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Philippe Michel-Kleisbauer
2022 Jan 16 17:42:09
Debout la Suisse, debout l’Espagne !
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Philippe Michel-Kleisbauer
2022 Jan 14 17:20:35
C’est nul, ça ! Zéro !
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Philippe Michel-Kleisbauer
2022 Jan 14 16:10:25
Ah, la plupart…
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 déc. 8
Absolument !
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 nov. 18
Le président Jacques Chirac nous avait appris à regarder l’histoire de notre pays en face, dans ses moments de gloire autant que sa part sombre. C’est cette part sombre que nous avons abordée aujourd’hui avec l’histoire des harkis. Nous avons entendu des mots terribles, celui d’abandon, celui de camps. Ces débats nous ont fait comprendre que l’abandon ou les camps n’ont pas pu faire naître chez ceux qui en ont été victimes autre chose que de la colère, et la colère n’a pas facilité leur combat pendant toutes ces années. Comme le disait François Léotard, le chemin de la colère n’est pas celui de la justice.

En demandant pardon, et en demandant au Parlement d’inscrire cette demande de pardon et cette reconnaissance dans la loi, ce qui est l’essence même de notre mission, le Président de la République nous a ouvert la voie de la justice et de l’honneur retrouvé. Ces débats que nous avons menés de manière très sereine et très constructive nous ont permis de mettre en place des dispositifs évolutifs. La commission qui va être mise en place, sur le modèle de la Commission nationale de la carte du combattant sous l’égide de l’ONACVG, est une garantie que tous les cas seront étudiés, que tous seront écoutés et que des évolutions seront possibles.

Nous nous sommes engagés à adopter cette loi avant la fin de l’année, de manière qu’elle bénéficie des crédits que nous avons inscrits à ce titre au budget de la défense. D’autres budgets viendront. Nous avons chaque année l’occasion de débattre du budget dédié aux victimes des atrocités de la deuxième guerre mondiale et de la Shoah, dont je suis le rapporteur, soit 95 à 100 millions d’euros chaque année. Chaque année, ce sont des dizaines de milliers de dossiers qui sont examinés à ce titre. Nul doute que la commission mise en place par ce texte fonctionnera de la même manière.

Je voulais remercier chacun de nos collègues pour la qualité des débats et féliciter Mme la ministre déléguée, Mme la présidente de la commission de la défense et Mme la rapporteure pour la qualité de nos travaux. Les députés du groupe Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés, qui m’ont chargé de porter leur voix aujourd’hui, sont fiers d’avoir participé à l’élaboration de ce texte et se prononcent tous en sa faveur. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs des groupes LaREM et Agir ens.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 nov. 18
Je profite de la présentation de cet amendement et des propos qu’a tenus Mme Roques-Etienne pour souligner combien nous pouvons nous appuyer sur le réseau départementalisé de l’ONACVG. En tant que rapporteur du budget des anciens combattants depuis le début de ce mandat grâce à votre confiance, mes chers collègues, je peux dire que, si nous avons un réseau de cette qualité, c’est grâce à ses personnels, sous l’impulsion de sa directrice, mais que s’il reste départementalisé, c’est bien grâce à l’implication de Mme la ministre déléguée, Mme Geneviève Darrieussecq, présente aujourd’hui au banc des ministres. Cette situation était en effet menacée et c’est là l’un des engagements de début de mandat que nous avons tenus.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 nov. 18
Lors de la finale du championnat de France de rugby, le Top 14, le 4 juin 2017, entre le rugby club toulonnais (RCT) et l’association sportive montferrandaise (ASM) Clermont Auvergne, au stade de France, en présence du Président de la République, mon ami Mohand Hamoumou, ancien maire de Volvic, avait évoqué ce qui nous réunit aujourd’hui : la nécessité d’une véritable loi de reconnaissance et de pardon à destination des harkis. Je suis heureux que ce texte voie le jour, ce 18 novembre 2021, et de vous retrouver, chers collègues, mesdames et messieurs les représentants des associations de harkis, dans ces circonstances.

