Dans ce texte, beaucoup de sujets nous réunissent tous ; j’espère que ce sera également le cas de cet amendement, que nous vous proposons d’adopter afin de favoriser et de développer le parrainage de proximité pour tous les enfants qui en ont besoin, notamment ceux qui font l’objet d’une protection de l’ASE. L’objectif est également de sécuriser le parrainage de proximité qui, pour l’heure, n’est pas défini dans la loi. Ce dispositif, qui existe depuis plus de cinquante ans, s’inscrit dans un cadre peu rassurant. Pourtant, de nombreuses associations sont engagées et plusieurs milliers de parrainages ont lieu dans toute la France. Cela fonctionne : la dernière étude de l’association France parrainages révèle que 20 % des enfants parrainés poursuivent des études supérieures, contre seulement 4 % des enfants suivis par l’ASE. De plus, 61 % des enfants parrainés trouvent un emploi après la fin de leurs études, contre seulement 20 % des autres enfants pris en charge par l’ASE. Qu’est-ce que le parrainage de proximité ? C’est une relation durable – et parfois, c’est même la seule – entre un enfant et un adulte qui sera toujours le même jusqu’à la majorité de l’enfant, y compris si ce dernier change de foyer ou de mesure d’accompagnement par l’ASE. Cela leur permet de partager des moments de façon régulière – par exemple chaque week-end, toutes les deux semaines ou durant les vacances. Ce dispositif touche aussi des enfants qui ne sont pas forcément accompagnés par l’ASE. Le parrainage de proximité a en effet cette force : il est flexible. Il peut ainsi concerner une maman qui élève seule son enfant et qui considère que l’intervention régulière d’un autre adulte pour s’en occuper sera bénéfique. Avec les associations que je tiens à remercier, notamment France parrainages, l’Union nationale des acteurs de parrainage de proximité (UNAPP), et Parrains par mille, nous vous proposons de créer un cadre afin de reconnaître le travail réalisé et de favoriser et de développer ces parrainages. Le parrainage, c’est beaucoup pour l’enfant, mais c’est aussi beaucoup pour tous ceux qui y participent. C’est une façon de mobiliser la société civile dans l’accompagnement des enfants ; les marraines et les parrains sont toutes et tous bénévoles. Votons cet amendement, nous en sortirons tous grandis et heureux. Je remercie Perrine Goulet et Monique Limon, avec qui nous avons beaucoup travaillé pour vous le proposer. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – Mme Perrine Goulet applaudit également.)
Au nom du groupe LaREM, je rappelle que le chèque alimentation durable est un sujet sur lequel nous nous sommes beaucoup engagés. L’article 60 bis est plus qu’une demande de rapport, c’est un appel à l’action. Monsieur le ministre, vous savez que tout le groupe vous soutient, comme tous les agriculteurs savent que les députés les soutiennent. Nous sommes conscients que les drames qui se sont produit ces dernières semaines ont entraîné des difficultés dans l’instauration de ce chèque. Les deux mois consacrés à la première étape correspondent à la durée de la navette, qui permettra d’apporter toutes les précisions. Nous attendons tous cette solution sociale, agricole et économique. (ApplaudissementssurlesbancsdugroupeLaREM.)
Je vais le retirer au profit de celui de ma collègue Samantha Cazebonne, qui est plus précis. Il vise à simplifier encore les choses, puisqu’il tend à n’imposer l’obligation de proposer un menu végétarien qu’aux restaurants collectifs ayant instauré un choix multiple de menus. Il s’agit donc simplement d’offrir la possibilité d’une option végétarienne à l’intérieur d’un choix multiple : si je veux de la viande, j’en ai, si je n’en veux pas, je n’en ai pas. (ApplaudissementssurplusieursbancsdugroupeLaREM.)
La restauration collective, la cantine, est le sanctuaire du manger durable : manger mieux pour soi, manger mieux pour la planète, manger mieux pour les agriculteurs. Le plus gros du travail a été fait dans la loi ÉGALIM, et toutes les évaluations ont montré qu’il était possible d’aller plus loin sur ce que l’on pensait impossible. Je peux en témoigner pour ma circonscription, où deux repas végétariens obligatoires sont servis chaque semaine, sachant qu’elle a la particularité d’être la plus pauvre de Paris. Les enfants découvrent ces repas ; cela marche bien, avec de la formation et de l’accompagnement, et je crois que nous pouvons aller plus loin. C’est le moment de faire découvrir une nouvelle façon de manger durable. Je crois même que la viande de qualité française a besoin du repas végétarien pour être encore plus présente dans les cantines. Je vais néanmoins retirer mon amendement au profit de l’amendement no 3568 de ma collègue Cazebonne, qui décrit les mêmes engagements de façon plus précise.