🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
Tri
💬
Maud Gatel
2024 Jun 07 22:13:49
Ce qui nous anime, c’est à la fois la protection des personnes les plus vulnérables et la non-discrimination.

Avec l’article 7, il me semble que nous restons au milieu du gué. Il prévoit en effet que le médecin demande à la personne si elle fait l’objet d’une protection juridique. Le cas échéant, il vérifie l’information. Mais ensuite, si c’est confirmé, que se passe-t-il ? La procédure est-elle interrompue ou se poursuit-elle ? Des modalités particulières sont-elles prévues ? L’alinéa 7 ne le dit pas.

Or il s’agit là d’une situation particulière. En la matière, la loi Claeys-Leonetti me semble une bonne référence et, que je sache, le parallélisme des formes n’est pas un principe aberrant. Si la loi de 2016 comporte une telle mesure de protection – ce qui correspondait d’ailleurs à la volonté d’Alain Claeys et Jean Leonetti eux-mêmes, comme l’ont confirmé les discussions parlementaires –, il y a bien une raison. Or, dans ce nouveau texte, on évoque la question mais sans avoir tiré les enseignements de la loi Claeys-Leonetti.

Avec mon amendement, je souhaite remédier à ce problème en proposant d’aller éventuellement jusqu’à exclure du dispositif les personnes sous protection.

J’entends les préventions de Mme la ministre s’agissant d’une intervention du juge des contentieux de la protection, sachant par ailleurs que ces magistrats ont déjà beaucoup de travail. Cependant on pourrait imaginer que l’exclusion serait la règle, sauf décision contraire du juge des contentieux de la protection.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Jun 07 21:53:51
J’entends tout à fait vos arguments, madame la rapporteure. Non seulement les majeurs protégés ont les mêmes droits que les autres citoyens, mais ils doivent bénéficier de davantage de droits. Néanmoins, ma préoccupation est de protéger les personnes vulnérables ; c’est ce qui a motivé le dépôt de mon amendement no 3421, que je défendrai peu après.

Il y a notamment une question de parallélisme des formes : aux termes de la loi Claeys-Leonetti, lorsqu’une personne fait l’objet d’une mesure de tutelle, elle peut rédiger des directives anticipées avec l’autorisation du juge des contentieux de la protection ; dans le présent texte, aucune précision de cette nature n’est apportée. L’alinéa 7 dispose simplement que le médecin demande à la personne si elle fait l’objet d’une mesure de protection, mais cela ne va pas plus loin. Dès lors, une question se pose en ce qui concerne la suite de la procédure : comment s’assure-t-on que les personnes sous protection juridique, qui ont certes les mêmes droits, sont mieux protégées que d’autres ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Jun 04 19:16:38
Ce débat nous impose humilité et respect a priori de toutes les positions. Il nous oblige aussi à nous poser des questions et à y apporter des réponses ; je crois profondément qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Tout à l’heure, il a été dit que personne ne savait ce qu’il ferait dans une telle situation. J’y ai réfléchi et je pense que je souhaiterais pouvoir bénéficier de l’aide à mourir.

Cependant, en tant que législateurs, la question qui nous est posée n’est pas celle-ci, parce que la société n’est pas la somme des individus ; elle est plus que cela. L’enjeu n’est donc pas la somme des possibilités de recourir à l’aide à mourir, mais l’impact de celle-ci sur la société.

Les questions que nous devons nous poser sont les suivantes : quel message adressons-nous à ces personnes, rares mais bien réelles, dont les souffrances intolérables ne peuvent être soulagées, même par des soins palliatifs ? Dans le même temps, quel message adressons-nous aux plus fragiles et aux plus vulnérables ? Les exemples à l’étranger nous le montrent : le plus souvent, les critères finissent par s’élargir.

