J’aimerais surtout rappeler que le Parlement, en particulier l’Assemblée nationale, œuvre considérablement pour améliorer le quotidien de nos concitoyens ultramarins, sans avoir recours à une commission permanente dédiée. J’en ai fait l’expérience et je continue de la faire. La situation pourrait-elle être améliorée ? De nouveau, il ne revient pas au Gouvernement de se prononcer ni de formuler un avis sur cette question centrale qui relève du fonctionnement des organes de l’Assemblée nationale. Elle a été évoquée en commission, que ce soit par Catherine Couturier, qui s’est montrée favorable à la création d’un groupe de travail pour réfléchir à l’organisation et au rôle des délégations, ou par David Valence et Philippe Gosselin, qui ont suggéré la création d’une commission non permanente, sur le modèle de la commission des affaires européennes. Ce sont des pistes de travail qui nous paraissent cohérentes. Je sais que la représentation nationale est particulièrement concernée, tout comme je le suis, par l’avenir de nos collectivités et par celui des territoires d’outre-mer en particulier. Je sais qu’elle saura avancer en bonne intelligence afin d’améliorer, comme elle l’entend et si elle l’entend, la fabrication et l’évaluation de la loi. Le Gouvernement, pour sa part, ne juge pas qu’il faille modifier la Constitution dans un tel cadre. C’est pourquoi il est défavorable à l’adoption de cette proposition de loi constitutionnelle. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE et Dem.)
Dans le même temps, cette commission regrouperait inévitablement de nombreux élus ultramarins qui, par construction, ne pourraient plus participer aux travaux des autres commissions permanentes et y apporter leur regard et leur compréhension de ces territoires. La question de la composition semble également se poser, de manière générale, pour tous les députés qui y siégeraient et qui se verraient, de fait, privés de la transversalité territoriale et des travaux conduits dans les commissions thématiques. Par-delà cette question, vos discussions ont soulevé le problème de l’articulation de ses travaux avec ceux des autres commissions. Il serait délicat d’instituer une telle commission, puisqu’elle serait par nature concernée par l’ensemble des propositions et des projets de lois. Peut-être considérez-vous qu’elle pourrait être systématiquement saisie pour avis, sur chaque texte ? C’est un risque qui a été soulevé lors de vos travaux en commission par Marie-Agnès Poussier-Winsback. Mesdames et messieurs les députés, il ne revient pas au Gouvernement de prendre position sur le fonctionnement et l’organisation de l’Assemblée nationale. En revanche, ce que nous pouvons observer et ce que je peux affirmer pour avoir longtemps siégé sur ces bancs, c’est que nous parvenons ensemble, parlementaires et membres du Gouvernement, à travailler afin d’améliorer le quotidien de nos concitoyens dans les collectivités et dans les territoires ultramarins en particulier. À cet égard, je veux saluer les travaux conduits par les deux délégations dont il est proposé d’opérer la fusion. La délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation, d’une part, et la délégation aux outre-mer, d’autre part, sont des structures qui répondent au besoin de prendre en considération les territoires dans l’élaboration et le suivi de la loi. Elles sont chargées d’informer, d’évaluer et de mener des réflexions en coordination avec les commissions. Leur champ d’intervention couvre donc toute la compétence du législateur. En d’autres termes, ces délégations ont non seulement pour objet d’anticiper l’impact des normes sur les collectivités et de s’assurer du respect du principe de libre administration, mais aussi de sensibiliser la représentation nationale aux enjeux de ces territoires, qu’ils se situent dans l’Hexagone ou dans les outre-mer. Je pense donc que les buts poursuivis par votre proposition de loi constitutionnelle, monsieur le rapporteur, sont déjà satisfaits par les objectifs que se fixent les délégations.
Elle ne pourrait pas accueillir les vingt-sept députés ultramarins. Compte tenu de la répartition proportionnelle des sièges, monsieur le rapporteur, seuls deux ou trois des dix députés ultramarins que compte le groupe GDR-NUPES, auquel vous appartenez, pourraient en faire partie.
