C’est aussi pour cela que nous voulons nationaliser ! Parce qu’un PDG qui refuse d’investir pour protéger la santé des travailleurs et qui les laisse littéralement mourir, on n’en veut pas en France ! Ouvrez les yeux ! Vous êtes irresponsables, vous n’avez pas de cœur.
Que cette fin de règne est longue ! Vous entendre parler de doigt mouillé, alors que vous n’êtes même plus capables de prévoir le déficit chaque année ! Faut-il vous rappeler quel est le taux de croissance actuel de la France ? Zéro, mes amis, zéro pour cent ! Mais cessons là l’humour. Qui a dit, sur vos bancs, qu’ArcelorMittal était un bon gestionnaire, sans même s’intéresser une seconde à la situation des plus de 800 travailleurs en suivi renforcé pour exposition à l’amiante ? Sans savoir qu’à Fos-sur-Mer, il y a des dizaines et des dizaines de morts depuis vingt ans, que votre ministre du travail a refusé de classer le site comme dangereux en raison de la présence d’amiante et que vous laissez littéralement crever les salariés ?
En préambule, je réponds brièvement à M. Michoux qui nous a fait le plaisir et l’honneur de parler de nous. J’ai été très étonnée d’entendre, de la part d’un groupe qui se prétend patriote et nationaliste, en tout cas se revendique comme tel, un plaidoyer aussi émouvant en faveur de la filière thermique, donc de la dépendance de la France à l’égard du pétrole, au moment où explosent de nouveau des conflits géopolitiques liés à cette énergie et alors que la France est, en Europe, le premier exportateur net d’électricité. C’est là une pensée originale, qu’il convient de saluer à ce titre. S’agissant des véhicules électriques, madame Brulebois, il n’y a pas en France de problème concernant la capacité de production ; il y a en revanche un problème de vente de ces véhicules. En témoigne le fait que près de 20 000 R5 électriques – dont les moteurs sont fabriqués dans ma circonscription – n’ont pas été encore été vendus à ce jour, à cause de leur prix. Il est bon de se méfier des constructeurs chinois qui inondent le marché mais il faut aussi être vigilant à l’égard de nos propres constructeurs qui sont en train de partir pour la Chine. C’est le cas de Renault : après avoir menti au gouvernement pendant deux ans en affirmant que la R5 serait produite uniquement en France, le groupe est sur le point de signer, pour 2026, la fabrication de ces mêmes moteurs en Chine. Je tiens à votre disposition les documents que j’ai déjà transmis à vos collègues. Monsieur le ministre, je vais droit au but : nous sommes tous favorables à l’idée d’imposer un contenu local européen mais je ne comprends pas sur quelle politique publique européenne vous entendez adosser cette mesure. Vous n’avez pas répondu clairement aux questions posées sur les droits de douane. Dès lors, le non-respect du contenu local entraînerait-il seulement une augmentation du malus ? Ou bien une interdiction de mise sur le marché ? Vous avez évoqué les conflits qui existent entre la France et l’Allemagne sur ces questions. Créer un label européen, c’est une chose, mais sur quoi sera-t-il adossé ? Nous aimerions tous le savoir.