Il est vrai que le régime fiscal en vigueur à Wallis-et-Futuna est différent, mais je rappelle que les 500 marins embarqués sur les bateaux immatriculés au registre de Mata’Utu – notamment ceux qui travaillent pour la Compagnie du Ponant – cotisent à l’Établissement national des invalides de la marine (Enim), comme les marins embarqués sur les bateaux immatriculés au RIF. Je pense donc que tous devraient relever du même régime s’agissant de l’impôt sur le revenu. Je maintiens l’amendement.
Il vise à corriger une injustice entre les marins français. En effet, tous les marins embarqués sur des navires immatriculés au registre international français (RIF) sont exonérés d’impôt sur le revenu. En revanche, les quelque 500 marins embarqués sur les bateaux de la Compagnie du Ponant ou sur le, qui sont immatriculés au registre de Mata’Utu – c’est aussi un registre français –, paient l’IR. Je demande que tous les marins soient traités de la même manière et que ces 500 marins ne paient plus d’impôt sur le revenu.
Nous arrivons au bout du chemin législatif de ce texte tant attendu. Ce n’est néanmoins pas la dernière fois que nous nous retrouverons pour évoquer le sort des enseignants du premier degré à Wallis-et-Futuna car nous serons saisis, dans un second temps, du projet de loi de ratification de l’ordonnance – je sais pouvoir compter sur vous, madame la ministre d’État, pour qu’il soit soumis au Parlement aussi vite que possible. Il est nécessaire pour pérenniser la situation des enseignants concernés, qui se battent depuis trop longtemps pour faire valoir leurs droits. Je tiens tout d’abord à vous adresser des remerciements sincères, madame la ministre d’État, et à souligner le respect de l’engagement que vous avez pris ici même, le 28 janvier, lorsque je vous ai interrogée sur vos intentions dans ce dossier. Vous aviez alors déclaré : « Oui, les enseignants et les personnels du premier degré à Wallis-et-Futuna seront bien intégrés dans la fonction publique de l’État. » En ce qui concerne les enseignants, nous y sommes ; pour ce qui est du reste du personnel, les choses sont un peu moins certaines. Le projet de loi vise à autoriser le gouvernement à prendre par voie d’ordonnance les mesures de nature législative permettant d’intégrer dans la fonction publique de l’État les enseignants du premier degré exerçant à Wallis-et-Futuna. Il s’agit de les faire entrer dans le corps des professeurs des écoles, ce qui les mettra sur un pied d’égalité avec l’ensemble des maîtres d’école de France. Nos collègues vous diront les réserves que leur inspire le recours à une ordonnance ; quant aux délais, je déplore les conditions dans lesquelles le Parlement est amené à se prononcer sur cette mesure. La question du statut des maîtres d’école est importante pour le territoire, elle mérite mieux qu’un projet de loi d’habilitation examiné dans l’urgence. Le projet de transfert à l’État du personnel enseignant du premier degré exerçant à Wallis-et-Futuna découle d’un protocole de fin de conflit signé le 20 juillet 2023. Or la convention de concession liant l’État à la mission catholique expire le 5 juin. La complexité du dossier n’explique pas, à elle seule, le retard qui a été pris. Il convient de rappeler qu’une mission d’inspection devait être diligentée pour dresser un état des lieux et formuler des propositions. Ensuite, un travail interministériel a été nécessaire. Ajoutons que l’enchaînement des événements politiques depuis la dissolution du printemps 2024 n’a pas facilité l’émergence d’une décision ministérielle sur ce dossier, en dépit de mon insistance auprès de vos prédécesseurs. J’en viens au fond du sujet. L’enjeu est en réalité d’une grande simplicité : il s’agit d’une mesure d’égalité et de justice. Vous le savez, l’archipel a fait le choix de l’intégration dans la République en 1959, à l’issue d’un référendum au résultat sans appel : 94 % des habitants s’y étaient déclarés favorables. Dans le cadre de la loi du 29 juillet 1961 conférant aux îles Wallis et Futuna le statut de territoire