Le 20 septembre 2021, depuis l’Élysée, le Président de la République, Emmanuel Macron, a demandé pardon à des femmes et à des hommes qui, face au dilemme, avaient donné aux générations suivantes l’espoir que la nation des droits de l’homme deviendrait la leur. Comme si le fait de devoir choisir entre une lignée, dont les traditions garantissent la solidité d’une culture que rien n’éteindra, et un avenir, placé sous le signe de l’universalité et d’une promesse d’émancipation, n’était pas assez cruel, ces femmes et ces hommes furent d’abord plongés dans la négation de ce qui fait la France : élevés au rang de citoyens de droit local, avant d’être abandonnés à leur sort ou enfermés dans des camps, pour celles et ceux qui avaient échappé à un massacre brutal et certain, ils furent exposés au pire mépris de la condition humaine.

Arrêtons-nous un instant sur ces mots d’« abandon » et de « camp », et tentons de nous représenter ce que ces personnes ont vécu et ce qui est resté gravé en eux. Tentons de le ressentir au plus profond de notre cœur, comme nous y a invités André Chassaigne, citant Che Guevara. (Sourires.) Pensons à ces femmes et à ces hommes qui, là-bas, ont été lynchés, à celles et à ceux que nous avons laissé mourir dans des foyers sans âtre. Nous avons donné naissance à des générations marquées par la colère !

Mais « le chemin de la colère n’est pas celui de la justice », écrivait François Léotard dans Pour l’honneur, en 1997. Tel est précisément l’esprit qui guide l’action d’Emmanuel Macron. C’est pour réparer cet épisode douloureux de l’histoire de notre pays que le Président de la République vous a chargée, madame Darrieussecq, vous qui êtes ministre déléguée auprès de Mme la ministre des armées, Florence Parly, chargée de la mémoire et des anciens combattants, de présenter un projet de loi reconnaissant que la France a délaissé les anciens membres de ses formations supplétives, en dépit de leur engagement aux côtés des forces armées françaises, lors de la guerre d’Algérie. Ce texte affirme, pour la première fois, la volonté de réparer les préjudices causés par les conditions particulièrement précaires et dégradantes de leur accueil en France.

En inscrivant la reconnaissance de cet abandon et la réparation nécessaire des préjudices subis par les harkis dans un projet de loi fait du marbre dans lequel sont gravés les plus beaux textes de la République, le Président de la République ouvre la voie du pardon, de la justice et du droit à l’honneur. Il fait aussi l’honneur de la France, dont c’est la grandeur d’assumer toute son histoire depuis que feu le président Jacques Chirac a ouvert la voie, également au Palais de l’Élysée, lors du discours prononcé le 30 janvier 2006 devant le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage : « Avec ses pages glorieuses, mais aussi avec sa part d’ombre, notre histoire est celle d’une grande nation. Regardons-la avec fierté. Regardons-la telle qu’elle a été ». C’est précisément ce que nous invite à faire Emmanuel Macron à chaque rendez-vous mémoriel : regarder l’histoire de notre nation dans ses moments de gloire, mais aussi dans ses moments de doute et de défaillance.

Madame la ministre déléguée, chers collègues, toujours nous regarderons notre histoire telle qu’elle est et jamais nous ne la déferons. Nulle statue ne sera déboulonnée, aucune rue ne sera débaptisée, aucun livre ne sera brûlé. Nous pouvons rester unis face à notre histoire parce que nous sommes libres et que cette liberté est un « système de courage », comme l’écrivait Charles Péguy : courage de regarder, d’assumer, de dire ce qui est comme ce qui a été.

Dire aux harkis, à leurs enfants et à leurs petits-enfants qui ont grandi avec nous, que nous leur demandons pardon et que nous écrivons ce pardon dans les tables de la loi. Nous leur demandons pardon pour ces pages de l’histoire qu’ils ont écrites malgré eux, comme les ont écrites celles et ceux qui, par devoir, étaient allés s’installer en terre d’Algérie. Nous savons que la quasi-totalité de ceux-là n’étaient pas des colonisateurs et que leurs enfants nés là-bas ne sont pas le fruit de monstres, contrairement à ce qu’a récemment affirmé un éditorialiste bien connu. À l’exception de quelques familles – deux cents ? Trois cents ? –, ils étaient plus d’un million à considérer les autochtones algériens comme leurs semblables.

