🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
Actuellement
Ministère de l’éducation nationale • Ministre • 13 oct. 2025

Gouvernement Lecornu II • Membre • 13 oct. 2025 (Gouvernement Lecornu II)
Tri
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jan 13 11:09:36
C’est bien là l’objet de la CSS. Nous allons également nous rapprocher du représentant de l’État dans le département afin de nous assurer qu’au-delà de cette commission, l’information et la communication soient les plus complètes possibles.
👍1
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jan 13 11:06:51
Permettez-moi, à nouveau, de prendre la parole au nom du ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l’État.

Nous sommes évidemment très attachés au développement des énergies renouvelables en général et de la géothermie en particulier, dont vous avez rappelé tout le potentiel. La géothermie, comme toutes les autres énergies, peut néanmoins comporter des risques qu’il convient d’encadrer. C’est pourquoi l’exploitation d’une installation de géothermie profonde, au-delà de 200 mètres de profondeur, nécessite l’obtention d’autorisations spécifiques, afin de vérifier notamment qu’une telle installation ne portera pas atteinte à l’environnement ou à la sécurité publique.

Plus particulièrement, la prise en compte du risque sismique a été renforcée par la loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite loi climat et résilience, du 22 août 2021. Elle impose à l’exploitant de déposer, avec la demande d’autorisation, un mémoire visant à mieux connaître la géologie du sol concerné et à comprendre, afin de les minimiser, les phénomènes naturels, notamment de nature sismique, susceptibles d’être activés par les travaux. Les exploitants peuvent s’appuyer sur le guide des bonnes pratiques pour la maîtrise de la sismicité induite par les opérations de géothermie profonde élaboré par des spécialistes et des professionnels du domaine.

Les procédures préalables à ces projets prévoient évidemment la participation et la consultation du public. La concertation a par ailleurs été renforcée par le décret du 27 août 2025, qui donne la possibilité au préfet d’instituer une commission de suivi de site – une CSS – dès le dépôt de la demande de titre minier.

Pour ce qui est de la centrale géothermique de Rittershoffen, le préfet du Bas-Rhin prévoit que soit créée en 2026 une CSS?sur le secteur de l’Alsace Nord, afin de suivre de près l’intégralité des effets de son exploitation.

S’agissant des événements de décembre 2025, les services de l’État ont veillé à ce qu’une information transparente sur les phénomènes constatés soit rendue disponible. Une réunion avec les riverains a notamment été organisée le 23 décembre 2025.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jan 13 11:01:52
Je prends ici la parole au nom de David Amiel, ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l’État.

Le projet Campus IA porte sur le développement d’une infrastructure de calcul dans la commune de Fouju. Il doit permettre, à terme, la construction de onze datacenters et d’un centre de formation, sur une parcelle de 70 hectares dont l’aménagement était prévu par le schéma directeur de développement de la région Île-de-France depuis de nombreuses années. Le projet repose sur des partenariats structurants, notamment avec BPIFrance, Mistral, MGX et Nvidia.

On peut se réjouir que ces infrastructures de calcul se développent en France. Les données sont ainsi hébergées sur notre sol, ce qui entraîne plusieurs conséquences juridiques relatives à l’application du droit européen. En outre, à la différence de nos voisins, nous disposons d’une électricité décarbonée et abondante.

J’en viens maintenant à la question de la prise en compte des conclusions de la CNDP. Je rappelle que le projet n’y était juridiquement pas soumis et que l’engagement de cette démarche relève d’un choix du porteur de projet. C’est à ce dernier, comme c’est toujours le cas dans ce type de consultations, qu’il reviendra d’en tirer les conséquences.

