Concernant les propos de Mme Chikirou sur le soutien à l’accord de paix, je vous invite à consulter l’intervention de notre représentant permanent auprès des Nations unies sur le soutien apporté par la France à la mission de vérification des Nations unies en Colombie. La France accompagne la Colombie dans son aspiration à la paix et à la sécurité. Je tenais à le rappeler, car des propos contraires ont pu être tenus dans cet hémicycle.
Je tiens à vous remercier pour nos débats de ce soir. Il est tard, mais la Colombie mérite que nous prenions le temps d’examiner ce texte important. J’entends les réserves exprimées par deux groupes, ainsi que leur volonté de ne pas donner de blanc-seing à un pays, lorsque celui-ci est en train de changer de gouvernement. J’aimerais insister sur un point : une convention est un instrument permanent de coopération judiciaire entre États, et non entre gouvernements ou administrations. Elle offre des garanties qui doivent perdurer, quels que soient les aléas de la vie politique et les changements de majorité, en Colombie comme en France. Ce texte a d’ailleurs été négocié par des gouvernements successivement de droite et de gauche, avant d’être signé il y a déjà plusieurs années. Il serait donc dommage de réduire le vote de cet instrument, dont la portée est bien plus large, au contexte politique et à nos désaccords actuels. Je vous invite à mesurer l’importance de cette convention pour la coopération judiciaire et pour l’État de droit. Évitons de politiser un texte qui, je le répète, dépasse les clivages et les circonstances politiques du moment.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 Oct 12, 22:38:51
Le 11 novembre 2024, la France signait avec la Colombie la nouvelle convention d’extradition entre les deux pays. Cette convention est le fruit de près de vingt années de patientes négociations bilatérales, au cours desquelles les gouvernements se sont succédé. La coopération s’est faite de manière transpartisane et s’est construite patiemment au fil du temps. Cette convention permet d’actualiser une coopération judiciaire qui reposait encore sur un accord de 1850. Je voudrais dire un mot dans cet hémicycle de ce que ce texte n’est pas. Il n’est pas un geste de défiance envers la Colombie. Il est même exactement l’inverse : la marque d’une confiance mutuelle entre deux démocraties qui affrontent, chacune sur son territoire, le même adversaire. La Colombie n’est pas seulement le premier pays producteur de cocaïne au monde. Elle est d’abord une nation qui a payé un très lourd tribut : des juges assassinés, des policiers tombés, des villages entiers pris en otage par les groupes armés qui vivent et prospèrent de ces commerces. Quand nous parlons de narcotrafic avec Bogota, nous ne donnons pas de leçons. Pendant des dizaines d’années, ils ont vécu cette violence. Nous parlons avec un pays meurtri. La France sait désormais ce que cette violence signifie. Les règlements de comptes ne frappent plus seulement Marseille ; ils touchent des villes moyennes et des départements ruraux. Des surveillants pénitentiaires ont été attaqués, des magistrats menacés, des mineurs enrôlés comme petites mains puis comme exécuteurs. La cocaïne produite à 10 000 kilomètres de cet hémicycle finance des réseaux qui défient l’autorité de l’État jusque dans nos prisons. Voilà la réalité que ce texte vient affronter avec lucidité. Notre pays ne part pas de rien. Ces dernières années, des moyens inédits ont été engagés contre le blanchiment d’argent – frapper l’argent, c’est frapper au cœur du système. Une diplomatie judiciaire active, notamment grâce à nos magistrats de liaison, a permis d’obtenir la remise à la France de trafiquants de premier plan qui se croyaient intouchables à l’étranger. Telle