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Historique
📜Loi contre l'islamisme
25 janv. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

ExposĂ© des motifs ‱ ⏱Lecture 8min.

Mesdames, Messieurs,

Pour une fois, disons les choses sans faux‑fuyant, dĂ©crivons la rĂ©alitĂ© telle qu’elle est. Aujourd’hui, ce qui menace notre sociĂ©tĂ©, notre façon de vivre, notre civilisation porte un nom : l’islamisme. C’est lui, et lui seul, qui veut faire des femmes des citoyens au rabais, qui rĂȘve d’imposer ses rĂšgles Ă  l’ensemble des habitants de notre pays, qui exige toujours plus de dĂ©rogations aux rĂšgles qui rĂ©gissent notre façon de vivre. C’est aussi en son nom que, depuis plusieurs annĂ©es, des centaines d’hommes et de femmes ont Ă©tĂ© blessĂ©s, mutilĂ©s, marquĂ©s Ă  vie, tuĂ©s. Ces assassins se rĂ©clament de lui et de personne d’autre.

C’est donc lui, l’islamisme, qu’il s’agit de combattre. Et non un prĂ©tendu « sĂ©paratisme » : les islamistes n’ont nullement l’intention de se contenter de rĂ©gner en maĂźtres dans tel ou tel quartier mais entendent bien conquĂ©rir l’ensemble de notre pays. Pas plus qu’il ne saurait ĂȘtre question de se cacher derriĂšre un prĂ©tendu combat contre un « radicalisme religieux ». À ce que l’on sache, pas plus les plus traditionnalistes des catholiques que les plus orthodoxes des juifs n’ont Ă©gorgĂ© leurs concitoyens musulmans.

De plus, lutter contre l’islamisme, c’est ĂȘtre aux cĂŽtĂ©s des musulmans soucieux de respecter scrupuleusement nos lois Ă  l’heure mĂȘme oĂč 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirment mettre l’islam avant la RĂ©publique, c’est aider Ă  une sĂ©cularisation de l’islam, comme on a assistĂ©, dans le passĂ©, Ă  un aggiornamento du judaĂŻsme et du christianisme.

Et puis, disons‑le, notre pays appartient Ă  la civilisation chrĂ©tienne. La France est pĂ©trie de culture judĂ©o‑chrĂ©tienne. Son espace, ses paysages, ses monuments, ses musĂ©es, sa littĂ©rature sont intimement liĂ©s Ă  la civilisation judĂ©o‑chrĂ©tienne. Et, Ă  ce titre, il ne saurait ĂȘtre question de mettre sur le mĂȘme plan les diffĂ©rentes confessions pratiquĂ©es sur notre territoire. Oui, il y a un droit d’antĂ©rioritĂ©. Personne ne le conteste quand il s’agit de pays du Maghreb ou du Proche‑Orient. Pourquoi ne le proclamerions‑nous pas quand il s’agit de la France ?

Cette proposition de loi a donc pour objectif d’assurer la dĂ©fense de notre identitĂ©, de notre culture, de notre façon d’ĂȘtre. Sans rien imposer d’autre que le strict respect de rĂšgles qui font notre civilisation Ă  ceux qui en sont Ă©loignĂ©s. Et sans accepter que ceux‑lĂ  nous imposent quoi que ce soit. C’est le prix de la rĂ©ussite de ce « vivre‑ensemble » dont on ne cesse de vanter les vertus.

Cette proposition de loi a donc la prĂ©tention de dĂ©fendre pied Ă  pied notre mode de vie contre tous les empiĂ©tements que nous constatons chaque jour dans nos rues, Ă  l’école, dans nos entreprises ou nos enceintes sportives. Son adoption est un prĂ©alable absolu si nous voulons que, demain, ceux qui choisissent notre pays en adoptent les lois et les coutumes. Condition pour que cette assimilation qui a Ă©tĂ© la marque de fabrique de la France redevienne une rĂ©alitĂ©. Si nous ne sommes pas fiers de ce que nous sommes, personne ne peut avoir envie de nous ressembler et de vivre selon les rĂšgles de notre civilisation. Et les ghettos se multiplieront
 

L’article premier vise Ă  rappeler les racines judĂ©o‑chrĂ©tiennes de la France.

