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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 28, 22:49:40
Sans contrôle, elles peuvent se permettre…

Ces contrôles sont en tout cas très légers et les entreprises concernées peuvent continuer à tirer les bénéfices du dispositif sans que les Français qui le financent en perçoivent les retombées et voient la couleur de cet argent.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 28, 22:48:40
Monsieur le ministre, vous estimez que nous n’avons pas la même vision de l’entreprise. Vous vous trompez : nous savons parfaitement comment fonctionnent les entreprises et le capitalisme contemporain. En revanche, nous n’en défendons pas les intérêts.

Notre divergence porte davantage sur le rôle de l’État, sur celui de la puissance publique et sur sa capacité d’intervention. Il est légitime de s’interroger lorsque des millions, voire des milliards d’euros sont préemptés pour nourrir l’accumulation d’un capital illégitime, alors que nous avons besoin de ces moyens pour nos services publics – nos écoles, nos hôpitaux et bien d’autres secteurs.

Même dans les filières industrielles que nous déciderons, le moment venu, de réorienter au profit d’un redressement productif, il faudrait flécher différemment les crédits d’impôt dont bénéficient, de façon, selon nous, illégitime, de nombreuses entreprises.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 28, 20:13:42
Monsieur le ministre, je dois vous avouer qu’en vous écoutant, j’ai parfois l’impression d’entendre une langue morte Il aura donc fallu épuiser huit ministres de l’éducation nationale pour obtenir, à quelques mois de l’élection présidentielle, des semblants d’annonces.

Deuxième élément de mon désarroi, que d’autres partagent avec moi : il aura fallu qu’un jeune perde une main et un autre un œil pour que vous en arriviez à reconnaître la légitimité de certaines revendications.

J’en viens au fond. Dans cette mobilisation, la jeunesse a exprimé une revendication on ne peut plus légitime : affirmer son existence par soi-même et revendiquer le droit à choisir sa vie. Une pancarte m’a beaucoup plu. Je ne sais pas si vous l’avez vue, même si elle a été largement diffusée. Son message était très simple : le monde ou rien.

Rien n’est plus légitime que cette exigence d’une jeunesse qui demande à vivre dans un monde qu’on lui a préparé, sans qu’elle ait jamais demandé qu’il soit aussi dégradé, mais dans lequel elle souhaite, à tout le moins, s’inscrire comme elle l’entend.

Or cette jeunesse est confrontée, dans sa scolarité, à des obstacles considérables, qui tiennent d’abord à l’origine sociale. La formidable révolution démocratique de l’université, c’est d’avoir permis aux classes moyennes et ouvrières, et à leurs enfants, d’accéder à l’enseignement supérieur après le baccalauréat : c’est fabuleux !

Mais vous ne pouvez pas, une fois le baccalauréat obtenu, leur dire : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ». Par votre désengagement financier et budgétaire, vous créez les conditions d’une dégradation des conditions d’études.

Parcoursup, de ce point de vue, constitue une catastrophe absolue. Vous obligez des jeunes, alors qu’il est parfaitement légitime qu’ils s’interrogent sur leur avenir, à mentir. Choisir est difficile. Auparavant, ils devaient formuler trois choix, ce qui était déjà compliqué. Désormais, vous exigez d’eux qu’ils en formulent dix, ce qui les conduit à raconter des choses qu’ils n’ont pas envie de raconter.

C’est pourquoi il faut mettre fin à ce qui constitue une véritable école du vice. L’abrogation de Parcoursup est une revendication légitime et de bon sens.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 20, 16:35:25
Merci d’élever le débat !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 15, 17:50:22
Bravo !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 15, 15:36:46
C’est du maquillage !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 13, 23:05:18
Et donc vous allez sauver le gouvernement ?
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 13, 23:02:31
Que faites-vous là ?
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 13, 22:20:40
Combien ça coûte de détruire l’hôpital, la sécu ?
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 13, 22:20:34
Combien ça coûte de détruire l’école ?
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 08, 17:06:02
Personne ne vous croit !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 08, 17:05:12
Vos ancêtres l’auraient massacrée !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 08, 17:01:44
Elle se retourne dans sa tombe !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 07, 14:43:01
Fascistes !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 07, 14:23:52
Déjà trente secondes et vous n’avez rien dit !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 07, 14:23:26
Voyez qui vous applaudit !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 07, 14:22:53
Répondez à la question !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 05, 18:56:15
Madame la ministre, il faut remettre les choses à leur place. C’est nous qui avons demandé que les femmes en situation de prostitution – que d’autres préfèrent qualifier de travailleuses du sexe, il y a eu tout un débat sur ce point – soient reconnues comme victimes pleines et entières. Ce n’était pas votre intention initiale, même si vous avez donné un avis favorable aux amendements allant en ce sens, mais avec des arguments différents. Premier point.