est l’ambition de ce texte : donner à la justice française les moyens d’atteindre ceux qui croient pouvoir lui échapper en traversant un océan ; faire en sorte, une extradition après l’autre, de mettre fin à ce sentiment d’impunité géographique. Venons-en au fond de la nouvelle convention. Du point de vue technique, elle remplace la liste parcellaire d’infractions de 1850 par un critère de gravité des peines, plus moderne. Du point de vue politique, un compromis respectueux des traditions d’extradition de chacun des pays a été trouvé. La France maintient son principe et n’extrade pas ses ressortissants, mais elle s’engage à les poursuivre elle-même, selon la règle ancienne du droit international « extrader ou juger ». La Colombie conserve, à sa demande, la possibilité de nous remettre ses nationaux. Aucun criminel ne pourra donc s’abriter derrière son passeport. Du point de vue humaniste – j’insiste sur ce point très important pour moi –, cet accord préserve nos engagements en matière de droits de l’homme. Signé entre deux démocraties, il ne permet pas l’extradition de personnes visées pour des motifs politiques, ni pour des considérations ethniques, de genre, de religion ou d’opinions. Ainsi, quel que soit le gouvernement en place, en France comme en Colombie, ce texte présente des garanties suffisantes pour satisfaire nos obligations, et, surtout, l’impératif de préservation des droits humains. Bien évidemment, la Colombie étant un grand pays abolitionniste, les extraditions qui exposeraient à la peine capitale seront également refusées. Mesdames et messieurs les députés, je veux replacer ce vote dans une perspective un peu plus large. La lutte contre le narcotrafic ne se gagnera ni par les seules saisies, ni par la seule répression sur notre sol, mais par des chaînes de coopération internationales solides entre pays de production, pays de transit et pays de consommation. Chaque maillon manquant est une faille que les organisations criminelles exploitent avec un cynisme absolu. Elles ont mondialisé leur activité. Contre ces internationales du crime organisé, nous devons donc mondialiser la justice et lutter résolument contre l’impunité. C’est pour cela que la France a organisé le 2 juillet en Martinique une conférence régionale de sécurité dans le cadre de notre présidence du G7. Ce sommet a débouché sur l’adoption par vingt-six délégations d’une déclaration commune, l’appel de la Martinique, par laquelle les participants se sont engagés à renforcer leur coopération contre les trafics de stupéfiants et d’armes à feu. Avec la Colombie, en particulier, nous travaillons étroitement dans les domaines policier, douanier et judiciaire. Sur ce dernier plan, le ministère de la justice a ainsi déployé un magistrat de liaison à Bogota en 2025, conformément aux conclusions de la commission d’enquête du Sénat de mai 2024 sur l’impact du narcotrafic en France. Je conclurai en saluant le travail des services du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du ministère de la justice, qui ont contribué du côté français, mais aussi du côté colombien, à rendre cet accord possible. En administration centrale comme dans les ambassades et les consulats, ils ont été les chevilles ouvrières de ces accords internationaux. Nous les en remercions. Au nom du gouvernement, je vous invite à adopter ce projet de loi avec la plus large majorité possible, parce qu’il protège nos concitoyens, parce qu’il va bien au-delà des clivages politiques ou des changements de gouvernement dans tel ou tel pays, parce qu’il honore notre amitié avec le peuple colombien, parce qu’il affirme, face à des organisations qui ne croient qu’à la peur et à l’argent, la seule chose qui les ait jamais fait reculer : des États de droit unis et déterminés.