Le chapitre Ier est consacré au respect de la laïcité.

L’article 2 vise Ă  interdire le voile islamique dans l’espace public, et notamment lors des sorties scolaires, des voyages scolaires, des activitĂ©s et des manifestations organisĂ©es dans le cadre scolaire ou en lien avec l’Éducation nationale.

Les articles 3 à 7 rappellent que l’islamisme se traduit aussi par la volontĂ© d’imposer certaines pratiques alimentaires qui sont notamment la cause de tensions au sein des collectivitĂ©s. Ainsi, l’article 3 prĂ©voit d’interdire les repas halals dans les restaurants des Ă©tablissements scolaires publics. À l’article 4, il s’agit d’interdire pour « les gestionnaires, publics et privĂ©s, des services de restauration scolaire et universitaire ainsi que des services de restauration des Ă©tablissements d’accueil des enfants de moins de six ans, des Ă©tablissements de santĂ©, des Ă©tablissements sociaux et mĂ©dico‑sociaux et des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires » de proposer de la viande issue d’un abattage rituel dans ses repas. L’article 5 crĂ©e une obligation, dans le milieu de la restauration, d’indiquer le mode d’abattage de la viande servie dans les menus. L’article 6 crĂ©e un nouveau titre dans le code pĂ©nal : « De l’atteinte aux principes et valeurs de la sociĂ©tĂ© française ». Il interdit les repas halals lors des distributions de repas aux personnes en situation de grande prĂ©caritĂ© par des associations caritatives. L’article 7 interdit l’abattage rituel sur l’ensemble du territoire.

Le sport est touchĂ© de plein fouet par le radicalisme islamique. DĂšs lors, l’article 8 vise Ă  interdire les priĂšres de groupe dans les enceintes sportives. L’article 9 vise Ă  empĂȘcher les subventions des clubs, associations ou fĂ©dĂ©rations sportives qui recrutent leurs membres en fonction de leur appartenance religieuse. L’article 10 contribue Ă  lutter contre les cours collectifs non mixtes, si la pratique ne le nĂ©cessite pas, dans des salles de sport privĂ©es. L’article 11 Ă©tablit que le maire peut contrĂŽler, sur sa commune, la pratique sportive pour veiller au respect de la laĂŻcitĂ©.

L’article 12 vise Ă  permettre la mise en place, sur proposition du maire, d’une cellule municipale d’échange sur la radicalisation avec le prĂ©fet ou le sous‑prĂ©fet et les renseignements territoriaux, qui Ă©tablira une formation du personnel municipal au contact du public et un protocole de remontĂ©e d’informations.

L’article 13 vient complĂ©ter les attributions du maire, en ajoutant qu’il doit ĂȘtre le garant de la mixitĂ© dans les services publics. Sont notamment visĂ©es les communes qui mettent en place des plages horaires distinctes en fonction du sexe pour l’accĂšs aux piscines.

Le chapitre II concerne la pratique de l’Islam en France.

À l’article 14, tout bail emphytĂ©otique conclu entre une collectivitĂ© territoriale et un groupe religieux pour l’édification d’un Ă©difice cultuel est interdit.

L’article 15 vise Ă  condamner fermement le fait d’entraver la circulation en cas de priĂšre de rue non dĂ©clarĂ©e. Et l’article 16 rappelle que la police municipale doit Ă©galement assurer la sĂ©curitĂ© et l’ordre public autour des mosquĂ©es.

L’article 17 interdit la diffusion de documents issus d’organisations terroristes non autorisĂ©es sur le territoire français.

L’article 18 impose aux imams de ne prĂȘcher qu’en français, sous peine d’une amende ou, Ă  l’article 19, d’une obligation de quitter le territoire français.

L’article 20 crĂ©e l’obligation pour les mosquĂ©es de signer une charte dans laquelle elles s’engagent Ă  n’entretenir ou Ă  ne promouvoir aucun lien avec un courant islamiste.

L’article 21 prĂ©voit la crĂ©ation d’une nouvelle licence pour l’ouverture d’un salon de thĂ©. Il s’agit de contrĂŽler ces espaces qui, dans nos communes, font parfois le lit d’un communautarisme islamique. Il s’agit de donner aux maires des outils pour s’y opposer.