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💬 • Marie Guévenoux, Ministre déléguée chargée des outre-mer • 2024 May 30 23:50:18
Je vous remercie, monsieur le rapporteur, pour cette proposition de loi constitutionnelle qui permet d’ouvrir une discussion importante, voire essentielle : celle de la place de nos collectivités, en particulier les territoires d’outre-mer, dans la construction des politiques publiques. J’ai siégé sur ces bancs en tant que députée pendant plusieurs années et j’y siégeais encore il y a quelques semaines. Je sais donc la qualité des travaux qui y sont conduits, et surtout l’intérêt que porte la représentation nationale à ces sujets. J’ai désormais l’honneur d’occuper les fonctions de ministre chargée des outre-mer et je continue, dans ce cadre, à travailler étroitement avec le Parlement. J’étais hier soir encore dans l’enceinte de ce Palais, auditionnée par les membres de la commission des finances, dans le cadre du Printemps de l’évaluation, au sujet de la lutte contre les sargasses et le chlordécone. Cela fait donc deux raisons, au moins, pour lesquelles je suis particulièrement sensible aux enjeux de votre proposition de loi constitutionnelle, surtout s’agissant de la prise en compte de la spécificité des territoires ultramarins dans l’élaboration des normes qui ont vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire national. Comme vous, monsieur le rapporteur, et nombre des parlementaires ici présents, j’ai la conviction que le réflexe outre-mer est une impérieuse nécessité non seulement pour la construction de la loi, mais aussi pour son application effective et son évaluation. En tant que responsables politiques, nous devons veiller à toujours tenir compte de la grande diversité des outre-mer, de leurs populations et de leurs difficultés, qui diffèrent d’un océan à un autre. Nous savons tous que cela ne va pas de soi. Je sais aussi que le Parlement, que ce soit dans cette assemblée ou au Sénat, est sensible à ces sujets. La délégation aux outre-mer que vous présidez, monsieur le rapporteur, en est une preuve. Est-elle suffisante ? Existe-t-il d’autres axes d’amélioration pour intégrer davantage, très tôt dans la construction de la loi, les préoccupations de nos concitoyens ultramarins ? Je sais que vos débats en commission ont très largement abordé ces questions. Cependant, votre proposition de loi constitutionnelle va plus loin et suggère que le bon cadre pour atteindre ces objectifs, que nous partageons, passe nécessairement par la suppression des deux délégations – celle aux collectivités territoriales et à la décentralisation et celle aux outre-mer – et par la création, grâce à une révision de la Constitution, d’une commission permanente au sein de l’Assemblée nationale. Il est permis de penser, en premier lieu, que la création d’une telle commission permanente aurait un effet contre-productif. Nous souhaitons tous intégrer les spécificités des outre-mer dans la conduite de nos politiques, et non les isoler ni les traiter à part. Le Gouvernement peut actuellement compter sur des commissions permanentes qui couvrent très largement les champs d’intervention du législateur. Cette approche transversale ne semble pas être un obstacle à la prise en compte des spécificités liées aux collectivités territoriales et aux territoires d’outre-mer. Au contraire, j’ai pu observer, en tant que députée puis en tant que ministre, que les élus de ces territoires apportent un éclairage précieux aux travaux en commission, en plus de permettre à leurs collègues élus de l’Hexagone de mieux appréhender ces sujets. C’est ce qui fait la richesse des débats. Je sais également que la question de la composition d’une telle commission permanente a été soulevée lors des travaux de la commission, notamment par Hervé Saulignac et Philippe Gosselin, à travers différents aspects. D’abord, cette commission ne permettrait pas à tous les députés ultramarins, qui sont aujourd’hui membres de droit de la délégation aux outre-mer, de siéger en son sein, puisqu’elle serait nécessairement composée à la proportionnelle des groupes – ce qui lui ferait sans doute perdre un peu de son intérêt.
Je précise au passage que ceux qui mènent ce travail ne sont pas des technocrates – vous pourriez au moins les respecter ! – mais des hauts fonctionnaires qui incarnent la neutralité de l’État. Ils sont chargés d’accompagner le dialogue avec l’État. Dans cet état d’esprit, l’état d’urgence a été levé afin que les discussions puissent reprendre et que le calme revienne. Essayez de ne pas jouer les incendiaires. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Nouméa et la Nouvelle-Calédonie ont déjà assez souffert. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)
Dans le cadre de la visite du Président de la République, l’engagement a été pris que le dialogue puisse reprendre et que l’on ne recoure, dans un tel contexte, à aucun passage en force.
Je veux simplement vous dire que le Gouvernement a envoyé en renfort en Nouvelle-Calédonie, pour assurer la sécurité des habitants et pour rétablir l’ordre, 3 000 agents des forces de l’ordre.
Je tiens à vous dire que, dans les quartiers de Nouméa, de Dumbéa, de Païta ou du Mont-Dore, des Calédoniens de toutes origines et de toutes convictions souffrent de la situation.
Vous n’avez pas eu non plus un mot pour les gendarmes morts au cours des émeutes. Heureusement, vous avez eu un mot pour l’ensemble des personnes qui sont mortes ces derniers jours – et j’en ai un moi aussi. Vous n’avez pas eu non plus un mot pour les forces de l’ordre qui, au péril de leur intégrité physique, s’efforcent de rétablir l’ordre pour les habitants de Nouvelle-Calédonie.
