🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
Actuellement
Ministère de l’éducation nationale • Ministre • 13 oct. 2025
↕️Tri
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jul 17, 09:26:59
Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.
👍1
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jul 17, 09:24:14
Lorsque vous déposez votre enfant à l’école à huit heures et demie, vous savez à qui vous avez affaire : le maître ou la maîtresse, éventuellement l’Atsem en maternelle. Lorsque ce même enfant se rend à la cantine, il existe objectivement une zone d’ombre dans laquelle – vous le savez aussi bien que moi pour avoir étudié la question – le prédateur peut plus facilement passer à l’acte.

Enfin, je me permets de réagir de manière un peu plus catégorique sur un point précis : il est hors de question pour moi de stigmatiser qui que ce soit. Il ne s’agit en aucun cas d’une mesure dolosive. Nous ne pointons personne du doigt, nous ne créons pas de fichiers. Nous permettons simplement aux parents qui confient leur enfant à un établissement scolaire de connaître l’identité des adultes qui s’en occupent. Honnêtement, une telle mesure ne me semble pas stigmatisante ; au contraire, elle est protectrice.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jul 17, 09:23:34
Je comprends très bien le sens des propos de Mme Hérouin-Léautey et le point qu’elle soulève est important. Depuis le début de l’examen du texte, nous avons toujours défendu une approche cohérente de la protection des enfants quels que soient les temps de leur vie : scolaire, périscolaire ou sportif. Vous savez que le fichier d’interdits d’école correspond précisément à cette perspective, à laquelle je crois profondément.

Vous vous interrogez sur l’exigence de communication dans d’autres domaines. Il en existe pourtant des exemples. Ainsi, l’article R. 322-5 du code du sport oblige à afficher les cartes professionnelles et diplômes des éducateurs sportifs dans un lieu visible de tous : les parents connaissent donc le nom, le prénom et le diplôme de ceux à qui ils confient leurs enfants, et ils savent à qui ils ont affaire.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jul 17, 09:16:01
Cet amendement vise en effet à rétablir l’article 14, relatif à la communication aux parents de l’identité des animateurs intervenant dans le cadre périscolaire.

Cette disposition répond à une réalité concrète, non à une préoccupation théorique. Plusieurs crimes commis sur des mineurs, notamment en école maternelle, l’ont été par des animateurs périscolaires. Dans ces affaires, les parents, lorsqu’ils échangeaient avec leur enfant, ne disposaient d’aucun élément permettant d’identifier l’animateur concerné, si ce n’est parfois un simple prénom.

Lorsque vous confiez votre enfant à l’école, vous connaissez le nom et le prénom des professeurs – il n’est pas nécessaire d’en savoir plus – ou de l’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem). Les parents connaissent leur identité et les voient. En revanche, dans le cadre du périscolaire, notamment pendant la pause méridienne, il est fréquent que les parents ne rencontrent jamais les animateurs et ignorent jusqu’à leur identité.

C’est pourquoi nous proposons une disposition simple et limitée : non pas rendre publics, par affichage à l’entrée de l’école ou publication sur internet, les noms, les prénoms ou les photos des animateurs, mais tout simplement informer les représentants légaux – et uniquement eux – de l’identité de ceux à qui ils confient leurs enfants. Une telle mesure n’est ni dolosive ni stigmatisante : de même que l’animateur connaît l’identité de l’enfant, le représentant légal de l’enfant doit pouvoir connaître le nom et le prénom de l’animateur.

La rédaction proposée introduit en outre une définition du temps périscolaire, afin de fixer un cadre juridique unifié pour la communication de ces informations, quel que soit le lieu d’accueil de l’enfant au cours de cette période. En effet, cette notion n’est toujours pas définie dans le code de l’éducation.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jul 16, 23:53:00
Avis de sagesse sur ces deux amendements.

Je voudrais répondre à la question qui m’a été posée par M. Vannier, en clarifiant comment les choses se passent aujourd’hui. Nous procédons à des contrôles d’honorabilité depuis 2016. Nous contrôlons le B2 du casier judiciaire, le Fijaisv et le Fijait. Ce contrôle opère comme un système de feu rouge et de feu vert : soit il y a quelque chose, soit il n’y a rien. Dans l’immense majorité des cas, il n’y a rien. Lorsqu’il y a quelque chose, en revanche, on regarde de plus près : il faut que l’infraction relevée porte bien atteinte à la probité, notamment, pour que l’on puisse opposer une incapacité à l’agent qui passe un concours. Il y a donc bien un regard humain dès lors qu’un feu rouge apparaît.