La réalisation de ce projet nécessitera par ailleurs la délivrance par l’État des autorisations environnementales. Dans ce cadre, le porteur de projet présentera une étude d’impact globale détaillant, entre autres, les incidences prévisibles sur la faune, la flore et le milieu hydraulique, et plus généralement ses conséquences sur l’environnement et sur le territoire. Cette étude d’impact fera l’objet d’un avis public de l’autorité environnementale. Dans ce cadre, et conformément à la réglementation, l’avis du public sera recueilli selon le schéma classique d’une enquête publique commune aux procédures d’environnement et d’urbanisme.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jan 13 10:54:31
Merci pour votre question relative à ce métier essentiel qu’est celui de CPE. Contrairement à ce qu’on croit parfois, il ne connaît aucune pénurie en matière de recrutement : s’agissant du taux de pression, c’est l’un des concours les plus sélectifs de toute l’éducation nationale. Nous ne sommes donc pas confrontés à une pénurie de candidats au concours de CPE.

La spécificité de l’académie de Normandie repose sur l’existence de deux Inspe sur son territoire : l’un hébergé par l’université de Caen Normandie, l’autre par l’université de Rouen Normandie. Cette spécificité a conduit ces deux universités, le rectorat et les deux Inspe, à l’issue d’un travail collaboratif tenant notamment compte de la réforme des concours, à prendre la décision que vous mentionnez – ce n’est pas une décision de l’éducation nationale : je ne décide pas de l’implantation des formations dans l’enseignement supérieur.

Ces différentes entités ont revu l’implantation locale des deux masters en prenant en compte plusieurs critères : le nombre de stagiaires, la soutenabilité et le seuil d’ouverture des formations, ainsi que la présence d’enseignants-chercheurs pour piloter la formation. L’objectif est d’éviter la redondance de parcours au sein du bassin normand.

En l’occurrence, le parcours « encadrement éducatif » du master « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF) proposé à l’Inspe de Caen, qui accueille les futurs CPE, avait du mal à trouver son public : à peine dix étudiants y étaient inscrits en master 2 en 2024-2025. Dix étudiants pour un master, c’est objectivement fort peu ! Avec la réforme, les masters M2E auront pour mission première d’accueillir les lauréats issus du concours de niveau bac + 3 ; en 2025, le concours offrait 415 places à l’échelle nationale, dont 16 lauréats ont été affectés dans l’ensemble de l’académie de Normandie pour l’année 2025-2026.

L’offre proposée par les deux universités – un seul site de formation pour l’académie de Normandie, sur le site de l’Inspe de Rouen – est suffisante pour répondre au flux. Elle garantit également les conditions nécessaires à une formation de qualité ainsi qu’à des échanges entre les futurs personnels sur la constitution de la communauté éducative. C’est un choix que je comprends et que je respecte.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2026 Jan 13 10:51:49
Nous n’avons pas de budget !
👍1
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jan 13 10:47:54
Je suis tout à fait d’accord pour dire que la démographie n’est pas une fatalité. Je crois d’ailleurs être le premier ministre de l’éducation nationale à être venu devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée avec des statistiques sur les vingt prochaines années. J’ai expliqué, comme je le crois profondément, que tant que nous n’accepterons pas de partager collectivement une vision sur vingt ans, l’examen successif de chaque projet de loi de finances – certes indispensable – ne permettra pas d’appréhender le choc démographique auquel nous faisons face. Ce choc démographique représente, pour le système éducatif, 2 millions d’élèves en moins – sur 12 millions – en 2035 par rapport à 2015. Dans certains territoires, comme en Guadeloupe, on prévoit, pour le premier degré, 25 % d’élèves en moins en dix ans. La chute est donc phénoménale.

Si nous suivions mécaniquement la démographie, nous aurions supprimé, ces trois dernières années, 15 000 postes dans le premier degré ; or nous n’en avons supprimé aucun. Si nous suivions mécaniquement la démographie, nous aurions proposé de supprimer 8 000 à 9 000 postes dans le premier degré en 2026 ; or nous proposons, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, d’en supprimer 4 000. Il faut en effet, d’un côté, tenir compte d’une chute démographique réelle – et que personne ne peut nier – et, de l’autre, tenter de l’amortir, notamment pour la ruralité.