Grâce à la voie ouverte par le président Chirac et prolongée par le président Macron, nous allons de l’avant et nous regardons en face cette histoire. Parce qu’il recherche toujours ce qui est juste, le groupe Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés votera en faveur du projet de loi portant reconnaissance de la nation et réparation des préjudices subis par les harkis et par leurs descendants, lui qui a toujours appelé de ses vœux le renforcement de l’unité et de la cohésion nationales, par amour de la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et LaREM.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 29
L’article 70, c’est la déontologie !
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 29
Je profite du fait que viennent d’être évoqués le volet civil et le volet militaire de la facilité européenne pour la paix, pour parler de nos services de renseignement extérieur. Ils ont été assez malmenés ces derniers temps. Nous l’avons constaté lors de plusieurs auditions sur l’affaire AUKUS. Évidemment, ils ne peuvent pas se défendre. Je veux les assurer que la majorité est très solidaire avec eux et qu’elle est reconnaissante pour le travail accompli. L’évocation de la FEP à laquelle ils concourent était le moment idéal pour le dire.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
La commission tripartite n’était pas réunie pour travailler sur le montant du point PMI mais sur ses modalités de calcul, et notamment pour rattraper les erreurs du passé qui avaient conduit à indexer le point PMI sur les salaires de la fonction publique qui, comme nous le savons, ont été gelés. C’est la raison pour laquelle la commission a été réunie, parce que les associations demandaient d’indexer le point PMI sur l’inflation. Nous avons décidé de calculer sa valeur à partir de 2018 car si nous nous étions basés sur 2017 – année de déflation – il y aurait eu une baisse. Nous avons donc tenu les promesses prises dès le début du mandat. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
N’est pas de Gaulle qui veut et la politique de la chaise vide est assez difficile à appliquer depuis qu’il s’est essayé à cet exercice.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
Au moment où la commission tripartite s’est réunie, le Gouvernement et les associations étaient présents, mais le Parlement n’était pas complètement représenté : l’Assemblée nationale a désigné une de nos collègues, Muriel Roques-Etienne, qui a siégé et travaillé avec les associations. Il est dommage que le Sénat n’ait pas voulu envoyer un représentant alors qu’il avait le droit et le devoir de le faire.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
Sur la question du point PMI, nous avions dit en tout début de mandat que nous allions réunir la commission tripartite. Nous l’avions dit et nous l’avons fait. La crise du covid-19 a simplement entraîné un décalage de la convocation.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
Je ne reviens pas sur les supplétifs civils, madame Ménard, mais je veux évoquer le Bleuet de France. Au nom de mes collègues de la commission de la défense, qui m’avaient confié le rapport pour avis de la mission Anciens combattant, mémoire et liens avec la Nation du projet de loi de finances pour 2018, nous avons fait un très gros travail en faveur du Bleuet de France. Nous avions en particulier entendu des représentants de France Télévisions, de la RATP, de La Poste, et le secrétaire général de la SNCF, M. Stéphane Volant. Ils ont permis que le Bleuet de France soit présent sur de nombreux sites internet et panneaux d’affichage. Il s’agissait de donner une nouvelle impulsion à ce qui existait déjà. Toute chose égale par ailleurs, nous rêvions d’être un peu meilleurs en sachant que nous ne parviendrions jamais à égaler le poppy britannique.

Chers collègues, chacun et chacune d’entre vous peut s’adresser au Bleuet de France pour l’utiliser dans ses courriels. Vos administrés et tous les destinataires de vos mails seront ainsi à même de cliquer sur un lien vers le site sur lequel ils pourront faire un don, ce qui permettra au Bleuet de France d’affronter les effets financiers de la crise sanitaire.