Ces questions sont fondamentales. Celle de la sémantique est importante ; il était nécessaire d’y répondre, mais nous avons eu ce débat hier soir. J’aimerais à présent que nous avancions dans l’examen du texte, au-delà de la sémantique. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem et RE. – M. Charles de Courson applaudit également.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 31 21:54:51
Il tend également à supprimer l’alinéa 7. Il importe au plus haut point de rappeler que, même si chacun est libre de ses convictions, personne n’a de certitudes quand il s’agit d’aider un malade à mourir. Il faut donc s’interdire d’inscrire dans les directives anticipées la possibilité d’avoir recours à l’aide à mourir. Elle ne le sera vraisemblablement pas dans le titre Ier, et j’espère qu’elle ne le sera pas non plus dans le titre II, car un tel geste nécessite le consentement libre et éclairé du patient à chaque étape de la procédure. (Mme Astrid Panosyan-Bouvet applaudit.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 31 12:16:01
Il est vrai, monsieur Le Fur, qu’il est problématique que le Parlement ne reçoive pas l’information prévue par la loi. C’est la raison pour laquelle je ne peux que me réjouir de cet article, car il est important que nous disposions systématiquement d’un rapport à propos de l’application de ce projet de loi. Il est indispensable que le Parlement puisse, chaque année, juger de la réalisation de la stratégie décennale, dans laquelle est inscrite une orientation budgétaire très ambitieuse, dans la lignée de ce qui a été fait depuis 2017 – le budget alloué aux soins palliatifs augmente de 24 %, par exemple. Certes, ce n’est pas suffisant mais c’est un premier pas dans cette stratégie décennale.

J’avais déposé un amendement tendant à ce que le rapport nous soit remis en amont du PLFSS. Il a été jugé irrecevable. Or il est indispensable, lorsque nous débattons du budget de la sécurité sociale, qu’on puisse mesurer les besoins et évaluer les évolutions nécessaires résultant de l’augmentation des maladies chroniques et du vieillissement de la population. J’invite donc le Gouvernement à faire en sorte que ce rapport nous soit remis avant les débats du PLFSS. (M. Gilles Le Gendre applaudit.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 29 19:15:34
La loi de 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs a été une première étape. Au-delà du débat que nous aurons sur cet article 1er bis, – et quels que soient les termes finalement choisis – il me semble indispensable de garantir l’effectivité de ce droit. Nous la devons d’abord à tous les patients dont l’état requiert des soins palliatifs ; il s’agit aussi de faire respecter les dispositions que nous votons dans cet hémicycle.

Nous pouvons débattre de ce qui a été fait ou non depuis 1999, force est en tout cas de constater que la stratégie décennale qui nous a été présentée procède d’un effort inédit. Très importante, sa dimension financière est à la mesure de la situation : vingt et un départements ne sont toujours pas pourvus en USP ; la moitié des patients qui devraient en bénéficier n’ont pas recours aux soins palliatifs.

Le développement de la culture palliative en constitue cependant une seconde dimension indispensable. La recherche et la formation dans ce domaine sont le troisième objectif que fixe cette stratégie. Elles permettront de réaliser un saut qualitatif – à ce sujet, je remercie les membres du Gouvernement, notamment Sylvie Retailleau, pour les engagements qu’ils ont pris, en particulier touchant les maquettes des enseignements et le DES. Vous évoquiez hier, madame la ministre, le manque d’attractivité de cette spécialisation, faute d’un tel diplôme – je souhaite vivement que nous puissions y remédier.

Ces moyens financiers, inédits par leur ampleur, et le développement d’une véritable culture palliative permettront à toutes celles et ceux qui en ont besoin de recourir aux soins palliatifs.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 29 17:00:37
C’est possible : oui, obtenir une avancée majeure pour la protection de la biodiversité de nos océans, c’est possible. J’en veux pour preuve la ratification prochaine de cette convention, grâce à la détermination de notre assemblée et aux textes d’initiative transpartisane adoptés en 2021 et 2023 – j’en profite pour saluer et remercier à nouveau Jimmy Pahun pour tout le travail qu’il a accompli (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe RE) –, mais aussi grâce au Gouvernement, qui a placé la question des océans au cœur de son action diplomatique. En ratifiant cet accord multilatéral, nous nous engageons à poursuivre notre action pour mieux protéger encore les océans ; les outils contraignants qu’il prévoit nous y aideront. Quatre-vingt-dix États doivent ratifier ce traité pour qu’il entre enfin en vigueur : je compte sur vous, monsieur le ministre, pour convaincre les États qui ne l’ont pas encore fait de le ratifier d’ici au sommet de Nice, pour qu’enfin les océans et leur biodiversité puissent être mieux protégés – car les protéger, c’est protéger notre planète ! (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 29 16:20:03
Les océans représentent 70 % de notre planète et constituent des puits de carbone puisqu’ils absorbent, à eux seuls, 30 % du CO2. Leur protection est donc un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique. Mais les océans pâtissent aujourd’hui d’un cadre législatif incomplet du fait de l’absence de règles pour la haute mer. Faute de réglementation internationale, ils sont en effet à la merci des pollutions de toutes sortes, qu’elles soient chimiques, plastiques ou industrielles ; bien commun de l’humanité, la biodiversité marine ne saurait être régie plus longtemps par la loi du plus fort. Il était donc vital que nos institutions internationales se saisissent de la question.

