François Bayrou, premier ministre . En revanche, je ne sais pas si j'aurais, comme vous, accusé le gouvernement qui m'a précédé d'être socialiste. Cela me donne l'occasion de saluer Michel Barnier, qui a eu le courage d'occuper les mêmes responsabilités que moi, et je vous promets que je ne le taxerai pas de socialisme, pour ne faire de peine ni sur les uns, ni sur les autres de ces bancs.
La question de l'immigration préoccupe-t-elle nos concitoyens ? La réponse est oui. Pouvons-nous la traiter en nous fondant sur des données objectives, en essayant de trouver une ligne de conduite ? Je crois que oui et je serai heureux, dans quelques jours, lorsque le gouvernement sera formé, de défendre à cette tribune un point de vue à ce sujet. Fera-t-il l'unanimité absolue ? Je n'en suis pas sûr, mais il sera de bonne foi et pourra être analysé comme tel. Nous avons besoin de cette bonne foi, en même temps que de la mobilisation de tous,…