Madame la ministre de la santé, depuis maintenant deux mois, j’ai l’honneur de siéger dans cette assemblée pour représenter les habitants de la 1e circonscription de l’Isère. Je veux leur dire ma reconnaissance pour leur confiance et mon engagement total à porter ici, avec sincérité et détermination, les préoccupations du quotidien qu’ils me confient. La santé mentale des jeunes est devenue une urgence nationale. Cette année encore, vous avez fait de la santé mentale une grande cause nationale et nous vous en remercions. Pourtant, les chiffres témoignent d’une réalité toujours alarmante : depuis 2019, les hospitalisations pour tentative de suicide ont augmenté de 76 % chez les 20-24 ans, et de 118 % chez les 10-14 ans. Derrière les chiffres se cachent des vies fragilisées, des familles épuisées, des jeunes qui décrochent, des soignants à bout de souffle. En effet, nos jeunes ont grandi dans un contexte de crises successives, de pression sociale et de surexposition aux réseaux sociaux. Beaucoup souffrent d’un mal-être profond, souvent dans le silence. Partout dans le territoire, les professionnels alertent. Il faut parfois compter plusieurs mois avant d’obtenir un rendez-vous en pédopsychiatrie. Dans certains départements, des familles doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour accéder à une consultation spécialisée. Les centres médico-psychologiques sont saturés, les lits ferment et les personnels soignants manquent. Ma question est simple : quelles mesures concrètes le gouvernement entend-il prendre pour garantir à chaque jeune, partout sur le territoire, un accès rapide, effectif et équitable à un accompagnement en santé mentale ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR. – M. Corentin Le Fur applaudit également.)