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Ministère du travail et des solidarités • Ministre • 13 oct. 2025
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Nov 03, 16:12:26
En effet, si les salaires sont importants, l’emploi l’est aussi. Vous le savez, il y a un lien entre les deux, sans parler de l’inflation.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 Nov 03, 16:10:46
Petit rappel historique : fin 2025 – ce n’est pas si vieux –, cela n’allait pas si mal. Les salaires avaient à peu près rejoint le niveau de l’inflation, grâce à une politique salariale assez dynamique. Les perspectives pour 2026 n’étaient pas si mauvaises. Le smic étant indexé, il avait fait son chemin. Il était d’ailleurs devant l’évolution des prix et des salaires moyens. Non, au fond, fin 2025, les choses n’allaient pas si mal.

Et puis il s’est passé ce qu’il s’est passé : Ormuz, la guerre en Iran, la hausse des carburants. C’est comme ça, c’est un fait. La géopolitique s’est invitée dans la situation économique de notre pays et elle a créé des problèmes de pouvoir d’achat, notamment sur les carburants.

Sur les carburants, justement, nous avons agi toute l’année. D’abord, nous avons aidé les entreprises en difficulté – je pense aux transports, à l’agriculture, à la pêche. Nous avons aussi aidé les salariés grands rouleurs, par deux fois, la première prime aux grands rouleurs ayant été renouvelée et étendue – quasiment 6 millions de Français peuvent désormais en bénéficier. Et le smic fait son travail : il est indexé, il avance. Il a augmenté de 1,2 % au 1er janvier, de 2,4 % au 1er juin, et nous sommes en train de négocier une augmentation supérieure. Rappelons que la prime d’activité, elle aussi, a augmenté de 50 euros par mois au 1er juillet. Quand vous additionnez tout ça, l’État a fait son boulot.

La période de la négociation salariale arrive dans les branches et dans les entreprises. Comme je l’ai dit tout à l’heure, je suis en train de mener des concertations sérieuses avec toutes les organisations syndicales, avec toutes les organisations patronales, pour voir comment créer ensemble – État, syndicats et entreprises – les conditions d’une relance salariale en responsabilité.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 Nov 03, 16:02:16
Madame la députée, je crois que j’ai réagi très vite. Comme vous, je suis très choqué. C’est inadmissible. Ce que l’on a entendu, ce que l’on a pu lire sur les réseaux sociaux est scandaleux. C’est très clair. J’ai bien sûr une réaction de contestation, de choc total devant de tels propos. La gravité des faits est établie. Bien évidemment, aucun travailleur ne devrait avoir de craintes liées à la couleur de sa peau, à son origine. Cela ne devrait pas arriver. C’est absolument scandaleux et, vous avez raison, nous devons réagir.

Bien sûr, il y aura des suites juridiques. Une plainte a été déposée au parquet pour éradiquer ce genre de messages sur l’ensemble des réseaux sociaux, rechercher les responsables et les punir juridiquement pour appel à la haine et propos racistes. Il faut une réponse juridique très ferme.

Nous avons appelé les plateformes dès ce week-end pour voir ce que l’on pouvait faire. Je vais les réunir comme je l’ai fait cet été quand nous avons connu des problèmes de chaleur intense pour les livreurs à vélo, avec des situations impossibles. Nous les avions réunies en urgence avec les syndicats et les représentants des travailleurs et nous avions pu obtenir des mesures de précaution. Si, si, madame, nous l’avons fait, et nous recommencerons. Vous me demandez ce que nous faisons, je vous réponds : nous allons réunir les plateformes et les organisations syndicales qui représentent ces travailleurs et leur demander concrètement quelles mesures elles vont prendre. Vous en avez cité quelques-unes, comme vérifier les comptes. On peut y ajouter des dispositifs qui permettent de mieux sécuriser ces personnes.