Deuxième point, il y a un débat de fond sur la question de l’aggravation des peines. L’esprit punitif, voire doloriste, de la loi pénale ne sert à rien. Je suis devenu républicain, comme d’autres ici, notamment parce que ce modèle n’enferme pas un homme – en l’espèce, il s’agit toujours d’hommes – dans sa faute . L’esprit de justice qui a commandé la Révolution française a imprimé sa marque émancipatrice sur ce terrain. C’est une question de principe. Nous croyons que l’émancipation est possible malgré la faute.

Que personne ne caricature mon propos : il ne signifie pas qu’il ne faut pas punir, qu’il ne faut de sanctions. Il veut dire que l’esprit de la loi doit toujours, au nom du bien-être collectif et de l’intérêt général, tourner l’individu vers la réparation et l’amendement. Cela se traduit par la possibilité pour le juge, expert de son sujet, de décider d’appliquer des circonstances aggravantes pour alourdir la peine, après enquête, après investigation, sur la base d’éléments matériels. Il s’agit alors d’un énoncé punitif, ce n’est pas la même chose. Je n’ai jamais été favorable à l’aggravation des peines. Je préfère la prise en charge des victimes. Je préfère un esprit des lois pénales qui répare. Se satisfaire de l’enfermement de l’auteur d’un crime – aussi terrible soit-il –, ne nous grandit pas et ne grandit pas l’esprit de justice.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 05, 18:45:44
Le sujet est grave parce qu’il touche à la préservation de la dignité des personnes qui se livrent à la prostitution, qui sont les plus exposées et les plus précaires. Je rappelle que le groupe Écologiste et social a souhaité, avec d’autres groupes, que les personnes qui se livrent à la prostitution soient, comme toutes les autres, reconnues comme victimes lorsqu’elles portent plainte. C’est important de le dire parce que ce n’était pas l’intention initiale des rédacteurs de la proposition de loi.

Cela étant dit, je poserai une question de principe. La perpétuité, historiquement, est le fruit d’un grave compromis. Ceux qui s’y opposaient ont acceptée l’abolition de la peine de mort en échange de la perpétuité comme étalon ultime des peines. Cela ne signifie pas que, de notre côté, où siégeaient les députés favorables à l’abolition, nous étions en faveur de la perpétuité. Selon nous, en philosophie du droit positif, il n’y a pas de nécessité à enfermer une personne à moins de considérer qu’aucun homme, en l’occurrence il s’agit le plus souvent d’hommes, n’est amendable. Il est important que la peine fasse son œuvre et qu’une personne condamnée sorte meilleure qu’elle n’était entrée.

J’ajoute que, grâce à l’échelle des peines, un juge ou une juge peut déjà prononcer une peine maximale en tenant compte de circonstances aggravantes.

Une philosophie punitive ne sert donc ni notre éthique du droit ni, encore moins, les victimes.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 05, 18:09:20
Effectivement, cela ne serait pas du ressort du Spip s’il avait à intervenir après la libération, mais c’est bien au Spip de préparer par anticipation les conditions de la sortie – c’est même sa mission première. L’amendement précise que le Spip s’assure – avant la libération – que le plan de sortie du détenu prévoit des modalités d’accompagnement, à condition bien sûr que celui-ci en ait manifesté la volonté. Les compétences du Spip sont ici particulièrement pertinentes.