Voilà comment cela se passe aujourd’hui. Demain, le dispositif sera sans doute plus perfectionné, mais c’est ainsi qu’on sélectionne très précisément l’infraction qui correspond à l’incapacité. Un pédophile, c’est-à-dire une personne condamnée pour violences sexuelles sur mineur, ne peut devenir professeur. En revanche, l’inscription au B2 pour vol à la tire par exemple ne pose pas de problème en soi.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jul 16, 23:37:08
Vous le savez, le gouvernement a adopté une position de sagesse. Je crois que l’ambition est globalement partagée : le but du jeu, c’est bien qu’aucune personne susceptible de porter atteinte à un mineur ne soit au contact d’un mineur. L’objectif est, me semble-t-il, commun à tous les bancs – pas seulement sur ce projet de loi, nous avons déjà eu l’occasion d’en parler à l’occasion de l’examen de la proposition de loi de Mme Spillebout.

Le texte consolide le contrôle de l’honorabilité et le régime des incapacités. Le gouvernement va saisir le Conseil d’État pour s’assurer que la liste d’infractions n’est pas excessive et que les conditions dans lesquelles certains employeurs seraient susceptibles d’accéder à ces attestations d’honorabilité – je pense notamment à tout ce qui est privé, comme les transports scolaires, etc. – ne sont pas de nature à poser un problème constitutionnel. Le Conseil d’État pourra clarifier ces deux points pour sécuriser tout le monde.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jul 15, 22:26:38
Ah bon ?
👍1
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jul 15, 21:46:19
Dans le prolongement des deux interventions précédentes, je veux dire que protéger les enfants, c’est aussi, voire d’abord, les protéger dans le lieu où ils sont tous quotidiennement confiés à la puissance publique, c’est-à-dire l’école. Vous le savez, l’école a la double mission d’instruire et de protéger, parce qu’il ne peut y avoir d’émancipation sans savoir et sans protection. Les événements des derniers mois ont rappelé avec force l’urgence d’agir et de travailler, inlassablement, à rendre notre système infaillible en matière de protection des enfants, notamment contre les violences sexuelles.

Les chiffres sont effrayants et témoignent du caractère social massif des violences sexuelles sur mineurs. Imaginez que, lorsque vous entrez dans une classe, en moyenne deux à trois enfants ont été victimes de viols ou d’agressions sexuelles, à plus de 80 % dans le cercle familial. Cela signifie que l’école doit, en premier lieu, aider à détecter les actes commis contre des enfants à l’extérieur de son enceinte. Avec plus de 80 000 informations préoccupantes ou signalements au procureur par an, toutes violences ou défaillances confondues, l’école est le premier « signaleur » de France des violences faites aux enfants. Malheureusement, cette mission ne cesse de prendre de l’ampleur puisque ce chiffre a progressé de 19 % en un an, pour s’établir à 88 000 pour cette année scolaire, selon les chiffres reçus ce matin.

Cependant, la détection ne suffit pas ; il faut prévenir, agir et garantir que chaque enfant évolue dans un cadre sûr et que l’école en soit un. Lorsqu’un parent dépose son enfant à la porte de l’école, il fait un acte de confiance. Quand il voit son enfant passer la grille, son premier soulagement est de le savoir en sécurité jusqu’au soir. Nous devons lui assurer la sécurité de la porte à la porte, quelles que soient les activités – scolaires ou périscolaires – prévues et les autorités – nationale ou communale – responsables. C’est l’un des objectifs du projet de loi qui vous est soumis, celui qui relève de ma compétence.

Afin de replacer les choses dans leur contexte, je voudrais dire un mot sur la politique menée au sein de l’éducation nationale.

