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Hendrik Davi
2026 Jul 08 23:04:38
C’est à chaque fois la même logique. Quand la justice manque de moyens, vous ne lui en donnez pas davantage ; vous réduisez les droits. C’est ça, votre obsession : réduire nos droits. Les libertés fondamentales deviennent des variables d’ajustement de vos insuffisances budgétaires. Pour nous, c’est un choix politique inacceptable. Nous voulons une justice plus rapide, mais nous refusons qu’elle devienne une justice moins exigeante. Nous voulons une justice qui protège les victimes, qui respecte les droits de la défense et qui donne enfin à tous les professionnels les moyens de remplir les missions que la République leur confie.

Je le redis de manière solennelle : affaiblir la justice et le droit des justiciables quand l’extrême droite est aux portes du pouvoir est criminel. Parce que cette réforme continue de répondre à la pénurie par l’affaiblissement des garanties plutôt que par un investissement massif dans notre justice, le groupe Écologiste et social votera contre ce texte.
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Hendrik Davi
2026 Jul 08 23:02:09
Depuis des mois, tous les professionnels de la justice – sauf le Conseil d’État – vous répètent la même chose. Tous ! La justice française ne souffre pas d’un excès de garantie, mais d’un manque chronique de magistrats, de greffiers, d’enquêteurs, d’éducateurs, de travailleurs sociaux, de salles d’audience et de moyens matériels. Elle manque donc de moyens. Et, je l’ai dit tout à l’heure, elle est aussi victime de votre surenchère pénale, qui vise aussi, depuis cet après-midi, les organisateurs de rave-parties – vous n’avez rien trouvé de mieux.

Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, a récemment alerté sur France Bleu : « En 2026, on va dans le mur. » Il a évoqué l’engorgement des cours d’assises, avec 400 procédures criminelles en attente à Aix-en-Provence, ainsi que le risque de libérations anticipées faute de moyens suffisants pour juger dans les délais. Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille, expliquait lors d’une audition : « Les effectifs sont débordés, d’où des tensions sur l’ensemble de la chaîne pénale, affectant à la fois les juges d’instruction, les juges d’enfants, les juges de l’application des peines, les juges des libertés et de la détention, et les juges correctionnels. »

Je prendrai un autre exemple, celui du tribunal judiciaire de Paris, dont ma collègue Léa Balage El Mariky aurait aimé pouvoir vous parler ce soir. Il s’agit de la plus grande juridiction de l’Union européenne. Pourtant, rapportée à son activité, elle dispose de trois fois moins de moyens que les juridictions comparables. Pour fonctionner à un niveau équivalent, il faudrait augmenter ses effectifs de près de 200 %.

Aujourd’hui, la justice ne tient que grâce à un système permanent de vases communicants : on retire des magistrats aux contentieux civils ou aux commerciaux pour faire face à l’urgence pénale, créant ailleurs de nouveaux retards et de nouvelles difficultés. La situation des greffes est tout aussi préoccupante : il manque près de 20 % des effectifs. Voilà la réalité quotidienne de notre justice.

À cela s’ajoute un autre angle mort de votre réforme, le secteur sociojudiciaire associatif. Depuis plus de quarante ans, ces associations accompagnent les auteurs d’infractions, préparent leur réinsertion, préviennent la récidive et protègent donc durablement les victimes. Pourtant, leurs financements stagnent. Certaines prestations ne sont plus revalorisées depuis plus de vingt ans et les moyens consacrés à l’accompagnement post-sententiel restent insuffisants.

Là encore, vous demandez toujours davantage aux acteurs de terrain sans leur donner les moyens d’agir. Pendant ce temps, que reste-t-il dans ce texte ? La possibilité de restreindre davantage les garanties procédurales, l’extension du recours au fichage génétique, le retour du sas de détention provisoire pourtant vivement contesté, l’extension des cours criminelles départementales aux crimes commis en récidive, alors même qu’il s’agit des dossiers les plus complexes, qui justifient pleinement l’intervention d’une cour d’assises.
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Hendrik Davi
2026 Jul 08 23:00:26
La justice va mal. Elle manque de moyens. Entre 2019 et 2024, le nombre de dossiers criminels en attente de jugement a doublé. En 2026, plus de 6 000 affaires sont en attente d’être jugées et les délais d’audiencement sont en moyenne de six ans. Le drame de Lyhanna a encore montré où conduisait ce manque de moyens. Mais vous, votre solution, c’est d’adapter la justice au manque de moyens, plutôt que de lui donner les moyens pour fonctionner.