Certes, ce ne sont que des chiffres, mais ils disent quelque chose. Dans le premier degré, nous avons l’habitude d’exprimer les choses sous la forme du ratio – dit P/E – du nombre de professeurs pour 100 élèves. Dans la Creuse, ce rapport s’établit, pour la rentrée 2025, à 7,79, contre 6,15 au niveau national ou 6 pour l’académie de Versailles.

Contrairement à ce qu’on lit parfois, les territoires ruraux ne sont pas défavorisés : 30 % des écoles sont implantées en milieu rural alors que 18 % des élèves seulement y habitent. L’effort en faveur de la ruralité est donc indéniable. Cependant, lorsqu’on est confronté à la situation que j’ai décrite, mécaniquement des enfants manquent dans certaines classes et nous sommes contraints d’en fermer – et parfois, malheureusement, de fermer des écoles, ce qui est un déchirement pour tout le monde.

Face à cela, je propose d’abord de généraliser les observatoires des dynamiques rurales à l’ensemble du territoire national – une décision sera prise cette semaine en ce sens – afin que, partout, les préfets et les directeurs académiques des services de l’éducation nationale (Dasen) puissent discuter avec les élus des réalités démographiques sur les trois, cinq ou idéalement dix prochaines années, et traiter parallèlement la question des transports. Il est clair que l’école est un élément d’aménagement du territoire et qu’il faut en tenir compte dans ce qu’on décide – soit de laisser ouvert, soit de recalibrer, soit hélas de fermer.

S’agissant des fermetures de classes ou des moyens distribués dans la Creuse à la rentrée 2026, je ne les connais pas. D’abord parce que, à ce stade, je n’ai pas de budget. Certes, je serai en mesure, dans quelques jours et sur la base d’un budget prévisionnel, de dire ce qu’on peut attribuer aux différentes académies. Mais la répartition se fait ensuite, entre les différents territoires, à l’intérieur de chaque académie – c’est un système très déconcentré, contrairement à ce qu’on croit. Je ne peux donc pas répondre précisément à votre question concernant le nombre de classes potentiellement touchées dans la Creuse. En revanche, je peux vous assurer que nous poursuivrons l’amélioration du taux d’encadrement et que cela se fera dans le cadre d’un dialogue nourri avec les élus.

Enfin, puisque vous évoquez la transmission agricole, j’appelle votre attention sur un point positif : depuis deux ans, nous avons réussi à inverser la tendance et à faire en sorte que de plus en plus d’élèves demandent à être orientés en voie agricole à la fin de la classe de troisième – ce n’était plus arrivé depuis vingt ans.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jan 13 10:42:31
Vous évoquez trois catégories de personnel qui se trouvent dans des situations très différentes. Tout d’abord, l’évolution des missions des directeurs et des directrices d’école – consacrée par la loi Rilhac que vous avez mentionnée et qui incluent entre autres la coordination des équipes, les relations partenariales et le pilotage pédagogique – a justifié le renforcement progressif, depuis 2021, du régime de leurs décharges d’enseignement. Entre 2020 et 2025, 2 846 équivalents temps plein (ETP) ont été mobilisés pour renforcer ces décharges. Toutes les décharges des directeurs d’école comportant une à trois classes ont été augmentées et le seuil à partir duquel la décharge est totale a été abaissé pour passer de treize à onze ou douze classes selon les cas. Désormais, les décharges représentent quasiment 14 000 ETP pour 42 000 directeurs d’école.

Un travail est actuellement mené avec les organisations syndicales sur l’allégement des tâches administratives de ces directeurs – c’est une priorité absolue – et sur la réécriture du référentiel relatif à leurs missions. C’est un travail délicat, car il n’y a pas de consensus syndical à ce sujet, mais nous nous y employons.

Pour ce qui concerne les professionnels de santé, à la suite des assises de la santé scolaire tenues en mai 2025, la difficulté tient au recrutement des médecins scolaires : depuis plusieurs années, la loi de finances accorde au ministère 1 500 ETP de médecins mais à peine 740 médecins sont effectivement recrutés. Nous faisons face dans le domaine scolaire, comme tout le territoire national, à une pénurie de professionnels de santé.

