Demain, la France sera à nouveau non alignée. Elle ne signera pas, sur ordre de Trump, l’augmentation de sa contribution militaire à l’Alliance transatlantique. Demain, la France quittera enfin l’Otan, en commençant par son commandement intégré. Demain, avec Jean-Luc Mélenchon, elle formera le front du refus face à tous ceux qui menacent la paix. Elle portera la voix d’une internationale antifasciste au service d’une diplomatie altermondialiste. Je conclus en empruntant des mots de la poétesse cubaine Nancy Morejón : « Rien ne nous échappe. Notre terre. À nous la mer et le ciel. » Cette terre est celle du peuple cubain menacé par le blocus. Nous, représentants du peuple français, pouvons faire en sorte que la France se tienne aux côtés de Cuba, et nous le ferons.
Les gens ont le ventre vide et les enfants ne peuvent même plus aller à l’école. Selon l’Unesco, cette situation met en péril l’avenir de toute une génération. Le tourisme s’est effondré, les paiements sont empêchés, l’exportation de matières premières est bloquée. Pendant ce temps, un porte-avions états-unien se rapproche de l’île. L’empire a interdit à toutes les entreprises étrangères d’être en lien avec la quasi-totalité de l’économie cubaine. Par ces exactions, l’impérialisme viole le droit international. Il piétine le principe d’égalité souveraine des États. Les États-Unis veulent prendre Cuba. Ils le veulent depuis toujours, à coup de pressions économiques et de menaces militaires. Au milieu du XIXe siècle, le président Franklin Pierce voulait déjà annexer Cuba et l’île vit sous embargo états-unien depuis soixante ans. « Le but est de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. » Ce ne sont pas mes mots, mais ceux d’un diplomate de l’administration Eisenhower. Le temps passe, les visages changent, mais la méthode reste la même : d’une main, l’empire affame, prive et rend malade ; de l’autre, il organise des invasions militaires. Laisser faire à Cuba, c’est également laisser faire ailleurs. Depuis des mois, nous vous alertons sur le fait qu’aux quatre coins du monde, les États-Unis et leurs alliés menacent la planète d’une guerre généralisée. Votre silence, madame la ministre, les couvre d’impunité et légitime les souffrances des peuples qu’ils écrasent. Vous avez déjà laissé faire à Gaza, en Iran, au Liban comme au Venezuela, et vous continuez avec Cuba. Vous avez oublié l’aide que nous ont apportée les médecins cubains pendant la pandémie pour soigner nos compatriotes. Ce sont eux qui ont comblé les failles d’un système hospitalier que votre politique n’a cessé de détruire. Le peuple cubain nous a tendu la main, et vous lui répondez par l’abandon. Même si votre gouvernement a choisi la soumission, la France n’est pas la vassale des États-Unis. Dans moins d’un an, Jean-Luc Mélenchon sera président de la République.
Quand Trump et son allié Netanyahou ont décidé de bombarder l’Iran et d’envahir militairement le Liban, vous n’avez rien fait. Et quand Trump a décidé de priver le peuple cubain de pétrole, vous n’avez rien fait non plus. En conséquence, à Cuba, près de 11 millions de personnes sont confrontées à des pénuries de médicaments, d’électricité, d’essence et de nourriture. Tout manque. Chaque jour, il peut y avoir jusqu’à vingt heures sans électricité. Des milliers de nourrissons ne peuvent se faire vacciner et près de 100 000 opérations chirurgicales ont été empêchées.
Je tiens, pour commencer, à saluer les représentants de l’ambassade de Cuba en France présents ce soir dans les tribunes. Les États-Unis représentent actuellement la plus grande menace pour la paix dans le monde. Trump a prévenu : quand il en aura fini avec l’Iran, il s’attaquera à Cuba. En janvier 2026, quand Trump kidnappait illégalement le chef d’État du Venezuela, vous n’avez rien fait.
