été très tôt identifiés par le Gouvernement, qui a, lui, aux côtés de notre majorité, mis fin au numerus clausus. Par ailleurs, les ultramarins qui veulent retourner dans leur territoire d’origine peuvent bénéficier du contrat d’engagement de service public lorsqu’ils désirent s’installer dans les zones sous-denses.
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Stéphanie Atger
2021 déc. 2
Toutefois, il faut rappeler que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) tient compte de l’insularité et de l’éloignement des territoires de la métropole. En 2020, 23 millions d’euros au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie, 4,5 millions d’euros au titre de la prestation de compensation du handicap et plus de 870 000 euros pour les actions de prévention ont été alloués à la Martinique. Je rappelle également que, dans le cadre des aides financières versées aux départements, le Gouvernement et notre majorité ont permis des revalorisations salariales sans précédent :183 euros nets par mois dans les EHPAD et autres établissements et services médico-sociaux visés par les accords issus de la mission Laforcade ; une augmentation de 15 % en moyenne pour les personnels des associations de la convention collective de la branche de l’aide à domicile. Cette année, nous avons relevé le tarif plancher à 22 euros de l’heure pour les services d’aides à domicile, plus 3 euros pour la dotation qualité, avec un accompagnement financier de l’État.
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Stéphanie Atger
2021 déc. 2
L’article 4 vise quant à lui à planifier une hausse progressive du montant de l’APA afin de réduire le reste à charge en établissement pour les plus modestes, ainsi qu’à permettre le financement de nouveaux dispositifs d’aide par l’APA. Une telle disposition relève principalement de la contractualisation locale, avec le développement d’une offre adaptée.
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Stéphanie Atger
2021 déc. 2
La proposition de résolution que nous soumet notre collègue Manuéla Kéclard-Mondésir a été déposée à l’initiative du groupe de la Gauche démocrate et républicaine en mars 2020. Alors que le contexte social reste dégradé en Guadeloupe et en Martinique, ce débat nous offre l’occasion de rappeler ce que l’État a engagé en faveur des territoires ultramarins. L’apaisement nécessaire doit être apporté par des réponses globales, à l’heure où certains territoires d’outre-mer seront confrontés à un vieillissement accru.

Le contexte démographique de la Martinique devrait en faire le territoire le plus vieux de France à l’horizon de 2050. À ce sujet, j’aimerais évoquer le rapport que ma collègue Ericka Bareigts et moi-même avons remis en février 2020 sur le grand âge dans les outre-mer. Si les sept articles de la proposition de résolution ont le mérite de rappeler les réalités martiniquaises, il convient aussi de souligner que de nombreuses mesures, qu’elles soient d’ordre financier, humain ou sanitaire, ont été adoptées depuis 2017 en faveur des aînés.

L’article 1er propose la création d’une agence de l’autonomie en Martinique, sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP). Ce souhait semble d’ores et déjà réalisable, en s’inspirant du fonctionnement alternatif au cadre national qui est actuellement exercé à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.

L’article 2 suggère de créer un fonds exceptionnel d’expérimentation pour l’autonomie et la prise en charge du vieillissement, afin de réhabiliter six EHPAD identifiés comme prioritaires par l’agence régionale de santé (ARS) de Martinique, et de développer de nouvelles solutions d’hébergement des seniors mieux adaptées au contexte martiniquais.

Dans le cadre du Ségur de la santé, 1,5 milliard d’euros ont été consacrés, sur cinq ans, à la rénovation et à la création de places en EHPAD ; sur cette enveloppe, 20 millions d’euros seront exclusivement réservés aux territoires d’outre-mer et à la Corse. Ces investissements ont été engagés depuis mars 2020 ; ainsi, de nombreux projets sont en cours. Le développement de nouvelles formes d’habitat sera en outre facilité par la loi 3DS, que l’Assemblée examinera à partir du 6 décembre.

La création de la cinquième branche de la sécurité sociale, consacrée au soutien de l’autonomie et dotée d’un budget de plus de 32 milliards d’euros, aidera à structurer nos politiques de soutien à l’autonomie, y compris en Martinique. Ces avancées sont majeures.
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Stéphanie Atger
2021 nov. 26
La proposition de loi que nous examinons aujourd’hui concerne des préoccupations très prégnantes pour nos compatriotes vivant en outre-mer. Tous les sujets évoqués dans ces cinq articles sont en débat depuis déjà de nombreuses années. Ils suscitent une forte attente, à laquelle les engagements du Président de la République et de l’exécutif ont constitué une réponse concrète – j’y reviendrai.