Après presque vingt ans de négociations, l’accord que nous examinons a été adopté à l’unanimité aux Nations unies. Il vise non seulement à réglementer l’ensemble des activités économiques qui ont lieu en haute mer, mais il met fin à la fragmentation du cadre juridique applicable à la haute mer et aux grands fonds marins. Cet accord complète la convention de Montego Bay, la première à poser un cadre juridique qui délimite les espaces maritimes relevant de la souveraineté des États et ceux relevant de la haute mer, en proposant une protection effective de la biodiversité en haute mer et dans les grands fonds marins.

Il se construit autour de trois axes principaux.

Tout d’abord, il fournit les outils juridiques permettant de renforcer la protection des espaces situés en haute mer, notamment par la création des aires marines protégées. Ces outils de gestion zone par zone n’existaient jusqu’à présent que dans le cadre d’accords régionaux ; leur instauration à l’échelle mondiale permet de renforcer la coopération entre les États ainsi que la lutte contre la dégradation de la biodiversité de ces espaces.

De plus, il rend obligatoire les évaluations d’impact environnemental en amont de toute activité humaine en haute mer, et instaure le principe pollueur-payeur.

Enfin, l’accord prévoit la mise en place d’un système d’accès aux ressources marines génétiques. En effet, certaines molécules présentes dans les grands fonds sont utilisées pour la recherche contre le cancer du cerveau ou pour le traitement de la maladie d’Alzheimer et, en raison du caractère exceptionnel que représentent ces ressources pour les découvertes médicales et pharmaceutiques de demain, la régulation de l’accès et de l’exploration de ces espaces sont absolument centrales alors que moins de 20 % des fonds marins ont été explorés. Ce système sera également le cadre d’un partage plus juste et plus équitable des avantages – monétaires ou non – de ces ressources entre les pays à travers le transfert des technologies marines.

Le projet de loi nous donne plusieurs raisons de nous réjouir.

Tout d’abord, il s’agit d’un accord historique, cela a été rappelé, qui marque un tournant pour la protection de la biodiversité et constitue la plus grande avancée pour l’environnement depuis les accords de Paris de 2015.

De plus, il pose des jalons pour continuer d’avancer – car ce sera nécessaire – en faisant reculer les risques de blocage par l’introduction du vote à la majorité qualifiée, une innovation pour les institutions onusiennes s’agissant d’un dispositif juridiquement contraignant.

Et puis, cet accord est le fruit du multilatéralisme, que l’on dit en panne alors que l’on en a jamais eu autant besoin dans un monde interdépendant et soumis à des défis globaux.

Rien n’aurait été possible sans les ONG qui ont montré la voie et que je souhaite particulièrement remercier. (M. le président de la commission des affaires étrangères, M. le rapporteur, M. Frédéric Petit et Mme Laurence Vichnievsky applaudissent.) Rien non plus n’aurait été possible sans le Parlement européen, et je voudrais saluer tout particulièrement Catherine Chabot qui nous a, elle aussi, montré la voie. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem, sur plusieurs bancs du groupe HOR, ainsi que sur les bancs des commissions.) De même, rien n’aurait été possible, monsieur le secrétaire d’État, sans le volontarisme de la France, du Gouvernement et de son administration, et je tenais à vous en remercier ; l’impulsion donnée par la France a permis de créer des coalitions inédites et d’entraîner largement, y compris les États-Unis et la Chine. Rien enfin n’aurait été possible sans la détermination de notre assemblée après le vote de la proposition de résolution de Maina Sage et de Jimmy Pahun en 2021, puis celle de Nicolas Thierry et de Jimmy Pahun en 2023 : cher Jimmy, je tiens à rendre hommage à votre inlassable travail et à votre énergie (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et HOR, ainsi que sur plusieurs bancs du groupe RE), qui ont significativement fait avancer la cause des océans. Et je sais que ce n’est pas terminé parce que, oui, il nous faudra continuer.