Le premier maillon de la protection, ce sont les cours d’éducation à la vie affective et relationnelle (Evar) dans le premier degré et les cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) dans le second degré. En effet, aider l’enfant à prendre conscience du respect dû à son corps et lui apprendre à trouver les mots, c’est lui permettre de refuser, de dénoncer et, en cas de drame, de mieux réparer. Depuis la rentrée 2025, pour la première fois, nous avons un programme en la matière. En pratique, 95 % des écoles ont réalisé au moins une séance d’Evar cette année ; près des deux tiers des élèves ont bénéficié de trois séances. Dans 97 % des cas, ces séances se sont déroulées dans un climat serein. En revanche, le volume de séances reste insuffisant au collège et au lycée, où nous ferons porter l’effort à la rentrée prochaine.

Le deuxième maillon est celui du signalement. Jusqu’au mois de mars, il n’existait aucun guide de signalement en cas de violences contre un mineur. Depuis lors, j’ai diffusé un guide de procédure dans toutes les écoles, tous les collèges et lycées de France pour qu’aucun personnel ne reste désarmé face à une situation de cette nature.

En troisième lieu, il faut que les familles aient un interlocuteur. C’est pourquoi nous avons créé un poste de délégué à la protection des enfants à l’école auprès de l’éducation nationale, instance indépendante qui sera compétente pour toutes les difficultés à l’intérieur de l’enceinte scolaire, de la porte à la porte, quelles que soient les personnes ou les autorités en cause.

Enfin, le quatrième maillon est celui de la sécurisation absolue de l’espace scolaire, qui fait l’objet de ce projet de loi.

Je reviens sur quatre mesures de ce texte, figurant dans les articles 5 et 14 du projet initial, avant sa modification en commission.

Tout d’abord, nous souhaitons renforcer le contrôle d’honorabilité des personnels. Entre 2016 et 2019, les antécédents judiciaires de tous les agents de l’éducation nationale déjà en poste ont été vérifiés et, depuis 2016, nous procédons à un contrôle des antécédents lors de l’embauche. Les condamnations susceptibles d’intervenir par la suite font l’objet d’un signalement individuel par l’autorité judiciaire. Désormais, le contrôle des fichiers sera régulier et systématique tout au long de la carrière, pour garantir l’absence de trous dans la raquette.

Ensuite, nous visons un contrôle systématique des antécédents judiciaires des intervenants occasionnels. Ces derniers, qu’ils soient bénévoles ou professionnels, devront produire une attestation d’honorabilité, au regard des fichiers judiciaires automatisés des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes – Fijaisv, autrefois Fijais – et un extrait du casier judiciaire B2.

En outre, – je l’ai évoqué ici à l’occasion de la discussion d’un autre texte –, nous voulons faire en sorte de bloquer l’entrée de toute personne qui présenterait un risque pour la santé ou la sécurité des mineurs. Pour ce faire, nous mettons en place deux dispositifs.

En premier lieu, nous créons une liste noire – le fichier d’interdits d’école –, commune à l’environnement scolaire, périscolaire et aux clubs sportifs. Ainsi, un professeur qui aurait été révoqué ou licencié en raison de son comportement avec les mineurs ne pourra plus exercer dans aucun des trois champs. Cette liste ira au-delà des condamnations pénales : elle concernera les révocations administratives définitives décidées au terme d’une procédure disciplinaire contradictoire en raison du comportement avec les mineurs. L’inscription sur la liste entraînera une interdiction d’exercer, d’être embauché comme contractuel ou de passer un concours.

En vis-à-vis, nous créons une mesure de police administrative autorisant le recteur à écarter d’un établissement scolaire, public ou privé, toute personne qui présenterait des risques pour la santé ou la sécurité physique ou morale des mineurs.

Enfin, nous proposons une mesure de transparence essentielle pour les activités périscolaires. Alors que, lorsque vous confiez votre enfant à l’école, vous connaissez l’identité de ses professeurs, celle de l’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) et celle du directeur ou la directrice d’école, vous ne savez pas qui s’occupe de l’enfant lorsqu’il est pris en charge sur la pause méridienne ou lors de la sieste, qui peut intervenir sur le temps scolaire. C’est le seul espace où, bien que vous ayez formellement confié votre enfant à l’école, vous ne savez pas qui va exercer une responsabilité sur lui. Nous proposons d’informer les parents sur l’identité des intervenants périscolaires. Naturellement, il ne s’agit pas de stigmatiser ces personnels qui, dans leur écrasante majorité, sont des professionnels engagés, mais de prévoir une mesure limitée et de bon sens : la possibilité pour un parent de connaître l’identité de ceux à qui il confie ce qu’il a de plus cher.