L’indemnité temporaire de retraite, le centre des intérêts matériels et moraux, l’indemnité d’installation des militaires ultramarins, leur reconversion professionnelle et leurs congés bonifiés : chacun de ces sujets suscite une attention toute particulière de la part du Gouvernement et de notre assemblée.

Je sais l’implication continue de mes collègues Nicole Sanquer et Philippe Dunoyer, ainsi que celle de la majorité, dans la recherche d’un consensus. Celle-ci s’est traduite par les travaux de notre délégation aux outre-mer, donnant lieu à plusieurs rapports en lien avec les articles de cette proposition de loi.

Personnellement investie dans plusieurs de ces rapports, j’ai eu le plaisir de constater, comme vous, que le Président de la République s’en était lui aussi emparé. En effet, lors de sa visite officielle en Polynésie française en juillet dernier, Emmanuel Macron a confirmé qu’une commission paritaire serait créée pour évaluer les dispositifs de l’INSMET, de l’ITR et du CIMM et répondre ainsi aux inquiétudes qui pèsent sur le quotidien des populations ultramarines.

Avant même l’installation de cette commission, le Gouvernement a souhaité avancer rapidement sur ces questions, restées trop longtemps sans réponse. Dès le 26 octobre, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2022, la ministre des armées a confirmé qu’une révision du dispositif de l’INSMET avait été engagée pour remédier aux inégalités existant entre les militaires ultramarins de notre pays. Florence Parly a pris l’engagement qu’un projet de décret serait présenté en janvier prochain, constituant une avancée majeure pour l’ensemble des militaires du Pacifique et de Mayotte. Cette promesse de la ministre vient ainsi satisfaire l’article 3 de la proposition de loi.

Concernant l’ITR, le processus de réflexion engagé par Mme de Montchalin – elle-même l’a indiqué tout à l’heure –, et auquel plusieurs de mes collègues ont été associés, montre la volonté d’aboutir à des propositions concrètes et pérennes. Le gel de la mesure d’extinction, prévu par l’article 1er de la proposition de loi, ne permettrait donc pas d’avancer, à plus long terme, vers un système – également réclamé par les syndicats que nous avons auditionnés – susceptible de permettre à l’ensemble des fonctionnaires, quel que soit le versant dont ils relèvent, de surcotiser durant leur carrière afin d’obtenir une pension de retraite plus élevée et plus adaptée au coût de la vie dans ces territoires.

S’agissant du CIMM, il est tout à fait exact que le contrôle des intérêts matériels et moraux suscite des incompréhensions mais aussi des rancœurs. La simplification de l’établissement du CIMM, le développement de l’information sur cette question et l’objectivation des intérêts matériels et moraux permettraient l’uniformisation des attributions. Telle doit être notre feuille de route pour l’avenir.

Néanmoins, inscrire le dispositif de CIMM dans la loi risquerait de compromettre l’ensemble de la jurisprudence constituée au cours de ces dernières années.

Il apparaît par ailleurs – et la ministre l’a confirmé – que ce dispositif joue son rôle et que les demandes de mobilité des fonctionnaires justifiant du CIMM bénéficient de la priorité légale d’affectation.

Sa mobilisation est cependant très inégale. Il serait opportun que les employeurs informent mieux les fonctionnaires de l’existence du CIMM et de ses modalités d’octroi afin de rendre son usage plus fréquent.

Concernant la prise en charge des congés bonifiés tous les deux ans pour les militaires ultramarins, il importe de rappeler que, depuis 2007, les militaires originaires d’une collectivité d’outre-mer peuvent solliciter, à l’occasion de permissions cumulées, la concession d’un passage gratuit, aller et retour, vers leur territoire d’origine. Cette disposition relève cependant du pouvoir réglementaire.

Par ailleurs, s’il peut apparaître opportun d’aligner le régime militaire des permissions cumulées sur celui des congés bonifiés des fonctionnaires, une telle mesure pourrait conduire à une perte pour nos militaires : permissions plus courtes, limitation de l’indemnité de cherté de la vie.