Soyons dignes du travail qui a été accompli par notre assemblée et, par notre vote, faisons de la France le premier pays de l’Union européenne à ratifier cet accord. Le groupe Démocrate votera évidemment en faveur du projet de loi de ratification. (Mêmes mouvements. – Applaudissements sur les bancs des commissions.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 27 22:55:52
On parle beaucoup des soins palliatifs. J’en profite pour rappeler que, depuis 2017, nous avons suivi une trajectoire financière intéressante : la dépense publique consacrée à ces soins a augmenté de 24 %. S’ajoutant aux annonces que vous avez faites relativement à la stratégie décennale, cette augmentation représente un effort absolument inédit pour nous emmener jusqu’en 2034.

Comme le soulignent nos échanges de ce soir, nous avons grand besoin de développer non seulement les soins palliatifs, notamment ceux qui sont prodigués dans le secteur médico-social et par les équipes mobiles, mais également la culture palliative, grâce à la formation initiale et continue.

On l’a évoqué : les expressions utilisées ne sont pas exemptes d’ambiguïté. Si la notion de soins palliatifs est internationalement reconnue, nos échanges de ce soir soulèvent une interrogation sur la dimension holistique, ou non, de ces soins. Nous considérons qu’ils présentent cette dimension, puisqu’on parle de soins palliatifs précoces, de soins de confort palliatif, ou encore de soins de support. Les soins palliatifs ne consistent donc pas seulement en des actes médicaux ou techniques, mais incluent tout un accompagnement.

J’en profite pour saluer toutes celles et tous ceux, soignants ou bénévoles, qui, quotidiennement, sont aux côtés des patients, pour assurer les soins palliatifs avec excellence et humanisme, car c’est bien cet humanisme qui les caractérise.

Cet amendement de ma collègue Sabine Thillaye propose donc la suppression du terme d’accompagnement, pour faire suite à tous les débats que nous avons eus et sanctuariser, plutôt qu’invisibiliser, la notion de soins palliatifs.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 14 10:40:59
L’établissement pénitentiaire de la prison de la Santé est situé au cœur de ma circonscription, dans le 14e arrondissement de Paris. À la suite de sa rénovation et de son évolution bâtimentaire, la sécurité des riverains est en jeu : projections par-dessus le mur d’enceinte et parloirs sauvages se multiplient. Malgré la mobilisation de la direction de l’établissement pénitentiaire et du commissariat du 14e arrondissement, les nuisances se poursuivent, et les habitants du quartier en pâtissent.

Le projet d’installation d’un filet, qui aurait permis de réduire drastiquement les projections et les nuisances qui en découlent, était à l’étude. Il a malheureusement été abandonné, je le regrette profondément.

Parallèlement, la surpopulation au sein de la prison de la Santé – son taux d’occupation, qui est proche du taux national, était évalué, hier encore, à 151 % – contraint les moyens d’action et exacerbe les nuisances subies par le voisinage. Si la prison est nécessaire pour punir et protéger nos concitoyens, les conditions d’incarcération doivent être dignes. Le respect de ce principe est une condition de la réinsertion future des détenus et un impératif pour le personnel pénitentiaire. La surpopulation carcérale empêche de donner la priorité au travail, à la formation, à l’hygiène ou encore à l’accès à la culture, qui sont un gage de réinsertion.

La loi du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 prévoit des mesures fortes et inédites, notamment la création de plus de 15 000 places dans les prisons d’ici à 2027 et l’allocation de moyens à la libération sous contrainte et au développement de mesures alternatives à l’incarcération. Je salue ces dispositions que nous avons votées ainsi que l’engagement du Gouvernement de les appliquer. Alors que, dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques, la comparution immédiate est encouragée et que les opérations Place nette entraînent des conséquences, je crains un nombre important d’incarcérations dans les semaines à venir et une aggravation de la surpopulation dans les établissements franciliens, particulièrement à la prison de la Santé.

Quelles sont les mesures envisagées pour diminuer la surpopulation carcérale et ses conséquences sur les détenus, leur réinsertion, les personnels ? Comment améliorer, en zone dense, l’intégration d’une prison au voisinage ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 May 06 22:01:48
La dégradation de la santé mentale chez les plus jeunes est particulièrement inquiétante et touche tout à la fois les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Un lycéen sur dix déclare avoir déjà fait une tentative de suicide. Le phénomène est encore plus marqué chez les jeunes filles puisque 31 % d’entre elles déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois, contre 17 % des garçons. Cette dégradation s’est accentuée depuis la pandémie, comme le montre le doublement de la prévalence des symptômes anxiodépressifs sévères entre 2017 et 2022.