En revanche, les près de 8 000 ETP d’infirmières sont tous pourvus. Pour la première fois depuis longtemps, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit la création de postes, donc un renversement de la tendance en matière de recrutement d’infirmières, de psychologues de l’éducation nationale et d’assistantes sociales. Nous travaillons également avec les pôles de santé départementaux pour faciliter l’organisation et la circulation de l’information.

Enfin, les AESH ont vu leur situation se consolider progressivement depuis 2017. Ils bénéficient désormais de ce qu’on appelle, dans le jargon de la fonction publique, un quasi-statut : ils sont certes contractuels mais ils suivent une grille indiciaire, avec une évolution de la rémunération, et touchent une indemnité de fonction qui a été majorée de 10 % pour les AESH référents. La transformation de leur contrat en CDI intervient désormais au terme de trois ans d’exercice, contre six ans auparavant et pour le reste de la fonction publique. La rémunération mensuelle nette des AESH a ainsi progressé de 13 % en moyenne entre 2023 et 2025. Nous poursuivrons ce travail de façon assez complète dans le cadre de la Conférence nationale du handicap (CNH), comme j’ai eu l’occasion de l’indiquer au Sénat dans le cadre de l’examen de la proposition de loi Monier.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2026 Jan 13 10:36:24
Vous avez entièrement raison. La prévention du décrochage scolaire revêt une importance capitale dans l’absolu, singulièrement en Guadeloupe où les indicateurs – vous avez cité ceux de 2019 – ont fait apparaître il y a quelques années une situation très préoccupante : en 2022, plus de 14 % des élèves de plus de 15 ans étaient encore concernés ; au lycée, le taux d’élèves décrocheurs atteignait 13 %, contre moins de 8 % au niveau national.

Vous le savez, je tâche d’être aussi lucide sur ce qui ne va pas que sur ce qui s’améliore. Face à la situation que je viens de décrire, l’académie de Guadeloupe a adopté une stratégie volontariste en 2023 et 2024, notamment avec les entreprises, en vue de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et de renforcer leur connaissance concrète des formations et des débouchés grâce à un circuit de découverte des métiers. L’objectif était de dynamiser le rattrapage de ceux qui se trouvaient en très grande difficulté. Cette action s’est traduite par la création de référents au sein des établissements. Elle a permis une amélioration objective de la situation.

Le diagnostic établi par l’académie en 2024 reposait sur l’ensemble des données concernant les lycées professionnels et les lycées généraux et technologiques. Il ciblait ceux qui présentaient les taux de décrochage les plus élevés afin d’en identifier les causes. En leur sein, des référents ont été systématiquement désignés pour accompagner les élèves en difficulté. Ces efforts portent leurs fruits : depuis l’année dernière, le taux de décrochage au sein de la voie professionnelle est désormais inférieur au niveau national – 13,5 % contre 16,2 % ; c’est aussi le cas pour le taux de jeunes ne satisfaisant pas l’obligation de formation, qui poursuit depuis trois ans une trajectoire descendante – de 4,2 % en 2022 à 3,6 % en 2023, contre 4,1 % au niveau national. Sous l’effet du plan auquel nous continuons à travailler, la situation s’améliore très nettement. Il faut poursuivre notre effort, surtout sur l’amont. Après avoir beaucoup travaillé sur le décrochage lui-même, nos efforts porteront désormais sur la lecture – disons, puisque c’est le sens de votre question, sur l’illettrisme au sens large, qu’ont contribué à révéler les JDC.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 17 20:12:21
Cette politique ne peut être le fruit que d’un travail commun avec les parents, les élus locaux et les associations. Nous devons faire bloc autour de notre école : elle est alors efficace. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 17 20:12:00
Sans cela, nous n’arriverons à rien. Nous ne pouvons pas laisser notre jeunesse aux mains des criminels, ni comme consommateurs, ni comme agents du crime organisé. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) C’est pourquoi nous mènerons une politique ambitieuse à la fois en matière de prévention, de santé publique et de sensibilisation.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 17 20:11:51
La politique en matière de lutte contre les stupéfiants marche sur deux jambes, la jambe répressive et la jambe de la prévention.
👍1
👎2
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 17 17:32:11
L’école devient alors un refuge et un bouclier pour les élèves. C’est exactement ce que j’ai observé lundi matin auprès des équipes du quartier des Grésilles, à Dijon. Alors que leur collège – le collège Champollion – a été partiellement incendié dans la nuit de vendredi à samedi, dans un quartier marqué par le combat des services de police et de justice contre le narcotrafic, elles se sont immédiatement mobilisées. Dans la nuit même, les agents d’accueil, les personnels du département, la principale et la principale adjointe se sont rendus sur le site où, dès lundi matin, toute l’équipe était présente. Je tiens solennellement, devant vous, à rendre hommage à ces femmes et à hommes qui font que notre école demeure debout, unie, au service de la réussite des élèves et des familles, pour refuser toute forme de fatalité en la matière et pour permettre à chacun de s’en sortir.

