…plutôt que d’investir dans notre jeunesse, vous choisissez de la sacrifier. Vous rompez ainsi avec la promesse républicaine d’accueillir et d’émanciper toutes et tous.
…tous les élus socialistes se mobilisent auprès des communautés éducatives dans leur territoire. Face à votre obstination à supprimer 4 000 postes d’enseignants à la prochaine rentrée, nous ne lâcherons rien et nous continuerons à dénoncer votre casse de l’école publique. Concrètement, ces suppressions de postes sont autant de fermetures d’écoles, de baisses de dotations horaires globales, de fins de certains enseignements, de manques d’accompagnement pour les élèves les plus en difficultés, donc d’attaques envers l’école publique, partout sur le territoire – en ruralité, dans les quartiers prioritaires, les pays des océans, comme en milieu urbain – et ainsi envers notre société tout entière. Je prends l’exemple d’une école de ma circonscription, dans le 11e arrondissement de Paris. L’État annonce un effectif de 155 élèves, qui ne correspond pas à la réalité et ne prend pas en compte les dernières inscriptions : finalement, vingt et un élèves de plus y feront leur rentrée. Pourtant, vous avez été alerté, monsieur le ministre – par la directrice, les parents d’élèves, la Ville de Paris. Vingt et un élèves, c’est une classe entière. Une classe que vous choisissez d’ignorer, au mépris de la qualité de l’enseignement et du bien-être des enfants. Comment justifiez-vous une telle sous-évaluation ? Comment pouvez-vous fermer une classe dans cette école, parmi tant d’autres, alors que vos services sont parfaitement informés ? Cette décision n’est pas seulement injuste, elle est incohérente, dangereuse pour l’avenir des élèves et inacceptable pour les familles. Nos enfants méritent mieux que des calculs erronés et des portes qui se ferment. Plutôt que de redonner du souffle à l’école publique, vous choisissez de l’affaiblir ;…
Merci, madame la présidente. J’ai l’honneur de poser ma première question au gouvernement et j’en remercie mon groupe. Monsieur le ministre de l’éducation nationale, ma collègue Chantal Jourdan vous a interrogé il y a quinze jours ; le président de notre groupe vous a envoyé un courrier, resté sans réponse ;…