Les mesures prises depuis 2017 ont mis fin à des années de sous-investissement pour la psychiatrie, longtemps restée le parent pauvre de notre système de santé. Les effets de la pandémie sont tels que la prévention, la détection et la prise en charge de la santé mentale des plus jeunes doivent être une priorité de notre système de santé.

Dans ma circonscription, j’ai la chance de disposer de professionnels et d’établissements d’excellence tels que le groupe hospitalier universitaire (GHU) Sainte-Anne ou la Maison de Solenn. Afin que nous construisions ensemble des réponses à la hauteur des enjeux, j’ai organisé il y a dix-huit mois une concertation sur la santé mentale dans le cadre du CNR. Elle a débouché sur plusieurs recommandations : la formation et la sensibilisation de l’ensemble des acteurs en contact avec les jeunes – je pense évidemment aux professionnels de santé, mais également aux pairs, très utiles s’agissant de jeunes adultes – et le recensement et la mise en réseau des dispositifs existants, comme le 3114 ou Mon soutien psy.

Toutes les annonces que vous avez faites étaient attendues des professionnels. Elles vont dans le bon sens en améliorant encore davantage la prise en charge. Au-delà de la nécessaire revalorisation de la rémunération des infirmières scolaires, qui est actée, quelles sont les perspectives quant au recrutement de ces maillons essentiels de la chaîne de détection en santé mentale ? Comment augmenter significativement le nombre de professionnels formés en pédopsychiatrie ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Apr 02 23:01:27
Nous le savons, le réchauffement climatique entraîne la multiplication d’épisodes extrêmes et certaines études scientifiques annoncent un risque de canicule accru cet été à Paris. La température pourrait y être supérieure de 4 degrés à celle observée en 2003.

Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique, à la fois pour les athlètes, bien évidemment, mais également pour les spectateurs, les bénévoles et les forces de l’ordre. D’autres villes olympiques ont déjà été confrontées à ce problème – je pense à Rio de Janeiro ou à Tokyo –, mais Paris étant une ville particulièrement minérale, pourriez-vous nous indiquer quelles sont les mesures spécifiques que vous entendez prendre, au-delà des actions que vous avez menées jusqu’à présent – je pense par exemple à l’information des futurs spectateurs ou à l’installation d’ombrières –, notamment à l’égard des bénévoles et des forces de l’ordre ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Apr 02 22:57:25
Avec 10 500 athlètes olympiques, 4 300 athlètes paralympiques et plus de 40 000 bénévoles mobilisés, les Jeux olympiques et paralympiques de Paris doivent être une fête ! Pour ce faire, la sécurité est un enjeu majeur. Dans le contexte mondial de déstabilisation que nous connaissons, la France porte une voix forte et singulière qui fait d’elle une cible. C’est la raison pour laquelle le niveau de vigilance du plan Vigipirate a été relevé la semaine dernière.

Sur le terrain, des mesures de très grande envergure sont prévues : plus de 45 000 policiers et gendarmes seront mobilisés. Des militaires étrangers viendront soutenir cette mobilisation. Des systèmes de vidéosurveillance intelligente ainsi que des périmètres de sécurité et de circulation seront mis en place. L’État accompagne la forte mobilisation des forces de l’ordre par des primes, le paiement des heures supplémentaires et le remboursement des frais de garde. En clair, la mobilisation des services de l’État est totale. Je tiens à saluer tout particulièrement l’engagement exceptionnel du préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, ainsi que de ses équipes.

D’autres menaces, moins visibles, planent. La France connaît actuellement une vague de cyberattaques, qu’elles viennent de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, dont les écoles ont fait l’amère expérience la semaine dernière. Eu égard à la multiplication des menaces endogènes et exogènes et de leur possible impact durant la période olympique pour les services publics, que pouvez-vous nous dire des dispositifs prévus pour parer ces attaques lors de la période olympique ?

Par ailleurs, M. Darmanin a annoncé 1 million d’enquêtes administratives visant des personnes liées de près ou de loin à l’organisation des Jeux olympiques, dont les volontaires et les agents de sécurité. Dimanche, il indiquait que 800 personnes, dont 15 fichées S, avaient été écartées de l’organisation des Jeux, preuve de la pertinence de la démarche. Qu’en sera-t-il pour les invités à la cérémonie d’ouverture des quais hauts ?
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 26 16:07:57
En 2023, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France de 4,8 %. L’an passé, notre pays a émis moins de CO2 qu’en 2020 pendant la pandémie. Cette réduction concerne l’ensemble des secteurs émetteurs : l’énergie, grâce à l’augmentation de la production issue du nucléaire et des énergies renouvelables, l’industrie, les bâtiments, grâce à la rénovation thermique, et énergétique et même les transports, grâce à l’électrification du parc.