Concernant les JDC, l’énorme retard accumulé pendant la période de la crise du covid a pu être rattrapé grâce à une JDC numérique. Le 21 avril 2021, il avait totalement disparu. Je rappelle que cette journée permet chaque année de repérer à peu près 40 000 jeunes qui passent sous tous les radars et qui sont en rupture de ban avec tous les éléments de la société. Parmi ces jeunes, 30 000 à 33 000 sont renvoyés vers les missions locales qui peuvent les reprendre. Il s’agit donc d’un dispositif très puissant que nous devons tous soutenir.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
La question de notre collègue est très intéressante car elle ajoute un excellent argument en faveur d’un maintien au sein de l’OTAN : l’effet de masse. Depuis un jeu de massacre qui s’est opéré il y a quelques années, la défense opérationnelle s’est considérablement réduite et tiendrait dans le stade de France. En restant dans l’OTAN, nous sommes dix fois plus nombreux. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe Dem.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
Je voudrais profiter de ce débat ouvert sur l’OTAN pour vous préciser, cher collègue Corbière, que l’OTAN fonctionne malgré tout très bien, y compris pour la France, et même quand vous ne le suspectez pas. Sur le plan sanitaire par exemple, il n’y a pas que la crise du covid, et des virus naissent en de nombreux endroits, notamment sur le continent africain. Les services de santé des armées des pays membres de l’OTAN entrent alors immédiatement en coordination pour détecter tout virus naissant et pour apporter une assistance médicale ou sanitaire aux pays concernés.

Militairement parlant, nous bénéficions de nombreuses coopérations qui fonctionnent bien, notamment dans le domaine du renseignement. Comme nous avons pu l’entendre lors de colloques organisés à l’Assemblée, la lutte contre le terrorisme ne progresse sur notre sol que grâce au renseignement.

Savez-vous enfin que la France bénéficie d’un fauteuil – que dis-je, d’un trône – au sein du G3 de l’OTAN ? (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) Eh oui, c’est la vérité. Notre puissance nucléaire nous octroie cette place dans le G3 : chaque comité de défense de l’OTAN commence par une réunion des chefs d’état-major américain, britannique et français. Vous voudriez que nous abandonnions cette place ; je crois pour ma part que ce serait une formidable erreur. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
En premier lieu, le cycle du centenaire de la Grande Guerre s’est achevé avec succès, avec l’année Clemenceau. Ensuite, le cycle du soixante-quinzième anniversaire de la Libération s’est déroulé, ponctué des moments forts comme l’hommage au commando Kieffer ou l’anniversaire du débarquement de Provence, auquel le Président de la République a assisté ; le cycle du quatre-vingtième anniversaire de la Seconde Guerre mondiale a débuté, notamment par la mise en avant du général de Gaulle et des premiers résistants. Enfin, nous avons célébré le cent cinquantième anniversaire de la guerre de 1870, les héros de la division bleue et – souvenons-nous en – les combats glorieux de Bazeilles par l’infanterie de marine.

Nous avons su adapter le travail de mémoire à notre société : aujourd’hui, de nombreuses cérémonies sont retransmises en direct sur les réseaux sociaux du ministère des armées et nous avons rendu gratuit l’accès aux hauts lieux de la mémoire pour les scolaires.

J’ajoute que 12,6 millions d’euros sont prévus en 2022 pour l’entretien et la rénovation des lieux de mémoire et que, tout au long du mandat, un travail pour rapprocher et apaiser les mémoires a été mené. Le ministère des armées a œuvré pour inscrire dans l’espace public – places, rues ou encore écoles – la mémoire de soldats, souvent oubliés, d’Afrique et d’outre-mer. Un recueil de cent biographies de combattants originaires d’Afrique est déjà disponible à l’usage des maires de France, tandis que paraîtra en novembre un ouvrage consacré aux combattants d’Outre-mer. Tout cela, les militaires le savent.

Madame la ministre, je vous remercie pour la confiance que vous nous avez accordée et je remercie vos services de nous avoir permis de travailler en bonne intelligence avec eux. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 oct. 26
« Le souvenir, ce n’est pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants », déclarait, le 23 avril 1968, le général de Gaulle. Cette exigence morale fonde toujours le droit à reconnaissance et à réparation envers « ceux à qui nous devons tout, sans aucune réserve », selon Georges Clemenceau.

Au cours de ce quinquennat, avec vous, madame la ministre, avec les présidents successifs de la commission de la défense, Jean-Jacques Bridey et Françoise Dumas, et avec votre ministre déléguée, Mme Geneviève Darrieussecq, nous avons mené une action sans faille en faveur du monde combattant. Nous nous étions engagés, en début de mandat, à répondre à toute demande et attente unanimes des associations et fédérations nationales des anciens combattants. Nous l’avons fait.

