Mesdames, Messieurs,
Alors que les questions de sĂ©curitĂ© reviennent au cĆur des prĂ©occupations politiques, le Gouvernement parle dĂ©sormais dâune justice qui a trop longtemps Ă©tĂ© dĂ©laissĂ©e, dâune crise de lâautoritĂ© qui a conduit Ă lâensauvagement dâune certaine partie de la sociĂ©tĂ©. « Ne rien laisser passer », voici les mots attendus, que nous parlementaires avons entendus.Â
Cette demande Ă©mane aussi de nombreux maires, demandant lâextension des pouvoirs de leur police municipale pour une rĂ©ponse ferme et sans complaisance. Les communes participent dĂ©jĂ aux efforts de sĂ©curitĂ© et de protection des concitoyens sur le territoire en se dotant de nouveaux matĂ©riels, en augmentant les effectifs quand cela leur est possible et en mettant Ă disposition de la police nationale et de la justice leurs images vidĂ©o.
Issu dâun travail transpartisan entre le DĂ©putĂ© Pierre MorelâAâLâHuissier et la DĂ©putĂ©e Emmanuelle MĂ©nard, tous deux fortement impliquĂ©s sur ces sujets, cette proposition de loi vise Ă faire la synthĂšse des nombreux travaux menĂ©s par ces parlementaires, sur des propositions de loi qui nâont pu ĂȘtre examinĂ©es jusquâau bout et des amendements, notamment ceux issus de la loi de programmation du ministĂšre de lâIntĂ©rieur.
Cette proposition de loi propose de renforcer lâaction de « proximité » sur les questions de sĂ©curitĂ© pour une approche adaptĂ©e aux rĂ©alitĂ©s et aux besoins de chaque territoire, Ă lâĂ©coute des citoyens mais aussi en capacitĂ© de prendre des sanctions fortes quand cela est nĂ©cessaire.Â
Ainsi, il faut permettre aux forces municipales dâavoir accĂšs Ă un certain nombre de fichiers comme ceux des permis de conduire, des voitures volĂ©es, des personnes recherchĂ©es mais encore des fichiers S. Sans cet accĂšs, la police municipale de proximitĂ© ne peut avoir les outils nĂ©cessaires pour appliquer les mesures qui sâimposent.Â
Il convient aussi de leur donner la possibilitĂ© de rĂ©aliser des contrĂŽles dâidentitĂ©, tout en poursuivant la gĂ©nĂ©ralisation du « ticket de contrĂŽle » pour Ă©viter les abus et au contraire, encourager une action de justice.Â
La police municipale doit aussi pouvoir prononcer des fermetures dâĂ©tablissements lorsque ces derniers ne respectent pas les impĂ©ratifs de tranquillitĂ© publique.Â
La sĂ©curitĂ© est dâabord et avant tout une compĂ©tence de lâĂtat. Pour autant, les maires sont prĂȘts aujourdâhui à « faire un pas de plus pour accompagner lâĂtat dans cette mission dans un contexte de menace terroriste et de deÌlinquance sans doute renforceÌ par les crises sanitaire, eÌconomique et sociale lieÌes au covidâ19 ».Â
Toutes ces mesures devront faire lâobjet dâune Convention signĂ©e entre le maire, le PrĂ©fet reprĂ©sentant de lâĂtat et le procureur de la rĂ©publique, dans les cas oĂč le maire y serait favorable.Â
Lâarticle 2 prĂ©voit de sanctionner plus facilement le dĂ©lit dâoutrage. Les personnes dĂ©positaires de lâautoritĂ© publique, notamment les forces de lâordre, sont confrontĂ©es de maniĂšre rĂ©currente Ă des insultes ou des menaces.Â
Lâarticle 3 vise Ă permettre aux agents de police municipale de procĂ©der Ă des contrĂŽles dâidentitĂ©. Ce dispositif est dâautant plus important que les policiers municipaux sont trĂšs souvent amenĂ©s Ă renforcer les actions de la police nationale et de la gendarmerie dans le cadre de vastes opĂ©rations. Pourtant, de nombreux policiers municipaux se font rĂ©guliĂšrement lâĂ©cho dâune coordination encore insuffisante et encore trop parcellaire. Il faut ainsi leur permettre, au mĂȘme titre que les agents de police judiciaire adjoints de la police et de la gendarmerie, dâobtenir les mĂȘmes compĂ©tences judiciaires pour, sur ordre et sous la responsabilitĂ© des officiers de police judicaire, procĂ©der Ă des contrĂŽles dâidentitĂ© et Ă des fouilles de vĂ©hicules tant dans une procĂ©dure judiciaire que dans le cadre dâune rĂ©quisition Ă©crite du procureur de la RĂ©publique.