Cette excellente nouvelle pour la lutte contre le dérèglement climatique est bien sûr la traduction des politiques menées en France, le résultat d’effets conjoncturels liés à l’augmentation des coûts de l’énergie, qu’il ne faut pas nier, mais elle est également le fruit du cadre légal européen. C’est le plus ambitieux au monde et il entend faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone en 2050.

Pour y parvenir, l’Union européenne a adopté des mécanismes nécessaires, souvent sous l’impulsion de la France. C’est au niveau européen que nous avons donné un prix au carbone et permis à l’Union de devenir la première zone commerciale au monde à instaurer un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

C’est aussi l’Union qui a consacré des moyens à un amortisseur social de la transition écologique avec le fonds social pour le climat et le fonds de transition juste qui représente une aide de 17 milliards pour nos régions.

Alors que certains déclarent vouloir renoncer à ces mesures, donc à nos engagements climatiques, nous considérons au groupe Démocrate (MODEM et indépendants) qu’il faut une accélération vers une transition juste, notamment au niveau européen : choc d’investissement écologique, élargissement du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

Monsieur le ministre, quelles mesures la France défend-elle pour s’inscrire dans la trajectoire de réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 au niveau européen ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 14 17:21:42
Permettez-moi d’adresser à mon tour mes sincères remerciements à Mme la rapporteure pour la qualité de son travail, la manière dont elle a appréhendé ce sujet ô combien important, et la méthode utilisée. Nous avons eu, sur tous les bancs, un excellent débat, qui nous a permis d’aborder les impacts épouvantables de la déferlante que constitue la mode jetable sur le plan environnemental et social, et la distorsion de concurrence qu’elle entraîne pour notre économie et nos marques.

Je voudrais également remercier le Gouvernement, en particulier le ministre, Christophe Béchu, qui a pris l’engagement de réviser la convention de Bâle, sujet éminemment important notamment pour nos relations Nord-Sud. (M. Cyrille Isaac-Sibille applaudit.) Je souhaite saluer l’engagement pris sur la question sociale : nous ne pouvons pas continuer à fermer les yeux sur la manière dont sont traités celles et ceux qui confectionnent les pièces. Il nous faut impérativement avancer sur ce sujet.

Toutefois, le groupe Démocrate garde un regret : que la question de l’usage du plastique n’ait pas été retenue – sujet sur lequel mes collègues Jimmy Pahun et Philippe Bolo sont très engagés. Nous connaissons tous le rôle du plastique dans la perte de biodiversité et nous aurions aimé pouvoir introduire cette modulation. (M. Antoine Léaument applaudit.) Néanmoins, le groupe Démocrate est extrêmement favorable au texte et le votera. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et HOR et sur quelques bancs du groupe RE.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 14 16:23:31
Reprenant l’idée défendue dans l’article 2 bis, issu de l’adoption d’un amendement en commission, cet amendement de mon collègue Jimmy Pahun tend à viser plus spécifiquement la filière textile, en intégrant un nouveau critère de modulation des contributions financières en fonction de la teneur en fibres synthétiques.

Les vêtements sont une importante source de pollution plastique tout au long de leur cycle de vie, que ce soit en amont, pendant leur utilisation, puisque leur lavage génère des granulés de plastique, ou en aval, avec l’accumulation de tonnes de vêtements, notamment sur les plages des pays qui recueillent nos déchets. Cet amendement est donc très intéressant.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 14 11:19:37
Notre assemblée avait déjà permis des avancées notables dans le cadre des lois Agec et « climat et résilience », mais il nous faut aller plus loin. L’objectif de la proposition de loi est de donner un cadre à la mode jetable. Elle entend aussi responsabiliser les différentes parties prenantes, aussi bien les vendeurs, en régulant des pratiques non conformes aux règles de la concurrence et à notre feuille de route écologique, que les consommateurs, en les mettant face aux conséquences réelles de leurs achats, tout en les encourageant à une consommation locale et durable.