Entrons dans le détail. À l’issue de cette commission mixte paritaire, le plaider-coupable criminel, mesure que vous présentiez, il y a quelques semaines encore, comme le cœur de votre réforme, a disparu. On peut s’en féliciter car toutes les associations la dénonçaient. Cette procédure accélérée devait se tenir en une demi-journée, sans experts ni témoins. Elle risquait de provoquer, notamment de la part des personnes incarcérées, des aveux d’opportunité dans le but unique d’obtenir une libération, avec un danger évident d’erreur judiciaire et de minimisation des faits.

Vous avez renoncé à votre principale mesure d’affichage politique, mais vous avez conservé l’essentiel de votre logique, qui est profondément dangereuse. Votre loi affaiblit les droits des justiciables et réduit les garanties procédurales. Le Conseil national des barreaux dénonce « une accumulation de dispositifs qui restreignent l’accès au juge, et affaiblissent le contrôle juridictionnel ». Il alerte aussi sur la création d’un « "sas de détention" permettant le maintien temporaire en détention provisoire malgré l’expiration du mandat ou une irrégularité procédurale ». Ce dispositif est d’une extrême gravité. Il neutralise les garanties attachées au contrôle de la détention provisoire et porte une atteinte directe au principe selon lequel la liberté doit demeurer la règle et la détention l’exemption.
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Hendrik Davi
2026 Jul 08 22:09:33
Le groupe Écologiste et social votera évidemment la motion de rejet préalable sur le texte relatif à la justice criminelle. Pourquoi ? Certes, la justice va mal – nous sommes tous et toutes d’accord là-dessus. Le nombre de dossiers criminels en attente de jugement a été multiplié par deux. Effectivement, c’est une souffrance : pour les victimes, et pour les condamnés – notamment pour ceux qui ne sont pas coupables. Nous sommes d’accord, la justice va mal et la justice est malade ; mais elle est malade parce qu’elle manque de moyens – elle manque de greffiers et de magistrats ; elle est malade parce que vous faites de la surenchère pénale. Tout le texte précédent en est l’illustration : vous augmentez le nombre de peines, donc vous engorgez la justice. Au lieu d’octroyer des moyens, vous adaptez la justice et vous réduisez les droits des justiciables.

S’attaquer à la justice, baisser les droits des justiciables, c’est s’attaquer à l’État de droit, et s’attaquer à l’État de droit quand l’extrême droite est aux portes du pouvoir, ça, c’est criminel !
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Hendrik Davi
2026 May 29 13:15:20
L’alcool !
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Hendrik Davi
2026 May 29 13:09:11
Nous ne conspuons pas l’élevage, nous apportons des éléments scientifiques. En matière de réchauffement climatique, 12 % des émissions de gaz à effet de serre en France sont causées par l’élevage. C’est une bonne raison de réduire la consommation de viande.

Du point de vue de la santé, une consommation excessive de viande, plusieurs fois par jour, augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer colorectal et de diabète de type 2. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les publications de l’Inrae, de l’Académie nationale de médecine, de Santé publique France et de votre propre ministère. D’ailleurs, je comprends mieux pourquoi le gouvernement s’acharne à démanteler Santé publique France quand la ministre installée au banc du gouvernement profère des mensonges et ignore les risques cardiovasculaires liés à la consommation de viande !
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Hendrik Davi
2026 May 29 11:51:46
Il faut moins consommer de viande. C’est meilleur pour votre santé aussi.
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Hendrik Davi
2026 May 29 11:51:18
Les amendements nos 114 et 115 permettent de modifier les comportements alimentaires, notamment pour les enfants. Ils visent simplement à permettre à ceux qui sont végétariens ou qui, pour un repas, ne veulent pas consommer de viande, de se voir proposer un menu qui leur convienne. C’est respecter le choix des enfants, car de nombreux enfants sont à présent végétariens. Enfin, c’est bon pour la santé !
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Hendrik Davi
2026 May 29 11:50:58
Je répète qu’il est très important que nous réduisions globalement notre consommation de viande. L’agriculture représente 20 % des émissions françaises de gaz à effet de serre ; au sein de cette part, 60 % des émissions sont dues à l’élevage. Nous devons faire preuve de volonté et réduire la consommation de viande.
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Hendrik Davi
2026 May 29 11:44:03
Ces amendements sont très importants. Si nous voulons transformer profondément notre agriculture, nous avons besoin de la restauration collective sous toutes ses formes. Ce levier a été insuffisamment utilisé.