Enfin, s’agissant de la demande de rapport relative à la reconversion professionnelle des militaires, il faut rappeler, comme je l’ai fait en commission la semaine dernière, que Défense mobilité dispose d’une antenne en Polynésie française dédiée à l’accompagnement de la transition professionnelle des militaires et anciens militaires. En outre, produire de tels rapports relève pleinement de la compétence de notre assemblée.

Pour ces raisons, et afin d’assurer la continuité des travaux amorcés et des engagements pris, le groupe La République en marche ne soutiendra pas cette proposition de loi.
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Stéphanie Atger
2021 oct. 6
Je remercie Mme la ministre et Mme la rapporteure pour ces éléments complémentaires et je retire l’amendement.
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Stéphanie Atger
2021 oct. 6
Les débats ont montré qu’un consensus prévaut sur l’importance de l’accès de tous à la culture, dans tous les territoires. Si les actions en faveur de l’amélioration de la couverture territoriale et de la mise en réseau des bibliothèques des collectivités territoriales ou de leurs groupements sont donc essentielles, elles doivent être suivies d’actions ciblées, pour accompagner au plus près les publics les plus éloignés de la maîtrise de la langue française.

Il s’agit non pas de demander aux bibliothèques départementales de se substituer à l’école de la République, mais de leur faire jouer un rôle complémentaire, afin de contribuer à la progression des publics qui le demandent. L’amendement a donc pour objet la remise d’un rapport sur l’opportunité de confier aux bibliothèques départementales une mission de réduction de l’illettrisme au sein de leur département.
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Stéphanie Atger
2021 sept. 7
Avant d’aller plus loin dans mon propos, je tiens à adresser mes pensées très chaleureuses aux personnels pleinement mobilisés et mes remerciements aux nombreux renforts arrivés ces dernières semaines, ainsi que mes pensées les plus affectées aux familles touchées, voire endeuillées, par le virus.

Alors que nous sommes réunis en vue d’examiner le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire dans les outre-mer, et compte tenu de la situation sanitaire de ces territoires, c’est peu dire qu’il serait inopportun de voter en faveur de cette motion de rejet préalable. Même si, aux Antilles et en Polynésie française, les indicateurs épidémiologiques semblent enregistrer l’amorce d’une amélioration, les taux d’incidence ainsi que le nombre d’hospitalisation et de décès demeurent très préoccupants, voire dramatiques. Afin de protéger les populations, des mesures de freinage ont donc été prises et doivent continuer de s’appliquer, le temps que les campagnes de vaccination portent leurs fruits. Certes, les efforts consentis sont importants, ces mesures difficiles à endurer, mais ce sont les seules efficaces pour enrayer la propagation du variant delta. Notre conviction qu’elles nous permettront de sortir de la crise est d’autant plus grande que nous avons tous conscience de la dureté des épreuves que nous traversons.

Constants dans leur opposition frontale, nos collègues du groupe La France insoumise remettent en cause, à travers leur motion, un consensus politique et scientifique. En effet, le Conseil scientifique et le Conseil d’État s’accordent à juger la mesure contenue dans ce projet de loi – je cite l’avis du Conseil d’État – « justifiée par l’existence et la persistance prévisible de la catastrophe sanitaire dans chacun de ces territoires sur la période courant jusqu’au 15 novembre 2021 ». Pour l’ensemble de ces raisons, conscient de la responsabilité qui lui incombe, le groupe La République en marche votera contre cette motion de rejet préalable.
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Stéphanie Atger
2021 juin 18
Monsieur le secrétaire d’État, j’aimerais à présent vous interroger au sujet de l’accompagnement financier à long terme qu’envisage le Gouvernement. La crise sanitaire a mis en évidence des fragilités structurelles : ainsi, lorsque le premier confinement a entraîné l’instauration de cours à distance, il est apparu que les établissements scolaires ultramarins possédaient moins de matériel numérique. À la fin du printemps, certaines écoles n’ont pas rouvert, les cours sur place ne reprenant qu’en septembre, alors que les populations scolaires atteignaient leurs capacités maximales. Certaines collectivités à statut particulier, comme la Guyane, comptent 30 % d’enseignants contractuels et peinent à faire reculer l’illettrisme. Le rapport d’information sur l’enseignement dans les départements d’outre-mer en dépression démographique, remis le 1er juin à la délégation aux outre-mer de l’Assemblée, recommande d’inclure les académies ultramarines dans l’expérimentation nationale visant à développer des politiques territoriales adaptées à la diversité des besoins régionaux et locaux, mais aussi de leur octroyer des financements supplémentaires – afin de dédoubler toutes les classes de CP – cours préparatoire – et de CE1 – cours élémentaire – en zone d’éducation prioritaire et d’accroître le nombre des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), charge que les collectivités ne parviennent plus à assurer.

