Mesdames, Messieurs,
La mĂ©diation animale, en tant que pratique visant Ă amĂ©liorer le bienâĂȘtre physique, psychologique et social des personnes par des interactions avec des animaux spĂ©cifiquement formĂ©s, connaĂźt un essor croissant en France. Cet engouement se traduit par une augmentation du nombre de professionnels formĂ©s Ă la mĂ©diation animale et par la multiplication des formations spĂ©cialisĂ©es, comme celles proposĂ©es par de nombreux centres de formation Ă travers la France, ou des diplĂŽmes universitaires tels que notamment ceux des universitĂ©s ClermontâAuvergne, ParisâDescartes et Sorbonne ParisâNord.
Que ce soit Ă travers les activitĂ©s assistĂ©es par lâanimal Ă visĂ©e Ă©ducative, pĂ©dagogique ou sociale, de dĂ©veloppement des compĂ©tences professionnelles, les interventions non mĂ©dicamenteuses assistĂ©es par lâanimal intĂ©grĂ©es dans des parcours de soin individualisĂ©s et supervisĂ©s par des professionnels de santĂ© qualifiĂ©s, ou les interventions de dĂ©veloppement des compĂ©tences psychoâsociales, cette pratique dĂ©montre des bĂ©nĂ©fices significatifs. Des Ă©tudes rĂ©centes, comme celle publiĂ©e dans le Journal of Autism and Developmental Disorders (2021), montrent une rĂ©duction du stress et une amĂ©lioration des compĂ©tences sociales chez les adultes autistes grĂące Ă des programmes structurĂ©s de thĂ©rapie assistĂ©e par lâanimal. Ces bĂ©nĂ©fices sâobservent notamment pour les Ă©lĂšves prĂ©sentant des troubles spĂ©cifiques des apprentissages, des troubles du spectre de lâautisme, ou pour les personnes en situation de handicap de tout Ăąge, comme le soulignent les travaux de Grandgeorge et al. (2020) sur les interactions sociales et motrices chez les enfants autistes. Cependant, lâabsence dâun cadre lĂ©gal clair, comme le note la DĂ©pĂȘche VĂ©tĂ©rinaire (2023), limite son dĂ©veloppement harmonieux, sa reconnaissance institutionnelle, et la garantie de standards Ă©thiques, professionnels et de bienâĂȘtre animal, malgrĂ© lâexistence de diffĂ©rentes chartes dĂ©ontologiques.
Une large concertation menĂ©e auprĂšs de professionnels, dâuniversitaires, de vĂ©tĂ©rinaires et dâassociations spĂ©cialisĂ©es dans la condition animale indique que les enjeux sont nombreux. En effet, la mĂ©diation animale rĂ©pond Ă une forte demande, notamment de la part des personnes en situation de handicap, des personnes vieillissantes, mais aussi des familles, des Ă©ducateurs et des soignants, en raison des bĂ©nĂ©fices thĂ©rapeutiques, sociaux, Ă©ducatifs et pĂ©dagogiques avĂ©rĂ©s.
Par consĂ©quent, la prĂ©sente proposition de loi pose les fondements dâune structuration nationale cohĂ©rente de la mĂ©diation animale. Elle rĂ©pond aux enjeux de formation, de coordination, dâencadrement, dâinclusion, de protection et de respect du bienâĂȘtre animal Ă travers cinq articles.
Lâarticle 1er de la prĂ©sente proposition de loi dĂ©finit les principes et les modalitĂ©s dâexercice en matiĂšre de mĂ©diation animale. Il instaure une dĂ©finition et crĂ©e un comitĂ© national de la mĂ©diation animale, chargĂ© de regrouper les acteurs de la mĂ©diation animale pour proposer toutes mesures visant Ă la sĂ©curitĂ© des personnes et des animaux impliquĂ©s dans les actions de mĂ©diation animale, ainsi que toutes mesures dâamĂ©lioration de ces pratiques. Ce comitĂ© met en place un dispositif de signalement permettant Ă toute personne dâalerter sur des faits contraires Ă ses recommandations, dans le but de garantir le bienâĂȘtre des animaux. Cette garantie est renforcĂ©e par la mise en place dâune certification obligatoire. Une procĂ©dure de validation des acquis de lâexpĂ©rience est Ă©galement prĂ©vue pour valoriser lâexpertise des praticiens expĂ©rimentĂ©s.