Nous voulons tous défendre notre agriculture et la souveraineté agricole. Or l’agriculture a besoin de débouchés. Pour lui en assurer, nous disposons d’un levier, la restauration collective. Certes, l’adapter aux nouvelles exigences ne sera pas toujours simple, mais il faut les accompagner les territoires et se donner les moyens d’une telle politique. Si la volonté politique manque, à la fin, il n’y aura plus d’agriculteurs et tous les produits agricoles viendront du Brésil, ce qui serait une catastrophe à la fois pour la forêt amazonienne dont a parlé mon collègue Aymeric Caron et, sur le plan sanitaire, pour nos enfants. Il faut que vous en ayez conscience : il faut une volonté politique.
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Hendrik Davi
2026 May 29 10:53:39
L’important, c’est de rappeler qu’on veut du bio et du local.
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Hendrik Davi
2026 May 29 10:52:38
Le changement climatique étant mondial, il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre, donc les transports de marchandises et les intrants, à l’échelle mondiale. La crise de la biodiversité est mondiale ; il faut donc réduire l’usage des pesticides à l’échelle mondiale. C’est la raison pour laquelle je voterai pour l’amendement de Manon Meunier. En effet, il faut une production locale qui soit la plus décarbonée possible, avec le moins d’intrants possible. En revanche, je ne voterai ni pour l’amendement de Mme Trouvé, ni pour celui de M. Weber, car je ne suis pas pour mettre en avant la production française. Je préfère que les cantines de Perpignan soient approvisionnées par des produits issus de l’agriculture bio en provenance d’Espagne plutôt que par des produits français non bio qui viennent du nord de la France.
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Hendrik Davi
2026 May 28 23:32:38
Je serai bref, afin que nous puissions engager l’examen du texte suivant.

Nous demeurons opposés à la pérennisation du contrat de professionnalisation expérimental. Je rappelle notre raisonnement sur ce sujet d’importance.

D’abord, ce dispositif est dangereux, parce que les apprentis se retrouveront dans des situations professionnelles où ils seront insuffisamment qualifiés – ce qui peut mettre en péril leur santé et provoquer des accidents du travail.

Surtout, vous niez la cohérence des blocs de compétences des certifications et, ce faisant, fragilisez l’ensemble du dispositif de certification.

En outre, vous précarisez davantage encore les salariés vis-à-vis de leur employeur. Finalement, cette mesure se traduit par des baisses de salaire. Concrètement, vous demandez à des jeunes de commencer non pas au smic mais avec 800 euros par mois – comment trouver un logement avec une telle rémunération ? Vous provoquez une ubérisation aggravée du travail et renforcez le précariat.

Si vous voulez éradiquer le chômage, vous devez travailler à deux choses : d’une part, faire le pari de la qualification et des moyens pour la formation professionnelle publique ; d’autre part, faire le pari de la planification. Je vous l’ai dit en évoquant le cas de l’usine de Tarascon : de nombreuses activités sont mises en danger parce que les actionnaires refusent de continuer à les financer. Il faut que l’État prenne ses responsabilités et favorise les activités utiles à notre pays.
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Hendrik Davi
2026 May 28 23:18:51
Nous soutiendrons cet amendement, bien qu’il n’aille pas assez loin – c’est un amendement de repli.

Ce qu’a dit M. Boyard est tout à fait juste : c’est aux entreprises qui ont besoin d’un salarié pour exécuter une série de tâches précises de prendre en charge le coût de la formation aux compétences spécifiques qu’elles requièrent. Or votre dispositif, en rémunérant les apprentis 50 % de moins, fait payer le coût de la formation aux apprentis eux-mêmes. C’est cela que l’on tente de vous expliquer. Normalement, la totalité du coût devrait être prise en charge par l’entreprise.

Je rappelle au passage que, pour ce qui concerne l’ensemble de l’apprentissage, c’est essentiellement l’État qui finance les formations. Cela lui coûte très cher : France compétences est dotée de 20 milliards d’euros, soit au moins l’équivalent du budget du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. La Cour des comptes souligne d’ailleurs que les dispositifs de soutien à l’apprentissage, pour utiles qu’ils soient, ne sont pas économiquement soutenables. Tel est le coût de la formation professionnelle dans votre modèle. En revanche, cela a été indiqué, vous avez abandonné le service public de formation professionnelle.
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Hendrik Davi
2026 May 28 23:10:46
Vous ne devez pas fréquenter les jeunes que nous connaissons.
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Hendrik Davi
2026 May 28 23:09:50
Monsieur le rapporteur, les amendements ne sont pas satisfaits : nous voulons que tous les contrats de professionnalisation aient une durée indéterminée, et non la moitié seulement.

Monsieur Le Gac, la plupart des jeunes veulent un CDI. En effet, il est plus simple de se loger quand on a un CDI : essayez, sans CDI et sans parents députés, de trouver un logement à Paris !

Les jeunes veulent des CDI ! Avoir un CDI, c’est-à-dire l’assurance d’avoir un emploi pendant une durée indéterminée, et rester toute sa vie dans la même entreprise, ce sont deux choses très différentes. Vous pouvez parfaitement obtenir un CDI et, si vous êtes qualifié, avoir la possibilité d’exercer votre liberté de vendre votre qualification à un autre employeur, et changer ainsi d’emploi.

