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David Habib
2025 Nov 25 10:50:04
Un autre député du Béarn vous posera la même question dans deux mois. Nous pourrons donc mesurer si vos annonces ont été suivies d’effets !
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David Habib
2025 Nov 25 10:44:17
Monsieur le ministre, je vais vous interroger sur les conditions de raccordement des installations de production photovoltaïque au réseau public de distribution d’électricité, ce que je ne devrais pas faire, puisqu’il s’agit de contrats de droit privé. Si je le fais, c’est parce que lesdits contrats sont conclus entre des agriculteurs, dont nous devons préserver la bonne santé financière, et Enedis, qui bénéficie d’une délégation de service public, afin de valoriser la production des panneaux photovoltaïques installés par ces exploitants agricoles.

Nous constatons en Béarn – mais la situation est sans doute la même dans d’autres régions françaises – une incapacité d’Enedis à assumer ses obligations contractuelles.

Ces contrats indiquent un délai limite d’un an pour le raccordement. Nous constatons pourtant dans ma circonscription que ce délai n’est absolument jamais respecté – ce qu’Enedis justifie généralement par des arguments spécieux, invoquant la situation sociale de l’entreprise ou l’incapacité technique d’intervenir. Or en se défaussant de ses engagements, Enedis place dans une situation intenable des exploitants agricoles qui ont fait des investissements parfois très lourds, puisqu’ils peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cette entreprise, qui bénéficie d’une délégation de service public, se révèle donc incapable d’assumer ses responsabilités.

Comme je l’ai dit en introduction, ce que je viens de décrire ne relève pas de l’autorité de l’État, mais la délégation de service public confiée à Enedis, elle, en relève bien. Or, en politique comme en économie, il est parfois nécessaire de faire acte d’autorité : je vous demande donc de rappeler à Enedis ses obligations.

Certaines situations sont en effet très surprenantes. Par exemple, il arrive qu’Enedis contacte les agriculteurs, par courrier ou par téléphone, pour leur demander de se préparer au raccordement pour une date précise, en ouvrant par exemple des tranchées – ce que les agriculteurs font ; et, la veille de l’intervention, Enedis les rappelle pour décaler le branchement trois ou six mois plus tard, si bien que les agriculteurs sont obligés de sécuriser les tranchées en faisant de nouveau appel à une entreprise privée. Ces exemples se multiplient dans tout le territoire du Béarn.

Comme moi, M. le préfet des Pyrénées-Atlantiques a rappelé à plusieurs reprises Enedis à ses responsabilités. Je profite de cette séance de questions orales sans débat pour vous demander, monsieur le ministre, d’intervenir fermement auprès de la direction d’Enedis pour lui rappeler les engagements inscrits dans les contrats – ce qui me semble normal – et ainsi éviter que ces situations ne se reproduisent.
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David Habib
2025 Jun 02 17:27:36
Soyons sincères : nous avons le sentiment que notre pays est divisé comme jamais et que ses valeurs sont malmenées. Il ne s’écoule pas un jour sans que soient rapportés des faits d’antisémitisme et de racisme. Pas un jour sans que nous sentions que ce qui fait l’unité et la force de la France est mis à mal, comme si nous n’avions ni histoire ni souvenirs. Dans ces moments-là, et même si cela n’est pas suffisant, il faut se raccrocher à ce qui constitue notre patrimoine. Or l’affaire Dreyfus, parce qu’elle a donné à notre République un peu de ce qui fait son corpus collectif, est l’un de ces instants fondateurs qui devraient lier notre nation tout entière.

Au-delà du fait personnel, l’élévation d’Alfred Dreyfus au grade de général nous donne l’occasion de lui demander unanimement pardon et de nous raccrocher au combat des dreyfusards, ces Justes qui se sont levés et ont défendu la vérité. Souvenons-nous que la République que nous voulons et que nous aimons est née du combat des dreyfusards ; elle est issue de ces Justes qui défendirent Dreyfus en rappelant que tous les Français sont égaux et qu’ils doivent être jugés sur leurs actes, que les préjugés n’ont pas lieu d’être. C’est la vérité qui l’emporte sur le mensonge ; c’est la justice qui est promise à tous, sans distinction ; c’est le courage qui gagne, face à l’indignité et à la couardise.

