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📜Loi valorisant les bienfaits du lien animaux-humains
11 juil. 2025 ‱
Sébastien Saint-Pasteur

ExposĂ© des motifs ‱ ⏱Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

La mĂ©diation animale, en tant que pratique visant Ă  amĂ©liorer le bien‑ĂȘtre physique, psychologique et social des personnes par des interactions avec des animaux spĂ©cifiquement formĂ©s, connaĂźt un essor croissant en France. Cet engouement se traduit par une augmentation du nombre de professionnels formĂ©s Ă  la mĂ©diation animale et par la multiplication des formations spĂ©cialisĂ©es, comme celles proposĂ©es par de nombreux centres de formation Ă  travers la France, ou des diplĂŽmes universitaires tels que notamment ceux des universitĂ©s Clermont‑Auvergne, Paris‑Descartes et Sorbonne Paris‑Nord.

Que ce soit Ă  travers les activitĂ©s assistĂ©es par l’animal Ă  visĂ©e Ă©ducative, pĂ©dagogique ou sociale, de dĂ©veloppement des compĂ©tences professionnelles, les interventions non mĂ©dicamenteuses assistĂ©es par l’animal intĂ©grĂ©es dans des parcours de soin individualisĂ©s et supervisĂ©s par des professionnels de santĂ© qualifiĂ©s, ou les interventions de dĂ©veloppement des compĂ©tences psycho‑sociales, cette pratique dĂ©montre des bĂ©nĂ©fices significatifs. Des Ă©tudes rĂ©centes, comme celle publiĂ©e dans le Journal of Autism and Developmental Disorders (2021), montrent une rĂ©duction du stress et une amĂ©lioration des compĂ©tences sociales chez les adultes autistes grĂące Ă  des programmes structurĂ©s de thĂ©rapie assistĂ©e par l’animal. Ces bĂ©nĂ©fices s’observent notamment pour les Ă©lĂšves prĂ©sentant des troubles spĂ©cifiques des apprentissages, des troubles du spectre de l’autisme, ou pour les personnes en situation de handicap de tout Ăąge, comme le soulignent les travaux de Grandgeorge et al. (2020) sur les interactions sociales et motrices chez les enfants autistes. Cependant, l’absence d’un cadre lĂ©gal clair, comme le note la DĂ©pĂȘche VĂ©tĂ©rinaire (2023), limite son dĂ©veloppement harmonieux, sa reconnaissance institutionnelle, et la garantie de standards Ă©thiques, professionnels et de bien‑ĂȘtre animal, malgrĂ© l’existence de diffĂ©rentes chartes dĂ©ontologiques.

Une large concertation menĂ©e auprĂšs de professionnels, d’universitaires, de vĂ©tĂ©rinaires et d’associations spĂ©cialisĂ©es dans la condition animale indique que les enjeux sont nombreux. En effet, la mĂ©diation animale rĂ©pond Ă  une forte demande, notamment de la part des personnes en situation de handicap, des personnes vieillissantes, mais aussi des familles, des Ă©ducateurs et des soignants, en raison des bĂ©nĂ©fices thĂ©rapeutiques, sociaux, Ă©ducatifs et pĂ©dagogiques avĂ©rĂ©s.

Par consĂ©quent, la prĂ©sente proposition de loi pose les fondements d’une structuration nationale cohĂ©rente de la mĂ©diation animale. Elle rĂ©pond aux enjeux de formation, de coordination, d’encadrement, d’inclusion, de protection et de respect du bien‑ĂȘtre animal Ă  travers cinq articles.