Lâarticle 4 a pour objectif de sanctionner de maniĂšre plus adaptĂ©e et cohĂ©rente les contrevenants qui ne seraient pas coopĂ©ratifs lors dâun relevĂ© dâidentitĂ©. Une peine de trois mois de prison et 7 500 euros dâamende permettrait dâaligner cette infraction Ă celle du refus de se soumettre aux vĂ©rifications pour un conducteur de vĂ©hicule (article L. 233â2 du code de la route).
Lâarticle 5 permet de revenir sur le dispositif actuel prĂ©vu pour procĂ©der Ă des fouilles pour les manifestations sportives, rĂ©crĂ©atives ou culturelles par les polices municipales comme pour les forces de sĂ©curitĂ© privĂ©e en dessous du seuil de 300 personnes. Supprimer ce seuil permettrait de gagner en efficacitĂ© dâautant plus que, depuis une vingtaine dâannĂ©e, notre pays est soumis Ă dâimportants risques terroristes.Â
Lâarticle 6 a pour objectif de permettre Ă la police municipale dâĂȘtre en mesure de prendre en charge les personnes en Ă©tat dâivresse sur la voie publique pour assurer non seulement leur sĂ©curitĂ© mais aussi celle des riverains et des passants.Â
Lâarticle 7 porte sur la constatation de dĂ©lits pouvant faire lâobjet dâamende forfaitaire dĂ©lictuelle par la police municipale. Les policiers municipaux sont en premiĂšre ligne face Ă la dĂ©linquance quotidienne. Parfois mĂȘme mieux formĂ©s que les policiers nationaux grĂące Ă une formation prĂ©alable dont les minima requis sont supĂ©rieurs Ă ceux en vigueur dans la police nationale, il est temps de leur donner avec confiance les moyens dâagir. Cela est dâautant plus urgent que les renforts prĂ©vus en terme de sĂ©curitĂ© ne seront sans doute pas suffisants pour endiguer une violence de plus en plus ordinaire. Permettre aux agents municipaux dâavoir recours au AFD serait donc une bonne chose pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des Français.
Lâarticle 8 donne Ă la police municipale la possibilitĂ© dâexercer sa mission en civil et armĂ©e lorsque cela est nĂ©cessaire.Â
Lâarticle 9 permet de revenir sur un problĂšme souvent rencontrĂ© par la police municipale. En cas de flagrant dĂ©lit dâun crime ou dâun dĂ©lit, lâagent de police municipale peut interpeller la personne en fuite grĂące Ă lâarticle 73 du code de procĂ©dure pĂ©nale. Cependant, dĂšs lors que la personne franchit le pĂ©rimĂštre de la commune, le policier municipal devient une personne comme les autres, dĂ©pouillĂ©e de ses prĂ©rogatives professionnelles. Dans un souci dâefficacitĂ© de notre droit et de notre justice, il convient donc de corriger cette carence qui empĂȘche nos policiers municipaux dâassurer pleinement leur mission.