Ces Justes, ce sont Lucie Dreyfus, Jean Jaurès, Lucien Herr, Marguerite Durand, Émile Zola et celui qui a inspiré le « J’accuse… ! » de Zola, Bernard Lazare – journaliste juif, socialiste, sioniste et dont la statue à Nîmes a été profanée pendant la seconde guerre mondiale, son nez ayant été cassé et envoyé comme trophée à Maurras par les pétainistes. Madame la ministre, cette statue mériterait une réhabilitation ; il serait de bon aloi que le gouvernement et les élus locaux se saisissent de la question.

Ces Justes ont fait notre République moderne. Ils nous ont légué le refus du racisme et de l’antisémitisme. Ils nous demandent de dénoncer les propos scandaleux de certains élus, les projections de peinture sur les murs du mémorial de la Shoah ou encore le crime abominable commis ce week-end dans le Var.

Ces Justes nous demandent d’être à la hauteur du message porté à travers le pays il y a un siècle. C’est maintenant qu’il faut non seulement que nous réparions la carrière d’Alfred Dreyfus, mais aussi que nous nous penchions sur les multiples faiblesses commises dans le pays, que nous nous élevions collectivement pour dénoncer l’antisémitisme et le racisme. C’est maintenant qu’il faut réétudier l’affaire Dreyfus à l’école. C’est maintenant qu’il faut fournir le plus grand des efforts sur cette question, afin que nous soyons à la hauteur de ce qui fut l’un des combats de la République.

Comme je souhaite terminer sur une note optimiste, je citerai, comme je l’avais fait en commission, Emmanuel Levinas, ce philosophe juif français dont le grand-père lituanien avait gagné la France : « Un pays qui se divise, qui se déchire pour sauver l’honneur d’un petit officier juif, c’est un pays où il faut rapidement aller. » Voilà ce qu’est la France : ce pays où nous vivons ensemble en faisant fi des différences, en affirmant que nous sommes tous égaux. C’est vers ce pays que nous devons aller, de manière unanime.

Merci au groupe qui est à l’initiative de la proposition de loi. L’ensemble du groupe LIOT votera en sa faveur.
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David Habib
2024 Dec 03 11:16:13
La ville de Pau, située à 800 kilomètres de Paris, ne dispose pas de ligne à grande vitesse – peut-être celle-ci verra-t-elle le jour dans dix ou quinze ans jusqu’à Dax, mais il n’est même pas certain qu’elle aille jusqu’au Béarn. L’avion est donc, pour de très nombreux Béarnais, comme pour les habitants du Pays basque et les Biarrots, le seul moyen de rejoindre Paris. Lorsqu’on n’a pas d’autre possibilité qu’un trajet en train de cinq heures ou cinq heures et demie – et encore faut-il que cela fonctionne –, on ne peut se permettre le .

Je souhaite donc vous interroger sur l’aéroport de Pau. En tant que ministre déléguée à la ruralité, vous n’êtes pas responsable des décisions prises par le passé mais, en l’occurrence, l’État a souvent failli à ses missions, et M. Djebbari, qui a sans doute été le plus mauvais ministre des transports de l’histoire de la République, est au moins comptable de deux problèmes majeurs.

En premier lieu, on a laissé Air France transférer la liaison Pau-Orly à sa filiale Transavia, qui n’est absolument pas adaptée aux besoins du trafic palois. Si les voyageurs vers Tarbes sont des pèlerins et les voyageurs vers Biarritz des touristes, Pau est avant tout un grand pôle économique, du fait des grosses entreprises installées sur notre territoire – Total, Arkema, Safran – et des milliers de salariés qui circulent dans le monde entier.

Dans ma circonscription, 3 milliards d’euros sont en cours d’investissement pour soutenir le fort développement de ces entreprises, et nous avons donc besoin d’échanges avec la capitale. Or l’État, après avoir confié à Transavia le soin d’assurer les liaisons entre Orly et l’aéroport Pau-Pyrénées situé à Uzein, a supprimé toutes ces liaisons depuis le 27 octobre dernier.

Certes, le premier ministre s’est récemment engagé auprès de François Bayrou à tout faire pour restaurer cette desserte, mais pour le moment, il n’existe que quatre vols quotidiens vers Roissy, souvent complets et qu’il faut donc réserver quinze jours à l’avance, sachant, par ailleurs, que Roissy n’est pas vraiment proche du centre de Paris.

Je souhaite donc savoir ce qu’a fait le gouvernement et quelles sont ses intentions, même s’il ne lui reste que quelques heures pour agir.