Vous infligez aux jeunes salariés une double peine : vous les mettez en CDD et vous ne leur fournissez pas une qualification qui leur permettrait de changer de métier et d’employeur. C’est extraordinaire !

Sincèrement, je pense que nous ne vivons pas dans le même monde.
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Hendrik Davi
2026 May 28 23:04:47
Il faut croire que les scrutins publics ont des vertus !

L’amendement no 5 vise simplement à faire en sorte que les contrats de professionnalisation expérimentaux ne soient conclus qu’à la condition qu’ils débouchent sur un CDI.

Monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, vous déclarez que le dispositif marche et qu’il faut être pragmatique. Évidemment qu’il marche ! Vous dites à des employeurs qu’ils peuvent embaucher des gens en les payant 45 % de moins que ce qu’ils auraient dû leur verser : il y en a bien quelques-uns pour saisir l’aubaine !

Vous brandissez des statistiques qui montrent que des personnes ont été recrutées, mais cela ne prouve rien : ces personnes auraient sûrement été embauchées sans le contrat de professionnalisation expérimental, et elles auraient été mieux payées ! Il existe un effet d’aubaine : voilà ce que nous vous expliquons depuis tout à l’heure.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:50:52
Cet amendement de repli, issu d’une proposition de La France insoumise, vise à s’assurer que le contrat de professionnalisation concerne au moins la moitié des compétences des certificats professionnels. L’avènement de ce type de contrat traduit le basculement croissant d’une logique de qualification, qui permet d’énoncer des qualités, un savoir-faire et sert de levier dans la valorisation du travail, à une logique de compétence. Par cet amendement, nous voulons éviter ce travers.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:49:43
D’abord, ce n’est pas avec ce type de dispositif que vous réglerez la situation du chômage. Au contraire, il faut développer l’emploi. Je prends l’exemple de Tarascon. La plus grande papeterie française risque de fermer et ses salariés pourraient finir sur le carreau. Les actionnaires veulent lâcher cette activité, alors qu’elle est rentable – on attend de l’État qu’il aide à sa reprise. Pour lutter contre le chômage, il faut développer l’emploi, pas des petits contrats de professionnalisation expérimentaux.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:48:21
Les deux sont liés ! Vous êtes susceptible de prendre plus de risques quand vous connaissez mal le métier et les machines. Si je vous ai interpellé, monsieur le ministre, sur les types de métier concernés par cette mesure, c’est que je voulais savoir si certains présentaient des risques. Parmi les métiers que vous avez cités, certains relèvent de la construction ou de l’agriculture et nécessitent de manier des outils. Vous allez donc confier des outils à des jeunes éloignés de l’emploi, en réinsertion, alors qu’ils ne maîtrisent pas encore complètement le métier. C’est ça qui est dangereux !

Vous ne comprenez pas la différence entre compétence et qualification, malgré les explications d’Hadrien Clouet. Je vous réexplique la différence : à l’université ou en école d’ingénieurs, vous acquérez des qualifications, mais jamais celles-ci n’équivalent à une compétence apprise dans une entreprise spécifique, parce que dans vos études, vous n’apprendrez ni le langage informatique ni l’outil propres à une entreprise. Vous acquérez une qualification pour être capable d’apprendre ces compétences dans l’entreprise. C’est toujours dans l’entreprise qu’on apprend une compétence, que ce soit ou non en alternance. Vous confondez deux problèmes.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:43:26
Nous sommes compréhensifs : 20 % vous paraissent excessifs ? Nous vous proposons 10 %.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:41:09
Demain, des jeunes mourront peut-être sur des chantiers ; il y aura des scandales ; des parents ne comprendront pas comment leurs jeunes, qui devaient être en formation, se sont retrouvés sur un chantier.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:40:39
Il y a eu des morts sur les lieux de travail, dans le cadre de contrats d’apprentissage, parce que les jeunes étaient insuffisamment formés et accompagnés. On ne rigole pas avec la qualification. La manipulation de certaines machines est dangereuse, donc on ne doit pas faire pas n’importe quoi avec des contrats de professionnalisation et d’expérimentation. Vous devez être attentif aux métiers dangereux qui seraient concernés par les contrats signés.
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Hendrik Davi
2026 May 28 22:39:59
Nous proposons, par cet amendement de compromis, de majorer de 20 % la rémunération des salariés en contrat de professionnalisation dit expérimental. Si votre objectif, c’est la formation et que ne vous voulez pas créer d’effet d’aubaine, acceptez cet amendement.

En plus du problème de la baisse globale du coût du travail et des effets d’aubaine, envoyer des salariés insuffisamment formés, qui n’ont pas l’ensemble des compétences, dans certains secteurs, c’est, encore une fois, les mettre en danger.
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