François Bayrou, premier ministre . …que plusieurs ministres de l'outre-mer ont eu à traiter – notamment M. Philippe Vigier. Deux des six usines de dessalement ont été remises en route, le problème principal n'étant pas le traitement de l'eau salée, mais l'alimentation de ces infrastructures en électricité, sans laquelle elles ne peuvent fonctionner.
Près de 50 % du réseau électrique a été remis en route : le réseau à haute tension n'a pas été touché et fonctionne ; ce sont les lignes à basse tension qui, dans certains secteurs, ont été très endommagées. Les services de l'État considèrent cependant que, d'ici la fin de la semaine, 75 % du courant devrait être rétabli.
Le réseau routier, quant à lui, a surtout souffert de chutes d'arbre, et on estime – de façon peut-être trop optimiste – que 80 % des voies de circulation sont de nouveau accessibles.
Vous posez la question, à plus long terme, de la reconstruction. Pour moi, elle est essentielle parce qu'elle porte tout l'espoir des populations. Le gouvernement va lancer un appel à projets pour des habitations préfabriquées de conception simple et de montage et rapide, à un prix modique. Je suis persuadé qu'un grand nombre d'entreprises françaises, voire d'écoles d'architecture, sauront se passionner pour un tel défi, à charge pour nous de choisir rapidement le meilleur projet.
S'agissant du financement, nous pouvons compter sur le soutien régional d'urgence européen Restore et sur la solidarité nationale. L'État et les pouvoirs publics sont là pour ça, sachant que seulement 10 % des foyers mahorais sont assurés, ce qui montre l'effort à fournir. L'idée est de procéder comme pour les ravages causés par Irma, en dédiant spécialement une équipe, sous une autorité choisie par l'État. Cela devrait se faire dans les prochaines heures, pour nous permettre de faire face à ce drame. Les Mahorais, eux, sont déjà au travail, en train de reconstruire leur île, envers et contre toutes les difficultés économiques et sociales qu'ils connaissent.