L’article 1er de la prĂ©sente proposition de loi dĂ©finit les principes et les modalitĂ©s d’exercice en matiĂšre de mĂ©diation animale. Il instaure une dĂ©finition et crĂ©e un comitĂ© national de la mĂ©diation animale, chargĂ© de regrouper les acteurs de la mĂ©diation animale pour proposer toutes mesures visant Ă  la sĂ©curitĂ© des personnes et des animaux impliquĂ©s dans les actions de mĂ©diation animale, ainsi que toutes mesures d’amĂ©lioration de ces pratiques. Ce comitĂ© met en place un dispositif de signalement permettant Ă  toute personne d’alerter sur des faits contraires Ă  ses recommandations, dans le but de garantir le bien‑ĂȘtre des animaux. Cette garantie est renforcĂ©e par la mise en place d’une certification obligatoire. Une procĂ©dure de validation des acquis de l’expĂ©rience est Ă©galement prĂ©vue pour valoriser l’expertise des praticiens expĂ©rimentĂ©s.

La mĂ©diation animale a de nombreux bienfaits d’un point de vue pĂ©dagogique, Ă©ducatif et thĂ©rapeutique. C’est pourquoi l’intĂ©gration des activitĂ©s de mĂ©diation animale est favorisĂ©e dans les Ă©tablissements sanitaires, judiciaires, scolaires, mĂ©dico‑éducatifs et mĂ©dico‑sociaux. Un rĂ©fĂ©rent dĂ©diĂ© est Ă  ce titre créé dans ces Ă©tablissements, dont la mission est de superviser et de coordonner les programmes de mĂ©diation animale, en assurant un dialogue continu avec les acteurs agréés. Cette mesure rĂ©pond Ă  une demande croissante, notamment pour les enfants prĂ©sentant des troubles du spectre de l’autisme ou des troubles spĂ©cifiques des apprentissages, pour lesquels des Ă©tudes, telles que celle de O’Haire (Journal of Autism and Developmental Disorders, 2013), dĂ©montrent des amĂ©liorations significatives des interactions sociales et de la rĂ©duction de l’anxiĂ©tĂ© grĂące Ă  la mĂ©diation animale.

L’article 2 introduit une formation obligatoire pour les agents privĂ©s de sĂ©curitĂ©, afin de mieux accueillir les personnes en situation de handicap accompagnĂ©es de chiens guides ou d’assistance, rĂ©pondant ainsi aux besoins d’inclusion soulignĂ©s par des associations spĂ©cialistes de chiens guides, qui estime que plus de 1 700 chiens guides sont actifs en France. Ces dispositions, soutenues par les conclusions de la concertation, sont attendues et souhaitables pour rĂ©pondre Ă  la demande croissante des personnes concernĂ©es et des communautĂ©s Ă©ducatives, tout en garantissant le respect du bien‑ĂȘtre animal.

L’article 3 vise Ă  garantir le bien‑ĂȘtre des animaux impliquĂ©s dans les activitĂ©s de mĂ©diation animale. En Ă©cho et en complĂ©ment du droit en vigueur, des normes relatives au bien‑ĂȘtre animal sont instaurĂ©es. Des recherches, notamment celles de Johnson et Eccles (2022), soulignent en effet l’importance d’avoir des protocoles rigoureux visant Ă  prĂ©venir le stress et Ă  assurer le bien‑ĂȘtre des animaux dans les pratiques de mĂ©diation animale. Il spĂ©cifie que seuls les animaux domestiques peuvent ĂȘtre employĂ©s en mĂ©diation animale.

Par ailleurs, un label national de mĂ©diation animale, Ă©laborĂ© par le comitĂ© national, atteste de la qualitĂ© des conditions d’exercice des professionnels et du respect des normes de bien‑ĂȘtre animal. Ce label, renouvelable tous les cinq ans, rĂ©pond Ă  une double exigence de reconnaissance institutionnelle et de transparence, comme le rĂ©clament les professionnels du secteur. Des contrĂŽles rĂ©guliers sont prĂ©vus afin de veiller au maintien des conditions requises pour son attribution et sa conservation.

L’article 4 revalorise le montant de la prestation de compensation du handicap liĂ©e Ă  l’attribution et Ă  l’entretien des aides animaliĂšres. Cette mesure vise Ă  garantir un accĂšs Ă©quitable et pĂ©renne Ă  des dispositifs parfois coĂ»teux pour un seul bĂ©nĂ©ficiaire, en doublant les montants consacrĂ©s Ă  l’attribution et Ă  l’entretien des aides animaliĂšres, tout en prĂ©voyant une revalorisation annuelle.