Nous avons de profonds désaccords avec l’administration américaine actuelle. Contrairement à elle, nous croyons qu’il faut combattre le réchauffement climatique. Le premier ministre a souligné hier, lors du débat sur la motion de censure déposée par le groupe Écologiste et social, les actions que la France a menées dans ce domaine. Nous défendons aussi l’importance vitale des politiques de genre. Nous pensons que l’équilibre mondial repose sur le respect des règles communes, qu’il s’agisse du droit international, de l’État de droit, du droit humanitaire et même du football ! Personne ne sort gagnant lorsque les règles sont enfreintes. Nous remercions la Belgique qui a prouvé que s’asseoir sur les règles ne conduisait jamais à la victoire. Je salue la victoire de ce beau pays francophone ! Quant à l’avenir, par la voix du président de la République, la France a été précurseure dans son soutien à la défense et à la souveraineté européennes. Telle est la position que nous défendons au sein de l’Otan : une France forte, dans une Europe forte. C’est notre seule boussole dans nos relations avec nos alliés.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 Jul 07, 15:46:48
Vous rappelez à juste titre à quel point nos liens avec les États-Unis d’Amérique et avec le peuple américain sont profonds. Nous sommes unis par 250 ans d’amitié. Nous sommes leurs premiers amis, leurs premiers alliés. Nous avons contribué à leur indépendance. La Tour Eiffel était éclairée aux couleurs américaines ce week-end et la patrouille de France a survolé la statue de la Liberté. Ces symboles témoignent de l’amitié de nos deux pays, mais être amis de longue date ne signifie pas pour autant que l’on ne peut pas se parler franchement.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 Jun 30, 09:45:37
En effet, dans sa lettre du 12 juin 2025 au président de la République Emmanuel Macron, le président Abbas s’est clairement engagé à réformer le système de versements aux prisonniers palestiniens, à leurs familles et aux familles des Palestiniens tués par les forces de sécurité israéliennes, ce système n’excluant pas les auteurs de crimes terroristes. Cet engagement du président Abbas, tout comme celui de réformer le contenu des manuels scolaires, marque la volonté de l’Autorité palestinienne de lutter contre le terrorisme et les discours de haine, ce qui est essentiel pour construire une paix durable. Les versements non autorisés qui ont eu lieu en octobre 2025, après l’annonce de la réforme, ont entraîné le limogeage du ministre des finances de l’Autorité palestinienne ; celle-ci a reconnu que des erreurs avaient été commises, assurant les avoir rectifiées. Nous attendons les conclusions de l’audit de la réforme mené par un cabinet reconnu au plan international. Il devrait être rendu public dans les prochaines semaines. Tant que ces conclusions ne seront pas connues, nous resterons évidemment très prudents. D’après les premiers éléments dont nous disposons, communiqués par le, l’ancien système contesté aurait bien pris fin et les seuls versements restants relèveraient de mécanismes de protection sociale palestinienne exclusivement appliqués en fonction de critères de vulnérabilité. Nous restons évidemment mobilisés pour nous assurer que cette réforme essentielle sera bien mise en œuvre et que l’Autorité palestinienne tiendra ses engagements. Dans le cas contraire, il y aurait bien sûr des conséquences du point de vue de l’aide nationale et européenne versée. Je tiens à rappeler plus largement que la France soutient l’Autorité palestinienne, qui doit être renforcée et réformée, ce que nous soulignons auprès de nos interlocuteurs. Il est impératif que le blocus financier imposé à l’Autorité palestinienne soit levé, comme l’a rappelé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. C’est dans l’intérêt des Palestiniens comme des Israéliens. Enfin, il faut impérativement que le droit international humanitaire soit respecté.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 Jun 30, 09:39:11