La mode jetable aggrave l’empreinte environnementale du textile. Elle est une très grande consommatrice d’eau. À cause d’elle, des tonnes de vêtements terminent leur vie sur les plages du Ghana. Outre la surproduction qu’elle entraîne par la publication de milliers de nouvelles références chaque jour, cette pratique est aussi l’un des premiers contributeurs à la pollution plastique, donc à la destruction de la biodiversité. C’est pourquoi le groupe Démocrate défendra un amendement visant à expliciter l’application d’un malus sur les produits composés de fibres synthétiques, qui est une réécriture de l’amendement adopté en commission à l’initiative de notre collègue Jimmy Pahun. Cette nouvelle rédaction permet de cibler spécifiquement les textiles et non plus l’ensemble des filières de responsabilité élargie de producteurs, afin de respecter l’ambition du texte dont nous débattons aujourd’hui. Je sais, monsieur le ministre, que des avancées sont déjà prévues en ce sens. Il nous semble nécessaire de renforcer notre ambition sur ce sujet.

Au-delà de la responsabilité environnementale, il faut souligner l’importance de ces propositions pour la préservation de l’activité de nos commerces. Les marques de mode jetable pratiquent des stratégies promotionnelles agressives, proposent des articles à des prix dérisoires, bien souvent plagiés, entraînant des distorsions de concurrence pour les marques traditionnelles, qui ne peuvent rivaliser. Les conditions de fabrication de ces vêtements vendus à 1, 5 ou 10 euros sont les raisons de ces prix cassés. Les lieux de fabrication et le traitement des travailleurs, leurs salaires et leurs conditions de travail doivent être connus des consommateurs. Effondrement du Rana Plaza, sort des Ouïghours, situation au Bangladesh : il est temps d’ouvrir les yeux. Les consommateurs doivent avoir conscience que, derrière le rêve vendu à coup de stratégies marketing outrancières, il y a une triste réalité. C’est pourquoi le groupe Démocrate votera ce texte.

De très nombreux amendements ont été déposés et je me réjouis du débat riche qui s’annonce. Je nous invite collectivement à acter dès aujourd’hui les premières avancées importantes de ce texte afin de lui permettre de poursuivre son chemin parlementaire.

Enfin, s’il est indispensable que la France agisse à son échelle, l’enjeu doit être traité au niveau européen, en faisant avancer la directive sur le devoir de vigilance ainsi que la révision de la directive-cadre sur les déchets, engagée hier par le Parlement européen. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et HOR.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 14 11:19:16
Je veux également remercier M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, Christophe Béchu, pour le soutien qu’il a apporté à cette démarche et pour les annonces de ce matin concernant la révision de la convention de Bâle et le lancement d’une campagne gouvernementale d’information et de sensibilisation.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 14 11:18:59
Elle a ainsi ouvert un débat ô combien salutaire qui, au-delà des avancées législatives que le groupe Démocrate souhaite voir adopter par notre assemblée, contribuera, j’en suis sûre, à la nécessaire sensibilisation de nos concitoyens aux ravages sociaux et environnementaux de la mode jetable.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Mar 14 11:17:50
Les chiffres donnent le vertige. Plus de 100 milliards de vêtements sont produits par an dans le monde, soit 80 % de plus qu’il y a quinze ans. Cela représente quarante-huit pièces par an pour le Français moyen. L’industrie textile émet 4 milliards de tonnes de CO2, soit 8 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. 240 000 tonnes de microparticules de plastique sont relâchées dans les océans à cause du lavage des vêtements, soit l’équivalent de 24 milliards de bouteilles en plastique, avec des conséquences irréversibles pour la biodiversité. Quant aux conditions de travail de celles et ceux qui fabriquent ces pièces, elles sont le plus souvent indignes, bien loin de l’image glamour vendue par les marques.

C’est l’urgence de mettre un terme aux conséquences de la mode jetable qui a fait naître cette proposition de loi. Je veux remercier très sincèrement Mme la rapporteure, autant pour son initiative que pour sa méthode de travail, qui a été saluée par nombre de nos collègues.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Feb 01 12:01:36
C’est l’objet de l’amendement !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Jan 23 19:13:36
Je remercie M. le rapporteur et retire l’amendement.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Jan 23 19:11:04
L’article 9 ter nous donne l’occasion d’évoquer l’habitabilité des logements dans les îlots de chaleur urbains qui existent notamment à Paris. Pendant la canicule de 2003, habiter sous les toits multipliait le risque de mortalité par quatre. Les habitations des derniers étages concentrent en effet 75 % de la chaleur. Il s’agit donc d’un enjeu majeur de santé publique pour les propriétaires et les locataires qui habitent ces derniers étages.