La mĂ©diation animale a de nombreux bienfaits dâun point de vue pĂ©dagogique, Ă©ducatif et thĂ©rapeutique. Câest pourquoi lâintĂ©gration des activitĂ©s de mĂ©diation animale est favorisĂ©e dans les Ă©tablissements sanitaires, judiciaires, scolaires, mĂ©dicoâĂ©ducatifs et mĂ©dicoâsociaux. Un rĂ©fĂ©rent dĂ©diĂ© est Ă ce titre créé dans ces Ă©tablissements, dont la mission est de superviser et de coordonner les programmes de mĂ©diation animale, en assurant un dialogue continu avec les acteurs agréés. Cette mesure rĂ©pond Ă une demande croissante, notamment pour les enfants prĂ©sentant des troubles du spectre de lâautisme ou des troubles spĂ©cifiques des apprentissages, pour lesquels des Ă©tudes, telles que celle de OâHaire (Journal of Autism and Developmental Disorders, 2013), dĂ©montrent des amĂ©liorations significatives des interactions sociales et de la rĂ©duction de lâanxiĂ©tĂ© grĂące Ă la mĂ©diation animale.
Lâarticle 2 introduit une formation obligatoire pour les agents privĂ©s de sĂ©curitĂ©, afin de mieux accueillir les personnes en situation de handicap accompagnĂ©es de chiens guides ou dâassistance, rĂ©pondant ainsi aux besoins dâinclusion soulignĂ©s par des associations spĂ©cialistes de chiens guides, qui estime que plus de 1 700 chiens guides sont actifs en France. Ces dispositions, soutenues par les conclusions de la concertation, sont attendues et souhaitables pour rĂ©pondre Ă la demande croissante des personnes concernĂ©es et des communautĂ©s Ă©ducatives, tout en garantissant le respect du bienâĂȘtre animal.
Lâarticle 3 vise Ă garantir le bienâĂȘtre des animaux impliquĂ©s dans les activitĂ©s de mĂ©diation animale. En Ă©cho et en complĂ©ment du droit en vigueur, des normes relatives au bienâĂȘtre animal sont instaurĂ©es. Des recherches, notamment celles de Johnson et Eccles (2022), soulignent en effet lâimportance dâavoir des protocoles rigoureux visant Ă prĂ©venir le stress et Ă assurer le bienâĂȘtre des animaux dans les pratiques de mĂ©diation animale. Il spĂ©cifie que seuls les animaux domestiques peuvent ĂȘtre employĂ©s en mĂ©diation animale.
Par ailleurs, un label national de mĂ©diation animale, Ă©laborĂ© par le comitĂ© national, atteste de la qualitĂ© des conditions dâexercice des professionnels et du respect des normes de bienâĂȘtre animal. Ce label, renouvelable tous les cinq ans, rĂ©pond Ă une double exigence de reconnaissance institutionnelle et de transparence, comme le rĂ©clament les professionnels du secteur. Des contrĂŽles rĂ©guliers sont prĂ©vus afin de veiller au maintien des conditions requises pour son attribution et sa conservation.
Lâarticle 4 revalorise le montant de la prestation de compensation du handicap liĂ©e Ă lâattribution et Ă lâentretien des aides animaliĂšres. Cette mesure vise Ă garantir un accĂšs Ă©quitable et pĂ©renne Ă des dispositifs parfois coĂ»teux pour un seul bĂ©nĂ©ficiaire, en doublant les montants consacrĂ©s Ă lâattribution et Ă lâentretien des aides animaliĂšres, tout en prĂ©voyant une revalorisation annuelle.