Parmi les obligations des employeurs, l’article 22 ajoute la prĂ©vention de tout radicalisme islamique. En effet, certaines entreprises sont particuliĂšrement touchĂ©es, comme la RATP. Il s’agit ainsi de leur donner les moyens de licencier les salariĂ©s qui seraient radicalisĂ©s, en crĂ©ant notamment un titre consacrĂ© Ă  cette thĂ©matique dans le code du travail Ă  l’article 23.

L’article 24 ou « article Mila » consiste Ă  condamner plus fermement les personnes, notamment les radicalistes islamistes, qui s’attaquent Ă  une personne au point de l’empĂȘcher de vivre normalement.

Le chapitre III est relatif à l’enseignement.

L’article 25 vise à mieux contrîler les familles professant un islam radical.

Les articles 26 et 27 suppriment les ELCO (enseignements de langue et de culture d’origine) et les EILE (enseignements internationaux de langues Ă©trangĂšres). La prioritĂ© est mise dorĂ©navant sur l’apprentissage de la langue française, ainsi que de la culture et de l’histoire de notre pays. 

L’article 28 entend davantage protĂ©ger les enfants aux mains d’islamistes radicaux, non pas en supprimant l’instruction Ă  domicile qui est un droit pour tous les parents, mais en obligeant les familles Ă  dĂ©clarer Ă  la CAF le mode et le lieu d’instruction. Les CMER, dont il est question Ă  l’article 12 de la prĂ©sente proposition de loi, dĂ©cideront alors de la politique Ă  suivre.

Le chapitre IV est consacré aux prestations sociales.

L’article 29 vise Ă  conditionner la perception de prestations sociales non contributives Ă  la prĂ©sence lĂ©gale sur le territoire français durant cinq annĂ©es continues.

L’article 30 permet Ă  la Caisse d’allocations familiale d’enquĂȘter et d’empĂȘcher le dĂ©veloppement de la polygamie en France, en retirant les allocations d’une mĂšre qui se dirait cĂ©libataire alors qu’elle est mariĂ©e religieusement Ă  un homme dĂ©jĂ  mariĂ© avec une autre femme.

L’article 31 vise Ă  tenter de fermer ou rĂ©duire le robinet de l’aide mĂ©dicale d’État. Il s’agit d’imposer une contribution annuelle de 50 euros, au demeurant symbolique, aux bĂ©nĂ©ficiaires de l’AME afin qu’ils contribuent Ă  la charge qu’ils reprĂ©sentent pour notre pays. Cela prĂ©sentera en outre l’avantage de dĂ©samorcer le sentiment d’injustice qui prĂ©vaut souvent chez ceux qui sont obligĂ©s de payer leurs soins de santĂ© alors que l’étranger en situation irrĂ©guliĂšre ne les paie pas.

Le chapitre V concerne la nationalité française.

Avec l’article 32, l’article L. 411‑1 du code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile est supprimĂ©. Ainsi, le caractĂšre automatique du regroupement familial est supprimĂ©.

Concernant l’obtention de la nationalitĂ© française, l’article 33 abroge l’article 19‑3 du code civil qui prĂ©cise que « est français l’enfant nĂ© en France lorsqu’un de ses parents au moins y est lui‑mĂȘme né ». Par consĂ©quent, la nationalitĂ© française ne peut ĂȘtre accordĂ©e qu’en vertu du droit du sang ou par acquisition. L’article 34 soumet l’acquisition de la nationalitĂ© française Ă  des conditions strictes, notamment Ă  la pratique de la langue française et Ă  l’adhĂ©sion Ă  notre culture. Enfin, l’article 35 dĂ©choit de la nationalitĂ© française ceux qui commettent, notamment, des actes de terrorisme.

Le chapitre VI est relatif au séjour en France.

Les articles 36 et 40 ont pour objectif d’élargir les possibilitĂ©s de ne pas renouveler de plein droit une carte de rĂ©sident. En l’état actuel du droit, ce renouvellement n’est que trĂšs peu encadrĂ©. La polygamie est une des causes de non‑renouvellement mais il n’est pas question par exemple de l’apologie du terrorisme ou de propos visant Ă  promouvoir l’idĂ©ologie islamiste.