L’accompagnement financier différencié des collectivités à statut particulier doit également s’appliquer à d’autres domaines, comme le secteur sanitaire, qui présente dans ces territoires de nombreuses spécificités. La démographie de la Guyane ou de Mayotte est très différente de celle de l’hexagone, et même de celles de la Guadeloupe ou de la Martinique. Ces particularismes appellent un fort soutien de la part de l’État. Afin de renforcer les actions sanitaires, les agences régionales de santé (ARS) pourraient accompagner davantage, grâce à des effectifs accrus, le développement des contrats locaux de santé. Les critères d’affectation des ressources humaines et financières dans les collectivités d’outre-mer devraient ainsi faire l’objet d’une réflexion, afin de remédier au retard structurel de ces territoires.  
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Stéphanie Atger
2021 juin 18
Nous le savons, les conséquences sanitaires et économiques de la crise de la covid-19 demeurent préoccupantes. Afin d’en contenir les effets induits, le Gouvernement a rapidement instauré des mesures de soutien jusqu’alors inédites, qui ont permis d’assurer la visibilité nécessaire à la relance de l’investissement public local, pour lequel un effort budgétaire historique a été consenti par l’État.

Nos collectivités ultramarines à statut particulier, si sensibles à la consommation, avaient en effet vu leurs ressources fiscales fortement réduites, qu’il s’agisse du produit de l’octroi de mer ou de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Ainsi, outre les mesures de compensation, l’État leur a permis d’étaler sur cinq ans leurs dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire, afin de leur garantir des recettes fiscales supérieures à celles perçues entre 2017 et 2019.

Comme l’ensemble de nos collectivités, la Guyane, la Martinique, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie ont donc bénéficié de la solidarité nationale. Celle-ci a pleinement joué son rôle s’agissant de la collectivité du Pacifique : la Nouvelle-Calédonie a pu bénéficier d’un prêt de 240 millions d’euros intégralement garanti par l’État, consenti par l’Agence française de développement, de l’extension du dispositif du Gouvernement pour venir en aide aux très petites entreprises, et de la possibilité pour toutes les entreprises ou assimilées de solliciter un prêt garanti par l’État. Plus récemment, le projet de loi de finances rectificative pour 2021, qui poursuit actuellement son examen au Parlement, prévoit une aide exceptionnelle de 82 millions d’euros destinée à la Nouvelle-Calédonie, afin de couvrir les dépenses engagées par le dispositif de quatorzaine, redonnant ainsi des marges de manœuvre financières à la collectivité.

En complément, d’autres mesures sont-elles prévues afin d’accompagner plus encore ces territoires, dont les spécificités nécessitent une prise en charge particulière ? Je pense notamment au secteur du tourisme qui, bien que la situation sanitaire s’améliore, pâtira de l’impact de la saisonnalité et, nonobstant la levée partielle des motifs impérieux depuis le 9 juin, des conséquences des restrictions administratives de déplacement.
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Stéphanie Atger
2021 juin 8
Madame la ministre, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 prévoit la revalorisation des salaires des personnels dans le secteur de la prise en charge à domicile des personnes âgées : les services d’aide et d’accompagnement à domicile vont ainsi bénéficier d’une enveloppe supplémentaire à hauteur de 200 millions d’euros par an. Cette mesure votée sur nos bancs est historique et souligne l’engagement sans faille de ces femmes et de ces hommes pour le bien-être de nos aînés. Je tiens ici à leur adresser la reconnaissance de la nation. Dans la droite ligne du plan d’action pour les métiers du grand âge et de l’autonomie d’octobre 2020, cette mesure de justice sociale permet une augmentation de salaire moyenne de l’ordre de 15 % et favorise le parcours et l’évolution de carrière de ces personnels. Aussi, madame la ministre, quel est l’état d’avancement de ce plan visant à revaloriser les métiers du prendre soin, sachant que cette revalorisation, fruit d’un travail concerté avec les fédérations d’aide à domicile, doit être accompagnée par les départements si nous souhaitons que cette mesure soit effective ?