En instituant pour les copropriétaires un droit à faire réaliser des travaux d’isolation, cet article 9 ter répond à ces problématiques. Cet amendement vise à faciliter la réalisation des travaux par les copropriétaires prêts à en supporter le coût dans le cas où ce point ne serait pas inscrit à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale des copropriétaires.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Maud Gatel
2024 Jan 18 09:21:49
Or le décret d’application du 6 mai 2022 s’écarte sensiblement de ce schéma. Il prévoit la présence, au sein du collège des personnalités qualifiées, de deux magistrats de la Cour des comptes, dont son premier président, mais aussi l’élection du président de la commission à l’unanimité, ce qui revient, en pratique, à confier cette présidence au premier président de la Cour des comptes. L’idée du décret, au fond, est d’assimiler la commission d’évaluation aux organismes associés à la Cour des comptes, tels que le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) ou le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), présidés par le premier président de la Cour. L’orientation ainsi donnée tend à conférer à la commission une tonalité essentiellement de contrôle de la régularité de l’emploi de l’argent public – un contrôle évidemment indispensable – alors que le Parlement avait voulu l’investir d’une mission beaucoup plus large d’évaluation de l’impact des projets et des stratégies d’aide publique au développement.

La Cour des comptes ne souhaitant pas se voir adosser une commission dont elle n’aurait pas, à l’inverse des organismes cités plus haut, la supervision, il est apparu nécessaire de lui trouver un rattachement plus approprié. La présente proposition de loi a pour objet de prévoir ce nouveau rattachement et de permettre à la commission de commencer enfin ses travaux.

Pour ce rattachement, la solution du ministère de l’Europe et des affaires étrangères s’est imposée naturellement. Celui-ci est officiellement le chef de file de la politique française en faveur du développement. C’est par ailleurs au ministère de l’Europe et des affaires étrangères qu’est rattaché le secrétariat d’État chargé du développement et c’est bien le ministre de l’Europe et des affaires étrangères qui défend les projets de loi en matière d’aide publique au développement au Parlement, comme l’a fait Jean-Yves Le Drian en 2021. La direction générale de la mondialisation, chargée du développement au sein de ce ministère, a confirmé qu’elle était prête à assumer cette mission.

Le présent texte place donc la commission d’évaluation auprès du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et prévoit, s’agissant de ses modalités de fonctionnement, que son secrétariat soit assuré par la direction générale chargée du développement international. Les déclarations d’intérêts des experts devront être remises au secrétariat général du ministère. La proposition de loi précise par ailleurs de manière plus explicite les missions de la commission et souligne notamment que les évaluations porteront aussi bien sur les projets ex ante que ex post, c’est-à-dire de leur élaboration à leur mise en œuvre.

Composé d’un article unique, le texte n’a pas d’autre objet que ceux que je viens d’énumérer. La commission des affaires étrangères l’a adopté sans modification. Je n’ignore pas les débats, parfaitement légitimes, au sujet de l’APD, mais l’objet de ce texte n’est pas de les trancher : son seul but est de respecter la volonté du législateur exprimée en 2021. Je rappelle, en outre, que cette proposition de loi déposée par Jean-Louis Bourlanges a été cosignée par des représentants de l’ensemble des groupes politiques, ce qui est assez rare pour être souligné.

Au regard de la gravité des défis que doivent désormais relever les pays dits du Sud dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de la sécurité alimentaire, de la stabilité, de l’éducation, du climat et de l’égalité, l’instauration d’une instance d’évaluation de l’aide publique au développement est plus qu’urgente. Cette commission permettra d’informer plus largement sur notre politique publique en matière de solidarité internationale, mal connue, et de contribuer à l’indispensable travail d’évaluation de la représentation nationale. Cet organe constituera en outre un puissant aiguillon pour les acteurs du développement, au premier rang desquels l’Agence française de développement (AFD). Le fait, pour ces acteurs, de savoir que leur travail sera évalué de manière indépendante ne pourra que les inciter à faire preuve de davantage d’exigence.

Dès lors, mes chers collègues, je vous invite à voter ce texte qui permettra l’installation – qui n’a que trop tardé – de cette commission et à faire respecter ainsi la volonté du législateur. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem, RE, LR, SOC et HOR.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
Voir plus
⚙️
🚀