Enfin, la directive n’est pas abandonnée. Bien au contraire, on avance. Un rapport a été remis hier ou avant-hier, dont nous allons discuter avec les partenaires sociaux parce que la méthode Farandou, c’est de toujours commencer par discuter avec les partenaires sociaux. Ensuite, nous arriverons au Parlement avec un projet de loi. Je m’y engage.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Nov 03, 15:59:49
La réforme qui entrera en vigueur au 1er janvier 2027 garantit qu’aucun retraité actuel ne verra ses revenus diminuer. Elle ne change rien non plus pour l’immense majorité des futurs cumulants.

Je tiens à vous rassurer, puisque vous l’avez évoqué : nous ne reviendrons pas sur le principe des dérogations. La dérogation est faite pour être utilisée lorsqu’un métier est d’intérêt général. Parmi ces métiers figurent déjà les conducteurs de transports scolaires, les professions de santé en vacation en zone sous-dense, celles qui assurent la permanence des soins, les assistants maternels et familiaux. Dès lors que l’on reste fidèle à ce sens de l’intérêt général, on peut discuter de la possibilité de revenir aux termes du dispositif précédent par décret.

L’emploi des seniors est fondamental et je présenterai d’ici la fin de l’année des dispositifs pour faire en sorte que davantage de seniors restent dans l’emploi.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 Nov 03, 15:57:52
Je vous remercie pour cette question qui résume beaucoup d’interrogations. Il est bon que la représentation nationale s’en fasse le relais.

Cette disposition est inscrite dans la loi : elle a été votée l’an dernier et le décret publié ce matin ne fait que l’appliquer. L’ancien dispositif portait mal son nom : il s’agissait davantage d’un cumul retraite-emploi qu’emploi-retraite ! Les personnes concernées occupaient un emploi en plus d’une retraite touchée à 100 %. Le dispositif pesait donc sur les comptes de la sécurité sociale. En outre, il ne donnait pas satisfaction et était très inéquitable. Il était particulièrement favorable pour les carrières sans accroc et faisait l’objet de nombreuses stratégies d’optimisation, au point que certains se mettaient d’accord à l’avance avec leur futur employeur. À l’inverse, il était très restrictif pour ceux qui avaient connu des aléas de parcours, car il était mal coordonné avec les autres régimes existants. D’autre part, à l’heure où le Parlement est en train d’examiner le projet de loi de financement de la sécurité sociale, la réforme qui entre en vigueur ne rapportera pas moins de 2 milliards d’euros par an, qui abonderont les comptes de la sécurité sociale. Pouvez-vous me citer une autre réforme qui rapporte autant ?
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 Nov 03, 15:45:00
Je centrerai ma réponse sur la question du travail, que vous avez évoquée à plusieurs reprises. Le contexte économique est difficile. Nous connaissons les causes de ces difficultés, qui sont liées aux guerres au Moyen-Orient, et nous débattons souvent des prix du carburant et de leurs conséquences sur le pouvoir d’achat. En l’espèce, il faut savoir reconnaître les bonnes nouvelles : depuis hier, les prix à la pompe du gazole ont beaucoup baissé, et ce grâce à l’action diplomatique du président de la République. Nous avons aussi décidé des aides à destination des grands rouleurs. Enfin, du côté des négociations salariales, nous avons revu le plafond d’exonération de la prime carburant, ce qui permet aux entreprises de verser 1 000 euros à leurs salariés et à ses derniers d’empocher la même somme, le brut étant égal au net.

Pour autant, il appartient au gouvernement, en particulier au ministre du travail que je suis, d’apporter des réponses sociales et concrètes aux revendications légitimes qui portent sur le salaire et le pouvoir d’achat. Vous connaissez mon attachement au dialogue social : depuis environ une semaine, j’ai donc ouvert un premier round de négociations avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales et j’en attaque un second afin de jeter les bases d’un nouveau logiciel.