Les aides animaliĂšres, notamment les chiens guides ou dâassistance, jouent un rĂŽle clĂ© dans lâautonomie et lâinclusion des personnes en situation de handicap. Les associations spĂ©cialistes des chiens dâassistance estiment que plus de 1 700 chiens guides sont actifs en France, avec un coĂ»t moyen dâentretien annuel dâenviron 3 000 euros par animal. Cette disposition rĂ©pond aux bĂ©nĂ©ficiaires et associations consultĂ©s, qui demandent un soutien financier renforcĂ© pour couvrir les frais dâentraĂźnement, de soins vĂ©tĂ©rinaires et dâentretien des animaux. Cette revalorisation est particuliĂšrement attendue par les personnes malvoyantes ou Ă mobilitĂ© rĂ©duite, ainsi que par les familles et les professionnels du secteur mĂ©dicoâsocial pour renforcer lâautonomie des personnes concernĂ©es.
Lâarticle 5 gage financiĂšrement la prĂ©sente proposition de loi.
1° AprĂšs le chapitre Ier du titre prĂ©liminaire du livre II du code rural et de la pĂȘche maritime, il est insĂ©rĂ© un chapitre Ier bis ainsi rĂ©digé :
« Chapitre Ier bis
« De la médiation animale
« Section 1
« Principe
« Art. L. 201â15. â La mĂ©diation animale dĂ©signe un ensemble de pratiques ayant vocation Ă amĂ©liorer le bienâĂȘtre physique, psychologique et social des personnes, par le biais dâinteractions avec des animaux choisis et formĂ©s Ă cet effet, le cas Ă©chĂ©ant. Elle comprend toutes les activitĂ©s Ă vocation thĂ©rapeutique, Ă©ducative, ludique, sportive, de dĂ©veloppement professionnel, de mise en relation dâun individu et dâun animal dans les conditions dĂ©finies par le prĂ©sent chapitre.
« Section 2
« Modalités
« Art. L. 201â16. â Il est créé un comitĂ© national de la mĂ©diation animale, instance consultative placĂ©e sous la tutelle des ministĂšres chargĂ©s de la santĂ©, de lâagriculture, de lâĂ©ducation nationale, des sports et de lâĂ©conomie. Ce comitĂ© est chargĂ© de regrouper les acteurs de la mĂ©diation animale pour proposer toutes mesures visant Ă la sĂ©curitĂ© des personnes et de animaux impliquĂ©s dans les actions de mĂ©diation animale, ainsi que toutes mesures dâamĂ©lioration de ces pratiques, dont lâĂ©laboration dâun guide national des bonnes pratiques pour toutes les activitĂ©s relevant du champ de la mĂ©diation animale tel que dĂ©fini dans lâarticle L. 201â15. Il formule des recommandations aux ministĂšres et organismes certificateurs en vue de favoriser la crĂ©ation de certifications professionnelles dans le domaine de la mĂ©diation animale en vue de structurer la profession et dâassurer un cadre sĂ©curisĂ© au dĂ©veloppement de ces activitĂ©s. La composition, les modalitĂ©s de fonctionnement, la durĂ©e des mandats, les rĂšgles de quorum et les conditions de publicitĂ© des avis du comitĂ© sont fixĂ©es par dĂ©cret.
« Art. L. 201â17. â Toute personne exerçant des activitĂ©s de mĂ©diation animale, au sens de lâarticle L. 201â15 du prĂ©sent chapitre, doit ĂȘtre titulaire dâune certification professionnelle garantissant la compĂ©tence de son titulaire en matiĂšre de protection des bĂ©nĂ©ficiaires et des tiers, de prise en compte du bienâĂȘtre animal et dâencadrement de ces activitĂ©s.