Les aides animaliĂšres, notamment les chiens guides ou d’assistance, jouent un rĂŽle clĂ© dans l’autonomie et l’inclusion des personnes en situation de handicap. Les associations spĂ©cialistes des chiens d’assistance estiment que plus de 1 700 chiens guides sont actifs en France, avec un coĂ»t moyen d’entretien annuel d’environ 3 000 euros par animal. Cette disposition rĂ©pond aux bĂ©nĂ©ficiaires et associations consultĂ©s, qui demandent un soutien financier renforcĂ© pour couvrir les frais d’entraĂźnement, de soins vĂ©tĂ©rinaires et d’entretien des animaux. Cette revalorisation est particuliĂšrement attendue par les personnes malvoyantes ou Ă  mobilitĂ© rĂ©duite, ainsi que par les familles et les professionnels du secteur mĂ©dico‑social pour renforcer l’autonomie des personnes concernĂ©es.

L’article 5 gage financiĂšrement la prĂ©sente proposition de loi.

Article 1

1° AprĂšs le chapitre Ier du titre prĂ©liminaire du livre II du code rural et de la pĂȘche maritime, il est insĂ©rĂ© un chapitre Ier bis ainsi rĂ©digé :

« Chapitre Ier bis

« De la médiation animale

« Section 1

« Principe

« Art. L. 201‑15. – La mĂ©diation animale dĂ©signe un ensemble de pratiques ayant vocation Ă  amĂ©liorer le bien‑ĂȘtre physique, psychologique et social des personnes, par le biais d’interactions avec des animaux choisis et formĂ©s Ă  cet effet, le cas Ă©chĂ©ant. Elle comprend toutes les activitĂ©s Ă  vocation thĂ©rapeutique, Ă©ducative, ludique, sportive, de dĂ©veloppement professionnel, de mise en relation d’un individu et d’un animal dans les conditions dĂ©finies par le prĂ©sent chapitre.

« Section 2

« Modalités

« Art. L. 201‑16. – Il est créé un comitĂ© national de la mĂ©diation animale, instance consultative placĂ©e sous la tutelle des ministĂšres chargĂ©s de la santĂ©, de l’agriculture, de l’éducation nationale, des sports et de l’économie. Ce comitĂ© est chargĂ© de regrouper les acteurs de la mĂ©diation animale pour proposer toutes mesures visant Ă  la sĂ©curitĂ© des personnes et de animaux impliquĂ©s dans les actions de mĂ©diation animale, ainsi que toutes mesures d’amĂ©lioration de ces pratiques, dont l’élaboration d’un guide national des bonnes pratiques pour toutes les activitĂ©s relevant du champ de la mĂ©diation animale tel que dĂ©fini dans l’article L. 201‑15. Il formule des recommandations aux ministĂšres et organismes certificateurs en vue de favoriser la crĂ©ation de certifications professionnelles dans le domaine de la mĂ©diation animale en vue de structurer la profession et d’assurer un cadre sĂ©curisĂ© au dĂ©veloppement de ces activitĂ©s. La composition, les modalitĂ©s de fonctionnement, la durĂ©e des mandats, les rĂšgles de quorum et les conditions de publicitĂ© des avis du comitĂ© sont fixĂ©es par dĂ©cret.

« Art. L. 201‑17. – Toute personne exerçant des activitĂ©s de mĂ©diation animale, au sens de l’article L. 201‑15 du prĂ©sent chapitre, doit ĂȘtre titulaire d’une certification professionnelle garantissant la compĂ©tence de son titulaire en matiĂšre de protection des bĂ©nĂ©ficiaires et des tiers, de prise en compte du bien‑ĂȘtre animal et d’encadrement de ces activitĂ©s.