J’ai longtemps cru qu’Air France était le grand méchant avant de comprendre qu’en réalité, ce sont plutôt les fonctionnaires de la DGAC, la direction générale de l’aviation civile – je serais étonné que M. Migaud, qui vient de nous rejoindre, me contredise sur ce point. Partisans de la mutualisation, ces fonctionnaires ont considéré que trois aéroports dans un rayon de 120 kilomètres, c’était un aéroport de trop et qu’il fallait en supprimer un : privilégiant les pèlerins et les touristes, ils ont décidé de sacrifier Pau. Sauf que ces trois aéroports existent et que Pau ne reçoit pas les dotations dont il a besoin. L’État nous doit beaucoup d’argent au titre d’une créance régalienne, et j’aimerais également avoir une réponse sur ce point.
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David Habib
2024 May 29 19:31:57
Ça nous désole !
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David Habib
2024 May 28 15:41:49
C’est la guerre, hélas !
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David Habib
2024 Mar 12 09:30:06
Oui, j’en ai fait l’expérience pendant dix ans.

Le hasard fait que j’interviens après mon collègue Echaniz, qui sera d’accord avec moi pour affirmer que le meilleur moyen de lutter contre la tuberculose bovine est d’agir sur certains animaux, ce à quoi les écologistes et les associations de protection de l’environnement s’opposent aussitôt, en attaquant les arrêtés préfectoraux pris à cette fin. Convainquons-les et nous aurons avancé d’un grand pas dans la lutte contre la tuberculose bovine !

J’en viens à ma question, monsieur le ministre, sur la crise de la viticulture et, plus précisément, sur les conséquences de l’épidémie de mildiou survenue au printemps et à l’été 2023. Vous avez créé un fonds d’urgence doté de 80 millions d’euros et j’ai immédiatement salué votre décision, que j’estime être à la hauteur de la situation. Vous avez ensuite procédé à sa répartition entre les départements et avez à cette occasion démontré que vous étiez plus doué en mathématiques qu’en géographie : vous avez attribué 15 millions d’euros à la Gironde, 11 millions d’euros à l’Aude et à l’Hérault et seulement 260 000 euros aux Pyrénées-Atlantiques, qui compte pourtant les meilleures appellations de France, notamment le Jurançon et le Madiran.

Avec d’autres – notamment des organisations syndicales –, je m’en suis ému et, par une sorte de procédure de rappel, vous avez décidé de débloquer une somme complémentaire de 160 000 euros, devant permettre de faire face aux demandes des viticulteurs du département. Je tiens à vous remercier pour la correction de l’enveloppe initiale, décidée après le dépôt de ma question et sans laquelle mes dispositions envers vous eussent été tout autres aujourd’hui – je m’apprêtais à vous parler en termes agressifs et me voilà contrit et reconnaissant.

Mais nous ne pourrons continuer ainsi, en allouant chaque année une enveloppe de 80 millions d’euros à la filière viticole alors même que les aléas climatiques se multiplieront. Des solutions pour lutter contre ces maladies existent. L’une d’entre elles a été expérimentée dans une usine située sur le bassin de Lacq où des produits ont été mis au point au moyen de procédés entièrement bio pour lutter contre le mildiou. La délivrance d’une autorisation de mise sur le marché de ce produit par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – Anses – prend un certain temps, alors que d’autres pays ont déjà autorisé le produit mis au point par cette entreprise.

Je souhaiterais que vous nous éclairiez sur la politique que vous mènerez en matière de lutte contre les aléas climatiques. S’agissant du mildiou, vous avez eu l’amabilité de venir au mois de décembre, à Monein, au cœur du vignoble du Jurançon, pour nous parler de la maladie hémorragique épizootique – MHE. Cette question sera l’une des priorités de l’agenda du ministre de l’agriculture dans les années à venir. Votre ministère franchira-t-il une étape afin d’apporter une réponse adaptée aux problèmes liés aux aléas climatiques ? Fera-t-il confiance au progrès scientifique et aux capacités de nos chercheurs ? Je suis convaincu que nous trouverons aisément un terrain d’entente sur ces aspects techniques.
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David Habib
2024 Mar 12 09:26:53
Madame la présidente, je vous souhaite du courage pour cette séance, l’une des plus pénibles à tenir pour un vice-président…
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David Habib
2024 Jan 23 16:14:21
Deuxièmement, depuis 2010, à l’initiative des industriels, des syndicats et des collectivités locales, Lacq a changé de logiciel. Le gaz extrait reste à Lacq pour être cédé, à un tarif compétitif, aux seuls industriels présents. Nous avons ainsi réussi la mutation de notre bassin industriel qui emploie 7 000 salariés.