Le refus collectif de la fatalité peut s’adosser à une politique de prévention claire. Pour ce qui concerne les abords de l’école, je me fais l’écho de ce qu’a indiqué le ministre de l’intérieur, avec qui nous travaillons au quotidien sur des enjeux liés aux signalements, aux politiques de prévention ou au démantèlement des points de deal. Dans l’enceinte de l’école, nous œuvrons chaque jour à préserver le climat scolaire, avec les assistants d’éducation (AED), les conseillers principaux d’éducation (CPE), et la mobilisation des 600 agents des équipes mobiles de sécurité, que nous envoyons lors de situations particulières, comme au collège Champollion, et de 500 assistants de prévention et de sécurité.

Sur le fond, l’école est surtout attendue en matière de prévention. Prévenir le narcotrafic, c’est d’abord préserver les élèves de son influence insidieuse, en les accueillant en sécurité dans nos murs. Prévenir, c’est aussi instruire. Pour reprendre l’expression d’une professeure du collège Champollion avec qui je discutais lundi, nous faisons en sorte que les élèves soient sur des chaises de classe pour qu’ils ne finissent pas sur des chaises de guetteurs. Prévenir, c’est enfin lutter contre les conduites addictives, et éviter que nos jeunes ne deviennent de futurs consommateurs. Soulignons ici les programmes que nous partageons avec la ministre de la santé, notamment Unplugged. Plus généralement, c’est bien par des cours scientifiquement fondés, notamment en sciences de la vie et de la terre, que nous parviendrons à former nos jeunes et à les outiller contre la tentation du narcotrafic.

Ce combat, c’est enfin celui pour la santé physique et psychique des élèves. Sur fond d’addiction croissante, la lutte passe par le fait de repérer, d’accompagner et d’orienter vers la médecine de ville ou hospitalière les jeunes concernés, en particulier grâce aux médecins, aux infirmières et aux psychologues scolaires.

Il s’agit d’un défi à relever sur le long terme, qui requiert d’investir dans la santé scolaire. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé, dans le projet de loi de finances pour 2026, la création de 300 postes supplémentaires – 100 postes de psychologues de l’éducation nationale et 200 postes d’infirmières et d’assistants sociaux – afin de repérer plus tôt les problèmes, d’accompagner les familles et de faire reculer les ténèbres du narcotrafic à l’école. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem. – M. Joël Bruneau applaudit également.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 17 17:32:10
Oui, nous avons des professeurs !
👍1
👎3
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 17 17:31:59
Les conséquences de ce phénomène sont connues : climat scolaire dégradé et réussite en berne, liée à un absentéisme significatif des élèves.
👍3
👎1
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2025 Dec 17 17:31:03
Si l’intérieur de l’école est relativement préservé grâce aux équipes pédagogiques et éducatives, elle n’échappe pas au narcotrafic présent dans son environnement et à ses conséquences délétères. Il ne s’agit pas de faits isolés – contrairement à ce qu’on pourrait croire –, mais d’une logique d’emprise, progressive et structurée, qui finit par étouffer les élèves, leurs parents, toute une communauté de vie et qui, dans les quartiers concernés, met l’école sous pression.