L’article 37 consiste Ă  envoyer aux Ă©trangers qui portent gravement atteinte Ă  l’ordre public français un message clair : tolĂ©rance zĂ©ro avec obligation de quitter le territoire sans exception.

Enfin, les articles 38 et 39 visent Ă  expulser dans son pays d’origine le mineur non accompagnĂ© en situation irrĂ©guliĂšre, ayant commis un crime ou un dĂ©lit sur le territoire français.

Le chapitre VII traite des statistiques ethniques.

L’article 41 autorise les statistiques ethniques, outil indispensable Ă  une vĂ©ritable connaissance de la situation sociologique et dĂ©mographique de la France sans laquelle il ne saurait ĂȘtre possible de bĂątir une politique d’intĂ©gration et d’assimilation.

Article 1

La France a des racines judĂ©o‑chrĂ©tiennes. Elle est culturellement façonnĂ©e et imprĂ©gnĂ©e par son histoire chrĂ©tienne qui a forgĂ© ses modes de vie, ses codes sociaux et son patrimoine matĂ©riel ou immatĂ©riel. Le respect de cette culture judĂ©o‑chrĂ©tienne est la garantie de la cohĂ©sion nationale et de la paix publique. 

Chapitre Ier

Du respect de la laïcité 

Article 2

Au premier alinĂ©a de l’article L. 141‑5‑1 du code de l’éducation aprĂšs le mot : « publics » sont insĂ©rĂ©s les mots : « et notamment lors des sorties scolaires, des voyages scolaires, des activitĂ©s et des manifestations organisĂ©es dans le cadre scolaire ou en lien avec l’Éducation nationale ».

Article 3

Le chapitre Ier du titre III du livre Ier de la premiĂšre partie du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par un article L. 131‑13‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 131‑13‑1. – Les repas halal sont interdits dans les restaurants des Ă©tablissements scolaires publics. »

Article 4

AprĂšs le mot : « proposent », la fin de la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de l’article L. 230‑5 du code rural et de la pĂȘche maritime est ainsi rĂ©digĂ©e : « , de privilĂ©gier, lors du choix des produits entrant dans la composition de ces repas, les produits de saison et de ne pas introduire de produits issus de l’abattage rituel dans ces repas. »

Article 5

Au deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 4 de la loi n° 2020‑699 du 10 juin 2020 relative Ă  la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires, aprĂšs le mot : « provenance », sont insĂ©rĂ©s les mots : « et le mode d’abattage ».

Article 6

Le livre VI du code pénal est complété par un titre III ainsi rédigé :

« Titre III

« De l’atteinte aux principes et valeurs
de la société française

« Art. 631‑1. – Les repas confessionnaux sont interdits lors des distributions de repas aux personnes en situation de grande prĂ©caritĂ© par des associations caritatives sous peine d’une contravention de cinquiĂšme classe. »

Article 7

Le premier alinĂ©a de l’article L. 654‑3 du code rural et de la pĂȘche maritime est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Les abattages rituels sans Ă©tourdissement sont interdits en France. »

Article 8

Le titre prĂ©liminaire du livre Ier du code du sport est complĂ©tĂ© par un article L. 100‑5 rĂ©digé :

« Art. L. 100‑5. – Les priĂšres de groupe sont interdites dans les enceintes sportives avant toute rencontre. Les clubs, associations et fĂ©dĂ©rations sportifs veillent au plus strict respect de cette interdiction. »

Article 9

AprĂšs le premier alinĂ©a de l’article L. 121‑4 du code du sport, est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Les clubs, associations et fĂ©dĂ©rations sportifs ne peuvent bĂ©nĂ©ficier d’aucune aide publique s’ils recrutent un ou plusieurs de leurs membres en fonction de leur religion. »

Article 10

L’article L. 100‑2 du code du sport est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Ils veillent à ce que les cours collectifs non mixtes, dÚs lors que la pratique ne le nécessite pas, ne puissent avoir lieu sur leur territoire. »