« Le comitĂ© national de la mĂ©diation animale dĂ©finit, pour chaque espĂšce animale mobilisĂ©e, pour chaque type pratique de mĂ©diation animale mentionnĂ©e Ă lâarticle L. 201â15 et pour chacun des domaines de compĂ©tences susmentionnĂ©s, les exigences minimales des rĂ©fĂ©rentiels que les certificateurs doivent proposer Ă la validation France compĂ©tences pour la mise en place des certifications correspondantes.
« Quand les activitĂ©s de mĂ©diation animale constituent des actes de soin ou des actes thĂ©rapeutiques, cellesâci sont rĂ©servĂ©s aux professionnels de santĂ© autorisĂ©s Ă exercer dans les conditions dĂ©finies par le code de la santĂ© publique, ainsi quâaux professionnels diplĂŽmĂ©s dâĂtat relevant du code de lâaction sociale et des familles, sous rĂ©serve du respect des conditions prĂ©vues au prĂ©cĂ©dent alinĂ©a.
« Quand les activitĂ©s de mĂ©diation animale constituent des actes dâenseignement, dâanimation ou dâencadrement dâune activitĂ© physique ou sportive, elles sont organisĂ©es dans le respect des dispositions du code du sport, notamment, sous rĂ©serve du respect des conditions prĂ©vues au deuxiĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article.
« Pendant une pĂ©riode dĂ©finie par le comitĂ© national de la mĂ©diation animale, les personnes pouvant attester, dans le champ de la mĂ©diation animale, dâune expĂ©rience professionnelle ou de compĂ©tences certifiĂ©es Ă lâissue dâune formation, pourront bĂ©nĂ©ficier dâune autorisation dâexercer selon des modalitĂ©s dĂ©finies par dĂ©cret.
« Art. L. 201â18. â Toute demande dâenregistrement dâune certification professionnelle relevant du champ de la mĂ©diation animale devra faire lâobjet dâun avis favorable du comitĂ© national de la mĂ©diation animale instituĂ© Ă lâarticle L. 201â16.
« Art. L. 201â19. â Une procĂ©dure de validation des acquis de lâexpĂ©rience est instituĂ©e pour permettre aux personnes justifiant dâune expĂ©rience significative en mĂ©diation animale dâobtenir la certification mentionnĂ©e Ă lâarticle L. 201â17. Cette procĂ©dure repose sur lâanalyse dâun dossier de pratiques professionnelles. Les modalitĂ©s de mise en Ćuvre de cette procĂ©dure, notamment les critĂšres caractĂ©risant une expĂ©rience significative, sont fixĂ©es par dĂ©cret, aprĂšs avis du comitĂ© national de la mĂ©diation animale.
« Art. L. 201â20. â Le comitĂ© national de la mĂ©diation animale met en place un dispositif de signalement permettant Ă toute personne dâalerter sur des faits contraires aux dispositions du prĂ©sent chapitre. Les pratiques contraires aux recommandations Ă©dictĂ©es par le comitĂ© national de la mĂ©diation animale peuvent Ă©galement donner lieu Ă un signalement dans les mĂȘmes conditions. Le comitĂ© se rĂ©serve le droit de saisir les autoritĂ©s compĂ©tentes, ou de retirer le label mentionnĂ© au 4° de lâarticle 3 de la loi n°    du     valorisant les bienfaits du lien animauxâhumains. Le fonctionnement de ce dispositif de signalement est dĂ©fini par dĂ©cret.
« Art. L. 201â21. â Les Ă©tablissements sanitaires, judiciaires, scolaires, mĂ©dicoâĂ©ducatifs et mĂ©dicoâsociaux peuvent intĂ©grer des actions de mĂ©diation animale dans le cadre de projets Ă©ducatifs, pĂ©dagogiques ou thĂ©rapeutiques. Les autoritĂ©s de tutelle des Ă©tablissements contrĂŽlent la mise en Ćuvre de ces actions en lien avec le comitĂ© national de la mĂ©diation animale. Les modalitĂ©s de mise en Ćuvre du prĂ©sent article et notamment les rĂ©gimes dâautorisation et de contrĂŽle des programmes de mĂ©diation, sont dĂ©finies par dĂ©cret.