Du fait de la très forte teneur en soufre de notre gaz, nous avons obtenu une dérogation à la loi du 30 décembre 2017 mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures et portant diverses dispositions relatives à l’énergie et à l’environnement, dite loi Hulot. La thiochimie, c’est-à-dire la chimie du soufre, emploie 1 500 salariés. Or le projet Pycasso, qui créerait 80 emplois, mettrait un terme à cette activité.

L’injection de CO2 n’est pas en soi à rejeter, mais Lacq ne saurait être sacrifié pour des groupes qui redoutent la taxe européenne qui sera en vigueur en 2026. Au-delà des aspects environnementaux et des questions d’image, il faut nous interroger sur la pertinence d’importer du CO2. Nous souhaitons connaître la position de l’État sur cette question.
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David Habib
2024 Jan 23 16:13:13
Je tiens à exprimer également ma grande émotion après ce qui s’est passé ce matin à Pamiers.

Ma question ne concerne pas les problèmes agricoles, mais un dossier auquel pourrait s’appliquer le slogan des agriculteurs : « On marche sur la tête. » En effet, le Béarn attend que l’État prenne position quant à un projet bien avancé d’injection de CO2 dans le bassin de Lacq. Ce projet, dénommé Pycasso, est mené par les groupes français Teréga et Lafarge et par les groupes espagnols Repsol et Mittal Euskadi.

Tous les industriels présents à Lacq, toutes les organisations syndicales, tous les élus, tous les députés béarnais sont contre. J’avais fait part de cette opposition à Roland Lescure, dont je veux saluer l’écoute et la grande disponibilité.

C’est à présent à l’État de nous dire ce qu’il veut. Je vais tâcher d’expliquer les enjeux de cette décision. Premièrement, il n’est pas possible d’injecter et d’extraire concomitamment dans une même cavité : en géologie, le « en même temps » ne marche pas.
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David Habib
2023 Dec 12 15:23:35
Eh oui !
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David Habib
2023 Nov 14 23:56:26
Malgré les excellentes relations que nous entretenons avec eux, nous n’y parviendrons pas seuls : c’est à l’État, par l’intermédiaire des préfets, de mettre en œuvre tous les moyens pour s’assurer qu’ils se saisissent effectivement du sujet des frais kilométriques, qui sont une charge majeure pour les secrétaires de mairie. Cela étant dit, je retire mon amendement.
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David Habib
2023 Nov 14 23:56:14
Vous aviez été un peu plus incisif hier, monsieur le ministre ! Vous m’avez dit qu’il fallait que les centres de gestion se saisissent de cette question.
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David Habib
2023 Nov 14 23:54:24
Lorsque j’étais rapporteur, j’étais moi aussi défavorable aux demandes de rapport, mais c’est la seule solution que j’ai trouvée pour interroger M. le ministre au sujet de la prise en charge des indemnités kilométriques, qui relève du domaine réglementaire. J’aimerais que vous répétiez à notre assemblée ce que vous m’avez répondu hier en privé, monsieur le ministre, après quoi je retirerai mon amendement.
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David Habib
2023 Nov 14 15:41:09
Et Olivier Faure, il est où ?
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David Habib
2023 Nov 14 15:41:00
Incroyable !
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David Habib
2023 Nov 14 00:25:57
Il est dans notre intérêt à tous de progresser dans cette direction.
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David Habib
2023 Nov 14 00:25:57
Il est dans notre intérêt à tous de progresser dans cette direction.
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David Habib
2023 Nov 14 00:25:42
…on a souvent considéré que les progrès dont pourraient bénéficier les secrétaires de mairie feraient peser des contraintes supplémentaires sur les collectivités locales. La dynamique doit ne faire que des gagnants ; on ne peut pas rester dans une opposition systémique entre les uns et les autres.
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David Habib
2023 Nov 14 00:25:42
…on a souvent considéré que les progrès dont pourraient bénéficier les secrétaires de mairie feraient peser des contraintes supplémentaires sur les collectivités locales. La dynamique doit ne faire que des gagnants ; on ne peut pas rester dans une opposition systémique entre les uns et les autres.
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David Habib
2023 Nov 14 00:24:36
Le principe de libre administration des collectivités ne doit pas nous conduire à accepter comme une fatalité la précarité de la situation d’un certain nombre de nos concitoyens. J’ai été maire pendant dix-neuf ans, président d’une grosse intercommunalité pendant vingt-cinq ans, je suis député depuis vingt et un ans. Fort de cette expérience, je sais que nous devons consentir des efforts en la matière.

