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Catherine Rimbert
2026 May 12 09:50:21
Je vous remercie pour cette réponse. Ce que demandent nos producteurs, c’est tout simplement le réexamen sans délai des dispositifs encadrant les importations. À défaut, les conséquences pourraient être irréversibles pour la filière. Des importations sans contrôle et sans régulation, en pleine période de production, voilà le cœur du problème.
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Catherine Rimbert
2026 May 12 09:45:33
Monsieur le ministre, je souhaite appeler votre attention sur une situation qui, sur le terrain, n’est plus simplement préoccupante, mais devient insoutenable pour de nombreux producteurs : celle de la filière française de la fraise. Au moment même où débute la pleine saison nationale, nos exploitants voient affluer sur les étals des fraises importées, principalement d’Espagne, à des prix défiant toute logique économique, parfois autour de 2,40 euros le kilo, voire moins de 1 euro la barquette de 500 grammes. Chacun comprend qu’à de tels niveaux, aucune exploitation française ne peut durablement s’aligner sans vendre à perte ou compromettre sa viabilité. Cette situation crée chez de nombreux producteurs – je pense tout particulièrement à ceux de ma circonscription, à Carpentras – un profond sentiment d’impuissance et d’injustice au moment même où leur production arrive sur le marché.

Dans le même temps, les producteurs subissent une hausse continue de leurs charges, qu’il s’agisse de l’énergie, des intrants, du transport ou encore de la main-d’œuvre, tandis que les aléas climatiques pèsent de plus en plus sur les rendements et sur la qualité de la production. Cette double pression économique et productive fragilise directement l’équilibre des exploitations et menace, à terme, le maintien même d’une production française compétitive. Elle décourage les investissements indispensables à la modernisation des exploitations et à la pérennité des savoir-faire agricoles.

Ce qui est aujourd’hui dénoncé par les professionnels, c’est une concurrence qu’ils qualifient d’asymétrique. Alors que la France laisse son marché totalement ouvert, certains de nos partenaires européens comme l’Allemagne mettent en œuvre, de manière directe ou indirecte, des mécanismes de régulation et de protection permettant de préserver le lancement de leur production nationale. Nos producteurs ont le sentiment de subir une concurrence dont les règles ne sont ni équitables ni réellement harmonisées, alors même qu’ils doivent répondre à des exigences sociales, environnementales et sanitaires particulièrement élevées. Il ne s’agit pas pour eux de réclamer un privilège, mais simplement de pouvoir vivre de leur travail, dans des conditions loyales, et de préserver une filière qui participe à notre souveraineté alimentaire, à l’emploi agricole local et à la vitalité de nombreux territoires. À travers elle, ce sont aussi des exploitations familiales, des emplois saisonniers et un modèle agricole de proximité qu’il convient de défendre.

Ma question est donc la suivante : le gouvernement entend-il agir pour rétablir des conditions de concurrence plus loyales au bénéfice de la filière française de la fraise et, le cas échéant, quels outils concrets compte-t-il mobiliser, et dans quels délais, afin d’éviter que cette filière ne soit durablement affaiblie, voire sacrifiée ?
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Catherine Rimbert
2026 May 07 12:44:36
Il y a quelque temps, vous avez fait un effort pour les combattants cyber en leur accordant une prime spécifique. C’est très bien, mais vous n’avez pas porté autant d’attention à la guerre électromagnétique, un domaine pourtant complémentaire. Vous avez ainsi créé un déséquilibre qui risque d’entraîner une perte d’attractivité pour les combattants de la guerre électronique. Cela ne pardonne pas pour de tels métiers, qui sont très techniques et dont les professionnels sont fort demandés.

Cet amendement est un appel à la cohérence. On ne peut pas renforcer un pilier en en délaissant un autre. Nous demandons qu’une réflexion soit engagée sur une prime aux combattants de la guerre électromagnétique.
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Catherine Rimbert
2025 Jul 08 16:26:47
L’accès des Français aux soins ne doit pas être sacrifié sur l’autel des ajustements budgétaires. Vendredi dernier, vous annonciez que 151 zones rouges considérées comme des déserts médicaux bénéficieraient dès septembre du soutien de médecins généralistes jusqu’à deux jours par mois. Ces mesures ne concerneront que 4 % du territoire, bien loin des 87 % touché par la désertification médicale. La France voit son maillage sanitaire se déliter au détriment de la santé des Français. Selon votre ministère 6,7 millions de nos concitoyens ne disposent pas de médecin traitant. Si le gouvernement prétend faire de la lutte contre les déserts médicaux une priorité, sur le terrain, la santé des Français se décide plutôt au gré de tableaux Excel déconnectés des réalités locales.