d’outre-mer, qui régit encore aujourd’hui nos relations avec la métropole, il est clairement posé que l’enseignement est une compétence de l’État. Dans les faits, l’enseignement secondaire est effectivement assuré par l’État dans un cadre très proche de celui qui régit, en métropole, l’enseignement secondaire public. Il n’en va pas de même de l’enseignement primaire, ce qui s’explique avant tout par l’histoire. Depuis l’arrivée dans l’archipel des pères maristes, en 1837, les écoles se sont développées sous l’impulsion de l’Église : ce sont les missionnaires, souvent aidés par les parents d’élèves, qui ont construit les écoles sur des terrains donnés à la mission catholique par les autorités coutumières. Pour l’enseignement primaire, la loi de 1961 n’a rien changé au monopole de la mission catholique, et un système de concession a été instauré à partir de 1969. L’État va assumer à Wallis-et-Futuna la totalité de ses prérogatives. Pour l’instant, une convention, renouvelée et mise à jour tous les cinq ans environ, règle les modalités selon lesquelles cette compétence de l’État est exercée par la mission catholique. Je vois plusieurs raisons au fait que ce système ait perduré jusqu’à maintenant. Premièrement, c’était une manière pour la République de marquer son respect de la culture et des coutumes wallisiennes et futuniennes, conformément à l’article 3 de la loi de 1961, qui dispose : « La République garantit aux populations du territoire des îles Wallis et Futuna le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes en tant qu’elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit. » Or la population de l’archipel reste, aujourd’hui encore, très attachée à la religion catholique. Deuxièmement, l’État avait trouvé là un moyen de préserver un équilibre entre les trois pouvoirs locaux : les institutions de l’État, les autorités coutumières et l’Église, dont l’influence était et reste considérable dans la population. Troisièmement, accepter la situation était une solution de facilité pour l’État, qui se reposait ainsi sur un tiers pour exercer une de ses compétences. L’enseignement primaire à Wallis-et-Futuna est donc exercé par un établissement scolaire unique, émanation de la mission catholique, dénommé direction de l’enseignement catholique, la DEC. Sur le plan juridique, c’est elle qui emploie les enseignants et les autres catégories de personnel et qui gère au quotidien les établissements scolaires. Elle opère le pilotage du système sous le contrôle du vice-rectorat de Wallis-et-Futuna, lequel est directement rattaché au préfet, administrateur supérieur du territoire, en vertu de l’organisation des pouvoirs publics dans l’archipel. En pratique, la situation est moins claire, car c’est le vice-rectorat qui recrute les élèves instituteurs dans le cadre d’un concours qu’il organise, avant de les envoyer à Nouméa où ils suivent leur formation. C’est lui qui les rémunère directement, qui gère leur avancement d’échelon et de classe, qui leur notifie leur admission à la retraite. La situation devait donc évoluer. Au fil des années, les conflits entre les enseignants et la DEC se sont multipliés, le plus souvent autour de revendications sociales et salariales ayant en réalité une cause unique : la différence de traitement entre les instituteurs locaux et les agents de l’État. L’intégration des maîtres d’école de Wallis-et-Futuna, dont nous sommes appelés à valider le principe, est une mesure d’égalité et de justice. Cette mesure fait consensus : elle est approuvée par une grande majorité des enseignants, par l’État et par les élus locaux. Sans surprise, je vous inviterai donc moi aussi à approuver ce transfert. Afin de s’assurer que le personnel enseignant conserve tous ses acquis, un droit d’option leur sera ouvert en ce qui concerne leur régime de retraite. Dans la mesure où celui de l’archipel apparaît mieux-disant par rapport à celui de la fonction publique d’État, il semble normal que les enseignants ayant déjà effectué une grande partie de leur carrière dans le cadre de ce système