Lâarticle 10 porte sur la question de la prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense pour les policiers, et plus gĂ©nĂ©ralement pour les forces de lâordre, sâintroduit rĂ©guliĂšrement dans le dĂ©bat mĂ©diatique et politique. Pendant la campagne prĂ©sidentielle, Emmanuel Macron avait affirmĂ© ĂȘtre contre cette extension du domaine de la lĂ©gitime dĂ©fense en ces termes : « Je suis opposĂ© Ă la lĂ©gitime dĂ©fense. Donc ça, câest trĂšs clair et câest intraitable parce que sinon, ça devient le Far West. » Outre le fait que cette position laisse entendre que les forces de lâordre ne seraient pas capables de faire preuve de sangâfroid ou de discernement, ou pourraient utiliser avec une certaine dĂ©sinvolture leurs armes de service, leur octroyant mĂȘme, comme entendu dans nos mĂ©dias, un « permis de tuer », le PrĂ©sident de la RĂ©publique semble ignorer le sentiment dâinjustice quâĂ©prouvent nos forces de lâordre qui, par exemple, lorsquâelles ouvrent le feu, sont trop souvent suspectĂ©es dâĂȘtre en faute ; victimes, en quelque sorte, dâune forme de prĂ©somption de culpabilitĂ©. En effet, si cette prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense existait, le policier ayant fait feu serait considĂ©rĂ© comme ayant agi en lĂ©gitime dĂ©fense jusquâĂ une preuve spĂ©cifique. Dans les faits, cette prĂ©somption nâĂ©viterait pas la garde Ă vue, nĂ©cessaire Ă lâenquĂȘte, mais cela Ă©viterait la mise en examen, vĂ©cue le plus souvent comme une humiliation par le policier incriminĂ© et comme un vĂ©ritable dĂ©saveu par lâinstitution policiĂšre. Outre lâimage dĂ©sastreuse qui est renvoyĂ©e de nos forces de lâordre, câest aussi celle de la Justice qui est affectĂ©e, suspectĂ©e de partialitĂ©. Câest ainsi que lâautoritĂ© mĂȘme de lâĂtat est remise en question par un affaiblissement de celle de nos forces de lâordre et de notre systĂšme judiciaire. Une telle situation nâest ni tenable ni acceptable. Il est dĂšs lors urgent de rĂ©tablir lâautoritĂ© morale de nos forces de lâordre en leur manifestant clairement le soutien plein et entier de lâĂtat par une reconnaissance de prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense dĂšs lors quâils agissent pour assurer la sĂ©curitĂ© des Français, mais aussi leur sĂ©curitĂ© comme celle de leurs Ă©quipiers. Nous le devons Ă ceux qui nous protĂšgent nuit et jour au prix, parfois, de leur vie. Câest pourquoi cet amendement vise Ă instaurer un principe de prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense au bĂ©nĂ©fice des forces de lâordre dĂšs lorsquâelles font usage de leurs armes de service dans lâexercice de leurs fonctions.
Lâarticle 11 vise Ă permettre aux agents de police municipale de procĂ©der Ă des tests dâalcoolĂ©mie dans le cadre de certaines infractions au code de la route sur lâordre et le contrĂŽle du maire en sa qualitĂ© dâofficier de police judiciaire.
Lâarticle 12 porte sur la constatation par PV. De la mĂȘme maniĂšre que la violation de domicile, la dĂ©gradation de biens, ou lâoccupation illĂ©gale de partie commune, lâexhibition sexuelle doit pouvoir aussi ĂȘtre un dĂ©lit constatĂ© par procĂšsâverbal par les policiers municipaux dĂšs lors Ă©videmment que dâautres faits ne sont pas Ă©tablis contre lâauteur.
Lâarticle 13 porte sur lâoutrage. Les policiers municipaux peuvent ĂȘtre directement confrontĂ©s sur la voie publique Ă des personnes qui peuvent, lors dâun contrĂŽle ou dâune verbalisation pour infraction au code de la route, sâemporter auâdelĂ du raisonnable en les outrageant. Ils peuvent ĂȘtre Ă©galement amenĂ©s Ă ĂȘtre requis par une personne chargĂ©e dâune mission de service public comme un gardien dâimmeuble pour des faits similaires. De tels faits qui sont commis quotidiennement en France doivent pouvoir faire lâobjet dâun traitement par procĂšsâverbaux par ces agents.