Cinq ans après, suite aux centaines d’auditions de ces fédérations nationales et locales, de directeurs des services, de directeurs de musées nationaux ou musées d’armes, de responsables départementaux de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre – dont nous avons pérennisé la départementalisation –, le droit à reconnaissance et à réparation a connu des avancées majeures, et la maison des combattants reste celle de la proximité.

Au titre de ces avancées majeures, citons, l’attribution de la carte du combattant aux anciens combattants d’Algérie entre le 1er juillet 1962 et le 1er juillet 1964 ; l’extension de la demi-part fiscale à toutes les veuves de plus de 74 ans, dont le conjoint a bénéficié de la retraite du combattant, quel que soit l’âge auquel il est décédé ; des pensions rehaussées de 360 points de pension militaire d’invalidité pour les conjoints survivants d’un grand invalide de guerre, soit près de 450 euros par mois ; l’augmentation du nombre de points de retraite du combattant de cinquante à cinquante-deux points en 2017.

Un travail collectif a également été entrepris entre l’État, le Parlement et les associations – la fameuse commission tripartite que vous vous étiez engagée à réunir, madame la ministre –, pour avancer sur la valeur du point de pension militaire d’invalidité. Celui-ci conditionne le montant de la pension pour les militaires blessés en service, ce qui représente plus de 186 000 bénéficiaires, ainsi que le montant de la retraite du combattant, pour plus de 857 000 bénéficiaires. Le rattrapage du retard par rapport à l’inflation constatée depuis le 1er janvier 2018 sera voté dans ce projet de loi de finances. Nous nous étions engagés à le faire, nous l’avons fait.

En outre, tout au long du mandat, les harkis ont bénéficié d’une augmentation de l’allocation de reconnaissance et de l’allocation viagère. Elles ont été revalorisées de près de 600 euros par an, l’augmentation la plus importante depuis leur création. Un fonds de soutien a été créé pour les enfants de harkis en 2019, pour un montant de 13,6 millions d’euros. Enfin, le Président de la République a décidé qu’un projet de loi serait déposé avant la fin de l’année pour graver dans le marbre la reconnaissance et la réparation de la République à l’égard des harkis.

Notons encore la signature du contrat d’objectifs et de performance (COP) avec l’ONACVG pour les années 2020-2025 – dématérialisation des démarches, amélioration de la relation avec les ressortissants, pérennisation de l’action sociale – et surtout la sacralisation des finances et du budget de l’ONACVG.

Je mentionnerai pour terminer les plus de 200 000 soldats des opérations extérieures, qui ont déjà leur carte du combattant, dont pas moins de 28 415 pour l’Afghanistan.

Notre action s’est aussi concentrée sur la transmission de la mémoire combattante, une des clés de la cohésion nationale.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 juil. 22
Vous déposez des motions de rejet sur tous les textes ! Vous refusez le débat !
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 juil. 22
Lorsque le Gouvernement a déposé ce projet de loi sur le bureau de l’Assemblée nationale, j’ai pu immédiatement, grâce à la célérité de l’une de mes collaboratrices – Katia Andreetti, une jeune chercheuse en anthropologie –, faire enregistrer un amendement qui devait valoir preuve d’exemplarité de notre part à nous, parlementaires. Il visait à nous imposer l’obligation vaccinale avant de l’imposer à d’autres. C’était pour moi une question d’éthique. Il n’y a rien dans la vie que je n’attende des autres sans me l’appliquer à moi-même. Cette question est importante pour nous tous. Évidemment, l’amendement a été déclaré irrecevable : nos camarades de la commission des finances ayant bien fait leur travail en empêchant tout élargissement de l’obligation vaccinale au-delà du personnel soignant, il était voué à l’échec dès son dépôt.