Article 11

AprĂšs l’article L. 100‑2 du code du sport, il est insĂ©rĂ© un article L. 100‑2‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 100‑2‑1. – Le maire peut Ă  tout moment se dĂ©placer sur les lieux des Ă©preuves sportives ainsi que les locaux dĂ©pendants des fĂ©dĂ©rations sportives prĂ©sentes sur le territoire de sa commune pour contrĂŽler l’application de l’article L. 100‑2 du code du sport. »

Article 12

Le chapitre Ier du titre Ier du livre II de la deuxiĂšme partie du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales est complĂ©tĂ© par un article L. 2211‑6 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 2211‑6. – Les communes de plus de 15 000 habitants mettent en place une cellule municipale d’échange sur la radicalisation.

« Cette cellule rĂ©unit rĂ©guliĂšrement le maire de la commune et, le cas Ă©chĂ©ant, ses adjoints Ă  la sĂ©curitĂ©, la police municipale et nationale, les services de renseignement territorial, l’autoritĂ© de l’État territorialement compĂ©tent et les services judiciaires territorialement compĂ©tents pour lutter contre la radicalisation.

« Les conditions d’application de cet article sont dĂ©finies par dĂ©cret. »

Article 13

L’article L. 2122‑21 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales est complĂ©tĂ© par un 11° ainsi rĂ©digé :

« 11° De veiller à la mixité dans les services publics. »

Chapitre II

De la pratique de l’islam en France

Article 14

L’article L. 1311‑5 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales est complĂ©tĂ© par un V ainsi rĂ©digé :

« V. – Aucun bail emphytĂ©otique ne peut ĂȘtre conclu entre une collectivitĂ© territoriale et un groupe religieux en vue de l’édification d’un Ă©difice cultuel. »

Article 15

AprĂšs le premier alinĂ©a de l’article L. 412‑1 du code de la route, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Le fait d’entraver la circulation, sur une voie ouverte Ă  la circulation publique, par une priĂšre de rue non dĂ©clarĂ©e, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende. »

Article 16

Au 3° de l’article L. 2212‑2 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales, aprĂšs le mot : « églises » est insĂ©rĂ© le mot : « mosquĂ©es ». 

Article 17

AprĂšs l’article 421‑1 du code pĂ©nal, il est insĂ©rĂ© un article 421‑1‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. 421‑1‑1. – – Le fait de transmettre, distribuer, diffuser ou vendre, sur le territoire national, tout document ou tout support issu d’une organisation considĂ©rĂ©e comme terroriste par la France, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. »

Article 18

Le titre III du livre VI du code pĂ©nal est complĂ©tĂ© par un article 631‑2 ainsi rĂ©digé :

« Art. 631‑2. – Les imams officiant en France doivent prĂȘcher en français sous peine d’une contravention de 5e classe ».

Article 19

Le II de l’article L. 511‑1 du code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers, est complĂ©tĂ© par un 9° ainsi rĂ©digé :

« 9° DĂšs qu’un imam Ă©tranger refuse de prĂȘcher en français ».

Article 20

Le chapitre VII du titre II du livre II du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est complĂ©tĂ© par un article L. 227‑3 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 227‑3. – Sous peine d’une contravention de cinquiĂšme classe et, le cas Ă©chĂ©ant, de fermeture administrative, les mosquĂ©es situĂ©es sur le territoire français doivent signer une charte signifiant leur engagement Ă  n’entretenir ni promouvoir aucun lien avec les courants islamistes qui portent atteinte Ă  l’ordre public et Ă  la sĂ©curitĂ© des Français.

« Les engagements composants cette charte seront définis par décret. »

Article 21

Le chapitre II du titre III du livre III de la troisiĂšme partie du code de la santĂ© publique est complĂ©tĂ© par un article L. 3332‑1‑2 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 3332‑1‑2. – Avant ouverture, les Ă©tablissements de dĂ©bit de boissons non alcoolisĂ©es doivent obtenir une licence d’exploitation ainsi que l’autorisation du maire de la commune concernĂ©e dĂšs lors qu’un risque sĂ©rieux de discrimination de la clientĂšle est susceptible d’exister ».