Lâarticle 14 est trĂšs largement demandĂ© au sein de la police municipale pour lui permettre dâĂȘtre facilement joignable par le biais dâun numĂ©ro facile Ă retenir et donc dâintervenir rapidement lĂ oĂč elle est appelĂ©e.
Tel est lâobjet de la prĂ©sente loi.Â
Le chapitre Ier du titre Ier du livre V de code de la sécurité intérieure est complété par une section 6 ainsi rédigée :
« Section 6
« AccÚs aux fichiers
« Art. L. 511â7. â à lâinitiative du maire, aprĂšs accord du conseil municipal, une convention de sĂ©curitĂ© communale peut ĂȘtre Ă©tablie entre le maire de la commune, le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement et le procureur de la RĂ©publique.
« Cette convention dĂ©finit les conditions dâaccĂšs et les moyens nouveaux accordĂ©s Ă la police municipale et aux gardes champĂȘtres afin que ces derniers puissent :Â
a) Accéder au fichier des permis de conduire ;
b) AccĂ©der au fichier des voitures volĂ©es ;Â
c) AccĂ©der au fichier des personnes recherchĂ©es ;Â
d) AccĂ©der aux fichiers S ;Â
e) RĂ©aliser des contrĂŽles dâidentitĂ© dĂ©finis aux articles 78â1 Ă Â 78â7 du code de procĂ©dure pĂ©nale ;Â
f) Prononcer des fermetures dâĂ©tablissements relevant de lâarticle L. 123â4 du code de la construction et de lâhabitation. »
« Art. L. 511â8. â Les agents de police municipale, individuellement dĂ©signĂ©s et habilitĂ©s par le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement, sur proposition du maire de la commune, Ă raison de leurs attributions lĂ©gales et dans la limite du besoin dâen connaĂźtre, ont directement accĂšs aux donnĂ©es du fichier des objets et des vĂ©hicules signalĂ©s.
« Art. L. 511â9. â Les agents de police municipale, individuellement dĂ©signĂ©s et habilitĂ©s par le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement, sur proposition du maire de la commune, Ă raison de leurs attributions lĂ©gales et dans la limite du besoin dâen connaĂźtre, ont directement accĂšs aux donnĂ©es du systĂšme dâimmatriculation des vĂ©hicules.
« Art. L. 511â10. â Les agents de police municipale, individuellement dĂ©signĂ©s et habilitĂ©s par le reprĂ©sentant de lâĂtat dans le dĂ©partement, sur proposition du maire de la commune, Ă raison de leurs attributions lĂ©gales et dans la limite du besoin dâen connaĂźtre, ont directement accĂšs au fichier des vĂ©hicules assurĂ©s. »
Au premier alinĂ©a de lâarticle 433â5 du code pĂ©nal, les mots : « non rendus publics » sont supprimĂ©s.
Le chapitre III du titre II du livre Ier du code de procédure pénale est ainsi modifié :
1° Au premier alinĂ©a de lâarticle 78â2, les mots : « aux articles 20 et 21â1 », sont remplacĂ©s par les mots : « à lâarticle 20 et aux 1° ter, 2° et 3° de lâarticle 21 ».
2° Au premier alinĂ©a du I de lâarticle 78â2â2 du code de procĂ©dure pĂ©nale, les mots : « et 1° ter », sont remplacĂ©s par les mots : « , 1° ter, 2° et 3° ».
3° Au premier alinĂ©a du I de lâarticle 78â2â4 du code de procĂ©dure pĂ©nale les mots : « et 1° ter », sont remplacĂ©s par les mots : « , 1° ter, 2° et 3° ».
Ă lâavantâderniĂšre phrase du second alinĂ©a de lâarticle 78â6 du code de procĂ©dure pĂ©nale, le mot : « deux », est remplacĂ© par le mot : « trois ».
Ă la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de lâarticle L. 613â3 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, les mots : « rassemblant plus de 300 spectateurs » sont supprimĂ©s.