Faisons tous preuve de sagesse pour préciser la rédaction de l’amendement : adoptons-le et améliorons-le au cours de la navette . Cela permettra au moins de poser le cadre d’une des missions du Spip.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 02, 16:40:55
Par votre amendement précédent, monsieur Ménagé, vous préconisiez « la mise en œuvre de toute investigation utile ». La belle affaire ! C’est déjà ce que prévoit la loi ! La vérité, c’est que la loi n’est pas suffisante pour permettre la recherche de preuves – matérielles, numériques – et la protection des victimes. C’est pour cela que nous définissons un cadre, avec un socle minimal d’actes d’enquête.

Ne vous en déplaise, je propose d’ajouter à ce socle un acte d’enquête supplémentaire. À Paris, des familles ont appris avec effroi que, dans le milieu périscolaire, des enfants avaient été maltraités ou avaient subi des agressions. Certains des animateurs mis en cause avaient été placés dans d’autres établissements. Très inquiètes, des familles ont effectué elles-mêmes des recherches pour essayer de connaître le parcours antérieur, professionnel ou bénévole, de ces adultes qui avaient été en contact avec leurs enfants.

Or ce n’est pas aux familles de mener ces recherches, ni de faire justice. C’est précisément pour cette raison que nous souhaitons doter la police judiciaire de moyens et de protocoles d’action très clairs, de sorte qu’elle puisse retracer les parcours antérieurs. Il s’agit de protéger non seulement les femmes et les enfants victimes, mais aussi, potentiellement, d’autres personnes qui auraient été victimes.

On peut effectivement supposer que, fort de son discernement, de son intelligence et de son expérience, un enquêteur ou une enquêtrice saura remonter les parcours. Toutefois, si ce n’est pas inscrit dans le protocole et si l’on ne donne pas aux enquêteurs les moyens nécessaires – rappelons les conséquences de la déplorable réforme de la police judiciaire engagée par l’ancien ministre de l’intérieur, M. Darmanin –, cela devient impossible. Dès lors, on donne à des familles une sorte de quitus pour mener des enquêtes, voire pour se faire justice. Or ce n’est pas possible ; nous vivons dans un État de droit. Nous voulons des lois protectrices pour les femmes et pour les enfants. Grâce à ce socle minimal d’actes d’enquête, nous voulons consolider la possibilité donnée à la police judiciaire et à la justice de faire leur travail dignement, dans le respect des victimes et des personnes. Cet amendement vise donc à sécuriser les parcours d’enquête.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 02, 16:20:41
Bref, tout va bien !
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 02, 15:14:46
Je me réjouis que les dispositions de l’article 4 figurent dans le texte. Il s’agit de donner corps à ce qui manquait jusque-là, la précision des actes d’enquête nécessaires pour engager, conduire et conclure les investigations concourant à l’établissement de la vérité, mais aussi pour protéger les victimes et en éviter de nouvelles.

Ces actes comprennent évidemment les auditions immédiates des victimes, leur bonne orientation, les réquisitions utiles à la préservation des preuves matérielles ou numériques : toute une série de choses qui concourent à l’établissement de la vérité, qui sont utiles aux victimes et qu’il ne devrait pas être nécessaire de préciser à ce point dans une proposition de loi.

Le paradoxe, c’est que nous avons inscrit dans le texte un article 4 dont les dispositions devraient aller de soi dans les procédures d’enquête de la police. Pourquoi ? Parce que la police, en particulier judiciaire, manque de tant de moyens qu’elle ne peut conduire convenablement ses enquêtes. La police judiciaire a fait l’objet d’une réforme, menée par Gérald Darmanin en 2024, que les commissaires et les magistrats ont unanimement dénoncée comme une catastrophe.

À l’appui de l’article 4, pour en déployer tous les dispositifs et toutes les mesures, il faut des moyens : c’est une question impérative, à laquelle vous n’échapperez pas, madame la ministre Bergé. Elle n’est pas neutre : vous avez pu mesurer, au lendemain de l’affaire Lyhanna, le nombre de plaintes qui étaient restées non traitées. La proposition de loi prévoit un délai obligatoire de traitement de douze mois, dont on parlera tout à l’heure. Nous saluons l’inscription dans la loi d’une nomenclature d’actes d’enquêtes, mais il faudra certainement aller plus loin.
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Pouria Amirshahi
• 2026 Oct 01, 18:41:07
Il a raison !
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