Quelle nationalité avaient donc ceux qui ont construit les barrages ? Ce serait intéressant de le savoir. On va sans doute nous le dire tout de suite !
Qui décide ? Voilà la question soulevée par la proposition de loi des collègues guyanais. Eux revendiquent la possibilité de décider. Savez-vous qu’il existe des territoires de la République française qui disposent du pouvoir d’autoriser ou non l’extraction pétrolière ? Le savez-vous ? Peut-être pas. Savez-vous qu’en Kanaky Nouvelle-Calédonie, les accords signés prévoient que le pouvoir d’autoriser l’extraction appartient au territoire ? Savez-vous qu’en Polynésie, ce même pouvoir appartient au territoire ? Au nom de quoi déciderions-nous à la place d’un territoire comme la Guyane, lorsque ces habitants demandent à disposer de ce pouvoir, qui leur permettrait de vérifier, de savoir si une éventuelle extraction les intéresse, après en avoir analysé les avantages et les inconvénients – ils ne sont pas plus bêtes que ceux qui vivent en métropole – et avoir déterminé, d’après son coût, si l’exploitation serait rentable ou non ? Au nom de quoi ne laisserions-nous pas à nos camarades du territoire de Guyane la possibilité de décider chez eux de ce qu’ils font chez eux ? Sur cette question, l’événement de la journée reste quand même le suivant : le groupe parlementaire, dont est issu celui qui était premier ministre lors de l’adoption de la loi Hulot – un premier ministre que je connais bien – vient de nous confier qu’ils avaient peut-être fait une erreur à l’époque, que ce n’était peut-être pas l’heure, qu’il faudrait peut-être faire les choses autrement. Eh bien, au vu de tous ces éléments, il me semble nécessaire de réfléchir. Ayant moi-même voté en faveur de la loi Hulot, je n’ai pas de problème à m’interroger, comme vous imaginez bien que nous l’avons fait au sein de notre groupe. En tout cas, je crois qu’ils ont le droit de décider.