Les articles de ce projet de loi qui concernent l’école matérialisent notre ambition de protéger nos enfants et de faire en sorte qu’aucun prédateur identifié comme tel ne puisse, à quelque titre que ce soit, remettre les pieds à l’intérieur de l’institution scolaire.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jul 01, 14:22:12
Tout à fait !

Quand on parle de la bataille de Verdun ou de la bataille de Dunkerque, on n’assimile pas Dunkerque et Verdun à ces seules batailles. À l’étranger, parler des accords de Munich, des lois de Nuremberg puis des procès de Nuremberg ne revient pas non plus à assimiler la ville de Nuremberg à ces événements historiques – effrayants pour les premiers, réparateurs pour les seconds.

La terminologie utilisée par les historiens, aussi bien par le CNRS, par les Archives nationales que par la plupart des historiens qui travaillent sur le sujet, n’a pas vocation à être modifiée par les seuls programmes de l’éducation nationale. S’il est bien clair que le régime de l’État français, ou régime de Vichy, fut une trahison nationale et collective – cela a toujours été le cas et le sera toujours –, rien ne saurait réduire cette période de trahison à la seule ville de Vichy.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jul 01, 14:21:38
Le sujet que vous évoquez est, par définition, sensible. Par conséquent, j’y répondrai avec la prudence et le respect des sensibilités qui s’imposent.

Le régime de Vichy est en effet qualifié comme tel par les historiens – le général de Gaulle lui-même parlait d’ailleurs à l’époque de « gouvernement de Vichy », preuve que cette nomenclature, si je puis dire, n’est pas nouvelle. Depuis des décennies, cette expression consacrée côtoie celle d’« État français », parfois celle de « régime de Pétain ».

C’est une convention d’historiens assez banale que d’associer un lieu géographique à un événement qui s’y est déroulé ou depuis lequel il a été administré. Prenons la bataille d’Azincourt : Azincourt, aujourd’hui une charmante commune, est associée à la plus grande défaite – de mémoire – de l’histoire française, survenue le 25 octobre 1415, où la chevalerie française fut décimée par les archers anglais. On parle aussi de la « défaite de Sedan », pas de la « défaite de Napoléon III »…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jun 30, 16:28:33
Je ne vais pas revenir sur le paysage démographique que vous connaissez par cœur, j’ai en l’occasion de l’évoquer plusieurs fois dans cet hémicycle. Dans les Deux-Sèvres, vous avez perdu 18 % d’élèves depuis 2017, et vous en perdrez 800 de plus à la rentrée prochaine. Il y a certes une baisse des moyens, mais qui ne suit absolument pas cette baisse démographique puisque vingt-huit postes sont retirés à l’échelle du département. D’ailleurs, lors du prochain CDEN, le ministère aura l’occasion d’annoncer le renoncement à des fermetures de classes qui étaient envisagées, et même cinq classes supplémentaires ouvertes en solde. Donc nous sommes vigilants et nous faisons le travail.

Mais au-delà de ce point, la question que vous posez est en effet fondamentale : que fait-on de cette triste aubaine démographique ?

Depuis le début, je propose une ligne rationnelle et, surtout, durable qui consiste à ne pas suivre la démographie. Cela signifie qu’il ne faut pas retirer des moyens d’enseignement à due proportion du recul du nombre d’élèves, mais qu’il faut à la fois accepter dans certains endroits cette réalité démographique – là où, malheureusement, il n’y a plus d’enfants, on est obligé d’en tenir compte – et en profiter pour dégager des marges, redéployer des personnels et, donc, faire baisser les effectifs par classe.

Ils ont d’ailleurs déjà reculé, de plus de vingt-trois élèves par classe en 2017 à vingt et un à la rentrée prochaine. Nous allons poursuivre sur cette tendance et, si nous tenons le même rythme, dans cinq ans, les effectifs seront légèrement inférieurs à vingt élèves par classe, avec, par ailleurs, des marges dégagées pour repenser l’offre scolaire, entre autres choses.