S’agissant de l’état des lieux, deux chiffres éclairent l’évolution entre 2022 et 2025 : les signalements, effectués par les chefs d’établissement, liés à la détention et à la consommation de drogue ont augmenté de 16 % ; les signalements liés au trafic dans ou aux abords des établissements, de 56 %. Le phénomène touche aussi bien les métropoles que les territoires ruraux et, dans les trois quarts des cas, frappe en dehors des zones d’éducation prioritaire. Autrement dit, le narcotrafic autour de l’école n’est pas lié à une sociologie ou à une géographie particulières.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 10 14:22:52
Ces contrôles ne peuvent avoir pour objet que de s’assurer du respect du contrat d’association et du cadre réglementaire. Dans cette perspective, vous l’avez dit, le secrétaire général de l’enseignement catholique a dressé une liste de situations qui, si elles sont avérées, ne sont effectivement pas acceptables – il n’y a pas de problème sur ce point.

Je vais donc rappeler le cadre réglementaire aux recteurs – je les vois demain – et aux inspecteurs, de manière que les contrôles puissent intervenir dans un climat serein, dans un cadre respectueux du droit et dénué de tout parti pris, quel qu’en soit le sens, et de toute considération morale, politique ou idéologique. Les inspecteurs sont par définition tenus à un devoir de neutralité et d’objectivité. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.) Je veillerai à ce qu’il soit respecté.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 10 14:22:24
…– et peut-être pas seulement de cet enseignement, d’ailleurs. Une vingtaine de contrôles étaient conduits chaque année – autrement dit, quasiment rien. De fait, ces contrôles n’intervenaient que dans des situations réellement problématiques. Nous avons donc engagé, avec sérénité, un plan de contrôle systématique : 1 000 établissements auront été contrôlés cette année – 985 ont été effectués – et 40 % du total le sera d’ici 2027.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2025 Dec 10 14:21:53
Vous le savez, l’enseignement privé sous contrat s’inscrit dans un cadre constitutionnel, législatif et réglementaire, dont j’ai d’ailleurs rappelé ici à plusieurs reprises qu’il devait être respecté dans toutes ses dimensions. La responsabilité de mon ministère, c’est d’assurer le respect de ce cadre. Nous ne sommes pas là pour porter atteinte au privé sous contrat – le contraire serait très problématique. Nous ne sommes pas là non plus pour exercer un contrôle distancié. Or pendant des années, il y a eu un contrôle très distancié du privé sous contrat…
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 09 15:51:17
Cela posé, certaines atteintes perdurent. La bonne nouvelle est qu’elles sont en baisse : on en dénombrait 4 280 en 2024-2025, soit 35 % de moins par rapport à l’année précédente. La tendance des premiers mois de cette année scolaire confirme cette évolution. Grâce à une politique d’affirmation sereine, ferme et systématique, nous parvenons à faire reculer les atteintes à la laïcité, y compris les atteintes aux hommages à Samuel Paty et à Dominique Bernard, que M. Guedj a évoqués. Nous avons su mobiliser le Conseil des sages de la laïcité et les équipes Valeurs de la République. Nous avons formé à la laïcité 85 % des fonctionnaires de l’éducation nationale et nous atteindrons les 100 % en 2027. Ainsi, la laïcité restera la condition du triptyque républicain : la liberté de croire et de ne pas croire, ou de changer de religion ; l’égalité quelles que soient les confessions ; la fraternité dans une destinée commune. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR ainsi que sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre2025 Dec 09 15:50:48
Le second, c’est que lorsqu’un professeur entre dans une école et dans sa classe, il ne voit pas des élèves chrétiens, musulmans, juifs ou athées ; il voit des enfants de la République. Quand des enfants entrent dans une classe, ils ne voient pas un professeur musulman, juif, chrétien ou athée : ils voient le visage d’un serviteur de la République. Ce n’est pas négociable.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2025 Dec 09 15:50:23
Je ne reviens pas sur la loi de 1905, dont on fête le 120e anniversaire. Comme vous le savez, la laïcité prend une forme singulière à l’école, encadrée par la loi du 15 mars 2004. Deux principes s’en dégagent.