Par ailleurs et alors qu’à l’horizon 2030, nous compterons 200 000 personnes de plus en perte d’autonomie et que 82 % des Français aspirent à vieillir à leur domicile, une meilleure prise en compte des métiers liés à l’accompagnement à domicile devient prioritaire. Aussi, quelles mesures entendez-vous prendre afin de développer l’attractivité de ces beaux métiers ?
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Stéphanie Atger
2021 juin 8
Tout d’abord, je souhaite associer l’ensemble du groupe La République en marche à l’indignation que j’éprouve après l’acte dont vient d’être victime M. le Président de la République. De tels faits n’ont pas leur place en République.

Ma question s’adresse à Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie, que je tiens préalablement à chaleureusement féliciter pour sa réélection en sa qualité de députée de la sixième circonscription du Pas-de-Calais. .)
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Stéphanie Atger
2021 mai 4
Je remercie Mme la ministre déléguée de nous rassurer sur l’objet précis de ce projet, qui ne peut être qu’au bénéfice des Essonniens.
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Stéphanie Atger
2021 mai 4
Ma question porte sur la réorganisation hospitalière en cours dans le nord du département de l’Essonne. Prévu pour 2024 sur la commune d’Orsay, le groupe hospitalier Nord-Essonne, futur hôpital de référence du plateau de Saclay, suscite autant d’intérêt que d’inquiétude.

Cet établissement, qui répondra aux besoins d’accès aux soins adaptés à de nouvelles pathologies grâce à la mise en place d’un important plateau technique, permettra aussi d’augmenter la capacité d’hospitalisation sur le territoire. Ainsi, le groupe hospitalier Nord-Essonne sera à même d’offrir des soins adaptés et d’excellence. Toutefois, l’arrivée de ce nouvel hôpital a suscité de nombreuses inquiétudes, notamment sur les risques éventuels de recul de l’offre de soins de proximité. Les craintes exprimées par les élus et les collectifs d’usagers ont toutes été relatives au devenir des établissements existants sur les communes de Longjumeau et d’Orsay.

De nombreux échanges organisés par les équipes de direction ont pu rassurer sur le maintien d’activité. Au sein de l’hôpital de Longjumeau, par exemple, il sera toujours possible d’être accueilli aux urgences et des services de consultation de suivi seront toujours proposés. Il s’agira surtout d’accueillir un nouveau pôle de médecine polyvalente autour des soins gériatriques et palliatifs et d’un plateau ambulatoire pour les pathologies chroniques.

Ainsi, madame la ministre déléguée, pouvez-vous rassurer les Essonniens sur le maintien effectif de l’offre de proximité sur les sites de Longjumeau et d’Orsay, telle que l’ambitionne la stratégie de transformation du système de santé « ma santé 2022 » ? Par ailleurs, quelles coordinations seront mises en place avec les établissements hospitaliers privés ?
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Stéphanie Atger
2021 avr. 8
Nous arrivons au terme de l’examen d’une proposition de loi dont nous avons rappelé ce matin l’intérêt et l’importance. Notre groupe l’avait adoptée en première lecture, manifestant son attachement aux langues régionales et à leur reconnaissance en tant qu’éléments majeurs de la culture nationale. En première lecture, toutefois, le texte ne comportait pas les articles 2 et 2 , introduits ultérieurement par le Sénat, traitant de l’enseignement immersif et de la participation financière à cet enseignement. Nous avons émis des réserves, ce matin, sur ces deux articles, dont l’adoption ne serait pas neutre – rappelons que l’article 2  remet en cause le principe fondamental du financement de l’école privée. C’est donc avec regret que le groupe La République en marche appellera à voter contre la proposition de loi. Je le regrette d’autant plus qu’à l’occasion de la nouvelle lecture, nous avons introduit une avancée majeure pour les langues mahoraises, alors que les langues ultramarines sont trop souvent omises dans nos débats.
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Stéphanie Atger
2021 avr. 8
L’amendement de mon collègue Rupin donne un cadre à l’article 2 , son adoption nous permettrait de poursuivre le débat dans la bonne direction. Nous le voterons donc.
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Stéphanie Atger
2021 avr. 8
Tout comme lors de l’examen du texte en commission, le groupe La République en marche tient à réaffirmer sa volonté de voter pour la proposition de loi qui vient reconnaître l’importance patrimoniale des langues régionales et contribue à leur vitalité dans l’espace public.
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