puissent s’y maintenir. Toutefois, deux aspects du projet du gouvernement avaient suscité une profonde insatisfaction. Le premier concernait la situation d’une poignée d’enseignants qui risquaient d’être exclus du champ de l’ordonnance en raison d’un niveau de diplôme insuffisant. Parce qu’il s’agit ici d’une mesure de justice, voire de réparation, il n’était pas envisageable de laisser certains maîtres d’école de côté. Avec Évelyne Corbière Naminzo, rapporteure du projet de loi au Sénat, nous avons fait en sorte que le texte n’exclue aucun enseignant. La seconde source d’insatisfaction réside dans la situation du personnel non enseignant. Je le dis clairement : je regrette que le gouvernement ait décidé de faire deux poids, deux mesures, en écartant du champ de l’habilitation le personnel administratif, technique et les agents d’entretien des écoles, actuellement employés par la DEC et rémunérés par l’État. Votre analyse juridique vous a conduite, madame la ministre d’État, à considérer que le transfert de ces agents ne nécessitait pas une mesure législative. L’engagement qui a été pris consiste à les employer tous, dans un premier temps, comme contractuels de droit local, selon le régime défini par l’arrêté no 76 du 23 septembre 1976 portant statut des agents permanents de l’administration du territoire de Wallis-et-Futuna, puis à les intégrer de manière échelonnée dans la fonction publique d’État par des concours réservés. C’est là un moindre mal. Madame la ministre d’État, pouvez-vous réaffirmer l’engagement selon lequel vous êtes prête à intégrer l’ensemble de ces agents ? J’en profite pour vous inviter, ainsi que le premier ministre, à prendre les mesures nécessaires pour en finir avec le régime de l’arrêté no 76 : s’il peut être conservé à la rigueur pour la centaine d’agents qu’il concerne encore à Wallis-et-Futuna, il doit disparaître au bénéfice d’un régime de droit commun pour les contractuels de la fonction publique. Avant de conclure, je tiens à rappeler que le transfert à l’État du personnel enseignant ne saurait être une fin en soi. L’enjeu principal est la réussite des élèves. Les résultats des écoliers wallisiens et futuniens sont sensiblement inférieurs à ceux de la métropole et d’autres territoires comme la Nouvelle-Calédonie. Cela ne saurait perdurer. Enfin, je vous adresserai quelques questions, madame la ministre. Quand la version définitive du projet d’ordonnance sera-t-elle prête ? Quand sera-t-il transmis à l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna ? Enfin, pourrez-vous nous communiquer dès que possible les projets de décret ? Chers collègues, compte tenu non seulement de l’importance de l’enjeu que représente pour Wallis et Futuna le transfert à l’État des maîtres d’école mais aussi des délais extrêmement contraints, je vous invite à adopter le projet de loi dans la rédaction actuelle.
Le statut de Wallis-et-Futuna de 1961 dispose que l’enseignement demeure de la compétence de l’État. Or cette compétence, s’agissant de l’enseignement primaire, a été confiée depuis 1962 à la mission catholique. Cette singularité a donné lieu à plusieurs revendications, jusqu’au dernier mouvement de grève des enseignants, qui a duré deux mois en 2023. À la suite de ce mouvement, un protocole d’accord a été signé entre le ministre de l’éducation nationale, le territoire, la mission catholique et les syndicats, avec le soutien des parents d’élèves. Madame la ministre de l’éducation nationale, confirmez-vous que l’État honorera enfin son engagement relatif à l’intégration du personnel enseignant dans la fonction publique de l’État, plus précisément dans le corps des professeurs des écoles, à l’intégration de l’ensemble des personnels administratifs, techniques, ouvriers, sociaux et de santé (Atoss), ainsi que de l’ensemble des surveillants des internats de Wallis-et-Futuna, dans la fonction publique de l’État, et à la poursuite de l’entretien des bâtiments de l’enseignement primaire ? La date butoir approche, madame la ministre. Je me tiens à votre disposition.
