Ces amendements de Laure Miller et de nombreux parlementaires issus de différents bancs sont dans le même esprit que celui de Dorine Bregman, qu’a présenté Estelle Mercier. Depuis quatre-vingts ans, le Centre national du livre est un acteur majeur de la lecture en France : il favorise les libraires, encourage la lecture des plus jeunes, soutient la traduction. Ces amendements présentent une différence avec celui qui vient d’être défendu : nous avons retravaillé les critères d’exclusion, notamment le seuil de 10 millions. Nous proposons d’exclure de cette taxe de 3,75 % les acteurs économiques dont la majorité des ventes sont physiques et relèvent du commerce de détail. Un exemple : la Fnac réalise certes une partie de son chiffre d’affaires par l’intermédiaire de sa plateforme de vente, mais une partie plus importante est issue de la vente physique de livres. Nous voulons que le dispositif vise ceux qui sont uniquement actifs sur des places de marché en ligne. Depuis quelques années, le Centre national du livre tient, malgré les baisses de crédits budgétaires consécutives à la suppression de la taxe affectée, grâce aux fonds propres qui lui restaient. Cette année, il doit réduire son activité en raison de la baisse de 22 % des crédits enregistrée l’année précédente.