« Art. L. 201â22. â Les Ă©tablissements sanitaires, judiciaires, scolaires, mĂ©dicoâĂ©ducatifs et mĂ©dicoâsociaux dĂ©signent, au sein de leurs services, un rĂ©fĂ©rent pour les questions relevant de la mĂ©diation animale. Ce rĂ©fĂ©rent est notamment chargĂ© dâapprouver et de contrĂŽler la mise en Ćuvre des programmes de mĂ©diation animale dans les Ă©tablissements de son ressort, et en lien avec le comitĂ© national de la mĂ©diation animale. »
La sousâsection 1 de la section 4 du chapitre II du titre Ier du livre VI du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est complĂ©tĂ©e par un article L. 612â22 ainsi rĂ©digé :
« Art. L. 612â22. â La formation obligatoire des agents exerçant une activitĂ© dâagent privĂ© de sĂ©curitĂ© inclut une formation spĂ©cifique Ă lâaccueil des personnes en situation de handicap, notamment quand elles sont accompagnĂ©es de chiens guides dâaveugles ou dâassistance. Le contenu, la durĂ©e et les conditions de mise en Ćuvre de cette formation sont prĂ©cisĂ©s par dĂ©cret. »
1° Sous rĂ©serve des dispositions dĂ©jĂ existantes, pour chaque espĂšce animale mobilisĂ©e et pour chaque type de pratique de mĂ©diation animale, des normes relatives au bienâĂȘtre des animaux participant aux activitĂ©s de mĂ©diation sont dĂ©finies par dĂ©cret, aprĂšs avis du comitĂ© national de mĂ©diation animale.
2° Des contrĂŽles rĂ©guliers doivent ĂȘtre effectuĂ©s par les services compĂ©tents de lâĂtat, selon des modalitĂ©s fixĂ©es par dĂ©cret.
3° Seuls les animaux domestiques, au sens de lâarticle L. 214â6 du code rural et de la pĂȘche maritime, peuvent ĂȘtre mobilisĂ©s dans le cadre des activitĂ©s de mĂ©diation animale.
4° Un label national de mĂ©diation animale est Ă©laborĂ© sur proposition du comitĂ© national de la mĂ©diation animale instituĂ© Ă lâarticle L. 201â16, attestant de la qualitĂ© des conditions dâexercice des professionnels et du respect des normes de bienâĂȘtre animal lors de la pratique de mĂ©diation animale. Le bĂ©nĂ©fice du label ne peut ĂȘtre conditionnĂ© Ă lâappartenance de lâanimal Ă une race. Les qualitĂ©s individuelles et comportementales sont prises en compte dans le choix de lâanimal mĂ©diateur. Le label est dĂ©livrĂ© pour une durĂ©e de cinq ans renouvelable. Les modalitĂ©s de de dĂ©livrance, de suivi et de renouvellement sont dĂ©finies par dĂ©cret.
Le 5° de lâarticle L. 245â3 du code de lâaction sociale et des familles est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Le montant liĂ© Ă lâattribution et Ă lâentretien des aides animaliĂšres est doublĂ©. Il augmente annuellement au minimum en fonction du taux prĂ©visionnel dâĂ©volution de la moyenne annuelle de lâindice des prix Ă la consommation des mĂ©nages, hors tabac, annexĂ© au projet de loi de finances de lâannĂ©e de versement, arrondi au demiâentier supĂ©rieur. »
I. â La perte de recettes pour les collectivitĂ©s territoriales est compensĂ©e, Ă due concurrence, par une majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrĂ©lativement pour lâĂtat, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
II. â La perte de recettes pour lâĂtat est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
III. â La perte de recettes pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
IV. â La charge pour lâĂtat est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
V. â La charge pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e, Ă due concurrence, par la crĂ©ation dâune taxe additionnelle Ă lâaccise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.