Article 22

AprĂšs le 3° de l’article L. 4121‑1 du code du travail, il est insĂ©rĂ© un 4° ainsi rĂ©digé :

« 4° Des actions de prévention de radicalisme islamique. »

Article 23

I. – AprĂšs le titre VI du livre Ier de la premiĂšre partie du code du travail, il est insĂ©rĂ© un titre VII ainsi rĂ©digé :

« Titre VII

«  Lutte contre le radicalisme en entreprise

« Art. L. 1171‑1. – Peut mener Ă  un licenciement :

« – le fait de systĂ©matiquement et dĂ©libĂ©rĂ©ment refuser de serrer la main de toute personne en raison de son sexe ;

« – le fait de ne pas vouloir prendre un poste prĂ©cĂ©demment occupĂ© par une personne du sexe opposé ;

« – le fait, sur son lieu de travail, d’arrĂȘter de travailler pour prier alors mĂȘme que l’entreprise n’y a pas consenti. »

Article 24

L’article 222‑17 du code pĂ©nal est ainsi rĂ©digé :

« Art. 222‑17. – La menace de commettre un crime ou un dĂ©lit contre les personnes est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende lorsqu’elle est, soit rĂ©itĂ©rĂ©e, soit matĂ©rialisĂ©e par un Ă©crit, une image ou tout autre objet.

« La peine est portĂ©e Ă  trois ans d’emprisonnement et Ă  45 000 euros d’amende dĂšs lors que les menaces ont eu pour consĂ©quence de priver la victime de l’exercice d’une forme quelconque de libertĂ©.

« La peine est portĂ©e Ă  cinq ans d’emprisonnement et Ă  75 000 euros d’amende s’il s’agit d’une menace de mort. »

Chapitre III

De l’enseignement

Article 25

L’article L. 131‑2 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Une vigilance particuliĂšre et un contrĂŽle renforcĂ© seront exercĂ©s Ă  l’encontre des familles professant un islam radical. »

Article 26

La section 3 ter du chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation est complĂ©tĂ©e par un article L. 312‑9‑3 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 312‑9‑3. – La langue et la culture d’origine n’orientent pas l’enseignement linguistique suivi par l’élĂšve. Celui‑ci rĂ©pond exclusivement au projet pĂ©dagogique de l’établissement qui prend garde Ă  Ă©viter toute dĂ©rive communautaire. Les enseignements de langue et de culture d’origine et les enseignements internationaux de langues Ă©trangĂšres sont supprimĂ©s. La prioritĂ© est mise dorĂ©navant sur l’apprentissage de la langue française, ainsi que de la culture et de l’histoire de notre pays. »

Article 27

La seconde phrase du dernier alinĂ©a de l’article L. 312‑9‑2 du code de l’éducation est supprimĂ©e.

Article 28

AprĂšs le premier alinĂ©a de l’article L. 131‑1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé : « Les parents d’un enfant en Ăąge d’ĂȘtre scolarisĂ© doivent dĂ©clarer Ă  la Caisse d’allocation familiale le mode et le lieu d’instruction de leur enfant sous peine de suppression des allocations. »

Chapitre IV

Des prestations sociales

Article 29

AprĂšs l’article L. 133‑4‑2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale, il est insĂ©rĂ© un article L. 133‑4‑2‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 133‑4‑2‑1. – Les prestations sociales non contributives sont conditionnĂ©es Ă  la prĂ©sence lĂ©gale du bĂ©nĂ©ficiaire sur le territoire français durant cinq annĂ©es continues. »

Article 30

La section 2 du chapitre 4 ter du titre 1 du livre 1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale est complĂ©tĂ©e par un article L. 114‑22‑3 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 114‑22‑3. – Dans le cadre du versement des prestations familiales, la Caisse d’allocations familiales enquĂȘte de façon systĂ©matique sur tout dossier de mĂšre cĂ©libataire qui prĂ©sente un risque de dĂ©tournement de prestations de la part d’épouses mariĂ©es religieusement et non civilement Ă  un homme pratiquant la polygamie.

