…de Mme Le Pen : M. Philippot ou M. Dupont-Aignan. Soutien, attente, mais aussi besoin de cohérence. La cohérence c’est ne pas affaiblir les outils de dialogue entre la science et la société – je pense à Santé publique France – c’est ne pas affaiblir nos outils de riposte – je pense aux ARS –, c’est ne pas affaiblir nos outils d’expertise – je pense à l’Anses et à l’Office français de la biodiversité. La cohérence c’est aussi, à l’occasion de cette crise, réfléchir à nouveau à certaines des mesures que vous avez annoncées au cours des derniers mois.
À l’heure où nous tenons cette séance, des malades à l’hôpital Bichat à Paris, des soignants, des personnels des agences régionales de santé et des agents du ministère de la santé se battent pour empêcher la propagation du virus. Je veux d’abord leur rendre hommage. Madame la ministre de la santé, au nom du groupe Socialistes et apparentés, je voudrais vous dire notre soutien aux actions engagées par le gouvernement, notamment celles qui visent à contrôler la propagation éventuelle du virus en prenant les dispositions les plus protectrices. Face à l’incertitude, c’est la seule solution raisonnable. Notre soutien a pour corollaire une attente. L’attente de nos concitoyens – ceux qui ont des interrogations légitimes, pas les dingues qui, comme d’habitude, sont décapsulés dès qu’une crise arrive –, ceux qui veulent connaître la vérité et, en toute transparence, ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Cette attente est aussi celle du Parlement : nous avons besoin de modalités de délibération démocratique en temps de crise, sinon, chaque adaptation de votre posture sera critiquée comme un errement, notamment par les ex-futurs premiers ministres…