« Le comitĂ© national de la mĂ©diation animale dĂ©finit, pour chaque espĂšce animale mobilisĂ©e, pour chaque type pratique de mĂ©diation animale mentionnĂ©e Ă  l’article L. 201‑15 et pour chacun des domaines de compĂ©tences susmentionnĂ©s, les exigences minimales des rĂ©fĂ©rentiels que les certificateurs doivent proposer Ă  la validation France compĂ©tences pour la mise en place des certifications correspondantes.

« Quand les activitĂ©s de mĂ©diation animale constituent des actes de soin ou des actes thĂ©rapeutiques, celles‑ci sont rĂ©servĂ©s aux professionnels de santĂ© autorisĂ©s Ă  exercer dans les conditions dĂ©finies par le code de la santĂ© publique, ainsi qu’aux professionnels diplĂŽmĂ©s d’État relevant du code de l’action sociale et des familles, sous rĂ©serve du respect des conditions prĂ©vues au prĂ©cĂ©dent alinĂ©a.

« Quand les activitĂ©s de mĂ©diation animale constituent des actes d’enseignement, d’animation ou d’encadrement d’une activitĂ© physique ou sportive, elles sont organisĂ©es dans le respect des dispositions du code du sport, notamment, sous rĂ©serve du respect des conditions prĂ©vues au deuxiĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article.

« Pendant une pĂ©riode dĂ©finie par le comitĂ© national de la mĂ©diation animale, les personnes pouvant attester, dans le champ de la mĂ©diation animale, d’une expĂ©rience professionnelle ou de compĂ©tences certifiĂ©es Ă  l’issue d’une formation, pourront bĂ©nĂ©ficier d’une autorisation d’exercer selon des modalitĂ©s dĂ©finies par dĂ©cret.

« Art. L. 201‑18. – Toute demande d’enregistrement d’une certification professionnelle relevant du champ de la mĂ©diation animale devra faire l’objet d’un avis favorable du comitĂ© national de la mĂ©diation animale instituĂ© Ă  l’article L. 201‑16.

« Art. L. 201‑19. – Une procĂ©dure de validation des acquis de l’expĂ©rience est instituĂ©e pour permettre aux personnes justifiant d’une expĂ©rience significative en mĂ©diation animale d’obtenir la certification mentionnĂ©e Ă  l’article L. 201‑17. Cette procĂ©dure repose sur l’analyse d’un dossier de pratiques professionnelles. Les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre de cette procĂ©dure, notamment les critĂšres caractĂ©risant une expĂ©rience significative, sont fixĂ©es par dĂ©cret, aprĂšs avis du comitĂ© national de la mĂ©diation animale.

« Art. L. 201‑20. – Le comitĂ© national de la mĂ©diation animale met en place un dispositif de signalement permettant Ă  toute personne d’alerter sur des faits contraires aux dispositions du prĂ©sent chapitre. Les pratiques contraires aux recommandations Ă©dictĂ©es par le comitĂ© national de la mĂ©diation animale peuvent Ă©galement donner lieu Ă  un signalement dans les mĂȘmes conditions. Le comitĂ© se rĂ©serve le droit de saisir les autoritĂ©s compĂ©tentes, ou de retirer le label mentionnĂ© au 4° de l’article 3 de la loi n°     du      valorisant les bienfaits du lien animaux‑humains. Le fonctionnement de ce dispositif de signalement est dĂ©fini par dĂ©cret.

« Art. L. 201‑21. – Les Ă©tablissements sanitaires, judiciaires, scolaires, mĂ©dico‑éducatifs et mĂ©dico‑sociaux peuvent intĂ©grer des actions de mĂ©diation animale dans le cadre de projets Ă©ducatifs, pĂ©dagogiques ou thĂ©rapeutiques. Les autoritĂ©s de tutelle des Ă©tablissements contrĂŽlent la mise en Ɠuvre de ces actions en lien avec le comitĂ© national de la mĂ©diation animale. Les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre du prĂ©sent article et notamment les rĂ©gimes d’autorisation et de contrĂŽle des programmes de mĂ©diation, sont dĂ©finies par dĂ©cret.