Le premier, c’est que lorsqu’une famille confie ses enfants à l’école, elle les lui confie pour qu’ils puissent grandir à l’abri de toute pression et de tout prosélytisme. Ce n’est pas négociable.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2025 Dec 09 11:31:16
Vous appelez l’attention sur la situation de l’école et du collège de Saint-Herblain, sur laquelle je vais revenir dans quelques instants.

La carte du réseau de l’éducation prioritaire – REP – et du réseau de l’éducation prioritaire renforcée date de 2014 et est basée sur les critères retenus à l’époque, notamment l’IPS – l’indice de position sociale – et le nombre de redoublants. Cette carte ne correspond plus pour partie à la réalité, des établissements ont vocation à en sortir, d’autres à y entrer.

L’actualisation de la carte est donc objectivement nécessaire, mais c’est un exercice à la fois long et délicat parce qu’il suppose une appréciation au cas par cas, au-delà de l’application de pures règles comptables ou de la prise en compte du seul IPS ou d’autres critères, puisqu’on sait bien qu’il y a des réalités locales et des disparités territoriales dont il faut tenir compte. L’instruction technique a déjà été très largement engagée, mais le problème, c’est que la réforme d’une carte demande de douze à dix-huit mois et qu’elle ne peut évidemment pas être engagée avant les élections municipales, qui vont nous faire entrer en période de réserve. Il faut en effet attendre que les autorités municipales nouvelles soient installées. Sinon, cela voudrait dire que j’engagerais la responsabilité du gouvernement d’après 2027 sur une carte et sur des modalités qu’il n’aurait pas choisies. Je ne crois malheureusement pas avoir l’espace-temps politique suffisant entre deux périodes de réserve successives pour pouvoir engager la réforme de la carte.

En revanche, il y a des situations que je qualifierai d’aberrantes : c’est le cas d’écoles ou de collèges qui manifestement devraient être dans le réseau de l’éducation prioritaire renforcée ou dans celui de l’éducation prioritaire, et qui n’y sont pas. Il y a pour ces établissements deux réponses différentes, selon qu’il s’agit d’écoles ou de lycées.

S’agissant des écoles dites orphelines, c’est-à-dire des écoles qui n’appartiennent pas à un des deux réseaux d’éducation prioritaire mais ont tout de même besoin de moyens complémentaires, le projet de loi de finances a prévu une centaine de postes dédiés – ce qui suppose évidemment que ce texte soit voté. Quant aux collèges dont l’IPS est très faible et qui ne sont pas aujourd’hui intégrés dans les réseaux susmentionnés, une réflexion est en cours les concernant.

Il n’y aura donc pas de réforme globale de la carte dans l’année à venir parce que ce ne serait pas, je le répète, politiquement respectueux des échéances, mais des actions ponctuelles s’agissant des situations les plus aberrantes.

En ce qui concerne l’école Mandela et le collège de La Durantière, sur lesquels vous avez bien voulu attirer mon attention, je crois que vous avez eu des échanges pas plus tard qu’en juillet dernier avec les acteurs locaux et les services du ministère. L’école bénéficie d’un contrat local d’accompagnement – CLA –, elle n’est donc pas laissée sans rien puisqu’elle a bénéficié à ce titre de moyens supplémentaires – il faut faire la différence entre éducation prioritaire et le dispositif CLA. Quant au collège, s’il n’est pas en REP +, il est déjà classé en REP et dispose d’un taux d’encadrement loin d’être défavorable puisqu’il est de vingt élèves par classe. Je vais regarder avec la rectrice d’académie la situation de ces deux entités pour m’assurer qu’elles sont bien traitées, quitte éventuellement à améliorer la situation si possible. Mais pour le reste, malheureusement, je suis obligé de renvoyer à l’examen de la carte de l’éducation prioritaire.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2025 Dec 09 11:26:23
Merci d’avoir attiré mon attention sur le projet du collège Stendhal, que l’on peut en effet qualifier de très intéressant. Il s’inscrit pleinement dans la logique de promotion du plurilinguisme qui est celle de mon ministère. Il pourrait faire partie des projets financés dans le cadre du Conseil national de la refondation (CNR) – c’est peut-être déjà le cas et j’irai probablement voir ce qu’il en est – et mérite en tout cas une attention académique et un soutien éventuel de l’institution, par exemple sous forme d’heures supplémentaires effectives (HSE). J’y veillerai.