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💬 • Marie Guévenoux, Ministre déléguée chargée des outre-mer • 2024 May 28 17:34:38
Je suis contente qu’il soit deux heures vingt du matin en Nouvelle-Calédonie – que j’ai quittée hier – et que la population n’ait donc pas pu entendre votre question car vous n’avez pas eu un seul mot pour les habitants de Nouméa, de Dumbéa, de Païta ou du Mont-Dore (Protestationssur les bancs du groupe LFI-NUPES) qui vivent dans une situation terrible depuis quinze jours !
…que le gouvernement de la République finance à hauteur de 30 %. (Protestations sur les bancs du groupe GDR-NUPES et sur quelques bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)
Une piste sur des centaines de kilomètres, c’est mieux que pas de route du tout : c’est ce que nous disent les élus locaux. (De très vives protestations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, GDR-NUPES et Écolo-NUPES couvrent la voix de la ministre.) Enfin, le désenclavement d’un tel territoire ne peut se faire sans le transport aérien. La collectivité territoriale de Guyane dispose de la compétence sur les lignes intérieures,…
Depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, 320 millions d’euros ont été consacrés aux transports et aux aménagements routiers guyanais – en particulier 119 millions d’euros à la route de Kourou à Cayenne pour laquelle les maires François Ringuet et Sandra Trochimara se sont particulièrement engagés. Le Président de la République a aussi annoncé l’achèvement de la route de Maripasoula à Papaichton, en demandant au génie militaire l’étude de faisabilité d’une piste.
Le désenclavement de la Guyane est un véritable défi. La Guyane – vous le savez mieux que quiconque – est un territoire grand comme le Portugal et peuplé de 230 000 habitants. Relier les villes entre elles nécessite des liaisons de plusieurs centaines de kilomètres.
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💬 • Marie Guévenoux, Ministre déléguée chargée des outre-mer • 2024 May 28 17:07:06
Vous avez rappelé que le Président de la République s’est rendu deux fois en Guyane, dont une fois très récemment. Plutôt que d’interpeller le Gouvernement de cette façon, vous auriez mieux fait d’être présent lors de la visite du Président de la République (Très vives protestations sur les bancs des groupes LFI-NUPES et GDR-NUPES. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE. – M. le Premier ministre applaudit également), lorsqu’il a réuni les élus locaux pour évoquer la question des investissements dans les infrastructures. Ce n’est pas en pratiquant la politique de la chaise vide que l’on défend son territoire ! (Nouvelles protestations sur les bancs des groupes LFI-NUPES et GDR-NUPES. – Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)
Enfin, vous m’interrogiez sur la situation des lycéens et étudiants présents à Nouméa. Une cellule de veille a été ouverte, leur sécurité est assurée et ils sont ravitaillés. C’est vous dire l’engagement total du Gouvernement pour que les Wallisiens et les Futuniens soient protégés, où qu’ils se trouvent. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)
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💬 • Marie Guévenoux, Ministre déléguée chargée des outre-mer • 2024 May 21 15:50:23
Vous m’interrogez sur les répercussions de la crise calédonienne sur Wallis-et-Futuna et je tiens à vous dire tout d’abord que la situation s’améliore en Nouvelle-Calédonie, bien qu’elle reste précaire. Cette amélioration, nous la devons bien évidemment à la mobilisation des services de l’État et des forces de sécurité intérieure, aux policiers et aux gendarmes. Je tiens d’ailleurs à rendre hommage au gendarme Molinari et à l’adjudant-chef Salou, qui ont perdu la vie dans les émeutes survenues en Nouvelle-Calédonie. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE. – Mme Stéphanie Kochert, M. Éric Ciotti et M. Philippe Vigier applaudissent également.) Je veux également vous dire que le territoire de Wallis-et-Futuna est au cœur des préoccupations du Gouvernement et du Président de la République, comme il est au cœur des vôtres – vous me l’avez encore rappelé la semaine dernière dans les locaux de mon ministère, en présence du président Muli’aka’aka. Du reste, le sort de l’archipel et de ses habitants a été évoqué lors de chaque réunion de la cellule interministérielle de crise et lors de chaque réunion du conseil de défense. Wallis-et-Futuna reste ravitaillé en produits alimentaires, en matériaux et en carburant, depuis les îles Fidji. Ce ravitaillement n’est pas menacé par la situation calédonienne. Les évacuations sanitaires (Evasan) se poursuivent – une a eu lieu la semaine dernière et une autre encore la nuit dernière. Les urgences sont donc bien prises en charge. Les patients wallisiens ou futuniens actuellement présents en Nouvelle-Calédonie sont quant à eux suivis et peuvent accéder – parfois avec difficulté, certes – au Médipôle. Toutes les dialyses programmées ont pu être réalisées. Enfin, les médicaments et des produits de soin manquants ont été recensés par l’autorité de santé de Wallis-et-Futuna : ils seront livrés avant la fin de la semaine à Wallis.