Je tiens d’abord à saluer votre engagement et celui de vos collègues représentant les Français de l’étranger en faveur de la défense de l’enseignement français à l’étranger, réseau unique au monde, qui permet à 400 000 élèves d’être scolarisés aux quatre coins de la planète. Comme vous le savez, l’AEFE nécessite d’être mieux pilotée. C’est la raison pour laquelle j’ai engagé une réforme structurelle et nommé un nouveau directeur général, en qui j’ai pleine confiance, pour permettre à un réseau dans lequel les particularismes sont la norme, qui s’est construit au fil du temps et inclut des établissements soumis à des législations nationales différentes et à plus de vingt-six taux de change, d’être mieux piloté et de répondre aux orientations décidées par le ministère afin de faire de cette politique publique d’influence de la France, avant tout au service des Français de l’étranger, le véritable levier qu’elle doit être. Concernant votre question sur le compte d’affectation spéciale, celui-ci doit être à l’équilibre ; c’est la garantie du paiement des pensions de tous les fonctionnaires de l’État. Face à la dégradation prévisionnelle du solde de l’État, ce dernier a relevé le taux de contribution employeur en 2025 – pas uniquement pour l’AEFE, mais de manière générale. Cela a également été le cas en 2026. Je le répète, cette décision s’applique à tous. Ce sont les mêmes taux et les mêmes règles pour tous les employeurs de l’État, y compris l’AEFE. Il ne s’agit pas d’une exception. Le conseil d’administration de l’AEFE du 17 décembre en a tiré les conséquences, et les établissements contribuent désormais au coût réel du détachement des personnels. Cependant, ma priorité est claire, et je sais que vous la partagez : protéger les familles des répercussions possibles sur les frais de scolarité. Cela passe par des choix de gestion responsables, par exemple, lorsque cela est possible, des frais de scolarité différenciés pour permettre aux familles françaises de supporter ces coûts dans la mesure de leurs moyens. S’agissant d’une politique publique soutenue par l’État, il faut également en maîtriser les coûts, ce qui passe, entre autres, par un juste dimensionnement des personnels détachés. J’ai pleine confiance dans la nouvelle direction de l’AEFE et dans les orientations qu’elle mettra en œuvre pour la sauvegarde de ce réseau auquel je suis, comme vous, très attachée. Une gestion pérenne qui ne soit pas remise en cause chaque année par de nouveaux choix budgétaires est indispensable pour garantir la prévisibilité que demandent les familles et les établissements concernés.
Notre pays soutient sans discontinuer cette position d’équilibre depuis soixante-dix ans. Mais il faut regarder la situation en face : ce qui se passe à Cuba est en partie de sa responsabilité.
Certaines mesures sont prises en ce moment même, s’agissant notamment de la libération de prisonniers politiques, mais elles demeurent très faibles et timides dans un contexte où toutes les libertés sont bafouées.
Depuis 1992, et plus particulièrement à partir de l’arrivée de l’Agence française de développement en 2010, nous appliquons des programmes concrets. Par exemple, j’ai observé ce que faisait la France pour soutenir les populations malades, en matière d’assistance primaire. Vous décrivez une situation qui s’étend et dont gouvernement cubain est en partie responsable.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 May 27, 14:40:25
À Cuba, depuis quelques mois, quelques années, quelques décennies, le peuple étouffe. La situation actuelle est pire que celle du des années 1990. Il n’est parfois possible d’accéder à l’électricité que pendant une ou deux heures d’affilée et de telles difficultés ont un impact indifférencié sur toute la population civile et les Français de l’étranger. La France coopère avec Cuba. Depuis 1992, nous soutenons la levée des sanctions qui affectent de manière indiscriminée le peuple cubain.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 May 27, 14:20:23
Merci de me permettre, à travers votre question, de mettre en lumière le rôle essentiel joué par ces volontaires internationaux. Vous l’avez rappelé, il s’agit d’un axe majeur de notre politique de coopération internationale. Elle constitue une véritable opportunité pour les jeunes qui s’engagent au sein de ces associations, mais elle repose également sur un principe de réciprocité avec les pays où elle se déploie. Nous accueillons d’ailleurs, sur notre territoire, des volontaires internationaux venus de Côte d’Ivoire et d’autres pays, engagés dans nos associations. Cela illustre l’importance et la vitalité de cette politique. Vous avez raison de rappeler l’effort budgétaire demandé – notamment sur le programme 209 – et la manière dont cela pose la