Les îles Wallis et Futuna connaissent déjà, en temps normal, d’importantes difficultés d’approvisionnement : le transport de passagers et le fret, qu’ils soient aériens ou maritimes, sont irréguliers. Depuis une semaine, la situation en Nouvelle-Calédonie coupe encore plus les habitants de Wallis-et-Futuna du reste du monde et singulièrement de la métropole. Ils s’étaient préparés à cet isolement et avaient, par précaution, constitué des stocks d’une dizaine de jours, mais ceux-ci seront bientôt épuisés. En tout premier lieu, c’est la situation des malades et des évacués sanitaires qui est préoccupante. Alors que la situation du Médipôle de Nouméa inquiète et que les transports sont incertains, que pouvons-nous faire de nos malades ? Que pouvons-nous faire de nos dialysés ? Le sort de Wallis-et-Futuna ne saurait être définitivement hypothéqué par la situation que connaît la Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui, nombre de passagers sont bloqués par l’absence de liaisons aériennes, depuis ou vers Wallis ; les rayons de nos commerces sont vides. Pouvez-vous nous présenter les moyens que le Gouvernement engagera pour venir en aide aux résidents de Wallis-et-Futuna ? Plus encore, le sort des évacués sanitaires vers Nouméa, de leurs accompagnateurs et des étudiants est très préoccupant, car le plus souvent, ils sont isolés et se terrent. Madame la ministre, que faites-vous pour les Wallisiens et les Futuniens, victimes collatérales du conflit qui a éclaté en Nouvelle-Calédonie ?
Ma question, adressée à M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer, porte sur l’enclavement des habitants de Wallis-et-Futuna, victimes – particulièrement ceux de Futuna – de problèmes majeurs de communication. Alors même que l’avion constitue notre seul moyen de transport, les liaisons sont aléatoires, irrégulières, difficilement prévisibles ; des réquisitions peuvent intervenir à tout moment. Que l’on soit malade, étudiant, professionnel, agent de l’administration, les déplacements se révèlent périlleux : les députés qui s’aventurent jusque chez nous le constatent invariablement. Pour espérer une place, il faut réserver deux mois à l’avance. Tant entre nos îles qu’entre Wallis-et-Futuna et l’extérieur, les capacités de fret sont dérisoires : comment les commerçants peuvent-ils importer, les producteurs exporter ? Pourquoi notre territoire n’est-il pas desservi par des avions-cargos ? Dans quelques jours, le prestataire de la desserte entre les îles va changer : l’appel d’offres n’a reçu qu’une réponse, tant l’état des aéronefs laisse à désirer. L’inquiétude est générale au sujet de ce service indispensable. Que prévoyez-vous pour garantir aux habitants de Futuna qu’ils ne seront pas une nouvelle fois isolés ? Il en va de même des moyens maritimes. Toute une réflexion devrait être conduite au sujet du désenclavement de Wallis-et-Futuna ; nous avons besoin de services adaptés. S’agissant des secours terrestres et maritimes, la situation n’est pas meilleure : nous avons dernièrement déploré la disparition de deux pêcheurs, faute de moyens d’intervention. En outre, la surveillance des eaux nationales nécessite plus que jamais un outil de proximité. Le Gouvernement est-il prêt à instaurer la politique de désenclavement aérien et maritime nécessaire à la survie de ce territoire, à en étudier les moyens, par exemple une liaison maritime pour le transport de passagers et de marchandises, ou encore un hélicoptère, à l’instar de ce qui se pratique en Polynésie ou dans les îles Féroé et de ce que suggèrent de récentes études parlementaires ?
Le deuxième aspect dont il convient de se saisir est celui du contrôle des prix et l’application de sanctions effectives. La chambre territoriale des comptes (CTC) a mis en place à Wallis-et-Futuna l’observatoire des prix, des marges et des revenus – OPMR –, présidé par un magistrat. Le contrôle des prix a été instauré en 1974 sur cinquante-deux produits, mais allégé en 1994. L’activité de cet observatoire a été ralentie ces trois dernières années par la crise sanitaire. Il convient de la développer plus largement. Mais surtout, l’adhésion des commerçants à cet observatoire est facultative. Il ressort de ses travaux que les prix intègrent largement des marges très élevées de l’ordre de 100 %. La CTC indique que les prix sont établis après les taxations dues au territoire. Elle escompte une relance prochaine de l’observatoire. Il y a un instant, j’ai dit que le fossé entre Wallis et Futuna se creusait. Mais chez nous, le fossé le plus important est celui qui sépare les salariés des non-salariés. L’inégalité économique est une réalité qui implique une surveillance des prix. Notre taux de pauvreté s’élève à 25,2 %. Ces personnes ne peuvent supporter la hausse des prix des produits de consommation. C’est la raison pour laquelle j’ai tant insisté sur la nécessité de revaloriser le pacte social en augmentant son financement à hauteur de 5 millions d’euros. La hausse de 2,5 millions que vous nous avez accordée dans le dernier budget est la bienvenue mais il nous faut encore travailler sur cette question dans les prochains mois. Il est donc urgent que l’observatoire des prix puisse exercer pleinement son rôle, comme le souhaite la CTC, en prévoyant l’adhésion systématique des commerçants et des mesures coercitives pour les récalcitrants.