Dans ma circonscription, à Apt dans le Vaucluse, l’Agence régionale de santé a annoncé le 13 juin la fermeture du bloc opératoire le 31 décembre 2025. Cette décision a été prise sans la moindre concertation, ni avec les élus locaux, ni avec le conseil de surveillance de l’établissement. Pire, un audit réalisé en janvier dernier proposant des alternatives à cette fermeture est resté sans suite. Sur les 18 000 entrées aux urgences en 2024, près de 8 000 étaient éligibles à une prise en charge au bloc opératoire. La suppression du bloc mettrait en péril l’offre locale de soins. De plus, cette décision compromettrait directement l’avenir des urgences et conduirait à des pertes de chance pour les patients du pays d’Apt, territoire particulièrement enclavé.

Alors que le gouvernement ne cesse de marteler sa volonté de lutter contre les déserts médicaux, allez-vous laisser des dizaines de milliers d’habitants du pays d’Apt privés d’un véritable accès aux soins ? Vous opposerez-vous à cette décision inique et brutale ?
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Catherine Rimbert
2025 Jun 25 16:23:10
Cela dit, le texte que nous examinons répond à une urgence. Il vise à sanctuariser les lieux de soin et à restaurer la sécurité de ceux qui soignent. Il constitue à nos yeux un acte de reconnaissance envers ces femmes et ces hommes qui, chaque jour, maintiennent notre système de santé debout. Ce que la commission mixte paritaire a retenu est encourageant. Désormais, les professionnels de santé comme les personnels sociaux et paramédicaux bénéficieront de la même protection pénale que les dépositaires de l’autorité publique. Les outrages seront reconnus. Les plaintes pourront être déposées par les employeurs avec l’accord de la victime, brisant ainsi l’isolement administratif qui touche trop de soignants. Enfin, l’aggravation des peines concernera aussi les maisons de santé, les cabinets libéraux, les officines ou encore les laboratoires, lieux où le personnel est trop souvent seul face à la violence.

Toutefois, il nous faut aller encore plus loin. Le renforcement concret des moyens matériels et sécuritaires et l’installation d’outils d’alerte et de réaction doivent devenir une priorité, tout comme le suivi statistique des agressions et de leurs suites judiciaires, essentiel pour sortir de l’ombre les milliers de faits trop souvent passés sous silence. C’est ce que les députés des groupes Rassemblement national et UDR proposaient.

Oui, ce texte est un progrès et un signal politique fort, mais il ne se réduit pas à cela. Il rappelle que, dans une salle d’attente, dans une chambre d’hôpital ou dans un cabinet libéral, ceux qui soignent et ceux qui les accompagnent avec courage et dévouement ne doivent jamais avoir peur. C’est pourquoi nous, députés du groupe Rassemblement national, voterons en faveur de la proposition de loi.
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Catherine Rimbert
2025 Jun 25 16:22:57
Il y a encore deux mois, par sectarisme, vous avez refusé de cosigner la proposition de loi transpartisane en faveur des professionnels de santé, déposée avec mes collègues des groupes Rassemblement national et UDR.
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Catherine Rimbert
2025 Jun 25 16:20:52
Le 22 mai 2023, Carène Mézino, infirmière au centre hospitalier de Reims, était sauvagement poignardée à neuf reprises par un patient. Son frère, Luc Thibaut, dans une lettre ouverte adressée au gouvernement, déplorait une « faille dans le fonctionnement de la justice française et dans le fonctionnement de l’État ». Il exigeait d’avoir la certitude que « ce type d’actes […] ne se reproduise plus ».

Pourtant, depuis 2023, les violences contre les professionnels de santé et les personnels travaillant dans les établissements de santé et les cabinets libéraux ne cessent de se multiplier, dans une indifférence accablante. Selon l’Observatoire national des violences en milieu de santé, en 2024, presque 21 000 incidents ont été signalés, ce qui représente une augmentation de près de 12 % par rapport à 2022. Dans ma circonscription, à Carpentras, le 4 août 2024, la cheffe du service des urgences a été menacée de mort par un individu. À Sarrians, le 3 octobre 2024, c’est la dentiste du village et son assistante qui ont été frappées par une patiente. Tous ces exemples témoignent de l’inquiétante banalisation de ces violences au sujet de laquelle le Rassemblement national donne l’alerte depuis des années.

Le 20 mai 2025, à la demande du premier ministre, une commission mixte paritaire s’est réunie pour aboutir à la version finale de la proposition de loi du groupe Horizons & indépendants visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé. Néanmoins, nul ne s’y trompe. Après tant d’années d’abandon de nos soignants, cette initiative ne nous fait pas oublier les échecs cuisants de la Macronie et sa responsabilité écrasante dans l’effondrement de notre système de santé. Vous semblez enfin vouloir défendre les personnels de santé, mais comment croire à votre volonté politique, sachant que vous avez fait élire des députés Insoumis qui, en commission mixte paritaire, ont, eux, voté contre le texte, en dénonçant, selon leurs mots, un goût pour l’inflation pénale et pour la répression ?
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Catherine Rimbert
2025 mars 25
Depuis dix ans, la filière cerise française est confrontée à une crise majeure. En cause, l’absence de solutions de traitement destinées à protéger les vergers contre les mouches de la cerise, en particulier la .