Lâarticle L. 2212â2 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales est complĂ©tĂ© par un 8° ainsi rĂ©digé :
« 8° Le soin de conduire Ă ses frais, dans le local de police ou de gendarmerie le plus proche ou dans une chambre de sĂ»retĂ©, une personne trouvĂ©e en Ă©tat dâivresse dans les lieux publics, pour y ĂȘtre retenue jusquâĂ ce que son taux dâalcoolĂ©mie soit infĂ©rieur ou Ă©gal Ă Â 0,25 mg dâalcool dâair expirĂ©. »
Lâarticle L. 511â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :
« Les agents de police municipale peuvent constater par procĂšsâverbaux, lorsquâelles sont commises sur le territoire communal, les infractions donnant lieu Ă une amende forfaitaire dĂ©lictuelle prĂ©vue par lâarticle 495â17 du code de procĂ©dure pĂ©nale. »
AprĂšs la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de lâarticle L. 511â4 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, sont insĂ©rĂ©es deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es : « Les agents de police municipale peuvent, en fonction des nĂ©cessitĂ©s de leur activitĂ© professionnelle et du but poursuivi, et avec lâaccord du maire, exercer leur mission armĂ©e et en tenue civile. Lors dâopĂ©rations de police, ils sont porteurs, de façon visible, de lâun des moyens matĂ©riels dâidentification dont ils sont dotĂ©s sauf instructions expresses de lâautoritĂ© commandant lâopĂ©ration. »
Lâarticle 21 du code de procĂ©dure pĂ©nale est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :
« DĂšs lors que lâagent de police municipale est amenĂ©, en cas de force majeure et pour les besoins dâune mission de police, Ă sortir des limites administratives de la commune Ă laquelle il est rattachĂ©, en vue dâinterpeller une personne susceptible dâavoir commis un crime ou un dĂ©lit puni dâune peine dâemprisonnement, il dispose des mĂȘmes prĂ©rogatives que lorsquâil exerce ses fonctions sur les limites administratives de la commune Ă laquelle il est rattachĂ©. »Â
AprĂšs lâarticle 122â6 du code pĂ©nal, il est insĂ©rĂ© un article 122â6â1 ainsi rĂ©digé :
« Art. 122â6â1. â Est prĂ©sumĂ© en Ă©tat de lĂ©gitime dĂ©fense tout gardeâchampĂȘtre, agent de la police municipale ou nationale, ou militaire de la gendarmerie nationale qui, lors dâune attaque Ă son encontre ou Ă lâencontre dâun de ses collĂšgues, ou en cas de refus dâobtempĂ©rer, fait usage de son arme de service dans lâexercice de ses fonctions, quâil soit habillĂ© en civil ou revĂȘtu dâun uniforme ou des insignes extĂ©rieurs et apparents de leur qualitĂ©. »Â
Au premier alinĂ©a de lâarticle L. 234â3 du code de la route, le mot : « soumettent », est remplacĂ© par les mots : « mentionnĂ©s à lâarticle 21 du code de procĂ©dure pĂ©nale, sur lâordre et sous la responsabilitĂ© du maire, peuvent soumettre ».
Lâarticle L. 511â1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :
« Les agents de police municipale peuvent constater par procĂšsâverbal, dĂšs lors quâils sont commis sur le territoire communal et quâils ne nĂ©cessitent pas de leur part dâactes dâenquĂȘte, les dĂ©lits prĂ©vus Ă lâarticle 222â32 du code pĂ©nal. »
Les agents de police municipale peuvent constater par procĂšsâverbal, dĂšs lors quâils sont commis sur le territoire communal et quâils ne nĂ©cessitent pas de leur part dâactes dâenquĂȘte, les dĂ©lits prĂ©vus Ă lâarticle L. 236â1 du code de la route.
Pour appeler la police municipale, et sur le modĂšle du numĂ©ro 115 pour le Samu social, il est créé un numĂ©ro dâurgence unique : le 120.
Un dĂ©cret en Conseil dâĂtat dĂ©finit les conditions dâapplication de la prĂ©sente loi.
I. â La charge pour lâĂtat est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
II. â La charge pour les collectivitĂ©s territoriales est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrĂ©lativement pour lâĂtat, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.