Toutefois, vous avez toujours la possibilité, monsieur le ministre, de reprendre l’amendement à la fin de l’article, à l’alinéa 26 si mon souvenir est exact, pour tous ceux qui pensent, comme moi, que l’on ne peut faire peser d’obligations sur nos concitoyens que nous ne nous imposerions pas à nous-mêmes. (Mme Annie Chapelier et M. Bruno Millienne applaudissent.) Je remercie tous mes collègues qui avaient signé cet amendement. Pour nous tous, pour tous ceux qui font de cette question une question d’éthique, je vous saurai gré, monsieur le ministre, de bien vouloir reprendre l’amendement afin qu’il puisse être examiné. (Mêmes mouvements.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 juil. 22
Vous refusez systématiquement de débattre dans l’hémicycle. Vous vous êtes offert une tribune, non pour aborder la question du renseignement ou celle de la lutte contre le terrorisme, mais pour nous parler de Pegasus.

Les rapporteurs ont pourtant démontré en première lecture à quel point certains outils sont utiles pour déjouer les attentats terroristes. Mais comme le montre l’exemple du projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, même lorsqu’il s’agit de faire face aux menaces les plus graves aux yeux des Français, vous persistez à déposer des motions de procédure.

Le groupe Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés votera contre cette motion de rejet préalable.
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 juil. 22
Monsieur Bernalicis, ce n’est pas seulement sur ce projet de loi que vous avez défendu une motion de rejet : votre groupe en a déposé sur tous les textes dont nous débattons depuis le début de la législature. (Mme Dominique David applaudit.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 juin 22
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, madame la ministre des armées, permettez-moi d’avoir une pensée pour Mme la ministre déléguée chargée de la mémoire et des anciens combattants, et de la remercier pour l’excellence de sa collaboration dans le cadre de la rédaction l’avis budgétaire dont j’ai la responsabilité. Permettez-moi également, chers collègues, de rendre un hommage au général d’armée François Lecointre, ce marsouin qui, à la tête d’une compagnie du 3e régiment d’infanterie de marine, s’était illustré, le 27 mai 1995, à Vrbanja en Bosnie. Il y a été, avec ses hommes, auteur d’un acte d’une bravoure qui honore toute l’armée française. Souhaitons bonne chance à son successeur en tant que chef d’état-major des armées, le général d’armée Thierry Burkhard qui, lui aussi issu de la mêlée, fera tout autant honneur aux armées. (Applaudissements sur plusieurs bancs.)

Longtemps variable d’ajustement, nos forces armées sont devenues, sous le quinquennat du président Emmanuel Macron, une des valeurs cardinales de son action : 1,8 milliard d’euros de plus lors du premier exercice budgétaire à l’automne 2017 ; 1,7 milliard de plus chaque année depuis 2018. Et c’est sans compter une capacité à s’adapter et à repousser les limites à l’occasion d’enjeux majeurs, comme l’a montré votre rapidité, madame la ministre, à mettre les actes en adéquation avec les engagements du président Emmanuel Macron – dans le domaine aérospatial notamment.

Dans ce dernier secteur, nous pouvons nous prévaloir d’une capacité à participer aux dernières épreuves d’une compétition qui réunit un nombre d’acteurs internationaux très limité. Vous avez en effet su, Florence Parly, relever le défi lancé à l’armée de l’air et de l’espace afin de nous permettre, une fois de plus, de montrer au monde entier que lorsque s’ouvrait une course à l’excellence, une compétition de savoir-faire, la France y avait sa place. L’OTAN elle-même a reconnu ce très haut niveau de compétence de la France dans le domaine spatial en faisant du pôle de Toulouse son centre d’excellence de référence.

De même, en poursuivant la montée en puissance capacitaire de la force de la lutte informatique offensive de cyberdéfense et de cybersécurité, élevée au rang d’enjeu stratégique, la majorité place là aussi la France au sommet des pays à même de renforcer leur réseau et de développer une forte résilience, qui permettra à Mme la ministre de mener ce combat annoncé en 2019 – cela grâce au centre d’analyse de lutte informatique défensive (CALID), dépendant du commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), situé près de Rennes.

Monsieur le Premier ministre, vous l’avez également évoqué, votre détermination en matière de lutte contre le terrorisme s’est traduit par une capacité de réaction que nous devons saluer. Le Président de la République, en 2018, avait annoncé la création d’une académie internationale de lutte contre le terrorisme. Elle a été inaugurée par Jean-Yves Le Drian la semaine dernière, trois ans après avoir été décidée (Mmes Patricia Mirallès et Marie-Christine Verdier-Jouclas applaudissent), et préfigure la nouvelle forme de nos engagements contre le terrorisme dans le Sahel. (M. Jean-Jacques Bridey applaudit.) Il n’est d’ailleurs pas étonnant que cette inauguration ait eu lieu le jour où le Président annonçait la transformation de notre lutte au sein de l’opération Barkhane.