« Art. L. 201‑22. – Les Ă©tablissements sanitaires, judiciaires, scolaires, mĂ©dico‑éducatifs et mĂ©dico‑sociaux dĂ©signent, au sein de leurs services, un rĂ©fĂ©rent pour les questions relevant de la mĂ©diation animale. Ce rĂ©fĂ©rent est notamment chargĂ© d’approuver et de contrĂŽler la mise en Ɠuvre des programmes de mĂ©diation animale dans les Ă©tablissements de son ressort, et en lien avec le comitĂ© national de la mĂ©diation animale. »

Article 2

La sous‑section 1 de la section 4 du chapitre II du titre Ier du livre VI du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est complĂ©tĂ©e par un article L. 612‑22 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 612‑22. – La formation obligatoire des agents exerçant une activitĂ© d’agent privĂ© de sĂ©curitĂ© inclut une formation spĂ©cifique Ă  l’accueil des personnes en situation de handicap, notamment quand elles sont accompagnĂ©es de chiens guides d’aveugles ou d’assistance. Le contenu, la durĂ©e et les conditions de mise en Ɠuvre de cette formation sont prĂ©cisĂ©s par dĂ©cret. »

Article 3

1° Sous rĂ©serve des dispositions dĂ©jĂ  existantes, pour chaque espĂšce animale mobilisĂ©e et pour chaque type de pratique de mĂ©diation animale, des normes relatives au bien‑ĂȘtre des animaux participant aux activitĂ©s de mĂ©diation sont dĂ©finies par dĂ©cret, aprĂšs avis du comitĂ© national de mĂ©diation animale.

2° Des contrĂŽles rĂ©guliers doivent ĂȘtre effectuĂ©s par les services compĂ©tents de l’État, selon des modalitĂ©s fixĂ©es par dĂ©cret.

3° Seuls les animaux domestiques, au sens de l’article L. 214‑6 du code rural et de la pĂȘche maritime, peuvent ĂȘtre mobilisĂ©s dans le cadre des activitĂ©s de mĂ©diation animale.

4° Un label national de mĂ©diation animale est Ă©laborĂ© sur proposition du comitĂ© national de la mĂ©diation animale instituĂ© Ă  l’article L. 201‑16, attestant de la qualitĂ© des conditions d’exercice des professionnels et du respect des normes de bien‑ĂȘtre animal lors de la pratique de mĂ©diation animale. Le bĂ©nĂ©fice du label ne peut ĂȘtre conditionnĂ© Ă  l’appartenance de l’animal Ă  une race. Les qualitĂ©s individuelles et comportementales sont prises en compte dans le choix de l’animal mĂ©diateur. Le label est dĂ©livrĂ© pour une durĂ©e de cinq ans renouvelable. Les modalitĂ©s de de dĂ©livrance, de suivi et de renouvellement sont dĂ©finies par dĂ©cret.

Article 4

Le 5° de l’article L. 245‑3 du code de l’action sociale et des familles est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Le montant liĂ© Ă  l’attribution et Ă  l’entretien des aides animaliĂšres est doublĂ©. Il augmente annuellement au minimum en fonction du taux prĂ©visionnel d’évolution de la moyenne annuelle de l’indice des prix Ă  la consommation des mĂ©nages, hors tabac, annexĂ© au projet de loi de finances de l’annĂ©e de versement, arrondi au demi‑entier supĂ©rieur. »

Article 5

I. – La perte de recettes pour les collectivitĂ©s territoriales est compensĂ©e, Ă  due concurrence, par une majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrĂ©lativement pour l’État, par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle Ă  l’accise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensĂ©e, Ă  due concurrence, par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle Ă  l’accise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e, Ă  due concurrence, par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle Ă  l’accise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La charge pour l’État est compensĂ©e, Ă  due concurrence, par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle Ă  l’accise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

V. – La charge pour les organismes de sĂ©curitĂ© sociale est compensĂ©e, Ă  due concurrence, par la crĂ©ation d’une taxe additionnelle Ă  l’accise sur les tabacs prĂ©vue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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