Ces bases commencent à se dessiner. La première relève de la responsabilité de l’État : c’est le smic. Vous avez raison d’évoquer cette question qui n’est pas taboue, même s’il faut faire attention à préserver un équilibre entre le niveau du smic et le taux d’emploi. La deuxième relève des négociations de branches : il s’agit d’équilibrer les grilles salariales en luttant contre les tassements et en relevant par la négociation les minimas conventionnels. Enfin, les fameuses négociations annuelles obligatoires doivent être menées au sein des entreprises avec les représentants des salariés. Nous travaillons sur tous ces points et nous avançons. Je me suis fixé pour objectif de finir le second round de négociations dans les jours qui viennent.

Comme vous, j’ai bien conscience qu’une manifestation importante aura lieu le 5 novembre. J’espère que nous pourrons converger avec l’ensemble des partenaires sociaux afin que le gouvernement puisse présenter autour du 5 novembre des mesures susceptibles de réenclencher la dynamique salariale.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre du travail et des solidarités • 2026 Oct 27, 16:08:01
Le contexte économique est difficile : les Français et les entreprises traversent des difficultés dont nous connaissons la cause principale – la guerre entre les États-Unis et l’Iran, dans le détroit d’Ormuz – et les conséquences directes, notamment sur le coût de l’énergie. Le gouvernement a pris tout au long de l’année des mesures de soutien, d’abord aux entreprises dont les frais de carburant sont les plus élevés, ensuite aux travailleurs, en particulier les grands rouleurs. L’aide de 100 euros destinée à ces derniers a été renouvelée et élargie : plus de 5,5 millions de salariés peuvent désormais en bénéficier.

Rappelons également que la prime carburant permet à un employeur de verser à un salarié jusqu’à 1 000 euros sans aucune fiscalité ou cotisation : pour le coup, le net égale le brut. Par ailleurs, le montant du smic a augmenté, le 1er juin, de 2,41 % ; celui de la prime d’activité, pour 3 millions de foyers, a connu le 1er juillet un coup de pouce de 50 euros. En matière de pouvoir d’achat, il y a eu là tout au long de l’année, je le répète, une réaction solide.

Bien sûr, nous ne méconnaissons pas la situation des finances publiques, qui limite nos marges de manœuvre, mais il s’agit d’apporter une réponse concrète aux légitimes aspirations sociales des Français. Le premier ministre m’a donné mandat pour chercher des solutions avec les partenaires sociaux. J’ai fait un premier tour de toutes les organisations patronales et syndicales et nous sommes en train de tracer ensemble ce chemin.

Relancer les salaires sans affecter l’emploi nécessite de trouver un équilibre. J’en appelle à la responsabilité de chacun : il ne s’agit ni d’opter pour une augmentation zéro, comme j’ai pu l’entendre, ni de satisfaire des revendications inatteignables économiquement, qui détruiraient beaucoup d’emplois et recréeraient de l’inflation.

Je suis au travail ; je poursuis la concertation et j’espère que, dans le courant de la semaine prochaine, nous verrons se dessiner une convergence qui permettra d’apporter aux Français des réponses sérieuses et concrètes.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:48:29
Je l’ai dit, nous sommes tous parfaitement conscients des difficultés rencontrées par les chefs d’entreprise agricole, qui traversent une année très dure. La bonne approche reste celle des amendements nos 922 et identiques, adoptés précédemment, qui avaient d’ailleurs reçu un avis favorable du gouvernement. Avec beaucoup d’humilité, j’aurai donc un avis plus nuancé en demandant le retrait de tous les amendements en discussion ; à défaut, j’y serai défavorable.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:35:02
Il faut bien évidemment tenir compte de l’année très dure que nos agriculteurs ont traversée. Le changement climatique est là, on le voit depuis le mois de mai. Pour la plupart des exploitations agricoles, ses conséquences sont terribles : la sécheresse a provoqué des dégâts considérables dans beaucoup de secteurs agricoles et, je le répète, il faut en tenir compte, ce qui relève du bon sens.

Ces amendements visent à neutraliser les effets de cette année particulière et à donner plus de temps pour dresser un bilan suffisamment abouti de la décision prise l’an dernier.