« En cas de fraudes avĂ©rĂ©es, les versements des prestations sociales sont suspendus et considĂ©rĂ©s comme indus. Ils font l’objet d’un remboursement. »

Article 31

L’article L. 251‑1 du code de l’action sociale et des familles est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« L’étranger en situation irrĂ©guliĂšre verse, dĂšs la premiĂšre consultation, une cotisation annuelle de cinquante euros au titre de l’aide mĂ©dicale de l’État. »

Chapitre V

De la nationalité française

Article 32

L’article L. 411‑1 du code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile est abrogĂ©.

Article 33

L’article 19‑3 du code civil est abrogĂ©.

Article 34

La section 3 du chapitre II du titre Ier bis du livre Ier du code civil est complĂ©tĂ©e par un article 20‑6 ainsi rĂ©digé :

« Art. 20‑6. – L’acquisition de la nationalitĂ© française est soumise Ă  des conditions strictes d’assimilation Ă  la culture et Ă  la langue française dĂ©terminĂ©es par dĂ©cret. »

Article 35

L’article 25 du code civil est ainsi rĂ©digé :

« Art. 25. – Tout Français peut, par dĂ©cret pris aprĂšs avis conforme du Conseil d’État, ĂȘtre dĂ©chu de la nationalitĂ© française, s’il est condamnĂ© pour un acte qualifiĂ© de crime ou dĂ©lit constituant une atteinte aux intĂ©rĂȘts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un dĂ©lit constituant un acte de terrorisme, s’il est condamnĂ© pour un acte qualifiĂ© de crime ou dĂ©lit prĂ©vu par le chapitre II du titre III du livre IV du code pĂ©nal, ou s’il s’est livrĂ© au profit d’un État Ă©tranger Ă  des actes incompatibles avec la qualitĂ© de Français et prĂ©judiciables aux intĂ©rĂȘts de la France. »

Chapitre VI

Du séjour en France

Article 36

L’article L. 314‑3 du code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile est rĂ©tabli dans la rĂ©daction suivante : « La carte de rĂ©sident peut ĂȘtre refusĂ©e Ă  tout Ă©tranger dont la prĂ©sence constitue une menace ou une atteinte grave pour l’ordre public »

Article 37

Le chapitre Ier du titre II du livre V du code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° À l’article L. 521‑1, la rĂ©fĂ©rence : « L. 521‑2 » est supprimĂ©e ;

2° L’article L. 521‑2 est abrogé ;

3° Le dernier alinĂ©a de l’article L. 521‑3 est supprimĂ©.

Article 38

L’article 388 du code civil est ainsi modifié :

I. – Au deuxiĂšme alinĂ©a, les mots : « et aprĂšs recueil de l’accord de l’intĂ©ressé » sont supprimĂ©s.

II. – L’alinĂ©a 3 est ainsi rĂ©digé : « Les conclusions de ces examens, qui doivent prĂ©ciser la marge d’erreur, peuvent Ă  elles seules suffire Ă  dĂ©terminer si l’intĂ©ressĂ© est mineur ; ».

III. – L’alinĂ©a 4 est supprimĂ©.

IV. – Il est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« La dĂ©tention de documents falsifiĂ©s ou qui ne peuvent pas ĂȘtre certifiĂ©s conformes entraĂźne automatiquement la demande d’examens mĂ©dicaux intĂ©grant : des donnĂ©es cliniques, des donnĂ©es dentaires et des donnĂ©es radiologiques de maturitĂ© osseux. »

Article 39

Le mineur non accompagnĂ© en situation irrĂ©guliĂšre ayant commis une infraction fait l’objet d’une comparution immĂ©diate. Lorsque sa nationalitĂ© est Ă©tablie, il est expulsĂ© du territoire national et confiĂ© Ă  l’autoritĂ© administrative pour l’enfance compĂ©tente de son pays d’origine.

Article 40

À l’article L. 314‑1 du code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence : « L. 314‑7 » sont insĂ©rĂ©s les mots : « et d’une atteinte grave Ă  l’ordre du public ».

Chapitre VII

Des statistiques ethniques

Article 41

Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code civil est complĂ©tĂ© par un article 17‑3‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. 17‑3‑1. – Des statistiques ethniques, permettant d’approfondir la connaissance de la situation sociologique et dĂ©mographique de la France, peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es dans le seul but de renforcer la politique d’intĂ©gration et d’assimilation de la France. »

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