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💬 • Marie Guévenoux, Ministre déléguée chargée des outre-mer • 2024 Apr 30 16:01:04
Je vous remercie de nous permettre d’évoquer la situation que connaissent les planteurs de canne, en particulier ceux de votre territoire, la Guadeloupe. Je me suis déjà rendue deux fois en Guadeloupe et, à cette occasion, j’ai rencontré les planteurs de canne. Le blocage a duré six semaines, au cours desquelles la campagne sucrière n’a pas pu être lancée, menaçant les producteurs de canne d’une année blanche. Depuis vendredi, un accord a été trouvé. C’est un travail collectif, dont je remercie le préfet de région, le président du conseil régional, M. Ary Chalus, et celui du conseil départemental, M. Guy Losbar. Pour faire face au faible taux de sucrosité de la canne, cet accord prévoit le versement aux planteurs de 1 million d’euros par l’État, 500 000 euros par la région et 250 000 par le département, sous forme de contribution exceptionnelle. En outre, l’usinier participera à l’intéressement des planteurs au résultat à hauteur de 500 000 euros, avant fin juin 2024 – nous y veillerons. Au-delà de la situation actuelle, vous m’interrogez sur l’avenir. Je l’ai dit aux planteurs lors de mon dernier déplacement en Guadeloupe, il faut encore mieux structurer la filière qu’elle ne l’est, en améliorant le rendement, en diversifiant les activités agricoles et, surtout, en réfléchissant à une nouvelle formule de calcul du prix de la tonne de canne. Sachez que le Gouvernement s’y engage et veille particulièrement à ce dossier. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)
Vous n’étiez pas là… (Mme la présidente coupe le micro de la ministre, dont le temps de parole est écoulé.)
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💬 • Marie Guévenoux, Ministre déléguée chargée des outre-mer • 2024 Apr 09 16:17:23
Vous évoquez la mort d’Hélène Tarcy-Cétout, à qui je veux rendre hommage, comme l’a fait le Premier ministre tout à l’heure. Une pharmacienne de 34 ans, mère de famille, une femme de cœur, secouriste et pompière volontaire, une femme d’action également, entrepreneuse primée par le Gouvernement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.) Le Gouvernement ne fait pas un coup de com’ en s’engageant à protéger nos concitoyens en Guyane : les opérations Place nette sont lancées sur tout le territoire depuis le début de l’année, y compris en Guyane. Grâce aux dernières opérations menées sur place, 10 000 personnes ont été contrôlées, 86 ont été interpellées et enfin 16 tonnes de marchandises prohibées, ainsi que des avoirs criminels d’une valeur de 3 millions d’euros, ont été saisis. J’ai eu hier au téléphone la maire de Saint-Laurent-du-Maroni, Sophie Charles, qui nous a demandé de lancer une opération Place nette XXL dans sa ville. Nous ferons en sorte qu’elle ait lieu. C’est la moindre des choses. Nous voulons aussi renforcer les contrôles. Nous avons annoncé la création de quatre brigades, dont une à Saint-Laurent-du-Maroni, qui viendra au soutien du dispositif de vidéoprotection. Nous sommes fortement engagés. Votre question était respectueuse dans un premier temps mais très acerbe à la fin. Vous n’étiez pas là pour voter des moyens supplémentaires en faveur de la police et de la justice, monsieur Rimane !
Nous avons créé une antenne de l’Office français antistupéfiants (Ofast) et une antenne du Raid – recherche assistance intervention dissuasion. En matière de renseignement, nous coopérons avec l’île de la Dominique. Cette coopération est essentielle pour sécuriser la zone maritime. Nous avons financé, à hauteur de 13 millions d’euros, l’installation de deux radars qui contribueront également à la sécurité des Guadeloupéens. En outre, trois des deux cents nouvelles brigades annoncées par le Président de la République seront créées en Guadeloupe, où vous savez combien elles sont essentielles pour la sécurité de la population et du territoire. Enfin, avec le ministre de l’intérieur et des outre-mer, nous nous rendrons dans quelques semaines en Guadeloupe, où nous annoncerons des mesures importantes visant à doter les forces de sécurité intérieure de moyens supplémentaires. (M. Didier Parakian applaudit.)
Ensuite, la majorité a voté la loi du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (Lopmi) qui prévoit le recrutement de 8 500 policiers et gendarmes supplémentaires. Enfin, 1 700 policiers et gendarmes sont actuellement mobilisés en Guadeloupe. Il faut rendre hommage à leur travail : ils sont sur tous les fronts, que ce soit le trafic d’armes ou de drogue. Je tiens également à saluer leur engagement dans le cadre des opérations Place nette qui ont déjà permis, depuis le début de l’année, la saisie de 500 kilogrammes de cocaïne et de résine de cannabis. Vous appelez au renforcement des moyens alloués aux forces de l’ordre. Je tiens à vous rassurer : ils ont déjà été renforcés.