À Wallis-et-Futuna, comme dans l’ensemble des outre-mer, notre vie est affectée par ce qu’il est convenu d’appeler la vie chère. Je remercie mes collègues du groupe LIOT qui ont demandé que cette question soit débattue ce soir. Dans un premier temps, je vous interroge sur le coût du fret, notamment du fret inter-îles, qui concerne spécifiquement Futuna. Les prix à la consommation augmentent. La hausse des prix sur six mois est estimée à 5 %. Le consortium maritime indique que les prix de l’énergie en sont la cause. En 2022, le territoire a déposé quatre demandes d’aide au fret pour 47 000 euros. Concrètement, il n’y a qu’un bateau qui nous approvisionne une fois par mois. Pour les entreprises locales d’importation, qui sont essentiellement trois, cela constitue déjà une difficulté. Leur marché est restreint et elles disposent de peu de libertés individuelles pour agir. Le ministre délégué chargé des comptes publics s’en est déjà ému. Depuis un an, début de la guerre en Ukraine, nous voyons les prix du fret augmenter de 30 % à 50 %, alors que le bateau fait son plein aux îles Fidji où le carburant est 30 % moins cher qu’à Wallis. Il en est de même pour le fret aérien qui, de plus, pâtit des règles qui donnent la priorité aux personnes. Ainsi, les marchandises peuvent attendre dans les docks d’Aircalin tandis que leur prix continue d’augmenter. À Futuna, il n’existe pas de fret aérien. Il convient aussi de travailler sur la continuité territoriale entre la Nouvelle-Calédonie et Wallis, et entre Wallis et Futuna, car les billets sont en hausse de 25 %. Nos questeurs en savent quelque chose. Les conteneurs ne peuvent être débarqués à Futuna que partiellement remplis, ce qui affecte directement le prix des marchandises. Chaque année, en moyenne 820 conteneurs approvisionnent Futuna, représentant 2,5 millions d’euros. Le fossé entre Wallis et Futuna ne cesse de se creuser. Notre territoire n’est pas un territoire de transformation. Sa taille et son éloignement font que le fret est un fret de consommation. Il faut allouer une aide au fret de consommation s’appliquant au fret inter-îles. On estime que le transport d’un conteneur partant du Havre vers Nouméa coûte 3 000 euros, le voyage de ce même conteneur de Nouméa vers Wallis revient également à 3 000 euros, et le transport de Wallis à Futuna s’élève à 2 000 euros. Ces trois montants résument tout le problème. Quelles mesures le Gouvernement propose-t-il pour le régler ?
Monsieur le ministre délégué, je vous remercie pour votre soutien. C’est vrai que j’avais d’abord demandé 5 millions d’euros. On me propose la moitié. Je suis preneur. Vous avez raison, monsieur le ministre délégué, de dire que c’est devenu mon combat. Il ne date pas d’hier : je le mène depuis déjà vingt ans. Je me souviens de votre réaction quand je vous ai dit qu’à Wallis-et-Futuna, le minimum vieillesse était de 120 euros et de 150 pour les personnes handicapées. Ces chiffres, je ne les ai pas inventés. Je remercie le président de la collectivité, qui a fait le déplacement pour les confirmer. Les Français de Wallis-et-Futuna n’arrivent pas à vivre avec 120 euros ou 150 euros. Merci beaucoup. Nous venons de gagner une bataille, mais le combat n’est pas fini. Je demande à tous les collègues présents de voter l’amendement.