Ainsi, la montée en puissance de notre capacité à répondre à ces menaces nouvelles, comme la remise à niveau, qui se poursuit d’année en année, du nombre de nos personnels, du volume de nos matériels et du bond en avant que nous leur faisons faire dans tous les domaines, sur tous les théâtres, permettent à notre politique de défense et de sécurité nationale de répondre aux attentes de nos concitoyens et aux exigences de nos militaires.

Mais ne nous y trompons pas, l’effort que nous avons fourni, évalué puis entériné, est censé corriger les conséquences des coupes budgétaires successives passées qui ont eu pour effet de fragiliser nos armées en provoquant des baisses drastiques de moyens humains et financiers.

La loi de programmation militaire sera menée à son terme si et seulement si nous accomplissons, pour les derniers exercices, l’effort financier démultiplié prévu dès ses débuts, à savoir 3 milliards d’euros supplémentaires par an à partir de 2023. Alors, nous serons parvenus à hisser nos armées à un niveau satisfaisant pour temps de paix, mais pour temps de paix seulement.

En effet, ces efforts ne permettraient pas de réponse de façon certaine à une trop forte intensification des menaces. Dans un contexte d’accélération des conflits, l’attrition des effectifs, des matériels, des munitions s’accélérerait également. Aussi, soyons lucides sur le fait qu’il nous appartiendrait, monsieur le Premier ministre, madame la ministre, chers collègues, d’intensifier les sacrifices budgétaires que nous demanderions aux Français si la situation internationale continuait à se dégrader au point de devenir totalement instable, si nous devions faire face à un « dérèglement du monde », pour reprendre le mot du Président de la République, cité par vous tout à l’heure, monsieur le Premier ministre.

C’est pour cela qu’il était impératif de tirer les enseignements de l’actualisation stratégique et des retours d’expérience, comme vous l’avez fait, madame la ministre. Je pense en particulier aux ajustements capacitaires dans trois grands domaines : mieux détecter et mieux contrer afin de renforcer la surveillance, les capacités d’interception et la localisation des émissions électromagnétiques ; mieux se protéger pour intensifier l’effort consacré à la résilience et à la protection des armées face aux risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques, mais aussi à la vigilance accrue en matière de santé et à la lutte antidrones ; mieux se préparer, mieux s’entraîner pour les opérations sur le terrain. Ainsi, la confiance en l’action du Gouvernement, soutenue par la commission de la défense nationale et des forces armées – dont je salue la présidente, Mme Françoise Dumas –, étant établie, le groupe Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés répondra à votre sollicitation, monsieur le Premier ministre, et votera en confiance.

Avant de conclure, permettez-moi de profiter de cette tribune pour inviter tous ceux qui, dans cet hémicycle comme dans l’opinion, s’enthousiasment lorsque nous alignons des chiffres tous plus impressionnants les uns que les autres, pour financer des équipements plus impressionnants les uns que les autres, à garder à l’esprit que quand nous parlons de défense, d’armée, d’armes, la mort n’est jamais loin, la mort vue, la mort infligée, la mort reçue.

Je salue à cet égard la diffusion à nos soldats d’un livret consacré à la laïcité dans les armées, publié par les soins de vos services en 2017, madame la ministre, et réédité en 2019, qui permet aux combattants d’accomplir leurs missions dans le respect de leurs croyances religieuses. Un livret similaire mériterait d’être distribué dans bien d’autres secteurs que l’armée. En l’espèce, est-il utile de rappeler que la mort est une question de conscience ?

Les députés du groupe Dem entendent rappeler au monde qu’il est une démocratie qui met sa force de dissuasion nucléaire et sa chaîne de souveraineté au service de la paix et de la paix seulement : la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et plusieurs bancs du groupe LaREM.)
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Philippe Michel-Kleisbauer
2021 juin 2
Bla, bla, bla…
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