Au fil des ans, la filière a connu de nombreux retraits de molécules qui ont, chaque année, diminué un peu plus son potentiel de production. Ainsi, la filière cerise d’industrie a perdu 38 % de son potentiel en huit ans, si bien que les contrats qu’elle était parvenue à signer ne peuvent plus être honorés en raison de l’incertitude de la production. Les nouvelles demandes de contrat, quant à elles, ne peuvent pas être acceptées du fait de l’absence de visibilité à moyen et à long terme.

Si nombre de filières agricoles subissent des crises sévères, la filière cerise d’industrie française ne connaît pas, à ce jour, de crise commerciale mais une profonde crise technique : elle n’est plus en mesure de protéger efficacement ses vergers pour offrir aux consommateurs et aux industriels français des cerises de qualité.

Parce que toutes les molécules efficaces ont été progressivement interdites sans que des solutions alternatives pérennes soient proposées, la filière cerise française est en train de disparaître, au profit d’importations turques et bulgares dont les contraintes réglementaires sont bien loin de celles que vous exigez de nos agriculteurs. Si la filière cerise répond en tout point aux critères de la souveraineté alimentaire, pourquoi la laissons-nous péricliter sans lui apporter de solution durable et efficace ?

Nous savons que la recherche travaille, mais son rythme est trop lent comparé à la réalité des vergers : depuis l’arrivée de la , quinze ans se sont écoulés sans aucune proposition de solution économiquement viable.

Les conséquences sont multiples : économiques, avec des pertes d’emplois au sein des industries locales, des transporteurs, des transformateurs, et une cessation d’activité dans certaines exploitations agricoles ; financières, avec 40 % des surfaces de production perdues ; touristiques, avec l’abandon des parcelles entretenues par les agriculteurs et, dans ma circonscription, la perte du savoir-faire des fruits confits d’Apt, inscrits au patrimoine culturel immatériel de la France.

En 2024, l’esfenvalérate, une molécule employée sur les pêchers, les abricotiers, les vignes ou encore les céréales a été testée par le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes pour lutter contre les mouches de la cerise. Les résultats de cette étude ont été statistiquement probants, démontrant l’efficacité de cette molécule. Une demande de dérogation a été déposée par la profession, en décembre 2024, pour une utilisation en avril 2025. Mais elle n’a, à cette date, toujours pas reçu de réponse.

Madame la ministre, le gouvernement envisage-t-il d’accorder une dérogation pour l’esfenvalérate, dès avril 2025 ? Comment voyez-vous l’avenir de cette filière cerise si les produits phytosanitaires continuent d’être interdits ?
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Catherine Rimbert
2024 Nov 20 15:22:05
Vous avez un problème avec le pluriel !
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Catherine Rimbert
2024 Nov 06 14:23:06
Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie.

La Poste, pilier de notre service public, reçoit chaque année près de 600 millions d’euros pour assurer des missions essentielles : aménagement du territoire, distribution de la presse, service postal universel. Or en dépit de cette enveloppe, elle s’effondre sous nos yeux ! Les chiffres sont accablants : depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, plus de 1 000 bureaux de poste ont fermé, laissant de nombreux territoires ruraux et périurbains, comme dans ma circonscription du Vaucluse, sans accès à ce service vital.

Malgré la mobilisation des agents, des postiers, en vue d’améliorer le service au public, leur présence décline, faute de vision stratégique de l’État face à la concurrence de multinationales telles que les Gafam. Les Français voient bien que leur Poste, à laquelle, comme à d’autres services publics de proximité, ils restent très attachés, est en perdition. Que faites-vous ? Vous tentez de réduire de 50 millions le soutien de l’État, avant que le Premier ministre ne rétropédale sous la pression des petites communes. Au lieu d’assumer vos échecs, vous préférez diffamer le Rassemblement national : au mois de juin, en pleine campagne électorale, l’actuelle ministre déléguée Marina Ferrari soutenait que le RN voulait « liquider La Poste », tentant ainsi d’instrumentaliser un service public à des fins politiques tout en le laissant sombrer sous le poids de votre inefficacité.

Notre parti propose des solutions concrètes afin de sauver La Poste ; vous voulez la démanteler petit à petit, en faisant payer la facture aux Français, aux territoires ruraux. Sous ce gouvernement, les services publics de proximité disparaîtront encore un peu plus de nos campagnes. Pouvez-vous donc nous dire quelles mesures vous comptez prendre pour que La Poste retrouve ses missions au service de tous ?
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