Je suis bien évidemment favorable à la prolongation de l’expérimentation et j’adresse une pensée à nos agriculteurs qui traversent un moment compliqué.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:30:06
Je donnerai un avis favorable à ces trois amendements en discussion commune. Je ne peux que me réjouir que les parlementaires puissent soutenir le résultat d’un accord national interprofessionnel qui cherche à améliorer la capacité des seniors à rester dans l’emploi ou à retrouver un emploi. Tous les dispositifs précisés par le rapporteur vont dans le bon sens.

Permettre aux seniors de rester dans l’emploi, c’est une grande cause. Leur permettre de retrouver très vite un poste dans le cas où ils ont perdu leur emploi, c’est indispensable. Nous y travaillons. Les outils produits par l’ANI commencent à être employés : il faut laisser aux acteurs le temps de se les approprier.

En novembre, je prendrai une initiative pour accélérer l’application de l’ANI en ciblant, d’abord, les entreprises – je souhaite que toutes se dotent explicitement d’un plan RH en faveur des seniors et que ce plan soit présenté et discuté –, ensuite, les salariés eux-mêmes – je souhaite que ceux qui atteignent l’âge de 45 ou 50 ans bâtissent un projet professionnel, qu’on les y aide et qu’on les aide à l’appliquer.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:27:07
Supprimer cette exonération pénaliserait injustement les seniors dans le retour à l’emploi et alourdirait brutalement le coût de la rupture pour les entreprises déjà engagées dans ce dispositif. Il est récent, laissons sa chance au produit.

Avis défavorable.

Quant à l’examen de la partie dépenses, je serai ravi que nous y arrivions. Il n’y a pas de raison que nous n’arrivions pas. Je vous trouve défaitiste, monsieur Monnet.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:23:52
Les partenaires sociaux ont concrétisé une belle ambition grâce à un bon accord, que nous avons souhaité traduire fidèlement dans la loi. Le plan de partage de la valorisation de l’entreprise a été créé par l’accord national interprofessionnel du 10 février 2023 transposé par la loi du 29 novembre 2023. Le gouvernement étant favorable au principe du partage de la valeur dans les entreprises, nous sommes favorables à cette proposition, qui apporte une sécurité bienvenue à un dispositif récent, qui a encore besoin d’être soutenu.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:21:07
Même avis.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:19:34
La pratique du licenciement boursier est encadrée, tant par la loi que par la jurisprudence de la Cour de cassation. Votre proposition s’ajouterait aux garanties actuellement offertes par le droit du travail, ce qui ne semble pas nécessaire. En cas de requalification d’un licenciement par le juge, elle pourrait même se transformer en double sanction.

Avis défavorable.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:14:49
Même avis.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:12:37
Nous avons besoin de contrôles. D’ailleurs, nous les avons beaucoup renforcés : les inspecteurs du travail ont fait un énorme travail et le nombre de contrôles est passé de 5 000 en 2025 à plus de 7 000 cet été. Je le répète : dans le cadre des discussions engagées avec les partenaires sociaux, on peut envisager que les inspecteurs soient appelés à jouer un rôle encore plus important, par exemple en leur donnant la possibilité d’arrêter des chantiers. Nous ne baissons pas les bras, au contraire, nous renforçons les moyens.

C’est en tout cas l’angle que nous avons choisi pour traiter cette question, et c’est pourquoi j’émets un avis défavorable sur votre amendement.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:09:14
…pour examiner comment l’on pourrait améliorer les choses. L’objectif est de renforcer la prévention, ce qui peut éventuellement passer par un durcissement des règles, qui pourrait être inscrit dans les conventions collectives.

