Steevy Gustave La situation à Mayotte est tragique et insoutenable. Le cyclone Chido a laissé ce territoire de la République en ruines.
La crise humanitaire est sans précédent et bouleverse la nation. Des habitations éventrées, des corps retrouvés sous les décombres, des vies brisées.
Le bilan humain partiel est d'ores et déjà dramatique, le bilan définitif s'annonce encore pire.
Ce sont potentiellement des milliers de vies, sans papiers ou non, qui s'éteignent. Que ces corps restent enterrés sous la boue ou qu'ils deviennent des fantômes administratifs à jamais, ils continueront de hanter notre histoire nationale.
Je tiens à saluer le courage et le dévouement des secours mobilisés sur place. Pompiers, soignants, forces de l'ordre et tous les bénévoles incarnent la solidarité et l'engagement de la République dans cette épreuve.
Ce drame frappe le département le plus pauvre de la République. À Mayotte, il manquait déjà tout avant le cyclone : pas d'eau potable, un seul hôpital, saturé, des conditions de vie et d'habitation souvent indignes.
Le risque d'épidémie est bien réel. Sans eau, sans soins et sans abris, comment assurer la survie des sinistrés ?
Ce cyclone n'est pas une exception, il est l'incarnation de la crise climatique. Les catastrophes se reproduiront encore et encore, et comme toujours, ce sont les plus vulnérables qui paieront le plus lourd tribut.
Pendant que Mayotte pleure ses morts, cherche ses disparus, et que tant de citoyens se mobilisent, il nous apparaît incompréhensible que vous privilégiiez un conseil municipal au lieu de vous rendre sur place.
Ce choix vous engage. Que doit penser le peuple mahorais d'un gouvernement qui regarde ailleurs pendant qu'il souffre ?
Quant à Bruno Retailleau, ses propos sont choquants.