S’agissant de la deuxième partie de votre question, la situation est plus difficile à appréhender. Nos programmes sont déclinés en douze langues étrangères et nous menons une action très volontariste s’agissant des langues vivantes régionales – j’aurai l’occasion d’en reparler bientôt avec le député Molac.

Il faut en tout état de cause prendre en compte un enjeu : la certification doit préserver l’égalité de traitement des candidats, notamment aux examens nationaux. Il n’est donc pas possible d’accueillir des certifications que je qualifierai de ponctuelles ou de localisées en leur conférant une valeur diplômante, en tout cas pour ce qui est des examens nationaux.

On peut donc évidemment encourager ces pratiques et accompagner leur émergence – je ferai en sorte que l’initiative que vous évoquez le soit et bénéficie de l’appui scientifique des autorités académiques – mais il est bien plus délicat, pour ne pas dire impossible, pour des raisons évidentes tenant à l’égalité de traitement, que se répercutent les évaluations, les notes, les certifications obtenues dans un cadre non national sur les résultats d’examens nationaux. Je n’en veillerai pas moins au suivi de ce projet intéressant.
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
💬
Édouard Geffray
, Ministre de l’éducation nationale2025 Dec 03 14:56:16
Ce qui nous fait vivre, à l’école, c’est la perspective de voir tous les enfants réaliser leur potentiel – y compris les enfants en situation de handicap.

Avant de vous répondre plus précisément, permettez-moi de souligner que, depuis maintenant un peu moins d’une dizaine d’années, nous avons créé un véritable service public de l’école inclusive. Le métier d’AESH est devenu le deuxième métier de l’éducation nationale : 149 000 personnes, à rapporter aux 830 000 professeurs.

Chaque année, 10 % d’élèves supplémentaires avec une notification d’AESH sont pris en charge. C’est un succès : pour la première fois depuis deux ou trois ans, nous avons autant d’enfants en situation de handicap dans le second degré que dans le premier degré. Jamais notre système éducatif n’avait porté, aussi loin dans leurs études, un si grand nombre de ces enfants – jusqu’au baccalauréat et désormais jusqu’à l’université.

Voilà le chemin parcouru – mais est-ce assez ? Non, vous l’avez dit tout à l’heure. À la rentrée scolaire, 50 000 enfants – 40 000 quelques semaines plus tard et probablement encore quelques dizaines de milliers aujourd’hui – n’avaient pas accès à l’accompagnement complet auquel la notification leur donne droit.

Le premier enjeu est quantitatif. Nous courons, si vous me permettez de le dire ainsi, après l’accroissement du mouvement. On a beau tout envisager, on a beau créer autant de postes que l’on peut, il nous est impossible de répondre à la demande engendrée par une croissance annuelle de 10 %. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Si nous en sommes là, c’est parce que nous avions tout misé sur la compensation, quand il faut en vérité s’appuyer sur les deux jambes de la compensation et de l’accessibilité. (Mme Geneviève Darrieussecq applaudit.)

Le second enjeu est qualitatif : c’est la dimension statutaire de la profession. Les AESH ont aujourd’hui un quasi-statut. Leur rémunération a augmenté de 13 % en deux ans et plus de 70 % d’entre eux sont en CDI. Du chemin reste à parcourir, mais nous ne partons pas de nulle part. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – Mme Nadège Abomangoli s’exclame.)
👍0
👎0
💬Répondre
🔗Partager
Voir plus
⚙️
🚀