Je m’interroge : pourquoi une telle initiative n’a-t-elle pas été prise plus tôt ? Pourquoi est-ce si difficile ? D’abord, la question relève, je l’ai dit, à la fois du domaine législatif et du domaine réglementaire. Ensuite, nous nous adressons à un public féminin composé de personnes très isolées, peu syndiquées et qui se trouvent souvent, au moment de leur recrutement, dans une situation de grande précarité.

Et puis, je le dis en tant qu’ancien élu local – peut-être reviendra-t-on un jour sur cette disposition inique qu’est le non-cumul des mandats –,…
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David Habib
2023 Nov 14 00:24:36
Le principe de libre administration des collectivités ne doit pas nous conduire à accepter comme une fatalité la précarité de la situation d’un certain nombre de nos concitoyens. J’ai été maire pendant dix-neuf ans, président d’une grosse intercommunalité pendant vingt-cinq ans, je suis député depuis vingt et un ans. Fort de cette expérience, je sais que nous devons consentir des efforts en la matière.

Je m’interroge : pourquoi une telle initiative n’a-t-elle pas été prise plus tôt ? Pourquoi est-ce si difficile ? D’abord, la question relève, je l’ai dit, à la fois du domaine législatif et du domaine réglementaire. Ensuite, nous nous adressons à un public féminin composé de personnes très isolées, peu syndiquées et qui se trouvent souvent, au moment de leur recrutement, dans une situation de grande précarité.

Et puis, je le dis en tant qu’ancien élu local – peut-être reviendra-t-on un jour sur cette disposition inique qu’est le non-cumul des mandats –,…
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David Habib
2023 Nov 14 00:23:08
Cette mesure leur permettra de bénéficier d’une revalorisation indiciaire automatique et contribuera à une meilleure identification de leur fonction, donc à une meilleure reconnaissance de leur importance dans notre organisation administrative, non seulement par les administrés et les élus municipaux, mais aussi par l’État et sa propre fonction publique.

J’en viens aux quelques insuffisances de la proposition de loi.

S’agissant de l’établissement des conditions requises pour prétendre au reclassement en catégorie B, renvoyé à un décret, nous aurions pu avoir davantage de précisions. Les conditions d’ancienneté ne sont pas fixées à ce jour et la part dite minimale des listes d’aptitude nous demeure inconnue.

N’est pas non plus évoqué – nous en avons déjà discuté, monsieur le ministre – le seuil horaire minimal en deçà duquel une commune ne peut pas recruter une secrétaire de mairie. Parmi les 177 communes de ma circonscription, certaines n’en emploient une que quelques heures. Ce n’est pas possible ! En 2023, un seuil minimal est nécessaire. La question relève-t-elle du domaine de la loi ou du domaine du règlement ? Je l’ignore. En tout état de cause, nous devons avancer sur ce point.
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David Habib
2023 Nov 14 00:23:08
Cette mesure leur permettra de bénéficier d’une revalorisation indiciaire automatique et contribuera à une meilleure identification de leur fonction, donc à une meilleure reconnaissance de leur importance dans notre organisation administrative, non seulement par les administrés et les élus municipaux, mais aussi par l’État et sa propre fonction publique.

J’en viens aux quelques insuffisances de la proposition de loi.

S’agissant de l’établissement des conditions requises pour prétendre au reclassement en catégorie B, renvoyé à un décret, nous aurions pu avoir davantage de précisions. Les conditions d’ancienneté ne sont pas fixées à ce jour et la part dite minimale des listes d’aptitude nous demeure inconnue.

N’est pas non plus évoqué – nous en avons déjà discuté, monsieur le ministre – le seuil horaire minimal en deçà duquel une commune ne peut pas recruter une secrétaire de mairie. Parmi les 177 communes de ma circonscription, certaines n’en emploient une que quelques heures. Ce n’est pas possible ! En 2023, un seuil minimal est nécessaire. La question relève-t-elle du domaine de la loi ou du domaine du règlement ? Je l’ignore. En tout état de cause, nous devons avancer sur ce point.
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