En effet, nous faisons face à deux enjeux. L’un a trait à la carte scolaire combien d’écoles, combien de classes, etc. ? L’autre concerne l’accès à l’offre scolaire et à des dispositifs comme les classes à horaires aménagés ou les sections internationales, qui sont très mal répartis sur le territoire. C’est pourquoi l’expérimentation que j’ai lancée dans dix-huit départements porte non seulement sur la carte mais aussi sur l’offre, pour que les élèves, où qu’ils soient, aient tous la même chance d’accéder à des dispositifs qui leur correspondent.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 24, 14:40:13
…et d’EduRénov, qui ont déjà permis l’accompagnement de 6 200 projets d’amélioration de la qualité globale du bâti.

Deuxième direction, et je vous rejoins sur ce point, nous devons travailler collectivement sur l’organisation des examens et de la fin de l’année scolaire, car ces vagues de chaleur ont malheureusement vocation à se reproduire et probablement à s’intensifier. J’ai lancé les travaux de l’administration à ce sujet : avec tous les acteurs de l’éducation, nous travaillerons jusqu’au 14 juillet pour qu’à la rentrée, un cadre clair, bien plus protecteur, soit instauré, qui prévoira notamment que les épreuves auront lieu seulement le matin.

Quant au plan d’action, nous devrons organiser un retour d’expérience global une fois que nous aurons géré cette crise. Nous aurons évidemment matière à l’adapter et à modifier le soutien que nous apportons aux collectivités locales. J’ai déjà fait recenser les principales zones à risque : 2 300 établissements particulièrement exposés ont été identifiés et bénéficieront d’un accompagnement adapté. Il demeure que le ministère ne pourra pas lancer les travaux à la place des collectivités.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 24, 14:40:05
Ceci étant dit, il faut travailler dans deux directions. La première, c’est celle du fonds Vert – je parle sous le contrôle de la ministre de l’écologie –…
👍1
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 24, 14:39:52
On va y arriver ! Cela ne vous dérange pas que je parle deux minutes ? Quand j’aurai terminé, je serai à votre disposition !

Nous ne sommes pas propriétaires des locaux scolaires.
👍1
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jun 24, 14:39:29
Je partage votre préoccupation pour l’état du bâti scolaire et les situations particulières que vous avez mentionnées ainsi que pour la vulnérabilité de nos enfants. Il faut tout de même rappeler que les 60 000 implantations scolaires françaises dépendent exclusivement des collectivités locales, dont elles sont la propriété.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jun 23, 16:11:38
Nous subissons tous la vague de chaleur actuelle. Je tiens à rendre hommage aux 1 200 000 agents de l’éducation nationale dont j’ai la responsabilité, comme des 12 millions d’élèves scolarisés dans notre pays.

Vous avez raison, nous sommes confrontés à un phénomène récurrent qui nous impose de nous adapter sur le long terme.

Un premier élément de réponse concerne le bâti. Différents leviers permettent d’agir, notamment le fonds Vert ou le programme ÉduRénov. M. le ministre de l’économie Roland Lescure souhaite étendre la dimension d’ÉduRénov pour faciliter les prêts. Ces leviers agissent soit sur le bâti lui-même, soit sur la végétalisation des espaces environnants pour maintenir des îlots de fraîcheur dans les cours ou à proximité immédiate des bâtiments.

Le ministère de l’éducation nationale dispose d’une cellule du bâti scolaire, qui apporte un appui aux collectivités locales – elle ne peut leur proposer qu’un appui, puisque l’État n’est pas propriétaire des lieux. Cette cellule a identifié 2 300 implantations scolaires jugées prioritaires car particulièrement vulnérables.

Notons que le bâti scolaire a été conçu à une époque où le problème était inverse : l’école Jules Ferry classique, c’est une école dont les classes sont orientées plein sud, parce qu’il fallait réchauffer les enfants en hiver. Nous avons donc une transformation très profonde à opérer dans le bâti.