À cet égard, je le répète, nous pouvons nous appuyer sur l’exemple espagnol. Nous avons observé à l’occasion de notre voyage d’études en Espagne des choses intéressantes – certaines ont été évoquées par le député Clouet –, qui feront l’objet de négociations dans les branches. L’objectif consiste non seulement à mieux protéger la santé des salariés – cela s’impose –, mais aussi de trouver les moyens de permettre à la société de vivre durant ces périodes d’intense chaleur ; les Espagnols y arrivent, il n’y a pas de raison que nous n’y arrivions pas.

J’ai également entendu une proposition qui mérite d’être discutée, mais qui ne peut être adoptée dans le cadre du PLFSS, puisqu’elle supposerait d’amender le code du travail : il s’agit de faire intervenir plus fortement les inspecteurs dans la supervision de ces processus. Je peux ouvrir des discussions sur cette question, car nous recherchons des solutions concrètes pour renforcer les processus et les procédures afin de mieux protéger les salariés des chaleurs intenses.

Avis défavorable – conformément à celui que j’avais émis sur votre précédent amendement, monsieur le député Girard.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:08:54
Nous avons déjà échangé sur les chaleurs intenses et sur les risques professionnels pour la santé qu’elles provoquent chez les salariés. Je ne conteste pas le caractère très sérieux du sujet. Cependant, un processus paritaire a été engagé, comportant de vraies négociations,…
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:05:23
Même avis.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 18:01:16
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 17:53:42
Le lien avec l’AT-MP est ténu : aller chercher cette caisse pour mutualiser ce risque ne paraît pas logique. On s’éloigne de la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Le dispositif proposé ne me semble donc pas adapté.

La protection des salariés en cas de chaleur intense est, au contraire, bien liée à la branche AT-MP. Cet été, qui avait démarré au mois de mai, a été difficile : nous avons connu, de mai à septembre, cinquante jours de canicule. Lors des réunions, les partenaires sociaux avaient légitimement demandé à faire le point, appelant l’attention de l’État et des employeurs sur ces phénomènes d’une intensité nouvelle et affectant désormais des zones nouvelles. La Bretagne a ainsi connu des canicules. Ce problème, connu dans le sud de la France, mais inconnu dans d’autres parties du territoire, y a fait irruption, engendrant un effet de surprise et d’impréparation. Nous avons réussi à traverser cette période, en faisant notamment appel à un décret puissant de 2025, relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, qui reprend la démarche espagnole : les alertes météo – jaune, orange, rouge – déclenchent des plans de prévention, base fondamentale de la protection des salariés.

Nous avons fait un voyage d’études, avec les organisations syndicales – la secrétaire générale de la CGT était ainsi avec nous –, pour étudier le cas espagnol. Ce pays, exposé depuis longtemps aux phénomènes climatiques, a des décennies d’avance sur nous : le risque y est bien intégré à la pratique des entreprises et fait l’objet de nombreux dispositifs. Un groupe de travail paritaire a été lancé ; l’objectif est de durcir les dispositions au sein des branches grâce au dialogue social, l’exposition au risque n’étant pas la même selon les secteurs d’activité. Ce processus est engagé et les décisions négociées devraient être prises par les branches à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, pour nous permettre d’être encore mieux préparés.

La réponse passe donc par la prévention des risques, le dialogue social et le déploiement de dispositifs concrets et non par la proposition que vous faites. Je suis défavorable à votre amendement, mais vous posez deux bonnes questions ; c’est pourquoi je tenais à vous dire que nous agissons sur ce sujet fondamental.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 17:53:20
Votre amendement évoque plusieurs situations, de nature différente.

Vous avez cité les inondations. L’idée d’un congé supplémentaire est née en Espagne où des salariés ne pouvaient pas atteindre leur lieu de travail tant les inondations avaient rendu les voies impraticables.
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 17:48:18
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Jean-Pierre Farandou
, Ministre • 2026 Oct 22, 17:44:11
Soutenir le financement des entreprises est une bonne idée, assurément ; mais je suis aussi ministre des retraites, aussi dois-je privilégier le financement de celles-ci, car il constitue une priorité. L’idée de créer un mécanisme rival ne me semble pas cohérente.

Avis défavorable.
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