question de la pérennité des financements. Je suis en lien étroit avec Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, pour valoriser ce dispositif et identifier des synergies avec nos différents opérateurs. Hier encore, j’étais à l’ouverture de leur séminaire pour avancer concrètement sur ces sources de financement complémentaires, indispensables pour compléter les financements publics et permettre à cette politique, si importante pour notre pays, de continuer à exister. Comme vous l’avez indiqué, 17 000 volontaires se sont engagés depuis la création du dispositif il y a plus de vingt ans. J’espère que beaucoup d’autres pourront encore s’engager à leurs côtés.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 May 20, 14:34:26
Je souhaite d’abord remercier tous les parlementaires qui se sont rendus à Nairobi et qui ont contribué au succès du sommet international Africa Forward. Il a réuni quarante-neuf délégations venues de tout le continent africain ainsi que trente-cinq chefs d’État et de gouvernement. Surtout, il a été l’occasion de rencontres entre parlementaires, entre membres de la société civile, entre jeunes, de rencontres sportives, de la mise en avant d’industries culturelles et créatives, de sessions sur la restitution d’œuvres, etc. En un mot, c’était une façon de montrer l’évolution de nos relations avec le continent africain, qui sont aujourd’hui résolument partenariales. La veille de la session plénière qui a réuni les chefs d’État et de gouvernement, le forum d’affaires a réuni des entreprises venues de partout en France – grandes entreprises et PME –, qui ont annoncé un investissement en Afrique à hauteur de 14 milliards d’euros et à hauteur de 9 milliards de la part d’entreprises africaines. Le sommet a également été l’occasion de discussions sur des sujets essentiels – l’économie bleue, l’agriculture, la santé. Ce sommet n’est pas un aboutissement, mais le point de départ de relations renouvelées. Je souhaite que le Parlement y prenne toute sa part et qu’il assure le suivi de toutes les mesures qui ont été annoncées à Nairobi.
Elle agit, notamment en acheminant du fret humanitaire : arrivé en Égypte le 4 février, il permettra de répondre aux besoins humanitaires immédiats de 42 000 enfants. La France est engagée aussi pour construire les institutions de l’État de Palestine. Encore récemment, nos experts se sont réunis pour travailler à la construction de ces institutions indispensables. Enfin, la France condamne, lorsqu’il le faut, les atteintes au droit international. Le ministre des affaires étrangères s’est rendu récemment en Syrie et au Liban. Notre pays œuvre, avec ses partenaires, à l’établissement de conditions favorables à la paix et à la sécurité dans la région. Dire que la France ne fait rien, c’est donc non seulement injuste, mais c’est faux ! La France est pleinement mobilisée aux côtés des populations civiles et des peuples qui souffrent et elle entend poursuivre son action.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬 • Eléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des français de l’étranger • 2026 Feb 10, 15:49:05
Vous rappelez des faits, vous faites des déclarations, mais vous oubliez l’essentiel : la France est attachée à ce que l’accord de cessez-le-feu soit préservé et à ce que la paix soit enfin instaurée à Gaza et en Palestine. La France a reconnu l’État de Palestine en septembre dernier
Vous proposez de supprimer l’alinéa 20, qui ne dit pas ce que vous lui faites dire et qui renvoie seulement à la position commune du Conseil du 27 décembre 2001. Avis défavorable.
L’alinéa 16 fait simplement référence à la loi du 24 août 2021 qui vise à lutter contre les menaces séparatistes. Il ne fait en aucun cas le lien avec une menace terroriste, madame Voynet. Monsieur Bernalicis, je suis surprise que vous défendiez les Frères musulmans ou en tout cas leur organisation – ce n’est pas du tout l’objet de l’alinéa 16, qui ne fait que rappeler la loi. L’avis du gouvernement sur ces amendements identiques est donc défavorable.
Les mesures de police administrative auxquelles vous faites référence font actuellement l’objet d’un recours. Vous parlez du droit, de l’importance du respect de la procédure juridique ; sachez donc qu’on ne peut pas inscrire dans un projet de résolution européenne une décision qui n’est pas définitive. L’avis du gouvernement est donc résolument défavorable.