Vous découvrez la brutalité de Ben-Gvir, mais plus de 10 000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, subissant tortures, viols et privations massives, jusqu’à la mort. Monsieur le ministre, allez-vous enfin vous résoudre à agir avec vigueur, en cessant de livrer des armes à Israël, en interrompant l’accord d’association avec l’Europe, en faisant front commun contre les guerres coloniales et génocidaires, avec l’Espagne notamment, ou encore en interdisant notre espace aérien à Israël et aux États-Unis ? Nous le ferons, dès 2027 !
Les maltraitances faites aux membres de la flottille ne sont que l’infime partie visible de l’immense martyre infligé au peuple palestinien depuis des décennies. Israël a fait de Gaza un enfer à ciel ouvert : plus de 80 000 civils sont morts, les hôpitaux et les infrastructures humanitaires sont détruits, les journalistes sont ciblés et abattus, une famine est organisée. C’est un génocide, et vous laissez faire !
…quand vous êtes à jamais notre honte suprême. Il y a deux semaines, les noms des ministres Ben-Gvir et Smotrich ont finalement été retirés des très timides sanctions européennes contre Israël. En réalité, vous continuez de couvrir les dirigeants israéliens, alors qu’ils ont tous les mains couvertes de sang.
Au nom de mon groupe, j’adresse nos condoléances aux proches de Béatrice Bellamy, en particulier aux députés du groupe Horizons & indépendants. Monsieur le ministre des affaires étrangères, il aura donc fallu que le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben-Gvir humilie publiquement des membres de la flottille pour Gaza pour que vous fassiez un minuscule geste en lui interdisant l’accès au territoire français. Des scènes similaires impliquant Ben-Gvir avaient pourtant déjà eu lieu en octobre dernier – nos collègues Marie Mesmeur et François Piquemal avaient directement subi ces violences. C’est donc bien trop tard et largement insuffisant. Malgré tout, cela démontre que ces flottilles que vous désapprouvez sont bel et bien utiles. Celles et ceux qui les organisent, qui s’y joignent ou les soutiennent sont les seuls vrais porteurs du message de la France qui agit pour la liberté, pour l’égalité, et en fraternité. Les équipages des flottilles sont notre plus grande fierté,…
L’adoption du présent amendement serait un premier pas dans cette direction. Nous devons résolument œuvrer en faveur d’un accès libre et respectueux à la nature.
L’un des effets pervers de la loi sur le désengrillagement n’avait pas été anticipé par le groupe Démocrates, qui avait défendu cette loi. Dès lors, nous nous devons de corriger ces effets pervers. J’avais déposé un amendement qui aurait permis d’inclure dans le champ de la servitude de passage les voies et chemins balisés par un établissement public, une collectivité territoriale ou une fédération de randonneurs agrée, mais il a été jugé irrecevable. J’ai également déposé une proposition de loi en ce sens.
…pourtant balisé par le club Vosgien, association de randonneurs agréée que le ministre doit bien connaître, a été saccagé par son propriétaire pour en empêcher l’accès.
…comme dans le massif de la Chartreuse ou la vallée de la Doller dans les Vosges alsaciennes dont je suis originaire. L’instauration par cette loi d’une contravention de 4e classe d’un montant compris entre 135 euros et 700 euros, ce qui n’est pas rien, pour quiconque pénétrerait sur une propriété privée rurale ou forestière, initialement pensée comme une contrepartie au désengrillagement des propriétés forestières et rurales, a suscité des conséquences particulièrement disproportionnées. Par exemple, du jour au lendemain, un sentier emprunté depuis des générations dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges à Rimbach-près-Masevaux,…
Il nous semble essentiel de garantir une meilleure représentativité des parties prenantes, notamment des usagers concernés par les servitudes. C’est d’autant plus essentiel qu’un effet pervers de la loi du 2 février 2023 visant à limiter l’engrillagement des espaces naturels a conduit à la fermeture de plusieurs sentiers de randonnées dans le pays,…