Le second volet d’action concerne l’organisation. Je l’ai déjà dit, notamment s’agissant des examens : nous ne pouvons plus nous permettre d’organiser des épreuves l’après-midi pour les années à venir. Nous allons donc reconfigurer l’organisation des examens de sorte que toutes les épreuves, écrites comme orales, aient lieu le matin. Je lancerai ce travail avec les différents acteurs de l’éducation nationale au début du mois de juillet, afin que chacun ait une visibilité claire dès la rentrée prochaine sur les examens ainsi remaniés.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 23, 15:56:56
Si votre amendement avait été adopté, le fonds Vert aurait été amputé de 460 millions d’euros !
👍1
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 23, 15:55:38
En tant que ministre de l’éducation nationale, je ne sais pas encore rénover un bâti dont je ne suis pas le propriétaire ! La seule solution est de soutenir les collectivités, dont c’est la responsabilité première. À l’heure où nous parlons, 6 200 projets de rénovation des bâtiments scolaires sont soutenus soit par le fonds Vert, soit par le programme EduRénov’, ce qui représente 24 millions de mètres carrés couverts au total. De toute évidence, ces bâtiments ne se rénovent pas en deux coups de cuiller à pot, comme nous pourrions tous légitimement le souhaiter. C’est ce qui explique que 1 800 écoles environ ont été obligées de fermer, dont 5 en Dordogne, et que 8 000 autres aient adapté leurs horaires, dont 194 en Dordogne. Nous faisons face localement en nous adaptant aux réalités du terrain et en attendant que le plan que nous avons lancé se poursuive.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 23, 15:55:22
Puisque vous m’interrogez, je vais cependant prendre le temps de vous répondre de manière plus approfondie. Nous avons en France 60 000 implantations scolaires qui dépendent respectivement des communes, des départements et des régions, c’est-à-dire des collectivités territoriales.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jun 23, 15:55:10
Je vous réponds : quand vous cesserez de voter des amendements réduisant le fonds Vert de 460 millions d’euros, alors qu’il est précisément destiné à cela ! C’est regrettable, car c’était l’occasion d’avancer sur ce sujet…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 17, 14:39:55
Conformément à mes consignes, le préfet et le Dasen forment un couple qui travaille main dans la main avec les élus locaux pour construire une carte de l’offre scolaire. Elle ne se réduit pas à la carte scolaire : il ne s’agit pas d’ouvertures ou de fermetures mais bien de ce que nous faisons pour garantir, dans tout le territoire national, une égalité d’accès à l’intégralité de nos dispositifs, y compris d’excellence. Dans ce cadre, nous construirons une vision partagée sur cinq ans – les conseils départementaux et régionaux y seront associés car il faut traiter l’enjeu que constituent les transports scolaires. Cela vous permettra de vous faire une représentation aussi claire que possible de la situation – ce qui donnera sans doute lieu à des échanges moins houleux !
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jun 17, 14:39:45
On est constamment interrompu ici, c’est extraordinaire ! On ne se lasse pas des interruptions, même quand on parle d’intérêt général ! Pardon, madame !
👍0
👎3
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jun 17, 14:38:46
Vous avez raison : la vague démographique, dont nous avons beaucoup parlé concernant le premier degré, s’abat également sur les collèges. Nous perdons 30 000 à 40 000 élèves par an et en perdrons 745 000 d’ici à dix ans dans le second degré. Une première mesure était nécessaire, qui n’était pas prévue : donner une visibilité à dix ans aux départements, seuls compétents pour ouvrir, fermer ou rénover les établissements – au contraire de l’éducation nationale, je le rappelle. Nous l’avons fait en mars et désormais, mes successeurs publieront chaque année cette information afin que l’ensemble des acteurs impliqués puissent travailler. Deuxième élément : les observatoires des dynamiques rurales et territoriales, généralisés dans tout le territoire, qui permettent également de prendre la mesure de la situation.

Je suis intimement convaincu, y compris pour ce qui est des collèges, qu’il faut changer de logique. C’est pourquoi cette année, dans dix-huit départements, nous travaillons en sens inverse, en partant du…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 juin 16
Je discute actuellement de l’aspect technique de la révision globale de la carte de l’éducation prioritaire afin que mes successeurs, quels qu’ils soient, en fonction des choix politiques qui seront les leurs, disposent d’un dossier techniquement ficelé afin d’enclencher les choses en 2027.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
Voir plus
⚙️
🚀