Mesdames, Messieurs,
Les associations sont capitales pour la vie de nos territoires. Au nombre de 1,3 million, ce sont 16 millions de bénévoles qui déclarent y consacrer et donner du temps réguliÚrement. Ces associations font vivre chaque jour le lien social, la cohésion et sont un exemple de solidarité.
Pourtant, la suppression des contrats aidĂ©s, de la rĂ©serve parlementaire et la crise sanitaire les ont mis Ă mal et nâont pas facilitĂ© lâexercice des missions quâelles se sont confiĂ©es. En effet, frappĂ©es Ă©galement les consĂ©quences de la crise sanitaire qui touche notre pays, le secteur associatif a subi les consĂ©quences de lâĂ©pidĂ©mie de Coronavirus. Pourtant, elles ont su Ă ce moment faire preuve dâorganisation, de dĂ©termination et dâinventivitĂ© afin de maintenir une activitĂ© forcĂ©ment affectĂ©e par la situation sanitaire.
DerriĂšre elles, se cachent des femmes et des hommes qui sâengagent pour le bien commun et qui constituent la pierre angulaire de la vie associative. Ces bĂ©nĂ©voles sont indispensables au monde associatif et leur engagement est vital pour ces associations ; quâil sâagisse des grandes associations nationales caritatives, humanitaires, secouristes, des associations de quartiers et de proximitĂ©, des associations spĂ©cialistes dâune thĂ©matique⊠Le bĂ©nĂ©volat est bien une rĂ©alitĂ© quotidienne du fonctionnement des structures associatives en France et il va dans le sens dâune grande gĂ©nĂ©rositĂ© et solidaritĂ©.
Pourtant lâengagement de ces citoyens nâest que trop peu reconnu.
De récentes lois ont permis une amélioration de la vie associative, comme la loi du 1er juillet 2021 qui entend faciliter la gestion au quotidien des associations par les bénévoles ou encore celle visant à améliorer la trésorerie des associations qui a pour objet de faciliter le fonctionnement et le développement de ces associations sur le plan financier.
Mais pour soutenir le monde associatif, il est nĂ©cessaire de reconnaĂźtre et de valoriser lâengagement des bĂ©nĂ©voles, comme pour le service civique.
Alors quâil existe un avantage fiscal pour les contribuables qui versent un don aux associations reconnues dâutilitĂ© publique, les bĂ©nĂ©voles qui sâengagent sont eux ignorĂ©s par la lĂ©gislation et par les pouvoirs publics.
Pour pallier cette absence de reconnaissance, lâactivitĂ© bĂ©nĂ©vole devrait ainsi ĂȘtre prise dans le calcul des droits Ă la retraite pour ces citoyens qui sâengagent et qui ne compte pas leur temps.
Ainsi, lâobjet de la proposition de loi est de permettre la validation dâun trimestre pour les bĂ©nĂ©voles, dans le calcul de leur retraite, pour huit annĂ©es dâexercice de responsabilitĂ©s au sein du bureau dâune association ou dâune fondation reconnue dâutilitĂ© publique.
Une telle mesure permettrait de valoriser lâaction de tous ces bĂ©nĂ©voles et leur apporterait une juste reconnaissance pour le temps quâils dĂ©dient au service des autres au sein dâune association.
Envoyer un signal fort Ă tous les bĂ©nĂ©voles qui Ćuvrent au quotidien, tel est lâobjet de cette proposition de loi.
Ă compter du 1er janvier 2023, toute personne membre du bureau dâune association qui a exercĂ© une activitĂ© bĂ©nĂ©vole rĂ©guliĂšre au sein de cette derniĂšre ou au sein dâune fondation reconnue dâutilitĂ© publique, peut bĂ©nĂ©ficier de lâattribution dâun trimestre supplĂ©mentaire par tranche de huit annĂ©es effectives de responsabilitĂ©s assumĂ©es au sein du bureau de lâassociation.
Sont considĂ©rĂ©es comme fonctions au sein du bureau de lâassociation les fonctions de prĂ©sident, viceâprĂ©sident, trĂ©sorier et secrĂ©taire.
I. â La pĂ©riode de huit annĂ©es effectives de responsabilitĂ© au sein du bureau dâune association sâentend comme Ă©tant le cumul des annĂ©es effectuĂ©es, quand bien mĂȘme ces annĂ©es ne sont pas consĂ©cutives.
II. â Ce cumul sâentend Ă©galement si les responsabilitĂ©s ont Ă©tĂ© effectuĂ©es successivement au sein de plusieurs associations.
III. â Les responsabilitĂ©s assumĂ©es, simultanĂ©ment, au sein de plusieurs associations ne sont pas cumulables dans le calcul du nombre dâannĂ©es prises en compte.
Seule la dĂ©claration du bureau de lâassociation en prĂ©fecture fait foi et permet de valider lâexercice rĂ©el des fonctions.
La charge qui pourrait rĂ©sulter pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale de lâapplication de la prĂ©sente loi est compensĂ©e Ă due concurrence par la majoration de lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.